‹ Traite d'anatomie comparee des animaux domestiquesChapitre 10 sur 262 · STRUCTURE DES · texte numérisé non relu

STRUCTURE DES

Les os sont formés d'un tissu propre, entouré à l'extérieur par une membrane

particulière, le /jeVîWe, et pénétré à l'intérieur par hmoelle, des vaisseaux et des nerfs Tissu propre. — La texture du tissu propre des os varie un peu dans la substanci

compacte et dans la substance spongieuse. Le tissu compacte se compose d'une substance fondamentale, amorphe ou légère--

ment granulée, blanchâtre et plus ou moins opaciuc, selon l'épaisseur sous laquelle-

elle se présente.

Cette substance fondamentale est creusée d'une iidiniié de canalicules vasculairesi appelés canaux de Havers (fig. 7, a). Ces canaux, larges de 0"",1 à 0°"",2, sont parallèles entre eux et parallèles au grand axe de l'os; ils communiquent souvent ensemble par des branches transversales. Les plus superficiels viennent s'ouvrir à la surface de l'os, au-dessous du périoste (fig. 8), les plus profonds dans le canal médullaire, et uni certain nombre se terminent dans les aréoles de la substance spongieuse.

coupé transversalement, et du tissu osseux {*).

oslcoplastes.

Les parois de ces canaux sont constituées par plusieurs lamelles concentriques de; substance fondamentale. Dans l'épaisseur de ces lamelles se trouvent plongés les éié-ments essentiels du tissu osseux, c'est-à-dire les ostéoplasles. Ce sont de petites cavités' tapissées par une membrane de cellule, et garnies, sur leur circonférence, d'un grandi nombre de petits prolongements canaliculés, qui communiquent avec les ostéoplastes? voisins ou avec les canaux de Ilavers. Sur une lamelle osseuse desséchée,, les ostéoplasles paraissent noirs à la hiinière transmise, et blancs et brillants à la lumière.' directe; cet aspect avait fait sui)|)oser qu'ils étaient formés par de petits amas de matière calcaire. Aujourd'hui on sait parfaitement que ce sont de petites cavités ramifiées,, logeant une cellule imprégnée de liquide.

(*) 1, Cniml di: Havurs ; 2, anastomose transversale jetùu uutio duux canaux di; Uuvcrs ; 3, canal de Uavers coupé' eu travers et enlouré de systèmes de lamelles ; 4, ostéoplasles.

PRlNGIPliS GÉNÉRAUX APPMCAB ,ES A L'ÉTUDE DE TOUS LES OS. 17

Dans le lissu spongieux, on ne voil pas de canaux de Havers; les osléoplastes sont iiTéguliùrement disposés dans l'épaisseur de la substance fondamentale qui constitue les cloisons des aréoles de ce tissu

Quel qu'il soit, le lissu propre des os se compose d'une trame de substance organique, à base de gélatine, dans laquelle sont déposés des pliosplinles ol carbonates calcaires, qui donnent i\ ce tissu sa dureté caractéristique. 11 est facile de rendre évidente celte coniposilion en plongeant un os quelconque dans les acides clilorliydrique ou azotique étendus d'eau. Les acides dissolvent les sels calcaires et respectent la trame organisée. Aussi, après ([uelques jours de macération, l'os est devenu flexible comme du cartilage et a perdu une partie de son poids^ quoiqu'il ait conservé le même volume. On peut faire la conlre-parlio de celte opération, en soumettant un os à l'action du feu. Cet os est rendu alors toul ii fait friable, parce qu'on a détruit la trame organique sans aiiaquer les .sels calcaires qu'elle contient.

Périoste. — C'est une membrane fibreuse, très-vasculaire et nerveuse, qui recouvre l'os en entier, à l'cxceplion des surfaces articulaires. Son épaisseur et son adhérence ne sont pas les mêmes partout. Par sa fnce interne, elle répond à la surface de l'os; par sa face externe, elle se confpnd avec l'insertion des tendons et des liganienis, ou avec le lissu conjonctif ambiant.

