‹ Traitʹe d'anatomie comparʹee des animaux domestiquesChapitre 17 sur 53 · TU0HA3L · texte numérisé non relu

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huit premières), ont leur cartilage de prolongement terminé inférieurement par un renflement articulaire ; ce renflement répond à l'une des cavités latérales du sternum, et met les vraies côtes en rapport direct avec cette pièce du squelette. — Les côtes asternales, au nombre de dix, s'appuient les unes sur les autres, la dernière sur la dix-septième, celle-ci sur la seizième, et ainsi de suite , par l'extrémité inférieure de leur cartilage de prolongement, qui se termine en pointe mousse. Le cartilage de la première fausse côte s'unit, d'une manière étroite, au dernier cartilage sternal ; et c'est par l'intermédiaire de celui-ci que toutes les côtes asternales prennent un appui indirect sur le sternum.

Si maintenant nous considérons les côtes en masse, sous le rapport des caractères différentiels qu'elles présentent dans leur longueur, leur largeur et leur degré d'incurvation, nous pourrons constater : 1° que leur longueur augmente de la première à la neuvième, et diminue ensuite progressivement jusqu'à la dernière ; 2° que la môme progression croissante et décroissante existe pour les cartilages de prolongement ; 3° qu'elles s'élargissent peu à peu de la première à la sixième inclusivement, pour se rétrécir ensuite graduellement jusqu'à la dix-huitième; h 9 que la courbe décrite par chacune d'elles est d'autant plus brève et plus prononcée que la côte est plus postérieure. Nous ajouterons que la gouttière de la face externe est d'autant moins marquée que la côte est plus étroite.

La première côte, considérée individuellement, se distinguera toujours par l'absence de gouttière sur sa face externe, de scissure vasculo-nerveuse à son bord postérieur, et de rainure intermédiaire aux deux facettes de sa tète articulaire. On la reconnaîtra encore à la présence de fortes empreintes musculaires sur sa face externe, à la brièveté ainsi qu'à l'épaisseur de son cartilage, et surtout à la facette articulaire que ce cartilage présente en dedans pour répondre à celui du côté opposé. — La dernière côte n'a point de gouttière sur sa face externe ; la facette de sa tubérosité est confondue avec la facette postérieure de la tête. Ce dernier caractère se remarque aussi presque toujours sur la dix-septième côte, et quelquefois sur la seizième.

C. Différences. —Dans l'Ane et dans le Mulet, toutes les côtes, en général, mais surtout les plus postérieures, sont moins incurvées que chez le cheval.

B«enf. — Cet animal possède treize côtes de chaque côté, huit sternales et cinq asternales. Elles sont plus longues, plus larges et moins courbées en arc que chez les solipèdes. Les éminences articulaires de l'extrémité supérieure sont volumineuses et bien détachées. Les côtes sternales s'unissent à leur cartilage de prolongement par une véritable articulation diarthrodiale. Enûn, dans la dernière côte, et quelquefois dans l'avant-dernière, la tubérosité est à peine sensible et dépourvue de facette articulaire.— Chez la Brebis et la Chèvre, les côtes sternales sont soudées avec les cartilages.

Pure. — Il a quatorze paires de côtes dont sept sternales et sept asternales. Le* premières sont pourvues de cartilages de prolongement tout à fait aplatis d'un côté h l'autre, extrêmement larges, tranchants et convexes sur leur bord supérieur. Daus b quatre dernières côtes asternales, la facette de la tubérosité est confondue avec la facette postérieure de la tète. Du reste, les côtes du cochon se rapprochent beaucoup, pat leur conformation générale, des côtes du moutou ou delà chèvre. Elles

68 bis os.

s'en disliugucnt néanmoins par plus de largeur el uu degré plus prononcé d'iucurvalion.

Carnassiers. — Ils possèdent treize côtes de chaque côté, neuf slcrnales et quatre asternales. Ces côtes sont très incurvées, étroites el épaisses. Leurs cartilages s'ossifient très rarement. Chez le Chien, la facette articulaire de la lubérosité reste, dans toutes les côtes, isolée de la facette postérieure de la tête; elle manque dans les trois dernières côtes du Chat.

Iiongeurs. — Le Lapin n'a que douze côtes, et, sur ce nombre, sept stcrnales.

$ II. — ©u thorax en général.

Nous renvoyons pour la description intérieure de la cavité thoracique à l'appareil de la respiration. Nous n'avons à envisager ici que la surface extérieure de celle cage osseuse, et nous la diviserons, pour cette étude, en six régions: un plan supérieur, un plan inférieur, deux plans latéraux, une base et un sommet.

