DES ARTICULATIONS DES MAMMIFÈRES EN PARTICULIER
'•^ous suivrons, pour l'étude spéciale des articulations, le même ordre que pour les c'est-à-dire que nous commencerons par les articulations du rachis pour continuer i celles de la tête, du thorax, des membres antérieurs et des membres postérieurs. Préparation. — La préparation des os qui viennent d'être décrils n'a fait le sujet ucunc recommandation particulière, parce qu'il suffit, pour étudier ces organes, les débarrasser des parties molles qui les entourent, soit par la coction, soit par la cération, soit par la rugination.
Vlais quand on arrive à l'examen des parties molles, il devient nécessaire, pour en !r tout le fruit possible, d'apprendre à l'avance les règles qui doivent guider dans la :paration de ces parties. Nous posons ci-après celles qui concernent l'étude des iculations :
1° Pour préparer les articulations, on choisira les sujets jeunes de préférence aux sujets déjà jncés en âge, parce que la densité du tissu cellulaire est moins grande chez les premiers, cl que ' 'issu se prête plus facilement à l'isolement des ligaments. Comme ceux-ci se [préparent avec Ivculté quand leur surface extérieure est desséchée, on aura soin, en attendant le moment de I disséquer, de les tenir à l'abri de l'air en les recouvrant avec des linges humectés ou avec la j u de l'animal.
2° Il conviendra de séparer l'articulation que l'on veut étudier, en sciant les os à une certain distance des surfaces articulaires. Le maniement de la pièce est alors rendu plus facile, et sa digt c section peut se faire dans des conditions plus favorables.
3° 11 importe de respecter, autant que possible, les muscles qui entourent les articulationi; : afin de pouvoir étudier leurs rapports avec les ligaments qui assujettissent celles-ci. S'il est abscs' i lument nécessaire de les enlever, on conservera toujours les insertions correspondantes à l'articu-ip lation. ^
à° On étudiera d'abord les ligaments capsulaires, qui seront enlevés ensuite pour mieux niettAi en évidence les liens funiculaires. Ceux-ci seront à leur tour sacrifiés pour découvrir, au moy^' de différentes coupes, les cordons interosseux, quand ils existent. On séparera enfin d'une mm^ nière complète les deux surfaces articulaires, afin de les mettre à nu et de pouvoir examiner lei» conformation. \
5" Les synoviales avec leurs différents culs-dc-sac étant d'une étude très-importante, au poi» de vue du diagnostic et de la thérapeutique des tumeurs articulaires, il conviendra de consacra une pièce spéciale à l'étude de ces membranes séreuses. 11 sera même très-utile d'injecter Ie« cavité intérieure avec du plâtre ou du suif coloré en noir, pour distendre leurs culs-dc-sac et favo riser l'étude des rapports qu'ils affectent vis-à-vis des ligaments, des tendons ou des muscles.
Quant au mode de préparation propre à chaque articulation, nous croyons pouvoir nous i\i penser d'en parler. Un simple coup d'œil jeté sur les figures qui accompagnent la descriptici suffira à l'élève pour sortir d'embarras, toutes les fois qu'il aura besoin d'indications particulière,-!
Article premier. — Articulations du rachis.
Ces articulations sont intrinsèques ou extrinsèques. Les premières coiiiprciiiiei; toutes les articulations des vertèbres entre elles; les secondes, celles du rachis avec! tête, les côtes et les coxau.v.
1° Articulation des vertèbres entre elles ou intervertébrales.
Les vertèbres se correspondent : 1° par leur corps; 2» par leur partie spinale 0( annulaire. Il résulte de cette union deux sortes d'articulations que nous étudieroD séparément, parce qu'elles n'appartiennent point à la même classe. Il est bon de diii ici que les détails généraux dans lesquels cette étude va nous entraîner s'appliqueroD seulement aux articulations qui réunissent les six dernières vertèbres cervicales, toute les vertèbres dorsales et lombaires et la première vertèbre sacrée. j
Union des vertèbres par leur corps. — Les articulations qui établissent cettt union sont autant d'amphiarihroses.
Surfaces articulaires. — Les corps vertébraux se mettent en rapport par les sun faces qui les terminent en avant et en arrière. Dans la région cervicale, ces surface représentent, l'antérieure une véritable tête, la postérieure une cavité colyloïde qu reçoit la tête de la vertèbre suivante. A partir de la première vertèbre dorsale jusqu'ai sacrum, elles tendent à s'eiïacer et à devenir de plus en plus planes; elles conserveii toujours néanmoins, l'une sa convexité, l'autre sa concavité. l
Moyens d'union. — 1° Des fibro-cartilages interposés entre les surfaces articulaires' 2° un ligament vertébral commun supérieur; 3° un ligament vertébral commun iu. férieur.
fli Fibro-cartilages intervertébraux (fig. 68, 1,1). — Ce sont des disques circui laires ou elliptiques, convexes en avant, concaves en arrière, solidement fixés par leun faces sur les plans articulaires qu'ils séparent. La substance (ibro-cartilagineuse qu les forme se décompose en couches concentriques, d'autant plus denses et plus serrée'' les unes contre les autres qu'elles sont plus rapprochées de la circonférence. Ces comi ches disparaissent môme vers le centre du disque, oii l'on voit la substance fibroJ