‹ Traite d'anatomie comparee des animaux domestiquesChapitre 45 sur 262 · ARTICULATIONS DU HACHIS · texte numérisé non relu

ARTICULATIONS DU HACHIS

u tilagineuse devenir pulpeuse et prendre les caracièrcs histologiques du cariilage n: On peut remarquer que chacune de ces couches est constituée par un assemblage î gros filaments parallèles, qui se croisent en X avec ceux des couches voisines, et u s'attachent à leurs extrémités sur les surfaces articulaires. De cette disposition suite une adhérence si intime des corps vertébraux et de leurs fibro-cartilages interédiaires, qu'un elîort tenté dans le but de les désunir déterminera plutôt la rupture is premiers.

Iles fibro-cartilages, plus épais dans les régions cervicale et lombaire que dans la ;gion dorsale, répondent par leur circonférence aux deux ligaments communs. Ceux ai séparent les vertèbres du dos concourent à former les cavités intervertébrales desûées à la réception de la tête des côtes, et donnent attache aux ligaments interosseux rtébro-costaux.

'b. Liijament vertébral commun supérieur (fig. 71, 1). — Ce ligament, étendu de ixis au sacrum et logé dans le canal rachidien, représente un long ruban fibreux coupé sur ses bords en très-larges festons. Par sa face inférieure, il s'attache sur les scpies intervertébraux et sur les empreintes triangulaires que présentent les vertèbres la face supérieure de leur corps. Sa face supérieure répond à la dure-mère par l'inrmédiaire d'un tissu cellulo-adipeux abondant. Ses bords sont longés par les sinus ùueux intra-rachidiens.

c. Ligament vertébral commun inférieur (fig. 11, 5). — Situé sous le rachis, ce rament manque dans la région cervicale et dans le tiers antérieur de la région dore. Il ne commence en réalité que vers la sixième ou la huitième vertèbre de cette rnière région, et se prolonge sous forme d'un cordon, d'abord étroit, puis de plus plus large, jusqu'au sacrum, sur la face inférieure duquel il se termine en s'épaiuissant. Chemin faisant, il s'est attaché sur la crête inférieure du corps des verares et sur les disques intervertébraux. Par sa face inférieure, il répond à l'aorte stérieure.

Union des vertèbres par leur partie spinale. — Chaque vertèbre, en s'unis- 'it par sa partie annulaire avec celle qui suit ou celle qui précède, forme une double hrodie.

'Surfaces articulaires. — Ce sont les facettes sculptées sur les apophyses articulaires térieures ou postérieures, facettes pour l'étude desquelles nous renvoyons à la desption des vertèbres elles-mêmes. Ces facettes sont recouvertes d'une mince couche i tissu cartilagineux.

Moyens d'union. — 1° Un ligament commun surépineux; 2° des ligaments interineux; 3" des ligaments interlamellaires; U° des capsules ligamenteuses propres aux pphyses articulaires.

fl. Ligament commun surépinmx. — Ce ligament, dont le nom indique assez la aation, est étendu du sacrum à l'occipital et se divise en deux portions : l'une postélure, ou ligament surépineux dorso-lombaire ; l'autre antérieure, ou ligament surmeux cervical. Ces deux ligaments, quoique continus l'un à l'autre, diffèrent néan- )ins par leur forme et leur structure d'une manière tellement frappante, qu'on a cru voir les décrire isolément.

1. Ligament surépineux dorso-lombaire (fig. 68, 2). — C'est un cordon de tissu reux blanc qui commence en arrière sur l'épine sacrée, et qui cesse en avant vers tiers inférieur de la région dorsale, en prenant insensiblement la icxtui e et l'élasti- 5 du ligament cervical, avec lequel il se continue. Il s'attache dans son trajet sur le nmet de toutes les apophyses épineuses lombaires et des dix ou douze dernières dor-

'[L\h DES ARTICULATIONS. I

sales. Sur l'épuie sacrée, il se confond avec les ligaments ilio-sacrés supérieurs. Dans 1 région lombaire, il s'unit, par côté, avec l'aponévrose de la masse commune.

