‹ Traitʹe d'anatomie comparʹee des animaux domestiquesChapitre 32 sur 53 · ARTICULATIONS DE LA TÊTE · texte numérisé non relu

ARTICULATIONS DE LA TÊTE

dyles maxillaires, tirant avec lui le ûbro-cartilage, vient se meure en rapport avec le condyle du temporal, tandis que l'autre s'enfonce dans la cavité glénoïde du côté opposé. — Quant au glissement horizontal , il s'effectue d'arrière en avant ou d'avant en arrière. Dans le premier cas, les deux condyles du maxillaire se portent en même temps sous les condyles des temporaux, déplaçant avec eux les fibrocartilages. Dans le deuxième cas, ils sont retirés dans les cavités glénoïdcs, et viennent s'appuyer contre l'érainence sus coud ylieuue, qui les empêche d'aller plus loin. — On comprend, d'après ce rapide exposé, que la présence des fibro-cartilages favorise singulièrement les mouvements latéraux et le glissement horizontal de la mâchoire inférieure.

Différences. — Pore. — Chez cet animal , l'articulation temporo-maxillaire, conformée sur le même type que celle des rongeurs, permet des mouvements très étendus en avant et en arrière, grâce au grand diamètre que présente la surface temporale dans le sens anléro-postérieur, grâce encore à l'absence complète d'étninence sus-condylienne.

Carnassiers. — On sait déjà que le condyle maxillaire est exactement emboîté dans la cavité du temporal. Celte disposition , en donnant une grande précision aux mouvements d'abaissement et d'élévation , restreint singulièrement les mouvements de latéralité et le glissement horizontal. Aussi le fibro- cartilage inter-articulaire est-il extrêmement mince chez la plupart de ces animaux.

5° Articulations htoYdienkks.

Elles sont de deux sortes : les unes extrinsèques, les autres intrinsèques. Les premières comprennent les deux articulations temporo-hyoïdiennes. Aux secondes appartiennent les jointures qui réunissent entre elles les différentes pièces de l'hyoïde, ou les articulations inter- hyoïdiennes.

Articulations temporo-hyoïdiennes. — Ce sont deux amphiarthroses, pour la formation desquelles chaque grande branche de l'hyoïde oppose son extrémité supérieure au prolongement hyoïdien logé dans l'étui vaginal du temporal. Un cartilage élastique, long de 10 à 15 millimètres, réunit les deux os en se fixant solidement sur eux. C'est grâce à la flexibilité de ce cartilage que l'hyoïde peut se mouvoir en entier sur les temporaux.

Articulations inter-hyoïdiennes. — A. La grande branche s'articule avec la petite par une amphiarthrose analogue à la précédente. Pour former cette articulation, ces deux pièces osseuses se joignent à augle aigu par l'intermédiaire d'un lien cartilagineux plus ou moins épais, au centre duquel on rencontre souvent un petit noyau osseux. Ce cartilage, élastique et flexible , permet l'écartement et la fermeture de l'angle articulaire au sommet duquel il se trouve placé.

B. Chaque petite branche s'unit au corps de l'hyoïde par une véritable arthrodie. Les surfaces articulaires sont : du côté de la branche hyoïdienne, la petite cavité qui termine son extrémité inférieure ; du côté du corps, la facette latérale arrondie située à l'origine des cornes. Ces surfaces, recouvertes de cartilage, enveloppées par une petite synoviale et par une capsule fibreuse périphérique, peuvent glisser l'une sur l'autre à peu près dans tous les sens.

Art. III. — Articulations dd thorax.

Elles se divisent en extrinsèques et intrinsèques. Les premières, appelées vertébro-costales, unissent les côtes au rachis. Les secondes joignent entre elles les différentes pièces qui constituent le thorax ; elles comprennent : 1* les articulations chondro-sternales; 2° les articulations chondio-costales; 3" les articulations des cartilages costaux entre eux ; U 9 l'articulation sternale particulière aux grands ruminants et au porc. Toutes ces jointures seront d'abord étudiées en particulier, puis envisagées d'une manière générale sous le rapport de leurs mouvements,

V Articulations des côtes avec la colokhe vertébrale ou vertébro -costales (8g. 53 et 54).

Fie. 53 (*). Chaque côte répond à la colonne vertébrale par deux

points : sa tôle et sa tubérosilé. La première est reçue dans l'une des cavités intcr-vertéhrales creusées sur les côtés du rachis, et répond conséquemment à deux vertèbres dorsales; la seconde s'appuie contre l'apophyse transverse de la vertèbre postérieure. De là, deux articulations particulières qui appartiennent au genre arlhrodie, et que nous appellerons costo-vertébrale et coslo-transversa ire.

Articulation costo-vertêbrale. - Surfaces articulaires. — Du côté de la côte, les deux facettes convexes de la tôte, séparées l'une de l'autre par une rainure d'insertion, et recouvertes d'une légère couche de cartilage.

— Du côté des vertèbres, les facettes concaves qui forment par leur réunion la cavité jnter-vertébralc; ces facettes sont également revêtues de cartilage, et se trouven 1 séparées l'une de l'autre, dans le fond de la cavité, par le disque inter-vertébral correspondant.

Moyens d'union. — 1" Un ligament inter-articulaire (fig. 53, 2 et 54, 1), implanté , d'une part, dans la rainure d'insertion de la tête de la côte, attaché t d'autre part, sur le bord supérieur du disque inter-vertébral, qu'il contourne de bas en haut et de dehors en dedans, pour aller se réunir sur la ligne médiane avec le ligament du côté opposé.— 2° Un ligament périphérique inférieur (fig. 54, 2, 3, 4), aplati de dessus en dessous, mince et rayonné , formé de trois faisceaux, qui se fixent en commun sur la face inférieure de la tête de la côte, et se portent, en divert géant, sur le corps des deux vertèbres et le disque inter-vertébral. Tapissé en haupar les membranes synoviales, ce ligament est recouvert eu bas par la plèvre.

Synoviales. — On en compte deux, distinguées en antérieure et en postérieure, adossées l'une contre l'autre, et séparées en partie par le ligament inter-articulaire, qu'elles revêlent. Soutenues en bas par le ligament rayonné, ces membranes se

(') Fig. S3. — Articulations des côtes avec les vertèbres et des vertèbres entre elles ( plan supérieur).

— i. Canal rachidieu ouvert pnr sa partie supérieure, pour laisser voir le ligament vertéliral commun supe rieur. S. Ligament inter-articulaire vcrte'bro-costul. 5. Ligament iuter-osseux transveiso costal. 4. Ligament truusverso-coslal p-sUiien<.

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