‹ Traite d'anatomie comparee des animaux domestiquesChapitre 66 sur 262 · MUSCLES DE L' AVANT-BRAS · texte numérisé non relu

MUSCLES DE L' AVANT-BRAS

Ces muscles, au nombre de neuf, répartis dans deux régions, l'une antérieure^! l'autre postérieure, enveloppent les os de l'avant-bras de toutes parts, excepté du côté interne, où le radius est en contact médiat avec la peau. Ils se terminent tous sur les différentes sections du pied, qu'ils sont chargés de fléchir ou d'étendre, et sont con^ tenus dans une gaîne fibreuse conunune qui constitue V aponévrose anti-bi^achiale.

Aponévrose anlibrachiale.

Elle représente une sorte de manchon très-fort et très-résistant, fixé solidement au-; tour des muscles anti-brachiaux par les insertions qu'il prend sur les os de l'avantbras; ce manchon s'attache effectivement sur l'olécrâne, le côté interne du radius, ei, sur l'extrémité inférieure du môme os, en dedans et en dehors, 'i

A sa face externe, rampent des vaisseaux et dés nerfs superficiels, qui se trouvent! séparés de la peau par un feuillet fibreux très-mince; ce feuillet, surtout apparent du côté interne, où il double l'aponévrose anti-brachiale d'une manière bien évidente, a. pour muscle tenseur le sterno-aponévrotique ; jusqu'à présent on ne l'a point distinH gué, à tort suivant nous, de l'aponévrose qu'il recouvre. — La face interne de celle-o donne naissance à plusieurs cloisons, qui pénètrent dans les interstices des muscles.pour former à quelques-uns de ces organes des gaines contentives spéciales; elle* adhère à plusieurs d'entre eux d'une manière très-intime. — A son bord supérieur, cette aponévrose reçoit, en dedans, l'insertion du long extenseur de l'avant-bras; eù< avant, la bride de renforcement du coraco-radial ; en dehors, elle se continue avec lé fascia fibreux qui l'ecouvre la face externe des muscles olécrâniens. — Inférieurement,» elle se prolonge autour du genou pour constituer les gaines tendineuses de cette région.

L'aponévrose anti-brachiale est tendue par la contraction du long extenseur dtj l'avant-bras et du coraco-radial. Quant au sterno-aponévrotique, qu'on a regard' jusqu'à présent comme propre à jouer le même rôle, il ne peut agir que sur le fasci fibreux qui double extérieurement l'aponévrose anti-brachiale.

Préparation des muscles de l'avant-bras. — Elle est des plus faciles, car il suffit d'enlevc l'aponévrose anti-brachiale et le tissu cellulo-graisseux des interstices pour mettre ces muscles découvert elles isoler les uns des autres. Nous nous abstiendrons donc de toute recommandatio spéciale au sujet de cette préparation : un simple coup d'œil jeté sur les figures 105, 107 et lOfsuffira pour guider l'élève dans sa dissection, et supjiléera aux détails manuels que nous ne pourrions donner ici sans nous exposer à tomber dans des puérilités.

Cependant, comme les insertions terminales de quelques-uns de ces muscles sont renfermée dans l'intérieur du sabot, et qu'il est indispensable, pour les mettre à découvert, de pratiquei

MUSCLES DES MEMURES ANTfiRIEUllS. 277

vtirpntion de cette boîte cornée, nous entrerons dnns quelques explications sur la manière de pro^ , ,ler à cette opération, dont on s'abstient trop souvent dans les amphithéâtres, parce qu'elle paraît hlllcilo et fatigante.

1" Les instruments nécessaires pour arracher l'ongle sont : un scalpel, un rogne-pied un mari, :iu et une paire de tricoises. '

■2» Le membre sera tenu en situation verticale par un ou deux aides, le pied appuyé sur une jblc, sur un tabouret ou sur un billot très-solide.

3« On fera pénétrer aussi profondément que possible la lame du scalpel entre le bourrelet et la cavité cutigérale ; et on la promènera à droite et à gauche, en lui faisant suivre le contour intérieur il|de la pai oi, pour commencer la désunion de celle-ci d'avec les tissus vifs.

(i° On s'armera du rogne-pied et du marteau, et l'on partagera la muraille en quatre ou cinq liMgments, par un nombre convenable d'incisions verticales.

ô-J Quand la paroi sera ainsi divisée en plusieurs segments, il suffira, pour arracher chacun '■ 'ux, d'engager de nouveau dans une des incisions l'extrémitédu rogne-pied, et de se servir de cet irument comme d'un levier, en le renversant soit à droite, soit à gauche. Le lambeau.du côté I ]iOsé est alors soulevé et séparé des tissus sous-jacents. On achève de le détacher en le saisis- ; iiit avec les tricoises, et en lui faisant subir un mouvement de torsion qui le désunit d'avec la sole. Ml peut aussi pratiquer l'arrachement de chacun des fragments à mesure qu'on les isole : ce pro- ;nlé facilite beaucoup l'opération.

6" Pour se débarrasser de la sole, on fera passer la lame du scalpel entre la face supérieure de cette voîlte cornée et la face plantaire de la troisième phalange; on essaiera ensiiile de faire pénétrer dans l'intervalle, vers les mamelles, l'extrémité du rogne-pied, afin de soulever légèrement le bord extérieur de la sole. On pourra alors saisir celle-ci avec les tricoises, et l'arracher d'un seul coup, ainsi que la fourchette, en imprimant à l'instrument un vigoureux mouvement de bascule, pendant que les aides maintiennent le membre légèrement soulevé, et qu'ils font effort en sens nverse de l'opérateur.

A. Région anti-brachiale antérieure.

Elle comprend chez les Solipèdes quatre muscles extenseurs. Deux agissent sur le pied tout entier; ce sont : Vextenseur antérieur et Vextenseur oblique du métacarpe. Oeux autres, Vextenseur antérieur et Vextenseur latéral des phalanges, se terminent Bur la région digitée.

1» Extenseur antérieur du métacarpe (fig. 105^ H). Synonymie : Épicondylo-pré-métaoarpiea (Gir.), — Il représente les deux radiaux externes de l'homme.

Situation. Direction. Forme, Structure. — L'extenseur antérieur du métacarpe, isitué en avant du radius, dans une direction à peu près verticale, se compose d'un corps charnu et d'un tendon. Le premier présente la forme d'un conoïde renversé, est coupé de quelques lames aponévrotiques, et se trouve formé de fibres muscuileuses légèrement arciformes à leur extrémité supérieure. Le second, d'abord arrondi, •puis aplati d'avant en arrière , commence au-dessous du tiers moyen du radius et succède à l'extrémité inférieure du corps charnu.

Attaches. — Ce muscle prend son insertion fixe : 1° sur la crête qui limite en arrière et en bas la gouttière de torsion de l'humérus par l'extrémité supérieure de ses fibres charnues; 2" au-dessus et en avant de la surface articulaire inférieure de l'hnmérus, au moyen d'une forte lanière fibreuse qui lui est commune avec l'extenseur antérieur des phalanges, et qui s'épanouit à la face profonde de ces deux muscles, en se confondant de la manière la plus intime avec le ligament capsulaire de l'articulation du coude.

Il opère son insertion mobile sur la tubérosité antérieure et supérieure du métacarpien principal, par l'extrémité inférieure de son tendon.

