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DIRECTION

Elle est absolue ou relative. La direction d'un os peut être verticale, horizontale ou oblique. Exemple : Le scapulum est placé dans une direction oblique de haut en bas et d'arrière en avant.

CONFIGUKATTON DES OS.

Forme. — Elle est absolue ou relative.

A. Forme absolue. — La forme absolue d'un os est celle qu'il doit au rapport existantenire les trois dimensions: longueur, largeur et épaisseur. — (7. Un os dans lequel une des dimensions l'emporte de beaucoup sur les deux autres, est un os lonci : exemple, le fémur. Tons les os longs sont creusés à l'intérieur d'une cavité allongée, la cavité médullaire. Les os longs appartiennent exclusivement aux membres. On trouve, dans l'économie animale^ des os qui leur ressemblent par leurs dimensions, mais (|ui manquent de cavité médullaire : exemple, les côtes. Ils dill'èrent essentiellement des véritables os longs: aussi les a-t-on distingués sous le nom d'os allongés. — ù. Un os (|ui olfre deux dimensions beaucoup plus développées que la troisième est un os /ilat ou hirgc : Exemple, le pariétal. Les os de cette catégorie, dépourvus de cavité médullaire, se rencontrent dans la tête et les régions supérieures des menibres. — c. Un os qui pré-

ih DES OS.

sente à peu près le même développement dans toutes ses dimensions s'appelle un os court : exemple, l'astragale. Privés comme les précédents de cavité médullaire, les os courts se trouvent dans le rachis et dans quelques régions des membres.

B. Forme relative. — Faire connaître la forme relative d'un os, c'est indiquer la ressemblance plus ou moins exacte qu'il peut avoir avec des figures géométriques ou des objets connus. Ainsi le scapulum est un os de forme triangulaire.

Particularités extérieures des os. — Elles appellent fortement l'attention, parce qu'elles modifient la forme générale des os, et qu'elles aident singulièrement à faire reconnaître chacun d'eux parmi tous les autres. Ces particularités, véritables marques distinctives qui permettent d'établir avec précision le signalement des os, sont toujours, ou des éminences, ou des cavités.

Éminences. — Les éminences qui font relief à la surface des os se répartissent dans deux catégories différentes. Les unes concourent à former les articulations qui joignent les os entre euX; on les nomme éminences articuloires, et on les distingue en éminences diarthrodiales et en éminences synarthrodiales, suivant qu'elles appartiennent à des articulations mobiles ou à des articulations immobiles. Les autres, destinées généralement aux insertions des ligaments et des muscles, sont appelées éminences d'implantation ou non articulaires.

Les éminences synarthrodiales sont toujours des dentelures plus ou moins profondes et plus ou moins finement découpées.

Les éminences diarthrodiales sont volumineuses, lisses et recouvertes de cartilage dans l'état frais. Elles s'appellent têtes et condyles : têtes, quand elles figurent un segment de sphère (tête du fémur, tête de l'humérus) ; condyles, lorsqu'elles représentent un segment d'ovoïde coupé parallèlement à son grand axe (condyles du fémur).

Les éminences non articulaires reçoivent des noms très-variés. Si ces éminences sont volumineuses, bien détachées du reste de l'os, on les appelle des apophyses. Les apophyses possèdent des qualificatifs tirés de l'analogie qu'on a trouvée entre leur forme et celle d'un objet comiu. (Ex. apophyses siyloïdes, clinoïdes, coronoïdes, coracoïdes, etc.) On donne aux éminences non articulaires le nom de protubérances, tubérosités, quand elles sont larges, arrondies et peu détachées. Enfin, ou les appelle lignes, crêtes, lorsqu'elles sont étroites et très- al longées.

Cavités. — Les cavités des os ont été divisées également en cavités articulaires et en cavités non articulaires.

Les premières répondent aux éminences de même nom dans les jointures osseuses. Elles prennent le nom de cavités glénoïdes, quand elles sont ovalaires et peu profondes ; et celui de cavités cotyloïdes, quand elles sont profondément excavées, comme une écuelle ou une cupule de gland (cavité glénoïde du scapulum, cavité cotyloïde du coxal).