2. Ligament surépineux cervical ou simplement lif/cmient cetmcal (fig. 85, 1 , 2).i — Ce ligament, entièrement formé par du tissu fibreux jaune, constitue dans le plaa médian du corps un appareil élastique fort remarquable, qui sépare les muscles cervi-i eaux supérieurs du côté droit de ceux du côté gauche, et qui joue le rôle, non pas pré^ cisément d'un lien articulaire, mais bien plutôt d'une puissance permanente chargéd de faire équilibre au poids de la tête.

On distingue dans le ligament cervical une portion funiculaire et une portion la-i mellaire. — La première, désigné^ généralement sous le nom de corde du ligamên | cervical, représente un gros funicule qui s'étend directement des premières apopliysf épineuses dorsales au sommet de la tête. Divisé en deux lèvres latérales par un sillo médian, ce cordon se continue en arrière avec le ligament dorso-lombairc, ei s'insèii en avant sur la tubérosité cervicale de l'occipilal. Il est recouvert en haut par uiii masse de tissu fibro-graisseux, très-développée chez certains chevaux de race conv mune. En bas, il donne naissance, dans ses deux tiers postérieurs, à la plupart d( fibres qui appartiennent à la portion lamellaire. Par côté, il reçoit l'insertion de plu sieurs muscles cervicaux. — La portio?î lamellaire, comprise entre la portion fiini culaire, l'apophyse épineuge de la deuxième vertèbre dorsale et la lige cervicale, conr slitue une vaste cloison triangulaire et verticale qui résulte elle-même de l'adossemeui de deux lames. Celles-ci, appliquées l'une contre l'autre et réunies par du tissu cellui laire, sont bordées supérieurement par les deux lèvres latérales de la corde. Les fibre^ élastiques qui entrent dans leur composition partent, soit de cette dernière, soit d( l'apophyse épineuse des deuxième et troisième vertèbres dorsales. Elles se dirigent et bas ou en avant, et gagnent les apophyses épineuses des six dernières vertèbres cervi cales, sur lesquelles elles opèrent leur insertion, en formant autant de languettes qui se confondent avec les ligaments interépineux du cou. Les fibres des deux dernièrei languettes sont en fort petit nombre, très-écartées les unes des autres et réunies par de< branches anastomoliques assez multipliées; elles simulent ainsi une sorte de réseau ; très-larges mailles. On remarquera que les lames du ligament cervical sont en rapporten dehors, avec la branche supérieure de l'ilio-spinal, le transversaire épineux du coi' et le grand complexus.

b. Ligament interépineux (fig. 68, 3). — Lamelles fibreuses remplissant les espacei interépiueux, attachées en avant et en arrière sur les bords opposés des apophyses épi< neuses qu'elles réunissent, confondues supérieurement avec le ligament surépincux' continues par en bas avec les ligaments inlerlamellaires, formées de deux plans latérau:i qui sont appliqués l'un contre l'autre comme les lames du ligament cervical, rccou.i vertes en dehors par le transversaire épineux.

Dans la région du cou, les ligaments interépineux sont jaunes et élastiques. Dansl région dorso-lonibaire, ils sont constitués par des faisceaux de tissu fibreux blanc, là; chement unis les uns aux autres à leurs extrémités, et de plus très-obliquement dirigéj d'avant en arrière et de haut en bas. Aussi permettent-ils, grâce à cette disposition e malgré leur inextensibilité, l'écartement des apophyses épineuses. Leurs plans latérauil sont séparés l'un de l'autre par une couche de fibres grisâtres et élastiques qui croiseii en X la direction des faisceaux précédents. Ces fibres, très-abondantes dans la moitiil antérieure de la région dorsale, opèrent par leur élasticité propre le rapprochement dci apophyses épineuses.