Rapports. Le corps charnu du muscle est recouvert par l'aponévrose anii-brachialc et par le court extenseur de l'avant-bras; il recouvre la face antérieure du radius

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ainsi que l'articulation du coude ; en dehors et en arrière, il répond à l'extenseur antérieur des phalanges; en haut et en dedans, il se trouve en rapport avec l'extrémité >i inférieure du court fléchisseur de l avant-bras ou brachial antérieur, dont l'aponé- ! vrosc adhère assez fortement ;i la partie arciformc des fibres de l'extenseur antérieur ■] du métacarpe, et semble attacher ce muscle à l'empreinte delloïdienne. Son tendon il recouvre une petite partie de la face antérieure du radius, et s'engage dans la coulisse •) verticale interne creusée en avant de l'extrémité inférieure de cet os ; il passe ensuite ^ sur le ligament capsulaire du carpe, et il se trouve maintenu contre cette expansion '] membraneuse par une large gaîne fibreuse, dans laquelle il glisse au moyen de deux > synoviales. Ce tendon est croisé, au-dessus du genou, par celui de l'extenseur oblique, , qui passe à sa surface.

Usages. — Ce muscle joue précisément le rôle indiqué par son nom^ c'est-à-dire qu'il étend le métacarpe sur l'avant-bras. ,

2° Extenseur oblique du métacarpe (fig. 105, 13),

Si/nonymic : Cubito-pvé-métaoarpieii, nu mieux radio-pré-métacarpien, d'après Girard. — C'est le représentnut du long abducteur et du court extenseur du pouce de l'iiomme.

Situation. Forme. Structure. Direction. — Petit muscle situé au côté externe du i radius, sous l'extenseur antérieur des phalanges; penniformc, fortement aponévrotique et terminé par un tendon qui s'enroule obliquement autour de la face antérieure dm radius, en se dirigeant en bas et en dedans, pour gagner la coulisse oblique creusée ? sur l'extrémité inférieure de cet os, et se rendre de là au côté interne du genou.

Attaches. — Il prend son origine sur le côté externe du radius; — et son tendon i terminal se fixe sur la tête du métacarpien interne, en confondant ses fibres avec:! celles du hgament interne du carpe (fig. 107, 25).

Rapports. — Ce muscle est recouvert par l'extenseur antérieur des phalanges et! l'aponévrose anti-brachiale. Jl recouvre successivement la face antérieure du radius, , le tendon de l'extenseur antérieur du métacarpe, la coulisse radiale qui loge son ten-don, et dans laquelle il glisse au moyen d'une petite synoviale, enfin le ligament! interne du carpe.

Usages. — Il étend le métacarpe et peut le faire pivoter de dedans en avant.

3° Extenseur antérieur des phalanges (fig. 105, 14).

Synonymie ; Épicondylo-pré-plialangien (Gir.). — Extenseur commun des doigts de l'homme.

Situation. Diî^ection. Etendue. Forme. Structure. — C'est un muscle long eH vertical, situé en dehors et en arrière de l'exlenseur antérieur du métacarpe, auquel il ressemble beaucoup, composé, comme lui, d'une partie charnue et d'une partie* tendineuse. — Le corps charnu s'étend depuis l'extrémité inférieure de l'humérus: jusqu'au-dessus du tiers inférieur du radius; il est fusiforrae, entrecoupé de lamellesaponévroliques, et bifide à son extréniité inférieure (1). — La partie tendineuse formei deux cordons inégaux, qui succèdent aux deux branches terminales du corps charnu, et qui restent accolés l'un à l'autre. Ces deux cordons passent dans la plus externe destrois coulisses creusées en avant de l'extrémité inféi'ieure du radius, et gagnent la face<

(1) Cette division, signalée par plusieurs auteurs, n'a pas été représentée sur la figure 105.' C'est à tort, car elle existe d'une manière constante.

antérieure du ligament capsulaire du carpe, contre lequel ils se trouvent maintenus par 11 11 appareil annulaire. Aprùs s'ôtre dégagé de dessous cet appareil, le plus petit, situé en dehors, se réunit au tendon de l'extenseur latéral (fig. 105, 15). Le principal (lïg. 105, ih'] continue son trajet en descendant sur la face antérieure du métacarpien principal et de l'articulation du boulet. Il arrive enfin en avant du doigt, et se icrmine sur l'os du pied, après s'être élargi d'une manière remarquable, et après avoir reçu par côté, au niveau du milieu de la première phalange, une bride de renforce- ' nient qui semble provenir de l'extrémité inférieure du ligament suspcnseur du boulet.

Attaches. — L'extenseur antérieur des phalanges prend son allache fixe i)ar l'extrémité supérieure de son corps charnu : 1° en bas de la crête qui limite en arrière la liiinttière de torsion de l'humérus; 2° en avant de l'extrémité inférieure de cptos; :', au bord antérieur du ligament externe de l'articulation du coude; Zi» àla lubérosité externe et supérieure du radius; 5° au bord externe du même os. — Son tendon principal s'insère à l'éminence pyramidale du troisième phalangien, après s'être alla- ( lié successivement sur le ligament capsulaire de l'articulation du boulet et sur la face antérieure des deux premières phalanges.

. Rapports. — Le corps charnu, recouvert par l'aponévrose anti-brachiale, recouvre l'articulation du coude, la face antérieure du radius et l'extenseur oblique du métacarpe; il répond, en avant, à l'extenseur antérieur du même rayon, auquel il adhère intimement par sa moitié supérieure; en arrière, à l'extenseur latéral des phalanges. — Les cordes tendineuses recouvrent les différentes parties que nous avons énumérées en décrivant le trajet du muscle , c'est-à-dire la face antérieure du radius, des jointures carpiennes , du métacarpien principal , de l'arliculalion du boulet et des deux premières phalanges. Une synoviale vaginale les enveloppe au niveau du genou, pour faciliter leur glissement dans la coulisse radiale et sur la face antérieure du ligament capsulaire du carpe, et la face interne du tendon principal se trouve tapissée, en avant de l'articulation du boulet, par une petite capsule vésiculaire; plus bas, par les synoviales des deux articulations interphalangiennes.

Usages. — Ce muscle étend la troisième phalange sur la seconde , celle-ci sur la première, et cette dernière sur le métacarpe. Il peut aussi concourir à l'extension du pied tout entier sur l'avant-bras.

4° Extenseur latéral des phalanges (fig. 105, 16).

Synom/mie : Cubito-pré-pliainngien, et mieux radio-pré-phalangien, tl'iiprès Girard. — Extenseur propre Un petit doigt cliez l'homme. '

Direction. Situation. Étendue. Forme. Structure. — Petit muscle vertical, situé au côté externe de l'avant-bras, entre le précédent et le fléchisseur externe du métacarpe, formé d'un corps charnu et d'un tendon. — Le corps charnu, peu considérable et aplati d'avant en arrière, s'étend de l'extrémité supérieure du radius au quart inférieur du même os. — Le tendon (fig. 105, 16'), d'abord arrondi, puis rubané, gagne la coulisse de glissement qui partage en deux la tubérosilé externe et inférieure du radius, passe au côté externe du carpe, en traversant le ligament latéral commun aux articulations de cette région, et arrive sur la face antérieure du métacarpien principal, où il reçoit la petite branche tendineuse qui se détache de l'extenseur anlérmir, amsi qu'une forte bride fibreuse provenant du côté externe du carpe (fig, 105, 17). Il descend ensuite, accolé au bord externe du tendon principal de son congénère et uni à

ce tendon par un fascia fibreux, jusque sur l'arliculalioii du boulet, pour se terminer, , en s'élargissani, à l'extrémité supérieure de la première phalange.