Plans. — Le plan supérieur est partagé en deux parties latérales par les apophyses épineuses des vertèbres dorsales ; chacune d'elles forme avec ces mêmes apophyses épineuses une gouttière dite vertébré costale, destinée à loger la plupart des muscles de la région spinale du dos et des lombes. — Le plan inférieur, moins étendu que le précédent, offre : 1° sur la ligne médiane, la carène du sternum et l'appendice xiphoîde ; 2° sur les côtés, les articulations chondro-slernales et les cartilages de prolongement des vraies côtes. — - Les plans latéraux, convexes et plus larges à leur partie moyenne qu'en avant et en arrière, présentent les espaces intercostaux. Us servent d'appui, dans leur partie antérieure, aux rayons supérieurs des deux membres de devant.

Base. — La base, circonscrite par le bord postérieur de la dernière côte et par les cartilages de toutes les côtes asternales, est coupée obliquement de haut en bas et d'arrière en avant. Elle donne attache, à son pourtour interne, au muscle diaphragme, qui sépare la cavité thoracique de la cavité abdominale.

Sommet. — Il occupe la partie antérieure du thorax et présente une ouverture ovalaire, allongée verticalement, pratiquée entre les deux premières côtes ; celte ouverture constitue l'entrée de la poitrine, el livre passage à la l radiée, à l'œsophage, à des vaisseaux et à des nerfs importants.

Art. IV. — Membres antérieurs.

Nous rappellerons que le membre antérieur se décompose en quatre régions secondaires : Y épaule, le bras, Yavant-bras et le pied.

SI. - Epaule.

Chez la plupart de nos animaux domestiques, cette région a pour base un seul os, le scapulum ou T omoplate. Le chien, le chat et le lapin sont les seuls, parmi eux, qui possèdent la clavicule, et encore cet os n'existc-t-il, chez ces animaux, qu'à l'état rudimentaire.

Scapulum (fig. 29, 30).

C'est un os plat, triangulaire et symétrique, prolongé à son bord supérieur par un cartilage flexible, articulé, par en bas, avec l'humérus seulement, appliqué

contre le plan latéral du thorax, dans une direction oblique du haut en bns et d'arrière en avant. On y considère deux faces, trois bords et trois angles.

Fig. 29(*). Fig. 30 (••).

Faces. — La face externe est partagée, par Y épine de l'omoplate ou Vépine acromienne, en deux fosses d'inégale largeur : la fosse sus-épineuse et la fosse sousépineuse. — Vépine est une crête très saillante qui parcourt la surface externe du scapulum dans toute sa longueur; très élevée dans sa partie moyenne qui porte un renflement rugueux appelé tubérosité de l'épine, elle s'abaisse insensiblement à ses deux extrémités. — La fosse sus-épineuse , la plus étroite, se trouve située au-dessus ou plutôt en avant de l'épine ; elle est régulièrement concave d'un côté à l'autre et parfaitement lisse. — La fosse sous-épineuse, du double plus large que la précédente, occupe toute la surface qui s'étend derrière l'épine. On y remarque : 1° en bas et près du bord postérieur, plusieurs séries de lignes rugueuses à insertions musculaires; 2° près du col, le trou nourricier de l'os et quelques sillons vasculaires.

(•) Fig. 89. — Scapulum (face externe). — 1. Tubérositc do l'épine. 2. Fosse soiis-cpineuse. 3. Fosse susentneoie. 4. Trou nourricier. 5, 5, 5. Empreintes liuéaires pour l'insertion du court abducteur du brus. G. Tubercule servant au mémo usage. 7. Apophyse coracoide. 8. Angle dorsal. 0. Angle cervical. 10. Curlilige de prolongement.

'") Fig. ôO. — Scapulum (face interne). — \. Fosse sous-scapulaii e. 2. Surface triangulaire antérieure. *>. Surface li bnguliii» e postét ieure. 4. Base de l'uponhyw rnracoide. K. Hcc de l'n|»ophv«e cornrotdv.

La face interne est excavée dans son centre pour former une fosse dite sousscapulaire, prolongée supérieurement par trois pointes divergentes. La pointe médiane s'étend jusqu'au bord supérieur de l'os, et sépare l'une de l'autre deux surfaces triangulaires rugueuses destinées à des implantations musculaires.