Les cavités non articulaires servent, soit à des implantations ligamenteuses et musculaires, soit au passage de vaisseaux, de nerfs ou de tendons, etc.

On les appelle gouttières ou coulisses, quand elles sont larges, profondes et lisses; sillons, quand elles sont longues, étroites et lisses à leur fond; rainures, lorsqu'elles sont étroites et rugueuses. Le nom d'impressions digitales est donné aux excavations des os qui semblent produites par la pression du doigt. Les fosses, les sinus, les cellules, les échancrwes, sont encore des cavités non articulaires des os. Les sinus et les cellules sont formés par des espaces vides à l'intérieur des os ; les échancrures, par des cavités creusées sur le bord des os.

PRINCIPES GÉNÉRAUX APPLICABLES A l'ÉTUDE DE TOUS LES OS. 15

Lorsqu'une cavité traverse un os de part eu pari, on lui donne le nom de trou. Si ce trou présente une certaine longueur, on l'appelle conduit ou canal. Les fentes sont des trous longs et étroits; les liiatus, des ouvertures larges et à contours irréguliers.

RÉGIONS DES os. — Quand on veut décrire les émiiiences et les cavités extérieures d'un os, il est essentiel de ne point les signaler au hasard en passant indifféremment des unes aux autres. Pour éviler les difficultés qui résulteraient de l'applicalion d'un système aussi peu rationnel, il convient de diviser l'os (|ue l'on veut étudier en plusieurs régions dans lesquelles on recherclie tour à tour les particularités extérieures qu'elles peuvent présenter.

Nous devons donner ici la marche générale à suivre pour établir les régions d'un os long, d'un os large et d'un os court.

a. Un os long se divise toujours en trois parties : un corps et deux extrémités. Le corps ou partie moyenne, ou encore la diaphyse, est la partie la plus étroite de l'os. Il représente un solide géométrique qui se rapproche plus ou moins d'un prisme trèsallongé. On étudiera donc dans le corps d'un os lo,ug autant de faces et autant d'angles plans ou de bords que le prisme qu'il représente en offrira.

Quant aux extrémités ou épiphyses, ce sont des rennomenls plus ou moins considérables, présentant des surfaces articulaires et des surfaces destinées à des insertions musculaires ou ligamenteuses.

b. Un os plat aura nécessairement deux faces, des bords et des angles.

c. Un os court présente h décrire des faces en plus ou moins grand nombre, et des angles plans et saillanis qui sont souvent négligés à cause de leur peu d'importance.

CONfORMWION INTÉRlEUftE t)ES 08.

Des coupes faites en divers sens dans l'épaisseur des os montrent que leur conformation intérieure varie suivant qu'ils appartiennent à la catégorie des os longs, des os plats ou des os courts, La diaphyse des os longs est creusée d'une vaste cavité fusiforme; c'est le canal médullaire. Le canal médullaire est absent dans les os plats et les os courts. Les parois du canal médullaire sont formées par un tissu osseux très-condensé, à pores à peine visibles à l'œil nu, que l'on appelle substance compacte. Les extrémités des os longs sont entourées par une couche mince de substance compacte, et le reste de leur masse est constituée par de la substance spongieuse, tissu osseux creusé de cellules ou d'aréoles très-larges qui communiquent toutes entre elles. Le canal médullaire et les aréoles de la substance spongieuse sont remplis |)ar une substance de nature cellulo-graisscuse, la moelle des os. Les os plats sont constitués par une couche de substance spongieuse comprise entre deux lames de substance compacte. Dans certains points de leur étendue, la substance spongieuse disparaît et l'os se trouve formé par une seule lame de tissu compacte. Les os courts possèdent un noyau de substance spongieuse enveloppé par une couche plus ou moins épaisse de substance compacte.

La substance compacte des os étant très-résistante, on la trouve dans tous les points qui supportent de violents efforts. La substance spongieuse est très-légère sous un grand volume; aussi là trouve-t-on dans les parties élargies des os, auxquels elle donne plus d'étendue sans augmenter sensiblement leur poids.

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