Attaches. — 1° Par son corps charnu, sur la lubérosité externe du radius, leliga- • ment externe de l'articulation du coude, et sur le corps des deux os de l'avaiu-bras 4 {origine)', — 2° par l'extrémité inférieure de son tendon, sur la capsule de l'articula- ' tion métacarpo-phalaugienne, et en avant de l'extrémité supérieure de la première phalange {terminaison). ,

Rapports. — Le corps charnu, enveloppé d'une gaîne aponévrotique spéciale, répond : en avant, à l'extenseur antérieur des phalanges ; en arrière^ au fléchisseur i externe du métacarpe et aux deux muscles perforé et perforant; en dehors, à l'aponé- • vrose anti-brachiale. — Le tendon, entouré par une synoviale vaginale dans sa traversée carpieune, recouvre au delà, du genou, la face aniérieurc du métacarpe, et le i ligament antérieur de l'articulation métacarpo-phalangienne, sur lequel il glisse au i moyen d'une petite synoviale vésiculaire. Il est recouvert par un léger fascia fibreux ) t qui le sépare de la peau, et qui s'étend également sur le tendon de l'extenseur i antérieur.

Usages. — Ce muscle, extenseur du doigt, concourt aussi à l'extension du pied j tout entier sur l'avant-bras.

B. Région anti-brachiale postérieure.

Elle se compose de cinq muscles fléchisseurs groupés verticalement en arrière des os de l'avant-bras. Trois, situés en couche superficielle, agissent sur le pied tout entier : ce sont le fléchisseur externe^ le fléchisseur oblique et le fléchisseur interne « du métacarpe. Les deux autres, fixés sur le doigt par leur extrémité inférieure, el cachés sous les précédents, sont distingués sous les noms de fléchisseur superficiel et de fléchisseur profond des phalanges.

1" Fléchisseur externe du métacarpe ou cubital postérieur (fig. 105,18).

Synonymie : Épicoadylo-sus-carpien (Gir.) (1).

Situation. — Le fléchisseur externe du métacarpe est situé au côté externe de l'avant-bras, entre l'extenseur latéral des phalanges et le fléchisseur oblique.

Forme. Structure. Attaches. — Ce muscle est allongé de haut en bas, aplali d'un côté à l'autre, renflé dans sa partie moyenne, et entrecoupé de très-fories intersections aponévrotiques. Il commence sur le sommet de l'épicondyle par un tendon trèsfort et extrêmement court. Inférieurement il se termine par un second tendon plus long que le précédent, et divisé en deux branches, l'une anlérieure, l'autre postérieure : celle-ci (fig. 105, 20), large et courte, s'insère sur l'os sus-carpien, en se confondant avec le fléchisseur oblique. La première (fig. 10.0, 19), arrondie et funiculaire, glisse au moyen d'une synoviale dans la coulisse creusée sur la face externe de l'os sus-carpien, laquelle coulisse est transformée en conduit par un petit appareil fibreux; cette branche va se fixer ensuite sur la lête du métacarpien externe, en se confondant avec le ligament externe du carpe.

(1) On sait que les éminences osseuses appelées autrefois, en anatomie vétérinaire, épitrochlcc et épicondyie, répondent : la première à l'c|)icon(lylc de l'homme, la seconde à l'épitrochlée ; aussi ne devra-t-on pas être étonné de nous voir changer ici les dénominations accordées par Girard aux muscles de la région anli-brachiale postérieure.

/?fl/>/jor<i-. — Recouvert par l'aponévrose anli-brachiale, ce muscle recouvre les deux llécliisseurs du doigt. Son bord antérieur répond à l'exlcnscur latéral des phalanges;

postérieur, au nécliisseur oblique. Son tendon supérieur est accolé au bord postérieur du ligament externe de l'articulation du coude, et se trouve tapissé profondément par le cul-de-sac externe delà synoviale qui appartient à cette articulation. Usages. — Il fléchit le pied sur l'avant-bras.

2° Fléchisseur oblique du métacarpe ou cubital antérieur (fig. 107, 18).

monymie : Épitroohlo-3us-oarpien (Gir.).

Situation. Foime. Structure.. — Ce muscle, situé en arrière et en dedans de l'avant-bras, répèle assez exactement le précédent par sa forme et sa structure.

Direction. — Bourgelat l'a nommé assez improprement fléchisseur oblique, car sa direction est verticale comme celle des autres muscles de la région.

Attaches. — Il prend son origine : 1» sur la base de l'épitrochlée, par les fibres tendineuses de son extrémité supérieure; 2° sur l'olécrâne, par une petite bandelette charnue (fig. 107, 18') très-mince et très-pâle, qui est annexée au corps charnu principal et qui s'unit bientôt à son bord postérieur. — Son tendon inférieur est indivis, et se termine sur l'os sus-carpien, au même point que le fléchisseur externe, avec lequel il s'unit intimement.

Rapports. — Par sa face superficielle, avec l'aponévrose anti-brachiale, qui adhère fortement à son tendon ; par sa face profonde, avec les fléchisseurs des phalanges. Son hm d antérieur est recouvert par le fléchisseur interne; le postérieur répond au fléchisseur externe.

Usages. — II est congénère du précédent.

3° Fléchisseur interne du métacarpe ou grand palmaire (fig. 107, 19). Synonymie : Épitrochlo-métacarpien (Gir.).

Situation. Forme. Structure. Attaches. — Ce muscle, situé en dedans de l'avantbras, contre la face postérieure du radius, ressemble aux deux muscles précédents, ses congénères, et se comporte à peu près comme eux. Il est cependant moins large, plus épais et moins aponévrotique. Son extrémité supérieure se fixe, par des fibres tendineuses, à la base de l'épitrochlée, au même point que le fléchisseur oblique, avec lequel le muscle se confond (origine). Son extrémité inférieure se termine par un tendon funiculaire long et mince, qui s'engage dans tme coulisse fibreuse située au côlé interne du carpe, et qui va se fixera la tête du métacarpien interne (insertion mobile).

Jhipports. - Il est recouvert par l'aponévrose anli-brachiale, et recouvre le fléchisseur oblique, le perforé, le perforant, des vaisseaux et des nerfs importants. Son bord antérieur répond au radius. Une synoviale vaginale enveloppe son tendon lermmal, et facilite son glissement dans la gaîne fibreuse qu'il parcourt.

Usages. — Il est congénère des précédents.

4" Fléchisseur superficiel, ou sublime des phalanges, ou perforé (f.g. 105, 107, 108).

Synonymie: Épitrochlo-pliainngicii (Gir.).

Situation.- fléchisseur superficiel des phalanges est situé, avec son congénère.

le perforant, sous les lléchisseurs du métacarpe, lesquels forment autour des deux v premiers une sorte d'enveloppe musculeusc.

Forme. Structure. Etendue. — Il se compose d'un corps cliarnu et d'un tendon — Le premier, long, mince, prismatique et entrecoupé d'un grand nombre d'inter- sections aponévrotiques, s'étend depuis l'extrémité inférieure du bras jusque auprès ? du carpe. — Le tendon, continu avec l'extrémité inférieure du corps charnu, reçoit, ; à son origine même, une énorme production fibreuse, qui provient de l'éminence d'insertion située en bas de la face postérieure du radius, et qui contracte des adhérences assez intimes avec l'aponévrose anti-brachiale, ainsi qu'avec le perforant. Après > avoir été ainsi renforcé, ce tendon traverse la gaîne carpienne, et arrive en arrière du i boulet, où il forme un anneau (flg. 107, 21') dans lequel s'engage la corde du fléchisseur profond : d'où les noms perforé ç.i &q perforant, donnés aux deux fléchisseurs des phalanges. Puis il s'infléchit en avant sur la coulisse sésamoïdienne, et se termine par deux branches vers le milieu de la région digitée.