Bords. — Le supérieur est creusé d'un sillon raboteux pour recevoir le bord inférieur du cartilage de prolongement. Celui-ci, convexe sur son bord supérieur, dépasse, en arrière, l'angle postérieur de l'os, et s'amincit graduellement en s'éloignant de son point d'attache ; on le trouve presque toujours ossifié en partie chez les vieux chevaux. — Le bord antérieur, mince et tranchant, est convexe dans ses deux tiers supérieurs et légèrement concave dans le reste de son étendue. — Le postérieur est plus épais et légèrement concave.

Angles, — V angle antérieur ou cervical est le plus mince des trois. — Vangle postérieur ou dorsal est épais et lubéreux. — Vangle inférieur ou huméral, le plus volumineux, est séparé du reste de l'os par un léger rétrécissement qui constitue le col du scapulum. On y remarque : l°la cavité glénoïde, surface diarlhrodiale ovalaire, légèrement excavée pour recevoir la tête de l'humérus, échancrée du côté interne, et portant, sur le pourtour externe du sourcil qui la circonscrit, un petit tubercule d'insertion (fig. 29,6) ; 2° Yapophyse coracoïde, située en avant et à une certaine distance de la cavité glénoïde. C'est une forte éminence dans laquelle on doit distinguer deux parties : la base, gros mamelon rugueux, et le sommet, qui figure une espèce de bec recourbé en dedans.

Structure et développement. — Comme tous les os larges, le scapulum est formé de deux lames compactes séparées par du tissu spongieux. Celui-ci, très peu abondant vers le centre des fosses sus-épineuse et sous-épineuse, où môme il manque souvent complètement, se trouve surtout répandu dans les angles. — Le scapulum se développe par deux noyaux d'ossification, dont un pour l'apophyse coracoïde.

Différences. — Dans tous les animaux domestiques autres que les solipèdes, l'apophyse coracoïde est immédiatement appliquée contre la cavité glénoïde.

Ruminants. — Leur scapulum est plus régulièrement triangulaire que celui du cheval. L'épine ne s'abaisse point insensiblement en descendant vers le col de l'os ; elle s'élève au contraire et se termine par une arête brusque, prolongée en pointe, qui constitue Yacromion. Elle partage la surface externe de l'os en deux fosses plus inégales que chez le cheval ; la fosse sus-épineuse est effectivement à la fosse sousépineuse dans le rapport de 1 : S. Le col est plus rétréci et l'angle huméral mieux détaché.

Porc. — L'épine s'élève fortement vers la partie moyenne et se prolonge en une éminence triangulaire qui 8e renverse sur la fosse sous-épineuse. Point d'acromion.

Carnassiers. — L'épine partage la surface externe de l'os en deux fosses égales. Elle se termine inférieurement par un acromion très prononcé, qui descend jusqu'au niveau de la cavité glénoïde, et qui porte une petite apophyse particulière . dirigée en arrière, plus marquée chez le chat que chez le chien. Point de cartilage de prolongement. — La clavicule du Chien est une petite écaille osseuse, noyée

entre les muscules et située en dedans de l'angle scapulo-huméral. Celle du Chat constitue un petit os styloïde, qui s'unit à l'acromion et au sternum par l'intermédiaire de deux cordons ligamenteux.

Lapin. — Chez cet animal, l'acromion et son apophyse postérieure prennent un développement remarquable. — La clavicule rudimentairc du lapin, quoique plus longue que celle du chat, ne s'appuie cepondant pas directement sur le sternum et l'acromion.

§ II - Bras.

Cette région a pour base un seul os : V humérus.

Humérus (flg. 31, 32).

V humérus est un os long, pair, situé entre le scapulum et les os do l'avant-bras, dans une direction oblique de haut en bas et d'avant en arrière; il oflVe à étudier, comme tous les os longs, un corps et deux extrémités.

