ARTICULATIONS CHU LIS OISEAUX
osseux de l'articulation temporo-maxillaire des Carnassière du genre Chat. Deux synoviales assez lâches, séparées par celle lamelle intcr-articulaire, complètent la charpente de chaque articulation et favorisent le jeu des vertèbres les unes sur les autres. Celte disposition, qui, à notre connaissance du moins, n'a été signalée que chez le cygne, et encore d'une manière incomplète, appartient probablement à la classe des oiseaux tout entière ; car nous l'avons rencoutrée jusqu'à présent dans tous les individus qu'il nous a été permis de soumettre à notre examen.
Dans sa portion dorso-lombo*sacrée, le rachis ne forme qu'une seule pièce, par suite de la soudure des vertèbres, et ne présente point à étudier d'articulations proprement dites.
Dans la région coccygienne, la mobilité du rachis reparaît. Mais celte mobilité est loin d'être aussi prononcée que dans la région cervicale. Aussi les vertèbres du coccyx s'unissent-elles par amphiarlhrose et non pas par emboîtement réciproque.
Articulation atloïdo- occipitale. — On sait qu'il n'existe sur l'occipital qu'un seul condyle plus ou moins sphéroïdal , et qu'une cavité impaire sur la marge antérieure du trou rachidiende l'atlas. L'articulation atloïdo-occipitale est donc une véritable énarthrose à mouvements très variés et très étendus ; disposition qui rend compte de la facilité avec laquelle l'oiseau fait pivoter sa tète sur l'extrémité supérieure de sa tige cervicale.
Articulation temporo-maxillaire. — Le jeu de cette articulation offre ceci de particulier qu'il provoque, lors de l'écarlcment des mandibules, non-seulement l'abaissement de l'inférieure, mais encore l'élévation de la supérieure. Nous avons déjà fait connaître, page 111, les conditions qui rendent possible ce dernier mouvement ; mais il ne reste pas moins difficile à comprendre, parce qu'il n'existe au* cune puissance active, c'est-à-dire aucun muscle propre à l'effectuer directement. Le mécanisme qui préside à son exécution est cependant des plus simples , et peut être exposé en quelques mots seulement : Ainsi, on sait que l'os carré, interposé entre le temporal et le maxillaire à la manière du ménisque intcr-articulaire des animaux mammifères, s'unit, en dehors avec l'os jugal , en dedans avec le ptérygoïdien. On sait encore que celui-ci s'appuie, au moyen d'une facette diarthrodiale, sur le corps du sphénoïde, et qu'il s'arc-boute contre l'extrémité postérieure du palatin ( voy. fig. US ) ; tandis que le premier, c'est-à-dire le zygomalique, va rejoindre directement l'os sus-maxillaire. On sait enfin que la mâchoire supérieure est mobile sur le crâne, en raison de la flexibilité des cartilages ou des lamelles osseuses qui unissent ces deux parties de la tête. Nous ajouterons que l'os carré reçoit sur son apophyse antérieure un ou deux petits muscles fixés, d'un autre côté, à la base du crâne, et que cet os peut être pousse ou plutôt tiré en avant par la contraction de ces faisceaux musculaires. Or, c'est celte poussée, transmise à la mandibule supérieure par l'intermédiaire de l'os jugal, d'une part, du ptérygoldien et du palatin, d'autre part, qui produit justement le mouvement d'élévation de celte mandibule. Rien n'est plus facile que d'en avoir la preuve; il suffit de prendre une tête d'oiseau débarrassée de toutes les parties molles qui l'entourent, et de presser avec les doigts derrière les deux os carrés, pour remplacer l'action de leurs muscles élévateurs: on voit alors l'extrémité interne du ptérygoïdien glisser sur la facette du sphénoïde et pousser devant elle l'os palatin, pendant que
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le zygomatique agit de la même manière sur l'os sas-maxillaire ; on voit enûo se produire, par l'eiïctde cette poussée postéro-antérieure, le mouTeraent ascensionnel que nous nous étions chargé d'expliquer.