Attaches. — Il prend son origine, en commun avec le perforant, au sommet de l'épitrochlée (fig. 107, 20) ; — et il se fixe, par les deux branches de son tendon, aux extrémités de la poulie de renvoi que présente la deuxième phalange en arrière de son extrémité supérieure (fig. 78, A, A).

Bappoj'ts. — Le corps charnu, recouvert par le fléchisseur externe et le fléchisseur oblique du métacarpe, se trouve, pour ainsi dire, incrusté dans le perforant auquel il adhère de la manière la plus intime. Le tendon recouvre celui de ce dernier muscle, et se trouve recouvert par les expansions fibreuses des deux gaines carpienne et métacarpo-phalangienne, gaines qu'il nous reste à faire connaître maintenant.

On appelle gaîne carpienne un appareil annulaire fort remarquable, formé par la face superficielle du ligament commun postérieur du carpe et par une épaisse expansion de tissu blanc inextensible, véritable arcade fibreuse jetée, comme un pont, de l'os sus-carpien au côté interne du carpe. Cette arcade se continue par en haut avec l'aponévrose anti-brachiale, et se prolonge, par en bas, sur la portion métacarpienne des tendons fléchisseurs. Une vaste synoviale vaginale tapisse la face interne de la game carpienne, et enveloppe le perforé et le perforant à leur passage dans cette gaîne. Cette synoviale remonte au-dessus du carpe, et descend jusqu'au-dessous du tiers inférieur de la région métacarpienne.

La gaîne métacarpo-phalangienne est formée par la coulisse sésamoïdienne supérieure, la face postérieui e des principaux ligaments sésamoïdiens inférieurs, celle du fibro-carlilage glénoïdien de la première articulalion inter-phalangienne, et par la poulie de renvoi postérieure de la seconde phalange. Elle est complétée par une très-large expansion membraneuse (fig. 108, 5) appliquée sur les tendons fléchisseurs, très-adhérenle au perforé sur la ligne médiane du doigt, et fixée, par côté, aux os phalangiens, à l'aide de trois brides fibreuses spéciales (fig. 108, G, 7, 8). Une synoviale vaginale très-étendue tapisse les "parois intérieures de cette gaîne et se replie sur les tendons fléchisseurs;

Fig. 108. — Tendons des muscles fléchisseurs des phalanges (*).

(*) \ , tendon du perforé ; 2, tendon dn perforant (i .sa sortie d'entre les deux branches du perforé ; 3, 3, son insertion ù Itt eréte seini-liinaire ; 4, 4, les deii.x brides kitérnles de sa gaine de renforcement ; 5, 5, expansion Obreuse de la gaiue métacarpo-phalangienne ; 6, 7, 8, ses brides latérales ; 9, 9, ligament suspenseur du boulet.

elle remonte le long de ces tendons jusqu'au niveau de l'extrémité inférieure des métacarpiens latéraux, et forme inférieurement un cul-de-sac assez vaste qui s'adosse, ,11 arrière de la deuxième phalange, contre le cul-de-sac postérieur de la synoviale articulaire du pied et contre le cul-de-sac supérieur de la petite gaîiic sésamoïdienne li- 80, l^O- I^a gaîno métacarpo-plialangiennc est encore appelée rjaîne grande s< mnoïdienne ; mais ce nom est plutôt réservé pour la synoviale qui revôt ses parois.

Usages. — Ce muscle lléchit la deuxième phalange sur la première^ celle-ci sur le métacarpe, et le pied tout entier sur l'avant-bras. Son tendon, grâce à la bride fibreuse ,|iii l'attache à la face postérieure du radius, joue, pendant la station, le rôle d'un lieii mécanique destiné à soutenir l'angle métacarpo-phalangien.

4° Fléchisseur profond des phalanges ou perforant (fig. 105, 107, 108).

Synonymie : Cubito-pbolangien ou radio-plialangien, d'après Girard.

Situation. Composition. Étendue. — Ce r uscle, situé immédiatement en arrière du radius, se compose de trois portions, qui se réunissent au niveau du carpe, pour se continuer jusqu'à l'extrémité inférieure du doigt par un long et fort tendon.

Forme, structure et attaches des corps charnus du perforant. — Ces trois portions musculeuses peuvent être distinguées, eu égard à leur point d'origine, en épitrochléenne, en cubitale et en radiale. — La portion épitrochléenne, la plus considérable, est accolée au perforé, dont elle représente trois à quatre fois le volume; elle se divise aisément en plusieurs faisceaux fortement tendineux, qui partent du sommet de l'épitrochlée, avec le fléchisseur superficiel. — La portion cubitale, située entre le fléchisseur externe et le fléchisseur oblique du métacarpe, est très-courte etconoïde, épaisse à son extrémité supérieure, rétrécie à son extrémité inférieure, à laquelle succède un long tendon aplati réuni, par en bas, au tendon principal; elle prend son origine sur le sommet et sur le bord postérieur de l'olécrâne. — La portion i^adiule (1), la plus faible, est cachée profondément sous le corps charnu épitrochléen. Les fibres musculeuses qui la composent, fixées sur la face postérieure du radius et légèrement rayonnées, se rassemblent sur un petit tendon particulier, qui se confond avec le tendon commun, après avoir contracté d'intimes adhérences avec la bride radiale du perforé.

Trajet et attaches du tendon. — Le tendon qui succède à ces trois corps charnus s'engage dans la gaîne carpienne avec celui du fléchisseur superficiel. Il reçoit, vers le milieu de la région métacarpienne, une forte bride fibreuse fournie par le grand ligament postérieur du carpe (fig. 105 et 107, 23), traverse l'anneau sésamoïdien du tendon perforé, passe entre les deux branches terminales de ce tendon, sur la poulie de renvoi de la face postérieure du deuxième phalangien, et s'épanouit ensuite en formant une large expansion qu'on nomme aponévrose plantaire.

Cette aponévrose glisse, par sa face antérieure, sur la face inférieure du petit sésamoïde, à l'aide d'une synoviale particulière, h petite gaîne sésamoïdienne, et se trouve recouverte, en arrière, par une lame fibreuse signalée pour la première fois par M. FL Bouley, qui la considère comme une gaîne de renforcement du tendon perforant. Elle s'insère enfin a la crèle semi-lunaire de l'os du pied et aux enqu-einlcs médianes situées derrière cette crête, en se confondant par côté avec le tissu des fibro-cariilages latéraux.