Corps. — Le corps de l'humérus semble avoir été tordu sur lui-même, de devant en dehors par son extrémité supérieure, de dehors en avant par son extrémité opposée; il est irrégulièrement prismatique et se divise en quatre faces. — La face antérieure, plus large en haut qu'en bas, est pourvue inférieurement et dans sa partie moyenne de quelques empreintes musculaires (fig. 32, 2,2). — La postérieure, lisse et arrondie d'un côté à l'autre, se confond insensiblement avec les faces voisines. — V externe est creusée d'une large gouttière qui l'occupe tout entière, et qui contourne l'os obliquement de haut en bas et d'arrière en avant; c'est à elle que l'humérus doit sa torsion apparente: aussi l'appelle-t-on gouttière de torsion du corps de l'humérus. Cette gouttière est nettement séparée de la face antérieure par un bord saillant, qui vient mourir en bas au-dessus de la fossette coronoïdienne, et qni se termine, vers le tiers supérieur de l'os, par la crête soustrochitérienne, encore appelée tubérosité externe du corps de l'humérus (1). Celle-ci est une éminence rugueuse, très proéminente, aplatie d'avant en arrière, et renversée sur la gouttière de torsion; elle donne naissance, par son extrémité supérieure, à une ligne courbe (fig. 31, 3) qui se porte en arrière et va rejoindre la base de fa tète articulaire. Près de l'extrémité inférieure de l'os, la coulisse de torsion de l'humérus est limitée, en arrière, par une lèvre rugueuse qui descend sur la base de l'épitrochlée et qui a été appelée, pour cette raison, crête de Vépitrochlée. — La face interne du corps de l'humérus, arrondie d'un côté à l'autre, n'est séparée des faces

(') Fig. 31. — Humérus vu par sa fact externe. — 1. Gouttière do torsion du corps de l'os. t. Cr rie sous- Irochitérienne. 3. Ligne courbe terrant à l'insertion du muscle court extenseur de i'avunt-hrni. 4. Tête. D. Sommet du trochilcr. 6.Convexite' du trochiter. 7. Crète du trochiter. 8. Condyle. 9. Fosse pour l'insertion du Rament latéral externe de l'articulation du coude. 10. Epiliochlee. Il . Crête de l'épitrochlée. 19. Epicon. djle. 13. Fosse olécrûuicnoe.

(1) Empreinte deltoidienne chez l'homme.

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antérieure et postérieure par aucune ligne de démarcation tranchée. Elle offre, vers son milieu, un mamelon déprimé, rugueux, qui prend le nom de tubérosité interne du corpsde l'humérus. Vers son tiers inférieur, elle présente le trou nourricier de l'os.

Extrémités. — Elles se distinguent en supérieure et en inférieure. Toutes deux sont légèrement recourbées, la première en arrière, la seconde en avant, disposition qui tend à donner à l'humérus la forme d'un S.

Fie. 32 (*).

V extrémité supérieure* la plus volumineuse, porte trois grosses éminences : une postérieure, une externe et l'autre interne. — La première constitue la tète de l'humérus: c'est une éminence articulaire très peu détachée, arrondie comme un segment de sphère, et répondant à la cavité glénoïdcdu scapulum, qui est trop petite pour la recevoir tout entière. — L'éminence externe, nommée trochiter, grand trochanter, grosse tubérosité, comprend trois parties : 1° uu sommet, mamelon rugueux destiné à l'implantation d'un muscle, et limitant, en dehors, la gorge externe de la coulisse bicipilale ; 2* une convexité, tubérosité arrondie plus grosse que la précédente, en arrière de laquelle elle se trouve située : elle sert au glissement d'un tendon ; 3° une crête, facette musculaire raboteuse, placée au-dessous et en avant de la convexité. — L'éminence interne, le trochin, le petit trochanter, la petite tubérosité, présente aussi trois parties distinctes qui, par leur position, répondent exactement aux trois régions du trochiter: ce sont autant de facettes musculaires mamelonnées que l'on distingue en antérieure (fig. 32, 7), postérieure (8) et inférieure (9). — Le trochiter et le trochin se trouvent séparés l'un de l'autre, en avant, par une coulisse dite bicipitale, parce qu'elle sert au glissement du tendon supérieur du muscle biceps. Cette coulisse se compose de deux gorges verticales séparées par un relief médian.

Vextrémité inférieure de l'humérus porte une surface articulaire qui répond au radius et au cubitus. Celte surface, allongée transversalement, convexe d'avant en arrière, d'un diamètre plus étendu en dedans qu'en dehors, se décompose en trois parties : 1° une gorge médiane (1) aboutissant, en avant dans la fossette coronoïdienne, en arrière dans la fosse olécrânienne; 2° une gorge latérale, placée en dehors de la précédente et fort peu profonde : c'est la trochlée ou la poulie hu* mérale (2); 3° un condyle (3) volumineux, bornant en dedans la gorge médiane. — Autour de cette surface articulaire se groupent des éminences et des cavités que nous allons étudier successivement Ainsi on rencontre : 1* au-dessus et en arrière