c. Ligaments interlamellaires ou interannulaires. — Situés, comme leur non

ARTICULATIONS DU RACHIS. Mi5

'indique, entre les lames vertébrales et divisés en deux moitiés latérales, ces ligaments eiiiblenl produits par les deux plans libreux des ligaments précédents, qui, arrivés à a base des apophyses épineuses, s'écarteraient l'un de l'autre pour se porter en dehors. A iir bord antérieur s'insère au bord postérieur de la lame vertébrale qui est en avant, .(■iir bord postérieur se fixe au bord antérieur et à la face inférieure de la lame qui est Il arrière. Leur face supérieure est en rapport avec [iRklues muscles spinaux. Leur face inférieure répond

la dure-mère. En dehors, ils se confondent avec les cipsules propres aux apophyses articulaires. Jaunes et Lisiiques dans la région cervicale, ces ligaments sont )kiiics dans la région dorso-lombaire.

d. Capsules propres aux apophyses articulaires fjg. 70, 5). — Chaque apophyse articulaire antérieure est iiaintenue par un lien direct contre l'apophyse posté- ■ieure correspondante : c'est une capsule périphérique attachée sur le pourtour des facettes diarlhrodiales, gg Articulations in

loublée à l'intérieur par une membrane synoviale qui tervertébraies (*).

("acilite le glissement de ces facettes, et recouverte en

lehors par les insertions de quelques muscles spinaux. Ces capsules, jaunes et élasiques dans la région cervicale, sont formées de tissu fibreux blanc dans la région lorso-lombaire. Très -développées au cou à cause de la grosseur des tubercules articulaires qu'elles enveloppent, elles se réduisent, vers le milieu du dos, à quelques fibres [jui recouvrent en dehors les facettes diarthrodiales en contact.

Caractères propres a quelques articulations intervertébrales. — 1. Arti- ':ulations intercocct/giennes et sacro-coccygienne. — Ces articulations sont construiles [l'après le même type que les autres articulations rachidiennes; seulement elles sont appropriées à l'état rudimentaire des vertèbres qu'elles réunissent. Ainsi, les os coccygiens ne se mettent en rapport entre eux que par leur corps, leurs lames spinales étant réduites h l'état de vestiges ou même manquant tout h fait. Les surfaces articulaires antérieure et postérieure de chaque vertèbre sont toutes deux convexes, et les fibro- :artilages interarticulaircs, excavés sur les deux faces, simulent par leur forme des lentilles biconcaves. Quant aux liens périphériques, ils sont représentés par des trousseaux lie fibres longitatlinales répandus à la surface des os coccygiens, qu'ils enveloppent comme dans une gaine commune.

2. Articulations intersacrées. — Les vertèbres sacrées étant soudées en une pièce unique qui constitue l'os sacrum, il s'ensuit que nous n'avons point à étudier ici de véritables articulations. Nous devons cependant faire remarquer que le ligament surépineux dorso-lombaire se continue sur l'épine sacrée, et qu'il existe, entre les apophyses qui forment cette épine, de véritables ligaments interépineux.

','). Articulation lombo-sac7'éc. — On remarquera dans cette articulation la grande épaisseur du fibro-cartilage. On observera, de plus, que la dernière vertèbre lombaire répond au sacrum, non-seulement par son corps et ses apophyses articulaires, mais encore par les facettes ovalaires et légèrement concaves qu'elle présente sur le bord ipostérieur de ses apophyses transverses, et qui s'adaptent aux facettes analogues et légèrement convexes situées sur les côtés de la base du sacrum. Des trousseaux de fibres

(*). "i .f-. '!« 'lois vei'tébres dorsales sciéus longiUulinalement et verticalement pour montrer lu eonpe

■ues ili9i(ues inler»erlûhraiix ; 2, ligament iiiréiiineux dorso-lombaire; 3, ligament inlerépinuiix ; 4, luiseeuu librenx iconstitnaut la iNiiisiile propre aux npoiibyses articulaires dans la région dorsale.