La petite gaîne sésamoïdienne présente la forme vésiculaire; elle tapisse le petit

(1) Elle représente le long fléchisseur du pouce de l'homme.

sésamoïde et le ligamenl impair de l'articulation du pied, se replie ensuite sur l'aponévrose plantaire, en avant de ce ligament, et remonte jusqu'au niveau du cul-de-sac inférieur de la grande gaîne sésamoïdionne, où elle se réfléchit de nouveau pour se continuer avec elle-même. Elle forme donc deux culs-de-sac, l'un supérieur, l'autre inférieur, qu'on aperçoit très-bien sur une coupe longitudinale et verticale de la région digitée. (Voy. fig. 80, 15 et 16.) Le premier s'adosse contre le cul-^de-sac postérieur de la synoviale articulaire du pied, et se trouve séparé du cul-de-sac inférieur de la grande gaîne sésamoïdienne par une lame transverse de tissu fibreux jaune, qui attache le tendon perforant à la face postérieure de la deuxième ])halange. Le second est situé sous le ligament inler-osseux qui unit l'os naviculaire au troisième phalangien.

La gaîne de renforcement du tendon perforant est formée par une membrane fibreuse appliquée sur la face postérieure de l'aponévrose plantaire. Cette membrane adhère intimement par en bas à l'expansion qu'elle recouvre, et finit par se confondre tout à fait avec elle. Elle se fixe, par côté, sur l'extrémité inférieure de la première phalange, au moyen de deux brides latérales (fig. 108, k, h).

Rapports. — Le corps charnu épitrochléen est tapissé à sou origine par le cul-desac externe de l'articulation du coude, lequel cul-de-sac revêt également les autres muscles attachés sur l'épitrochlée, c'est-à-dire le fléchisseur externe et le fléchisseur oblique du métacarpe. Il répond : en avant, au radius et à la portion radiale du muscle; en arrière, au perforé; en dehors, au fléchisseur externe du métacarpe; en dedans, au fléchisseur interne et au fléchisseur oblique du même rayon.

La portion cubitale, recouverte par l'aponévrose anti-brachiale, recouvre la portion épitrochléenne.

La portion radiale est comprise entre celle-ci et la face postérieure du radius.

Le tendon est en rapport, en arrière, avec celui du perforé; en avant, avec le ligament postérieur du carpe, le ligament suspenseur du boulet et la coulisse grande sésamoïdienne; par côté, avec les vaisseaux elles nerfs du doigt. Son expansion terminale est recouverte par le coussinet plantaire, qui lui adhère, en avant, de la manière la plus intime ; elle recouvre le petit sésamoïde.

Usages. — Ce muscle fléchit les phalanges les unes sur les autres et sur le métacarpe. Il concourt aussi à la flexion du pied tout entier sur l'avant-bras. La biide qui attache son tendon en arrière du carpe et sa gaîne de renforcement phalangienne le l'endent propre à prévenir mécaniquement, pendant la station, l'alTaissement de l'angle métacarpo-phalangien et de la région digitée.

CARACTÈRES DIFFÉRENTIELS DES MUSCLES DE L'AVANT-BRAS DANS LES ANIMAUX AUTRES QUE LES SOLIPÉDES.

Ruminants. — Chez le Bœuf, le Mouton et le Dromadaire, Vextenseur antérieur du métacarpe se comporte comme chez les solipèdes. Vextenseur oblique de la même région se termine en dedans de l'extrémité supérieure du métacarpien principal.

Vextenseur antérieur des phalanges présente une disposition remarquable. Ce muscle est divisé dans toute sa longueur en deux portions parallèles : une externe qui forme Vextenseur commun des doigts; une autre interne qui constitue Vextenseur propre du doigt interne.

a. Le corps charnu de Vextenseur commun (fig. 109, 3) est un peu plus volumi-

MUSCLES DliS MEMBRES ANTÉRIEURS. 285

lieux que celui du second muscle. Son icndoii (3') commence vers le tiers inférieur du radius, passe sur le genou, le métacarpe et l'articulation métacarpo-phalangienne. Arrivé à l'origine des doigts, il se bifunjue; et chacune de ses branches va s'insérer sur l'éminence pyramidale de la troisième phalange (3"). Ce nuisclc, en étendant les doigts, les rapproche l'un de l'autre, comme l'a judicieusement observé iM. Lecoq.

b. V extenseur propre du doigt interne (fig. 109, U) ressemble beaucoup à l'extenseur commun par son volume, sa forme et sa direction. Son tendon {k') passe, avec celui qui termine ce dernier muscle, dans l'une des coulisses inférieures (kl radius et sur le Ugament capsulaire du carpe, où les deux tordes se trouvent enveloppées par une gaîne synoviale comiiume. Arrivé au niveau de l'articulation métacarpo-phalanuienue, ce tendon se place au côté excentrique du doigt in- [erne, descend, en s'élargissant de plus en plus, jusqu'à 1 extrémité inférieure de celui-ci, et reçoit du ligament suspenseur du boulet, vers le milieu de la première phalange, deux brides d'assujettissement exactement semblables à celles qui, chez les Solipèdes, fixent sur le même os l'extenseur antérieur des phalanges. Ce tendon se bifurque inférieurement : l'une (les branches s'attache sur la face antérieure de la deuxième phalange ; l'autre, beaucoup plus large que la première, recouvre le ligament latéral externe commun aux deux articulations inter-phalangiennes, et se termine sur tout le côté externe de la troisième phalange. Chez le Mouton, cette seconde branche est faible, et se dirige vers le talon, qu'elle enveloppe en se confondant avec le tendon perforant et le coussinet plantaire.

U extenseur latéral des phalanges des Ruminants est plus épais que chez le cheval, et constitue l'extenseur propre du doigt externe (fig. 109, 5). Son tendon terminal (4', 6, 7) se comporte absolument* comme celui de l'extenseur propre du doigt interne; on peut se dispenser d'en faire une description spéciale. Nous ferons remarquer, avec M. Lecoq, que ces deux muscles écartent les doigts l'un de l'autre, en les étendant; ils sont donc, jusqu'à un certain point, antagonistes de l'extenseur commun.

Dans le fléchisseur oblique du métacarpe du Dromudaire, on trouve une portion cubitale très-mince et plutôt aponévrolique (jue charnue. Le tendon inférieur de ce muscle, en même temps qu'il s'insère sur l'os sus-carpien, abandonne une bride qui se rend au bord interne du carpe. Chez le même animal, le fléchisseur interne s'attache sur l'extrémité supérieure du bord interne du mélacarpien.

Le perforé du Bœuf et du Mouton se compose do deux portions dont les tendons se réunissent vers le milieu de la région métacarpienne. Le tendon simple (fig. 110, 1*

Fig. 109. — Muscles de l'avant-bras du bœuf (face externe) (*).

(*) « , extenseur «ntérieiir rlii métncarpc ; 1', l'iiiserlion de snii tondoii ; 2, oxteiisem- oblique ; 3,exlcn8CHr commun db» ilaigls i 3', son Icnclon ; 3", lu liiriiiTution tenniiinle île ce tcmloii ; *, extenseur iiri.pi'e du doist intei'ne j 4 , son len \ 5, extenseur [.ronre du doiçt externe ; 5', sou tendon ; 0, su liranclie d'insertiiui il lo druixuuue |.ludiinf;e; , ' ,

à introisiéme ; 8, lléeliisseur externe du méti.carpe ; 9, portion oléerAoienne du perforant: 10 tendon " 1'^',^ ™ ^^^^ 11, tciulou du perlorC-; 12, lignuienl. suspenfli'nr du l.oidet ; 13, lu hride ,pril fournit nu pcrfori l''''''! 3ia !

dans leipiel piuise le perforant -, d4, la bride exterire qu'il envoie il l'extenseur propre du doigt externe ; lo, t oruLu-i , 16, liracliial antérieur ; 17, anconé.

