ARTICULATIONS DE LA TÈTE
neuses des quatrième , cinquième, sixième et septième vertèbres. Le bord supérieur de cette production ligamenteuse auxiliaire est caché entre les deux lames du ligament principal (1). »
Pore. — Cet animal, remarquable par le peu de longueur de son encolure et les limites étroites imposées à l'étendue des mouvements qu'elle permet, ne présente point de ligament cervical proprement dit. Ce ligament est remplacé par un raphé fibreux superficiel, étendu de l'occipital a l'apophyse épineuse de la première vertèbre dorsale.
Carnassiers. — Le Chat manque aussi de ligament cervical , et c'est également un raphé fibreux qui en tient lieu. Chez le Chien , ce ligament est réduit à un simple cordon, qui continue le ligament dorso-lombaire, et s'arrête en arrière de ''apophyse épineuse de l'axis. — Les ligaments inter-épineux du Chat sont remplacés par de petits faisceaux inusculeux. Chez le Chien, celte substitution n'a lieu que daus la région cervicale. — Les lames des premières vertèbres coccygiennes s e présentant avec les principaux caractères qui distinguent les vertèbres parfaites, on retrouve, pour l'union de ces lames» le vestige des liens articulaires qui existent dans les autres régions du rachis.
Aut. II. — Articulations de la tête.
Nous étudierons d'abord les deux articulations extrinsèques qui sont le centre des mouvements de la tête sur le rachis, c'est-à-dire les articulations axoïdo atloïdienne et atloïdo-occipilale. Nous passerons ensuite à l'examen des jointures qui unissent entre eux les différents os de la tête.
1° Articulation axoÏdo-atloïdiknne (fig. II).
Elle peut être considérée comme le type des trochoïdes.
Surfaces articulaires. — Pour former cette articulation, l'axis offre son pivot odontoîdien et les facettes diarthrodialcs ondulées qui existent à la base de celui-ci. L'atlas oppose au pivot odontoîdien la surface concave et demi-cylindrique creusée sur la face supérieure du corps ; il présente, pour répondre aux facettes latérales ondulées, les facettes analogues qui sont sculptées sur les apophyses transverses, de chaque côté du trou vertébral.
Moyens d'union. — 1' Un ligament odontoîdien ou odontoîdo-atloïdien ; 2° un ligament axoïdo-atloïdien inférieur; 3° un ligament axoïdo-atloïdien supérieur; U° une capsule fibreuse.
a. Ligament odontoîdien (fig. 51, 3). — Continu au ligament vertébral commun supérieur, très court et très fort, aplati de dessus eu dessous et triangulaire, le ligament odontoîdien se compose de fibres blanches nacrées, fixées en arrière dans la gouttière supérieure de l'apophyse odontoïde, attachées en avant sur la crête transversale qui sépare en deux parties la face supérieure de l'arc inférieur de l'atlas, et sur les empreintes situées en avant de celte crête. Ce ligament, tapissé
(1) Journal de médecine vétérinaire, publié à l'école de Lyon, année 1848, pa«e 122.
sur sa face inférieure parla synoviale de l'articulation, répond par sa face su périeurc à la dure-inèrc rachidienne. Il envoie quelques brides en dedans des condyles de l'occipital.
b. Ligament axo'ido-atloidien inférieur. — C'est une large bandelette, mince et nacrée, étendue de la face inférieure de l'axis au tubercule inférieur de l'atlas, recouverte par le muscle long du cou, unie à la membrane synoviale par sa face profonde, et confondue sur ses bords avec la capsule fibreuse, que nous décrivons plus bas.
c. Ligament axoïdo-atloïdien supérieur. — Il représente exactement les ligaments inier-épincux des autres articulations cervicales. Jaune, élastique et formé comme eux de deux lames latérales, il se continue par côté avec le ligament capsulairc.
d. Ligament capsulaire. — Celui-ci n'est, h vrai dire, que le ligament interlamellaire propre à l'articulation axoïdo-alloïdienne. Il part des côtés du ligameut précédent, et vient se réunir au ligament axoïdo-atloïdien inférieur, après avoir contracté des adhérences avec les bords du ligament odontoïdien. Il achève ainsi la clôture de l'articulation et du canal rachidien. En avant et en arrière, il se trouve attaché sur le contour antérieur ou postérieur des os qu'il réunit. Sa face externe est en rapport avec le grand oblique de la tête. Sa face interne répond, dans sa moitié inférieure, à la synoviale articulaire, dans sa moitié supérieure, à la dure-mère rachidienne.
Synoviale. — Elle tapisse le ligament odontoïdien , le ligament axoïdo-atloïdien et la partie articulaire de la capsule périphérique.
Mouvements. — La rotation, seul mouvement possible dans l'articulation axoïdoailoïdienne, s'effectue de la manière suivante : l'axis reste immobile, et la première vertèbre, tirée de côté, principalement par le muscle grand oblique, roule autour du pivot odontoïdien, en entraînant la tête avec elle.
Différences. — Chien et Chat. — Le ligament odontoïdien est remplacé chez ces animaux par trois ligaments particuliers : 1° deux cordons latéraux, partant en commun du sommet de l'apophyse odontoïde, et allant se fixer, chacun de leur côté, en dedans des condyles de l'occipital; 2° un ligament transverse, passant sur l'apophyse odontoïde qu'il maintient appliquée contre l'arc inférieur de l'atlas, et s'attachant par ses extrémités sur la face supérieure de celui-ci. Une petite capsule synoviale facilite le glissement de l'apophyse odontoïde sous ce ligament. La synoviale articulaire communique toujours avec celle de l'articulation atloïdo-occipilale.
Porc. — Même disposition à peu près que chez les Carnassiers.
2° Articulation atloïdo-occipitale (flg. 51 ). C'est Une articulation condylienne.
Surfaces articulaires. — Du côté de l'atlas, les deux cavités qui remplacent les apophyses articulaires antérieures et la tôle des autres vertèbres; — du côté de l'occipital , les deux condyles qui flanquent par côté le trou occi pital.
Moyen d'union.— Un seul ligament capsulaire entourant l'articulation tout entière. Ce ligament forme donc un véritable manchon, attaché par son bord anté-
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