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Le membre abdominal de riiomme

(") d , os iliaque ; 2, f(5iinir ; 3, rotule ; 4, péroric ; 5, tiljin ; G, cnlcnnoiim ; 7, astragale ; 8, cuboido ; 9, os du mùtaturse; iO, phalanges. — épine du [lubis ; IH, malléole; t, trochantcr.

DES MElWnnES EN GÉNÉRAL ET DE LEUR PARALLÈLE. 119

i Le péroné est aussi long que le tibia. II est prismatique, légèrement tordu sur lui- I même. Le péroné est articulé en haut et en bas avec le tibia. L'extrémité inférieure I épond h l'astragale, et forme une saillie appelée malléole externe. Rien de particulier à dire sur la rotule.

B. Pied. — Le pied de l'homme est situé dans une direction horizontale. La face 9 supérieure est convexe; sa face inférieure est excavée, et le pied repose sur le sol par ses deux extrémités.

1° larse. — Dans le ta7'se, on compte sept os, dont trois cunéiformes. L'astragale s'articule avec le tibia et le péroné; il répond au scaphoïde par une surface articulaire . convexe assez bien détachée, et que l'on nomme tôte de l'astragale.

Quant aux os de la rangée inférieure, on remarque : que le cuboïde répond au cinquième et au quatrième métacarpiens ; le premier cunéiforme au troisième ; le second xunéiforme au deuxième métatarsien, et le troisième au premier.

2° Métatarse. — Le métatarse se compose de cinq colonnettes osseuses, à peu près parallèles entre elles. Nous les comptons de dehors en dedans. On voit qu'elles augmentent de longueur de la première à la quatrième;' la cinquième est la plus courte et la plus volumineuse.

3° Région digitée. — Elle comprend cinq doigts ou orteils. Les phalanges de ces orteils sont analogues à celles des doigts de la main, dont elles se distinguent par leur petit volume. Les phalanges vont en augmentant de volume du premier au cinquième doigt.

Art. VL — Des membres en général et de leur parallèle.

A. Des membres en général. — Les coloniies brisées que représentent les (membres sont destinées non-seulement à supporter le tronc pendant la station, mais ' encore à le transporter pendant la marche. Cette double destination entraîne une différence entre les membres antérieurs et les membres postérieurs.

Les membres de devant, plus rapprochés que les postérieurs du centre de gravité, • supportent une plus grande partie du poids du corps. Ils doivent, par conséquent, ! être surtout organisés pour remplir le rôle d'organes de soutien. En effet, les quatre I rayons principaux qui composent chacun d'eux (épaule, bras, avant-bras et pied), I ([uoique fléchis ou disposés à se fléchir en sens inverse les uns des autres, opposent à la pression du poids du tronc qui tend incessamment à les affaisser, des obstacles I purement mécaniques et d'une telle énergie qu'on peut comprendre encore la station ! sur les membres antérieurs, en supposant anéanties, à l'exception d'une seule, les I masses musculaires qui entourent leurs rayons osseux.

Ainsi, le poids du corps se transmet d'abord îi l'omoplate par l'intermédiaire des : muscles qui attachent cet os au tronc. Il passe ensuite sur l'humérus, et de là sur le radius, pour être reporté en dernier lieu sur les différentes pièces qui composent le pied. Or, l'humérus forme avec l'omoplate un angle ouvert en arrière, et avec les os de l'avant-bras un autre angle ouvert en avant, le poids du corps presse continuellement sur ces angles en provoquant leur fermeture, et partant la flexion des rayons osseux. Mais celle-ci est empêchée par l'action combinée de deux puissances musculaires: le biceps et les extenseurs de l'avant-bras. Quant au radius, au carpe et au métacarpe, grâce à la direction verticale qu'ils afi'cctent, ils supportent d'eux-mêmes la pression du poids du corps sans avoir besoin d'être aidés par des muscles. Mais la région digitée, se dirigeant obliquement en avant et en bas, forme avec le métacarpien principal un

troisième angle ouvert en avant, pour le soutien duquel la nature a créé de solide liens mécaniques, inertes ou contractiles.