CHAUVBAU. — 9* édil. 10

i/lG DES AUTlCULATiONS. i

jclés d'un os à l'auLre au pourtour de ces arliculalions sacro-lramversaircs (véritables^ diarlliroses planiformes) niaintienneiil en contact les surfaces articulaires, et doublent) en dehors la membrane synoviale qui facilite leur glissement. j

Zi. Articulation des deux dernières vertèbres lombaires. — Elle se distingue pan la présence, entre les apophyses transverses, d'une diarthrose planiforme tout à faiti semblable à l'articulation sacro-transversaire étudiée ci-dessus. Nous rappellerons que» ces deux articulations n'exisleut que chez les solipèdes.

5. Articulation axoïdo-atloïdienne. — Elle s'éloigne tant par sa conformation et? ses usages tout spéciaux des autres articulations intervertébrales, qu'on a dû la décrire comme articulation extrinsèque de la tête et du rachis. (Voyez les Articulationsi de la tête.)

Des mouvements du rachis en général. — Chaque articulation intervertébrale est le siège de mouvements très-obscurs dont l'étude isolée offrirait nécessaire-ment fort peu d'intérêt. Mais ces mouvements, en s'ajoutant à ceux des autres articulations, finissent par ployer toute la tige rachidienne d'une manière assez marquée, et' par produire, soit la flexion, soit V extension, soit V inclinaison latérale cette colonne» flexueuse.

Quand la flexion s'opère, le rachis se vousse en contre-haut, le ligament comniuni inférieur se relâche, les apophyses épineuses s'écartent les unes des autres, et le ligament surépineux, en se tendant fortement, impose bientôt des limites à l'étendue de ce< mouvement.

l'extension s'effectue par un mécanisme inverse. Elle se trouve bornée par la tension du ligament comnmn inférieur et par le rapprochement des apophyses épineuses, .

L'inclinaison latérale a lieu quand la tige rachidienne se ploie de côté. Ce mouvement, très-facilement exécuté dans les régions, cervicale et coccygienne, est arrêté pan les côtes et les apophyses costiformes dans la région dorso-lombaire.

Le mouvement en fronde est possible aux deux extrémités de la colonne vertébrale» (encolure et queue), car elles passent aisément de l'extension h l'inclinaison latérale el de celle-ci à la flexion, etc.

Enfin, grâce à l'élasticité des fibro-cartilages intervertébraux, le rachis se prête à uni mouvement très-restreint de rotation ou plutôt de véritable torsion.

Pour l'élude spéciale des mouvements de chaque région de la tige vertébrale, nousi renvoyons à ce que nous avons dit (page 30) sur la mobilité de cette tige.

Dans le ]B«euf, les disques intervertébraux sont beaucoup plus épais que chez b ciieval. — Le ligament vertébral commun inférieur présente une grande force dans la. région lombaire. — Le ligament surépineux dorso-lombaire est formé de tissu jaunei élastique. — Le ligament cervical se trouve beaucoup plus développé que chez les soli-i pèdes, disposition qui s'explique par le poids plus considérable de la tête; De plus, ili présente une conformation toute particulière que M. Lecoq a fait connaître dans le* termes suivants : « A partir du garrot, le ligament surépineux cesse de recouvrir m tête des apophyses épineuses, et s'étend de chaque côté en une large et forte lame pre- | nantdes points d'allache sur les côtés des apophyses, et se séparant, h partir de celle de la première vertèbre dorsale, en deux parties : l'une supérieure, l'autre inférieure. ' La première gagne la tubérosité cervicale sous forme d'un gros cordon uni au cordo» du côté opposé; l'autre s'épanouit en une lame qui va s'attacher à la moitié postérieure . de l'apophyse épineuse de l'axis et à celle des troisième et quatrième vertèbres. iJn& production de môme nature, véritable auxiliaire de la partie principale, part du bordi

AllTlCULATIONS DU RACllLS. l/l7

Ultérieur de l'apophyse épineuse de la première vertèbre dorsale, et s'atlacLe aux apophyses épineuses des quatrième, cinquième, sixième et septième vertèbres. Le bord iupérieur de cette production ligamenteuse auxiliaire est caché entre les deux lames du igainent principal (1). »

Chez le Uruiuadairc, le ligament commun sur-épineux est entièrement constiiué jar du tissu fibreux jaune ; il est, par conséquent, impossible de distinguer physiqueucnt une portion dorso-lombaire et une portion cervicale. Il est remarquable par son' épaisseur et sa largeur. Les dimensions augmentent d'arrière en avant, surtout à partir (le la deuxième vertèbre lombaire. Au niveau des cinquième, sixième, septième, huinième, neuvième et dixième côtes, ses bords abandonnent une lame élastique qui descend en s'amincissant à la surface des muscles intercostaux externes.