Le périoste peut se décomposer en deux couches, bien qu'elles ne soient pas trèsdistinctes. La couche superficielle est essentiellement fibreuse; elle est formée par un mélange de fibres conneclives et élastiques et de cellules plasmatiques. Quant à la couche profonde, elle renferme bien un lissu conjonctif peu serré, mais elle contient surtout des fibres élastiques et des cellules arrondies ou fusiformes plus ou moins volumineuses. On l'appelle couche ostéogène.

Moelle. — La moelle est une substance grasse, pulpeuse, qui remplit le canal médullaire et les aréoles du lissu spongieux des os. Assez consisianle et d'une teinte rosée dans les os des jeunes animaux, la moelle devient diffluenle et jaunâtre dans les os des sujets avancés en âge. Sous le premier état, elle ne renferme que des traces de graisse; tandis que, sous le second, elle en contient les 96/100 de son poids. La moelle osseuse se compose : 1° de quelques irabécules d'un lissu conjonctif délicat, qui servent de soutien aux vaisseaux et aux nerfs; 2° de graisse renfermée dans des vésicules, ou libre, sous la forme de gouttelettes; 8° de cellules particulières appelées par M. Ch. Robin, médullocelles et myéloplaxes.

Les médtdlocelles, abondantes dans la moelle rouge ou fœtale, sont de petites cellules à noyaux arrondis. Quant aux myéloplaxes, ce soiit d'énormes éléments aplatis ou polyédri(|Uis, à contour irrégulier, contenant un grand nombre de noyaux. Rares dans la moelle jaune, ils se trouvent surtout adhérents aux parois du canal médullaire ou des alvéoles du tissu spongieux.

Vaisseaux sanguins. ■ — Les vaisseaux artériels des os sont de trois ordres; cette distinction est basée sur leur volume et l'étendue de leur distribution.

Les artères de premier oi dre pénètrent dans l'intérieur du canal médullaire des os longs, par un orifice particulier appelé trou nourricier. Elles se divisent aussitôt en deux branches, puis s'épuisent en un réseau qui tapisse les parois du canal et se plonge dans le tissu de la moelle. Ce réseau communique avec les artères de second ordre. Celles-ci sont destinées an tissu spongieux des extrémités des os longs; elles y |)énèlrent par les condiiiis nourriciers, a.ssez nombreux, qui entourent les épiphyses. Enfin, les artères de troisième ordre sont des branches du réseau sanguin périoslique qui s'enfoncent dans les canaux de Havers superficiels. Ces canaux s'ouvrant ainsi à la

CIIAUVKAU. — 2» «dil. 3

'l8 Dlis os.

surface des os, pourraient être considérés, à la rigueur, comme une troisième catégorie de conduits nourriciers. Dans les os plats et les os courts, il n'y a pas d'artères de premier ordre.

Les veines accompagnent les artères; elles sont toujours plus volumineuses que ces dernières, aussi sortent-elles souvent de l'os par des trous spéciaux, fort larges, percés dans les points où la substance spongieuse est abondante. Les veines des os pi'ésenient quelquefois des dilatations ampuUaires sur leur trajet. Certaines veines des os du crâne ont des parois entièreuient osseuses.

Vaisseaux lymphatiques. — On ne peut pas affirmer leur existence à l'intérieur des os.

Nerfs. — Ils viennejit du système cérébro-spinal et du système ganglionnaire; ceux-ci sont des nerfs vaso-moteurs.

Presque toujours un nerf assez volumineux pénètre dans le canal médullaire, en passant parle trou nourricier principal, et se distribue à la moelle. Le tissu compacte reçoit peu de filets nerveux; le tissu spongieux dos extrémités des os longs, ainsi que les os courts, en possèdent, au contraire, beaucoup. Certains os courts se font surtout remarquer par l'abondance de leurs nerfs : tels sont 'les corps vertébraux.

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