Les membres antérieurs sont encore des agents de transport; en effet, ils peuvent soulever le tronc par la détente de leurs rayons osseux, et entamer le terrain par la projection de leur extrémité libre.

Les membres postérieurs sont disposés moins favorablement que ceux de devant pour remplir l'office de colonne de soutien, car leurs rayons osseux sont pour la plupart dans un état permanent de flexion et réunis angulairement les uns aux autres, comme on peut s'en convaincre en jetant les yeux sur le squelette (voy. fig. 1,2, 3, U, 5, 6). Il faut donc que les puissances musculaires préviennent l'aflaissement de ces rayons. iMais ils sont admirablement conformés pour servir d'agents de la locomotion. Le moindre redressement de ces rayons inclinés pousse en avant la masse du corps, et cette impulsion est transmise à peu près intégralement au tronc, en raison de l'union très-intime du bassin avec la colonne vertébrale.

B. Parallèle entre les membres antérieur!!) et les membres post<>rlcnrs. —

On voit donc, d'après ce qui précède, que les membres antérieurs sont plus spécialement affectés au soutien du corps, et que les postérieurs jouent plus particulièrement le rôle d'agents impulsifs dans les actes locomoteurs.

Malgré cette différence dans le but qui leur est assigné, ces deux colonnes présentent, dans leur conformation, dos ressemblances si frappantes, qu'elles ont porté quelques auteurs à considérer le membre postérieur comme une exacte répétition de l'antérieur. Nous allons exposer ici une analyse rapide des analogies qui existent entre le membre postérieur et l'antérieur.

A la fin du siècle dernier, "Winslow et Vicq-d'Azyr, et, plus près de nous, Cuvier, Flourens, MM. Paul Gervais, Ch. Martins, Gegenbaur et Lavocat, se sont occupés du parallèle entre les membres antérieurs et les membres postérieurs. Tous ces anatomistes ne sont pas arrivés absolument au même résultat, car plusieurs d'entre eux, oubliant que cette question devait être examinée dans toute la série animale, faisaient de l'homme l'unique sujet de leurs méditations. C'est ici surtout qu'il ne faut pas oublier que les membres sont conformés en raison de leur destination physiologique, et que les différences que l'on remarque en envisageant plusieurs espèces sont dictées par le genre de vie de chacune d'elles.

Vicq-d'Azyr et Cuvier recommandent de mettre en parallèle le membre antérieur d'un côté et le membre postérieur du côté opposé. MM. Martins et Gegenbaur, admettant une torsion de l'humérus de 180 degrés, recommandent de comparer entre eux deux membres du même côté, en ayant soin de détordre l'extrémité inférieure de l'humérus de 180 degrés. Enfm, Flourens et Lavocat comparent l'un h l'autre les deux membres de la même paire, après avoir placé la main en pronation nalmelle par rotation du radius sur le cubitus, et sans qu'il y ait à retourner, ni un membre, ni un i rayon, ni môme une partie de rayon, quel que soit l'animal que l'on ait en vue. Nous adopterons ce dernier procédé, car il est plus simple et plus naturel.

Parallèle entre le coxal et l'omoplnte. — L'analogie qui existe entre ces deux os ■ frappe peu au premier abord ; cependant on peut, avec de l'attention, retrouver assez facilement dans le coxal les trois pièces qui entrent dans la constitution de l'épaule.

L'ilium représente l'omoplate proprement dite. La fosse iliaque externe rappelle les ; fosses sus- et sous-épineuses. Parfois, on rencontre chez le cheval unjrudiment de crête • divisant la fosse iliaque en deux, et, chez quelques animaux (porc, chèvre et mouton), cette crête, trace de l'épine scapulaire, devient constante et très-évidente.

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