FiG. G9. — Ligament cervical du dromadaire.

A partir de la neuvième vertèbre dorsale, le ligament surépineux se divise en deux ■âmes qui s'appliquent sur les faces latérales des apophyses épineuses. Dans la région 'Xîrvicale, ces lames s'arfondissent, s'accolent l'une à l'autre au moyen de tissu ccllu-

(1) Journal de médecine vélirinuive, public à l'école de Lyon, année 18/(8, page 122.

laire, se dirigent eu avant en décrivant une courbe flexueuse en forme d'S et vont ses fixer sur l'occipital. Elles laissent échapper de leur bord inférieur six dentelures qui] s'attachent sur les apophyses épineuses des six dernières vertèbres cervicales. Un lamelle de renforcement est siiuée entre les deux portions que nous venons de décrire elle se détache du bord antérieur de l'apophyse épineuse de la première verlèbr dorsale et se fixe, en avant, sur les deux dernières vertèbres cervicales.

Le Porc, remarquable par le peu de longueur de son encolure et les limites étroite imposées à l'étendue des mouvements qu'elle permet, ne présente point de ligameu cervical proprement dit. Ce ligament est remplacé par un raphé fibreux superficiel étendu de l'occipital à l'apophyse épineuse de la première vertèbre dorsale.

Le Chat manque aussi de ligament cervical, et c'est également un raphé fibreu qui en tient lieu. Chez le chicn, ce ligament est réduit à un simple cordon, q continue le ligament dorso-lombaire, et s'arrête en arrière de l'apophyse épineuse l'axis. — Les ligaments interépineux du Chat sont remplacés par de petits faisceau» musculeux. Chez le Chicn, cette substitution n'a lieu que dans la région cervicale. Les lames des premières vertèbres coccygiennes se présentant avec les principau caractères qui 'distinguent les vertèbres parfaites, on retrouve, pour l'union de ce lames, le vestige des liens articulaires qui existent dans les autres régions du rachis;

Ai\T. II. — Articulations ot: la tête.

Nous étudierons d'abord les deux articulations extrinsèques qui sont le centre d mouvements de la tête sur le rachis, c'est-à-dire les articulations axoïdo-alloïdieune atloïcio-occipitale. Nous passerons ensuite à l'examen des jointures qui unissent enlr eux les différents os de la tète.

1° Articulation axo'ido-alloïdienue.

Elle peut être considérée comme le type des irochoïdes.

Surfaces articulaires. — Pour former cette articulation, l'axis offre son pivot odoi) tuïdien et les facettes diarthrodiales ondulées qui existent à la base de celui-ci. L'atl oppose au pivot odontoïdien la surface concave et demi-cylindrique creusée sur la fac supérieure du corps; il présente, pour répondre aux facettes latérales ondulées, le facettes analogues qui sont sculptées sur les apophyses transverses, de chaque côté d trou vertébral.

Moyens d'union. — 1° Un ligament odontoïdien ou odontoïdio-alloïdien ; 2" m ligament axoïdo-atloïdien inférieur; 3° un ligament axoïdo-ailoïdien supérieur; k" un capsule fibreuse.

a. Ligament odontoïdien (fig. 70, 3J. — Continu au ligament vertébral comniui supérieur, très-court et très-fort, aplati de dessus en dessous et triangulaire, le liga ment odontoïdien se compose de fibres blanches nacrées, fixées en arrière dans I gouttière supérieure de l'apophyse odontoïde, attachées en avant sur la crête transvci sale qui sépare en deux parties la face supérieure de l'arc inférieur de l'atlas, et sur lé empreintes situées en avant de cette crête. Ce ligament, tapissé sur sa face inférieur par la synoviale de l'articulation, répond par sa face supérieure à la dure-mère rachi dienne. Il envoie quelques brides en dedans des condyles de l'occipital.