(*) Fig. 3t. — Humérus vu par set faces antérieure et interne. — I. Crête sous-trochitérienne. 4, 2. Empreintes pour l'insertion du muscle omo-hrachial. 3. Tubérosité interne du corps de l'os (insertion du grand dorsal et <le l'adducteur du bras). *. Trou nourricier. 5. Relier médian de la coulisse bicipitale. 6. Sommet du trochiter. 7, 8, 9. Trochin (7, insertion delà branche interne du sus-épineux; S, insertion du touscapulaire ; 9, insertion du grand pectoral). 10. Trochlée. 11. Condyle. 12. La gorge qui sépare ces deux dernières parties l'une de l'autre. 13. Épicondyle. 14 Fossette coronoidienne.

(1) Elle répond a la trochlée de l'humérus de l'homme.

(2) Sa lèvre externe représente le condyle de l'humérus de l'homme.

(3) C'est, chez l'homme, la lèvre interne de la trochlée.

de la trochlée numérale, une tubérosité rugueuse qui prend le nom d'épitrochlée, à cause de sa position; 2* au-dessus et en arrière du condyle, une autre éminence d'insertion, plus volumineuse, aplatie d'un côté à l'autre : c'est Yépicondyle (1) ; 3° entre ces deux éminences, une fosse large et profonde dite olécrânienne, parce qu'elle loge le bec de l'olécrâne dans les mouvements d'extension de Pavant-bras ; 4* en avant et directement au-dessus delà gorge articulaire médiane, une autre fosse moins spacieuse, qui reçoit l'apophyse coronoïde, dans la flexion outrée de l'avantbras, et qu'il serait convenable d'appeler, pour cette raison, fouette coronotdienne ; 5° au côté externe de la trochlée, une excavation à insertions ligamenteuses ; 6° eu dedans du condyle, une petite tubérosité destinée au même usage.

Structure et développement. — L'humérus, comme tous les os longs, n'est spongieux qu'à ses extrémités. Il se développe par six points d'ossification : un qui forme le corps à lui tout seul, un pour la tôle et le trochio, un autre pour le trochiter, un quatrième pour la surface articulaire inférieure, un cinquième pour l'épicondyle, et le dernier, enfin, pour l'épitrochlée. Celui-ci manque quelquefois.

Différences. — Ruminants. — Les extrémités sont plus renflées, plus recourbées que chez les solipèdes. La crête sous-trochitérienne est peu saillante. La coulisse bicipitale n'est point divisée en deux gorges par un relief médian. Le trochiter est énorme ; et son sommet, très élevé, se renverse sur la coulisse bicipitale. Tête mieux détachée que chez le cheval. Trochlée plus profonde. On a dit que le canal médullaire de l'humérus du bœuf est traversé par une bride osseuse : ce caractère est loin d'être constant.

Pare. — L' humérus du porc est, pour ainsi dire, comprimé d'un côté à l'autre. La tête est fortement renversée en arrière, ce qui prononce davantage l'inflexion en S que l'os tend à décrire. Coulisse bicipitale simple, placée, non plus en avant, mais en dedans de l'extrémité supérieure. Trochin peu développé. Trochiter volumineux, à sommet renversé, comme chez les ruminants, sur la coulisse bicipitale. Crête sous-trochitérienne et tubérosité interne du corps de l'os remplacées par des empreintes musculaires.

Carnassiers, — Humérus très allongé, plus courbé en S que chez tous les autres animaux. Tubérosité interne de l'os remplacée par quelques empreintes. Coulisse bicipitale simple. Trou nourricier reporté sur la face postérieure; ce caractère appartient également aux ruminants et au porc. A son extrémité inférieure, l'humérus des carnassiers est traversé d'outre en outre par un trou qui fait communiquer la fosse olécrânienne avec la fossette coronoïdienne. Celui du chat porte, au côté internede cette même extrémité, un trou particulier qui forme une arcade vasculaire.

% UX. - Avant-brai.

Cette région a pour base deux os, le radius et le cubitus, soudés de très bonne heure en une seule pièce, chez la plupart de nos animaux domestiques.

(1) Les surfaces articulaires qui reçoivent, en anatomie vétérinaire, les noms de trochlée et de condyle, n'étant plus les mêmes qu'en anatomie humaine, il en résulte une fâcheuse* inversion dans la situation des éminences que nous avons nommées épitrochlée et épiconiyle. Cette dernière répond effectivement à l'épitrochlée de l'homme, et réciproquement. (M. Lavocal.J

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