‹ Traitʹe d'anatomie comparʹee des animaux domestiquesChapitre 36 sur 53 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

L'étude des articulations des oiseaux nous arrêtera quelques instants à peine ; car nous nous bornerons a faire quelques remarques sur les jointures inter-vertébrales, atloïdo-occipitale et temporo-maxillaire, les seules, qui présentent une conformation tout à fait spéciale et digne d'attirer l'attention.

Articulations inter-vertébrates. — La grande mobilité du cou de l'oiseau n'est pas seulement le fait de sa longueur, relativement considérable ; elle est encore due au mode particulier d'articulation des vertèbres qui composent cette portion de la tige rachidienne. Nous avons pu remarquer, en effet, que ces vertèbres ne s'unissent point entre elles, par leur corps, en formant une série continue d'amphiarthroses, comme dans les animaux mammifères. On trouve à la place de ces articulations mixtes de véritables diarthroscs, qu'on peut rapporter au genre créé par M. Cruveilhier sous le nom d'articulation par emboîtement réciproque, chaque vertèbre se mettant en rapport avec les vertèbres adjacentes au moyen de facettes convexes dans un sens, et concaves dans le sens perpendiculaire au premier. Ces facettes sont recouvertes d'un cartilage d'encroûtement bien manifeste ; et il nous a semblé qu'au lieu de s'appliquer directement contre les facettes opposées, lesquelles présentent une conformation précisément inverse, elles s'en trouvent séparées par un disque fibro-cartilagineux extrêmement mince, qui rappelle le ménisque inter-

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