CHAPITRE PREMIER
Les différentes pièces qui constituent la charpente solide de l'animal sont unies entre elles, avons-nous dit, de manière à pouvoir jouer les unes sur les autres. De cette réunion résultent les articulations ou \q& jointures articulaires, que nous allons faire connaître d'une manière générale avant de nous livrera l'étude particulière de chacune d'elles.
Pour former les articulations, les os se correspondent par les points déterminés de leur périphérie, auxquels on a donné le nom de surfaces articulaires. Toute articulation est donc essentiellement constituée par deux surfaces osseuses opposées, moulées l'une sur l'autre.
Celles-ci sont tantôt contiguës, indépendantes et très-mobiles; tantôt continues entre elles, à l'aide d'une substance cartilagineuse qui les condamne, sinon à l'immobilité, du moins à des mouvements très-bornés; tantôt réunies l'une à l'autre par un fibro-cartilage dont l'élasticité permet le déplacement des pièces osseuses en contact.
Dans le premier cas, les articulations prennent le nom de diarthroses ou A'articulations mobiles.
Dans le deuxième cas, elles s'appellent synarthroses, sutures, ou encore articulations immobiles.
Dans le troisième, ce sont des amphiarthroses ou des articulations mixtes, ainsi nommées parce qu'elles participent à la fois des deux autres classes d'articulations : des synarthroses, par la continuité établie entre les surfaces articulaires; des diarthroses, par l'étendue des mouvements dont elles permettent l'exécution.
Nous étudierons successivement les caractères généraux qui distinguent chacune de ces trois grandes classes d'articulations.