2, 3) qui résulte de cette soudure, se divise ensuite en deux branches, lesquelles se corn- • portent exactement, à l'égard des doigts, comme la corde uni(|ue du perforé du cheval. On observera seulement que chacune d'elles reçoit du ligament commun postérieur du carpe une bride fibreuse analogue h celle qui, chez les solipèdes, gagne le tendon i perforant. Celte bride (lig. 109, 13) concourt à la formaiion de l'anneau dans lequel s'engage ce dernier tendon.

Chez le Dromadaire, OU ne trouve pas la portion charnue dii perforé; ce muscle est représenté par une bride tendineuse dont la disposition est assez curieuse. Cette bride provient du ligamentcommunpostérieur du carpe; à son origine, elle adhère fortement à la branche du ligament suspenscur du boulet qui descend de l'os sus-carpien. Elle se place ensuite en arrière du tendon perforant, où elle est recouverte complètement par une membrane blanche très-résistante; vers le milieu du métacarpe, elle se divise en deux branches qui divergent en formant un angle très-aigu. Chacune de ces branches glisse dans la gaîne grande sésamoïdienne, dont la paroi postérieure est constituée par une lame résistante qui s'attache sur les bords du ligament suspenscur du boulet et les sésamoïdes, et au-dessous de ces os elles se bifurquent à leur tour. Il en résulte quatre branches qui se fixent sur l'extrémité supérieure des deux secondes phalanges; entre les branches de ces bifurcations ])assent les tendons du perforant.

La bride qui remplace le perfoié n'est pas percée de trous pour le passage du perforant; dans chaque gaîne grande sésamoïdienne, celte bride s'infléchit autour de ce dernier tendon, mais ses bords ne se réunissent pas en avant de lui.

Dans le Bœur, le tendon terminal du perforant ne reçoit point de bride carpienne; cette bride se rendant au perforé. Arrivé audessus du boulet, il se divise en deux branches, une pour chaque doigt, lesquelles branches, après avoir traversé le perforé, vont se terminer en arrière de la face inférieure delà troisième phalange. Là, elles se confondent avec le coussinet plantaire, le ligament interdigité inférieur, et une lanière fibreuse déjà signalée dans la description de ce ligament. Cette lanière provient de l'aponévrose qui recouvre les tendons fléchisseurs dans la région métacarpienne; elle descend sur les talons, en arrière et en dehors des doigts, reste unie à l'autre doigt par un fascia fibreux intermédiaire, et s'attache sur les gaines d'enveloppe des tendons fléchisseurs, ainsi que sur le ligament interdigité supérieur. Chacune d'elles se termine, à son extrémité inférieure, en s'unissant à l'extenseur propre du doigt, au coussinet plantaire, au ligament interdigité inférieur et au fléchisseur profond des phalanges.

Il n'y a point, à proprement parler, de gaîne de renforcement phalangienne. Cependant on pourrait considérer comme telle le faisceau supérieur du ligament interdigité inférieur. (Voyez fig. 110, 6.)

' Parmi les trois portions du perforant du Dromadaire, la radiale est la plus grosse. Leurs tendons se confondent à l'intérieur de la gaîne carpienne. La corde qui en résulte est assez facilement divisible en deux jusqu'au milieu du mé-

FlG. 110. — Appareil tendineux et liganienteux de la face postérieure de la région digitée chez le bœuf (membre postérieur) (*). .

(*) i, tentlon fin iierlnri' ; 2, 2, In-andips terminales ilo ne tpiuloii ; 3,3, leur liifiii-eulion ; 4, 4, perforant ; 6,0, liridrs supérieures du ligainent iutcriligitc; inlérieur, s'ulladiiujt. sur lu première plialuuge ; 7, lia;iuncnt iutcriiigité iulï'rieur; 8, 8, ligament siispcuseur du Imulet.

lacarpe; là, le lendon se bifurque ; chaque branche passe entre les terminaisons de la l.i ide qui représcnie le perforé et va s'attacher sur la troisième phalange où elle est icouvcrle par une i)etile gaîne de renforcement.

Porc. — On remarque, chez ccl animal, que le tendon de Vexienseur antérieur les phalanges se rend à l'exlrémité supérieure du grand métacarpien interne, et celui de ['extenseur oblique au petit métacarpien interne.

A la place de l'extenseur antérieur des phalanges, on trouve deux muscles analogues à ceux dont nous venons de faire la description chez les Ruminants. — L'externe (111 ['extenseur commun des doigts so. divise facilement en plusieurs faisceaux et se iri iiiine par quatre branches tendineuses qui gagnent l'éminence pyramidale de la iioisième phalange des quatre doigts. Le tendon du petit doigt externe abandonne >,i)iivent un mince rameau bilide destiné à renforcer les tendons des deux grands doigts l.f muscle interne ou ['extenseur propre des deux doigts internes possède un tendon hirurqué; chaque branche gagne le côté excentrique de la troisième phalange du doigt qu'elle est chargée de mouvoir. — Quant au tendon de l'extenseur latéral des phalanges, il s'épanouit sur la face excentrique du doigt externe.

Pour les muscles de la région anti-brachiale postérieure, on constate : !« que la bl anche antérieure du tendon terminal du fléchisseur extertie du métacarpe se rend à ia tète du métacarpien le plus externe; 2" que le fléchisseur interne se termine sur le métacarpien du grand doigt interne ; 3° que le perforé, formé de deux corps charnus, terminés chacun par un tendon, s'insère inférieurement sur la seconde phalange d'un des grands doigts; 4° que le perforant se divise en quatre branches terminales qui gagnent la dernière phalange des doigts.

Carnassiers. — Dans le Chien et le Cliaf, Vextenseur antérieur du métacarpe se divise, 'a son extrémité inférieure, en deux branches qui l'appellent exactement les tendons terminaux des deux muscles radiaux externes de l'homme : l'un s'insère au métacarpien de l'index, l'autre au métacarpien du médius (fig. 111, A, 5, 6, 7).

U extenseur oblique se rend au métacarpien du pouce; il fournit de plus une petite branche particulière qui glisse, au moyen d'un sésamoïde, sur le troisième os de la rangée inférieure du carpe, et qui va se confondre avec le ligament postérieur du carpe (fig. 111, A, 8 ; B, 4; D, 8); il écarte le pouce des autres doigts, mais nous le croyons peu propre à jouer le rôle d'extenseur.

L'extenseur antérieur des phalanges des solipèdes est remplacé par un seul muscle, Vextenseur commun des doigts, terminé par un tendon quadrifurqué, dont les rameaux se distribuent aux quatre grands doigts (fig. 111, A, 9, 9').

Le tendon de l'extenseur latéral se divise en trois branches qui s'insèrent sur la face antérieure des trois doigts externes, en.se confondant avec les tendons de l'extenseur commun, ou avec les brides fibreuses fournies à ces tendons par les muscles interosseux métacarpiens.

Le fléchisseur externe du métacarpe se comporte ici comme chez le porc. .Mais le fléchisseur oblique est recouvert parle perforé, et sa portion oléciâniennc, plus épaisse que dans les autres animaux, ne s'unit au corps charnu principal que tout à fait en bas. Le fléchisseur interne est faible et conoïde; ,soii lendon, grêle et long, gagne le métacarpien de l'index.

Le perforé du Ciiim et du Chat présente un corps charnu long, large et superficiel, séparé du perforatit par le fiéchisseur oblique du métacarpe. Son lendon passe en dehors de la bride carpicnne, et il se divise en quatre branches, attachées par leur extrémité inférieure sur la seconde phalange des ([ualre doigts principaux.