b. Ligament axoïdo-atloïdien inférieur. — C'est une large bandelette, mince ( nacrée, étendue de la face inférieure de l'axis au tubercule inférieur de l'atlas, rccou

ARTICULATIONS DK LA TÊTE. li|9

orto par le muscle long du cou, unie à la membrane synoviale par sa face profonde, I confondue sur ses bords avec la capsule fibreuse, que nous décrivons plus bas. r. Ligament axoïdo-atlo'idien supérieur. — Il représente exaclemenl les ligamenis nterépineux des autres articulations cervicales. Jaune, élastique et formé comme nx de deux lames latérales, il se continue par côté avec le ligament capsulaire.

d. Lif/amoit capsulaire. Celui-ci n'est, à vrai dire, que le ligament interlamelmi e propre à l'articulation axoïdo-atloïdienne. Il part des côtés du ligament précédent, •t vient se réunir au ligament axoïdo-atloïdien inférieur, après avoir contracté des idliérences avec les bords du ligament odontoïdien. Il achève ainsi la clôture de l'ariiiihition et du canal racliidien. En avant et. en arrière, il se trouve attaché sur le conluir antérieur ou postérieur des os qu'il réunit. Sa face externe est en rapport avec I' :;rand oblique de la tète. Sa face interne répond, dans sa moitié inférieure, à la .\noviale articulaire, dans sa moitié supérieure à la dure-mère rachidienne.

Sipioviale. — Elle tapisse le ligament odontoïdien, le ligament axoïdo-atloïdien et la partie articulaire de la capsule périphérique.

Mouvements. — La rotation, seul mouvement possible dans l'articulation axoïdoatloïdienne, s'effectue de la manière suivante : l'axis reste immobile, et la première vertèbre, tirée de côté, principalement par le muscle grand oblique, roule autour du pivoi odontoïdien, en entraînant la tête avec elle.

J)ans le Cliicn et le Chat, le ligament odontoïdien est remplacé par trois ligaments particuliers : 1° deux cordons latéraux, partant en commun du sommet de l'apophyse odontoïde, et allant se fixer, chacun de leur côté, en dedans des condyles de l'occipital ; 2" un li(jament transverse, passant sur l'apophyse odontoïde qu'il maintient appliquée contre l'arc inférieur de l'atlas, et s'attachant par ses extrémités sur la face supérieure de celui-ci. Une petite capsule synoviale facilite le glissement de l'apophyse odontoïde •sous ce ligament. La synoviale articulaire communique toujours avec celle de l'articulation atloïdo-occîpitale.

Chez le Porc, la disposition est à peu près la même que dans les Carnassiers.

2° Articulation atloïdo-occipitale.

C'est une articulation coudylienne.

Surfaces articulaires. — Du côté de l'atlas, les deux cavités qui remplacent les I apophyses articulaires antérieures et la tête des autres vertèbres; — du côté de l'occipital, les deux condyles qui flanquent par côté le trou occipital.

Moiien d'union. — Un seul ligament capsulaire entourant l'articulation tout entière. Ce ligament forme donc un véritable manchon, attaché par son bord antérieur au poiu-lour des condyles de l'occipital, et par son bord postérieur sur le contour antérieur de l'atlas. Mince et légèrement élastique dans sa moitié inférieure, ce ligament présente su])érieurement quatre faisceaux de renforcement : deux médians, qui s'entrecroisent en X (fig. 70, 1,1); et deux latéraux, qui se portent des côtés de l'atlas sur la base des apophyses styloïdes (fig. 70, 2,2). Il est tapissé en dedans par les membranes synoviales, et se trouve enveloppé extérieurement par un grand nombre de muscles qui protègent l'arliculalion et l'affermissent puissamment de toutes parts. Nous citerons particulièrement les droits de la tête, le petit oblique et le grand compIcxuH. Nous citerons encore la corde du ligament cervical.

