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CARACTÈRE8 PROPRES A QUELQUES ARTICULATIONS INTER-VERTÊBR ALES

1* Articulations inter-coccygiennes et sacro-coccygienne. — Ces articulation» sont construites d'après le môme type que les autres articulations rachidiennes ; seulement elles sont appropriées à l'état rudimentaire des vertèbres qu'elles réunissent. Ainsi, les os coccygiens ne se mettent en rapport entre eux que par leur corps, leurs lames spinales étant réduites à l'état de vestiges ou même manquant tout à fait. Les surfaces articulaires antérieure et postérieure de chaque vertèbre sont toutes deux convexes, et les fibro-cartilages inter articulaires, excavés sur les deux faces, simulent par leur forme des lentilles biconcaves. Quant aux liens périphériques, ils sont représentés par des trousseaux de fibres longitudinales répandus à la surface des os coccygiens, qu'ils enveloppent comme dans une gaîne commune.

2" Articulations inter-sacrées. — Les vertèbres sacrées étant soudées en une pièce unique qui constitue l'os sacrum , il s'ensuit que nous n'avons point a étudier ici de véritables articulations. Nous devons cependant faire remarquer que le ligament sur-épiueux dorso-lombaire se continue sur l'épine sacrée, et qu'il existe, entre les apophyses qui forment celte épine, de véritables ligaments inter-épineux.

y Articulation lombo-sacrée. — On remarquera dans cette articulation la grande épaisseur du fibro-cartilage. On observera, de plus, que la dernière vertèbre lombaire répond au sacrum, non seulement par son corps et ses apophyses articulaires, mais encore par les facettes ovalaires et légèrement concaves qu'elle présente sur le bord postérieur de ses apophyses transverscs, et qui s'adaptent aux facettes analogues et légèrement convexes situées sur les côtés de la base du sacrum. Des trousseaux de fibres jetés d'un os à l'autre au pourtour de ces articulations sacro-transversaires ( véritables diarthroses plauiformes) maintiennent en contact les surfaces articulaires, et doublent en dehors la membrane synoviale qui facilite leur glissement.

4* Articulation des deux dernières vertèbres lombaires. — Elle se distingue par la présence, entre les apophyses transverses, d'une diarthrose planiforme tout a

fait semblable à l'articulation sacro- transversale étudiée ci -dessus. Nous rappellerons que ces deux articulations n'existent que cbez les soiipèdes.

h" Articulation axoïdo-athïdicnne. — Elle s'éloigne tant par sa conformation et ses usages tout spéciaux des autres articulations inter-verlébrales, qu'on a dû la décrire comme articulation extrinsèque de la tète et du rachis. (Voyez les articulations de la tète. )

Des mouvements du hachis en général. — Chaque articulation inter-vertébrale est le siège de mouvements très obscurs dont l'étude isolée offrirait nécessairement fort peu d'intérêt. Riais ces mouvements, en s'ajoutant à ceux des autres articulations, finissent par ployer toute la tige racbidienne d'une manière assez marquée, et par produire, soit la flexion, soit l'extension, soit l'inclinaison latérale de cette colonne flexueuse.

Quand la flexion s'opère, le racbis se vousse en contre-haut, le ligament commun inférieur se relâche, les apophyses épineuses s'écartent les unes des autres, et le ligament sur-épineux , en se tendant fortement, impose bientôt des limites à l'étendue de ce mouvement.

Vextension s'effectue par un mécanisme inverse. Elle se trouve bornée par la tension du ligament commun inférieur et par le rapprochement des apophyses épineuses.

I / inclinaison latérale a lieu quand la tige rachidienne se ploie de côté. Ce mouvement, très facilement exécuté dans les régions cervicale et coccygienne, est arrêté par les côtes et les apophyses costiformes dans la région dorso-lorabaire.

Le mouvement en fronde est possible aux deux extrémités de la colonne vertébrale (encolure et queue), car elles passent aisément de l'extension à l'inclinaison latérale et de celle-ci à la flexion, etc.

Enfin, grâce à l'élasticité des fibro-cartilages inter-vertébraux, le rachis se prête à un mouvement très restreint de rotation ou plutôt de véritable torsion.

Pour l'étude spéciale des mouvements de chaque région de la tige vertébrale, nous renvoyons à ce que nous avons dit (page 28) sur la mobilité de cette lige.

Différences. — Bœuf. — Les disques inter-vertébraux sout beaucoup plus épais que chez le cheval. — Le ligament vertébral commun inférieur présente une grande force dans la région lombaire. — Le ligament sur-épineux dorso-lombaire est formé de tissu jaune élastique. — Le ligament cervical se trouve beaucoup plus développé que chez les solipèdes, disposition qui s'explique par le poids plus considérable de la tête. De plus, il présente une conformation toute particulière que M. Lccoq a fait connaître dans les termes suivants : « À partir du garrot, le ligament sur-épineux cesse de recouvrir la tête des apophyses épineuses, et s'étend de chaque côté en une large et forte lame prenant des points d'attache sur les côtés des apophyses, et se séparant, à partir de celle de la première vertèbre dorsale, en deux parties : l'une supérieure, l'autre inférieure. La première gagne la tubérosité cervicale sous forme d'un gros cordon uni au cordon du côté opposé ; l'autre s'épanouit en une lame qui va s'attacher à la moitié postérieure de l'apophyse épineuse de l'axis et à celles des troisième et quatrième vertèbres. Une production de même nature, véritable auxiliaire de la partie principale, part du bord antérieur de l'apophyse épineuse de la première vertèbre dorsale, et s'attache aux apophyses épi-

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