Pour le pe7'forant, on constate :

1° Que la portion radiale du muscle {long fléchisseur du pouce chez l'homme) com- mence vers l'extrémité supérieure du radius (fig. 111 C, U) ;

2° Que la portion cubitale constitue un muscle semi-penné, attaché par l'extrémité ! supérieure de ses libres charnues sur presque toute la face postérieure du cubitus f (fig. 111 6', 3); ;

3° Que la portion épitrochléenne abandonne au-dessus du genou un petit faisceau i| particulier, terminé par un tendon très-grêle qui se perd dans l'arcade fibreuse de la i gaîne carpienne (fig. 111 C, 6), Ce petit muscle représente le palmaire grêle de» l'homme.

Le tendon terminal se divise en cinq branches, une pour chaque doigt (fig. 111 Z), . 4, etc.)

Nous avons donc déjà décrit chez ces animaux :

1° Deux muscles radiaux externes, distincts seulement à leur extrémité terminale, . et confondus dans le reste de leur étendue. C'est l'extenseur antérieur du métacarpe? des Solipèdcs (fig. 111 A, 5, 6, 7j.

2° Un long abducteur du pouce, qui semble représenter à la fois le muscle analogue de l'homme et le court extenseur du même doigt. C'est l'extenseur oblique du i métacarpe chez le cheval (fig. 111 A, 8).

3° Un extenseur commun des doigts, ou extenseur antérieur des phalanges (cheval) (fig. 111 A, 9).

4° Un extenseur propre des trois doigts externes , ou extenseur propre du petit doigt (homme), ou extenseur latéral des phalanges (cheval) (fig. 111 A, 10).

5" Un cubital postérieur, ou fléchisseur externe du métacarpe (cheval) (fig. 111 .A, 13).

6° Un cubital antérieur, ou fléchisseur oblique du métacarpe (cheval), fig. 111 Z), 6).

7° Un grand palmaire, ou fléchisseur mterne du métacarpe (cheval) fig. 1115, 8).

8° Un petit palmaire ou palmaire grêle , dépendance du fléchisseur profond de.s phalanges (fig. 111 C, 6).

9° Un fléchisseur sublime des phalanges (fig. 111 D, 1).

10° Un fléchisseur profond des phalanges (fig. 111 C, 5; /), 3).

11" Un long fléchisseur du pouce, réuni au muscle précédent (portion radiale du perforant) (fig. 111 C, h).

Mais on trouve encore, dans les Carnassiers , cinq autres muscles qui manquent généralement dans les autres animaux. Ce sont : Yextenseur propre du pouce et de r index, le long supinateur, le court supinateur, le rond pronateur et le carré pronateur. Nous allons en faire une description spéciale.

Muscles propres à l'avant-bras des carnassiers. 1° Extenseur propre du pouce et de l'index (fig. 111, ^4, 11 ; B, 3;. Synonymie : Long extenSeUr du pouce et extenseut propre de l'index chez ITiommc.

C'est un très-petit muscle composé d'un corps charnu et d'un tendon. Le premier, grêle et fusiforme, se trouve situé sous l'extenseur latéral, et prend son origine avec l'cNlenseur oblique du métacarpe au côté externe du radius. Le tendon traverse la face antérieure du genou , enveloppé par la gaîne synoviale de l'extenseur commua

MUSCLES DES MEMBRES ANTÉRIEURS. 2g9

(les doigls, sons lequel il passe. Il se place en ded-uK ,i„ • •

b.a„cl,«, l'a,,,, „„i gagno le pouce, l'au Jl'tfa (,)! " '"""^'^ 1""

2° Long supinalcur (fig. A, 12; C, 8). Co muscle n'existe qu'à l'état rudimentaire chez les Carnassiers. On a même nié

Fig. 111. — Muscles de l'avant-bras et de la main chez le chien (*).

(1) Nous avons trouvé plusieurs fois, chez des clievaux énergiques, et plus souvent chez le bœuf, les vestiges de ce muscle^ sous forme d'un faisceau profond silué en avant de l'extenseur latéral.

(*) '^i ''«(jion antérieure superficielle : l, court fléchisseur de Invant-bras (brachial antérieur) ; 2, long llécliisgeur de 1 avnnt-bras (biceps brachial); 3, ancoué; 4, rond pronateur; 5, extenseur antérieur du métacarpe (radiaux externea);6, sou tendon d'insertion destiné au (piatriôrao niétacaijjien ; 7, celui qui va au troisième; 8, extenseur oblique du métacarpe {long abducteur et court extenseur du pouce) ; 9, extenseur commun des doigts; 9', son tendon terminal nu point où il se divise eu quatre l)rnuehes ; iQ extenseur propre des trois doigts externes, ou extenseur latéral des phalanges (cheval) ; 10' , son tendon terminal à l'origine de sa trifureation ; 4i, extenseur propri^ du j)ouce et do l'index; 11', son tendon terminal; 12, 12, l(i[ig siipinatcur; 13, lléchisseur externe du métacarpe (c<d)ilal postérieur).

B, région anli-rkure profonde : 1, rond pronateur ; 2, court supiuateur ; 3, extenseur propre du pouce et de l'index ; 4, extenseur oblii|ue du métacarpe ; 5, insertion siipérieuro de l'extenseur antérieiu' du mélucnqie ; 6, id. do l'extenseur antérieur des phalanges ; 7, extenseur propre des trois doigls externes; 8, lléchisseur interne du métacarpe (grand palmaire); 9, mastoido-lnunéral ; 10, 11, long et court fléchisseurs de l'avant-hras.

V.,rc;iion postérieure profonde : 1, rond pronateur; 2, carré pronaleiM'; 3, portion cubitale du perforant ; 4, portion radiale du même (long lléchisseur du pouce); 5, tendon terminal du même ; 6, tcmloii du palmaire grélc (division du fjcrroranl); 7, extenseur antérieur du métacarpe; 8, long supiuateur; 9, itiscrlion épitrocliléeime des nuiscles perforé, perforant, lléchisseur oblique et lléchisseur inti^rue du métacarpe: 10, insertion olécrftni('nue du lléchisseur oblique; il, insertion sus-cnrpienne du même ; 12, tendon terminal dn lléchisseur interne ; 13, extenseur (iropru des doigts externes; 14, coroco-radini ; 15, tenilon des extenseurs de l'avnnt-hrafl.

D, réijion jmulérictire supcrfir.idii: cl muscles propres un pied ou d la main : 1, perforé ; 1', son toiulon coupé son passage derrière In gaine earpienne ; 2, etc., «es branches ternrinales ; 3, perforant; 3', son leudou coupé après sa sortie de la gaine earpienne ; 4, etc., se» branches terminale» ; 5, tendon du lléchisseur interne du métacarpe; 0, fléchisseur oblique (cubital antérieur) ; 7, extrémité inférieure du long supiuateur ; 8, tendon terminal de l'exliniseur oblique

du métacarpe ; 0, court alidiictcurdu |.ouce ; 10, oppnsaut du pin ; 11, court lléchissi'ur du iiuuce ; 12, adducteur du

pouce transformé, chez le chien, en adducteur de rinih'X; 13, court fléidiisseur du [letil doigt; U, adiluclcnr du petit doigt ; 15, opposant du petit dipigt ; 10, 10, umscles inlcrosseux nu''laearpieii».— (i,it,a, brides qui nuiinticuneiit li'S tendons fléchisseurs sur les articulations mélncarno-phalaugicnnes, en bornant l'écartement des doigts, et dont I ensemble représente, 4 l'état de vestige, l'aponévrose palmaire du l'homme, édit.