Synoviale. — Ces membranes sont au nombre de deux, une pour chaque condyle et

chaque cavité ailoïclienne correspondante. Soutenues en haut, en bas et en dehors par le ligament capsulaire, elles répondent en dedans à la dure-mère et aux iraclus fiijreuxN qui, du ligament odontoïdien, se portent sur la face interne des coudyles de l'occipital.

Mouvements. — Extension, flexion, inclinaison latérale' et circumduction : tels sont les mouvements possibles dans l'articulation atloïdio-occipitale.

Chez le Porc, le Chien et le Chat, cette articulation, affermie par le ligament capsulaire et par les ligamçnts odontoïdo-i occipitaux dont nous avons parlé plus haut, ne possède qu'une^ seule capsule synoviale.

3° Articulations des os de la tète entre eux.

Si l'on excepte l'articulation qui unit la mâchoire inférieurei avec le crâne, c'est-à-dire l'articulation lemporo-maxillaire; si l'on excepte encore les articulations hyoïdiennes, on trouve que tous les os du crâne et de la face se réunissent entre euxj par synarthrose, en formant les différents genres de sutures' que nous avons étudiés dans les généralités (voy. page IZiO). Nous n'avons donc à revenir ni sur les caractères des surfaces' articulaires qui contribuent à la formation de ces sutures, ni sur les liens organiques qui les assujettissent, ni sur leur mécanisme et les modifications qu'elles subissent avec l'âge.' Une description particulière de toutes ces articulations serait» tout à fait inutile. Il suffit, pour suppléer aux détails que nous nous dispensons de donner ici, d'avoir présente à la mémoire' la description topographique des pièces osseuses.

FiG. 70. — Articulations axoïdo -atloïdienne et atloïdo-occipitale (l'arc supérieur de l'atlas a été enlevé pour montrer le ligament odontoïdien) (*).

h° Articulation temporo-niaxillaire.

La mâchoire inférieure, en s'unissant avec le crâne, coni stitue une double articulalion condylienne. Surfaces articulaires. — Du côté du temporal, le condyle, la cavité glénoïde et l'apophyse sus-condylienne qui existent à la base de l'apophyse zygomalique, La cavitéi glénoïde n'est point revêtue de cartilage, et semble être simplement tapissée par lamembrane synoviale. — Du côté du maxillaire, le condyle oblong situé en avant de' l'apophyse coronoïde.

Fibro-cartilage interarticulaire. — Les surfaces que nous venons de citer ne sont pas conformées, loin de là, pour une coaptation parfaite. Celle-ci est obtenue grâce ài l'interposition d'un disque fibro-cartilagineux entre le temporal et le maxillaire. Cet disque est une sorte de plaque irrégulière, aplatie de dessus en dessous, plus épaissw en avant qu'en arrière, moulée sur chacune des surfaces diarthrodiales qu'elle sépare.' Ainsi, sa face supérieure présente : en avant, une cavité pour recevoir le condyle duc' temporal ; en arrière, une bosse qui se loge dans la cavité glénoïde. Quant à la faceii inférieure, elle est creusée d'une fosse oblongue dans laquelle s'emboîte le condyle dui maxillaire.

(*) 1,1, fnispennx do rnnfoi'coment, mrdinns; 2,2, liiispeniix lat^riiiix du ligament najisulftii'P de rnfticnlnlion ntlnido- • ncnipitnie; 3, ligament oclontoidicn ; 4, ligament intcn'ipinenx unissant la deuxième cl la ti'oisième vertèlu'o du enii; 5, capsule libreuse pour 1 union des apophyses arlietdaires enrrespondantes de ces mi^mes vertèbres. — A, trou antérieur interne île l'atlas eonverti en gouttière par la seetion qu'on a lait subir ù l'os. — trous tracbèlicns de l'ulias.- — C,C, trous remplaçant les ècbanei'ures antérieures de l'axis.

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