CHAt'VEAi;.

son existence clans le chien. C'est à tort; car nos recherches nous ont démontré qu'il Ij existe dans toutes les races, d'une manière plus ou moins évidente. j

C'est une bandelette très-délicate située en avant et en dedans de l'extenseur antérieur du métacarpe, prenant son origine, avec ce muscle, sur la crête qui borde en i arrière la gouttière de torsion de l'humérus , et se terminant en dedans de l'extrémité ; inférieure du radius par des fibres charnues et aponévroliques. Ce petit muscle ne peut avoir qu'une influence fort bornée sur les mouvements des os de l'avant-bras, à fi cause de son faible volume. Il ne saurait, du reste, malgré son nom, agir dans la supination.

3° Court supinateur (fig. Hl B, 2).

Muscle triangulaire et légèrement rayonné , caché sous l'extenseur antérieur du métacarpe et l'extenseur commun des doigts. Il prend son origine dans la petite fossette située en dehors de la surface articulaire inférieure humérale, par un tendon aplati confondu avec le ligament latéral externe de l'articulation du coude. Il se termine en haut de la face antérieure du radius et même sur le côté interne de cet os, par l'extrémité inférieure de ses fibres charnues. Recouvert par les deux muscles cités plus haut, il recouvre l'articulation du coude et l'os qui reçoit son insertion. On doit le considérer, chez les Carnassiers, comme le principal agent du mouvement supinatoire. Il fait donc pivoter le radius sur le cubitus, de manière à tourner en dehors la face antérieure du premier os.

4° Rond pronateur (fig. 111 J), 1; C, 1).

Situé en dedans et en haut de l'avant-bras , entre le gi-and palmaire ou le fléchisseur interne du métacarpe et l'extenseur antérieur du même rayon, le rond pronateur est un muscle épais et court, qui prend son origine sur la petite tubérosité épitrochléenne de l'humérus, et qui se termine au côté interne du radius par des fibres aponévro tiques.

5° Carré pronateur (fig, 111 C, 2).

Ce muscle, d'une disposition très-simple, est immédiatement situé en arrière des os de l'avant-bras, sous les masses musculaires de la région anti-brachiale postérieure. Il s'étend depuis l'insertion des fléchisseurs de l'avant-bras jusque auprès du carpe, et se trouve formé de fibres transversales qui se portent directement du cubitus au radius. Ce n'est donc plus, comme chez l'homme, un muscle carré attaché seulement sur le quart inférieur de ces deux os.

Les deux pronateurs sont les antagonistes du court supinateur, c'est-à-dire qu'ils ramènent en avant la face antérieure du radius et du métacarpe.

COMPARllSOM DES MUSCLES DE L'AVANT-BRA.S DE L'HOMME AVEC CEDX DES ANIMAUX.

Tous les muscles de l'avant-bras de l'homme sont plus ou moins parfaitement représentés dans l'avant-bras des animaux carnassiers.

Chez l'honnne, on décrit ces muscles en plaçant l'avant-bras dans la supination, et on les divise en trois régions : région antérieure, région externe et région postérieure.

A. Région antérieure.

Elle comprend huit muscles :

1» Le rond pronateur, absent chez les animaux, sauf les carnassiers. Ce muscle forme la saillie interne oblique du pli du coude. Il part de lepitroclilée et de l'apophyse coronoïde du cubitus, pour se terminer sur le tiers moyen de la face externe du radius.

2" Le (jrand palmaire, qui répond au fléchisseur interne du métacarpe du cheval. Situé en dedans du précédent, il s'attache, en haut, sur l'épitrochlée ; en bas sur la base du deuxième métacarpien. Il est surtout fléchisseur de la main.

3° Le palmaire grêle, dont l'existence n'est pas constante, et qui est figuré, chez le chien, par une portion du fléchisseur profond des phalanges.

W Le fléchisseur superficiel ou perforé possède deux plans de fibres charnues. Le plan superficiel est destiné aux tendons du médius et de l'annulaire ; le plan profond aux tendons de l'index et du petit doigt. Ces tendons se fixent sur les deuxièmes phalanges des doigts indiqués.

5° Le cubital antérieur rappelle le fléchisseur oblique du métacarpe du cheval. Il s'insère, en haut, à l'épitrochlée et â l'olécràne; en bas, sur le pisiforme. Sou action se transmet, par une bride fibreuse, de cet oS;, au cinquième métacarpien. Il fléchit la main en l'inclinant en dedans.

6° Le fléchisseur profond ou perforant se décompose en deux faisceaux : l'un, interne, pour le petit doigt, l'annulaire et le médius; l'autre, externe, pour l'index. Les trois premiers tendons sont d'abord réunis les uns aux autres par des brides fibreuses; ils traversent tous une gaîne formée par le perforé,

7° Le fléchisseur propre du pouce, représenté chez le chien par la portion radiale du perforant. Il s'attache, d'une part, aux trois quarts supérieurs de la face antérieure du radius, à l'aponévrose interosseuse et à l'apophyse coronoïde du cubitus, d'autre part, à la deuxième phalange du pouce,

8° Le carré pronateur, muscle épais, quadrilatère, à fibres transversales, situé à la partie profonde et inférieure de l'avant-bras. Le même muscle, chez le chien, est beaucoup plus étendu dans le sens de la longueur du membre.

B, Région externe.

Les muscles de cette région sont au nombre de quatre , dont deux, les supinateurs, ne sont représentés que dans les animaux carnassiers :

1» Le long supinateur forme la saillie externe du pli du coude. 11 s'attache au tiers inférieur du bord externe de l'humérus, cl a la base de l'aiwphyse slyloïde du radius. Il est fléchisseur de l'avant-bras et non supinateur, comme l'indique son nom.

2" Le premier radial externe est représenté par une portion de l'extenseur antérieur du métacarpe des animaux. Il commence à i;i partie inférieure du bord externe de l'humérus, et .se termine à la partie postérieure de la base du deuxième métacarpien.

3" Le deuxième radial externe, également re|)résenlé par une portion de l'exlcnscur antérieur du métacarpe, se termine sur la base du troisième métacarpien.

k" Le court supinateur, nuiscle emoulé autour du tiers supérieur du radius et qui est l'agent essentiel de la supination.

FiG. 112. — Muscles de la région antérieure de l'avant-bras de l'homme, partie profonde (').

(*) A,;)rcJmtTC couche : 1, opili'oclilijB ; 2, tficejis ; 3, insertion coupée du flécliisseiif superficiel ; 4, llècliisseur profond ; 5, faisceau de l'indicateur; 6, faisceau des trois derniers doigts ; 7, llècliisseur propre du povicc ; 8, deuxième radial externe; 9, court supinatenr ; dO, tendon du biceps; dl, carré pronateur ; 12, tendon du grand palmaire ; 13, tendon du cubital antérieur; ii, tendon du long abducteur du pouce.

B, seconde couche : 1, cubitus ; 2, railius; 3, partie antérieure de 1« capsule articulaire du coude ; 4, membrane interosseuse ; 5, corde de Weitbrccht ; 6, insertion coupée du fléchisseur «uperlieiel ; 7, tendon du biceps ; 8, 9, 10, court supiuateur; H, carré pronattur.

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