C. Région hyoïdienne
Celle région comprend six muscles groupés autour de l'hyoïde, qu'ils sont chargés de mettre en mouvement. Parmi ces muscles, cinq sont pairs : le mylu-
Kig. 74 [*).
hyoïdien, le génio hyoïdien, le grand kérato-hyoïdien, le petit kérato-hyoïdien^. le stylo-hyoïdien. Un seul, le transversal de l'hyoïde, est impair.
(•) Fig. 74. — Muscles de la région hyoïdienne et delà région ma.iseterlne. —1, !'. Plérvgouikit interne. 2. Plorygoidicn externe. 3. Vrnlre supérieur du dig;istii'|ue ; 4. Sou faisceau stylo-maxillaiiA 5. Stylo-Uyoïdicn. 6. Grand .ku'ralo-hyoïdicti. 7. Gcuio-hyoidicii. 8. Mylo-hyoïdien. î). Tiausversul de l'hyoïJc. 10. i'elil kuruto-byoïdieu.
(1) C'est ce faisceau que Bourgelat a décrit comme uu muscle distinct sous le uum de stylo-maxillaire.
muscles ni; TRONC. 225
Préparation. — 1° On séparera la léte du tronc, et l'on enlèvera le* muscles des joue» d'un côté avec la glande parotide. 2° La branche du maxillaire étant ainsi mise à découvert, un la sciera en deux endroits : en arrière de la dernière molaire d'abord, puis en avant de ta première. 3* Après avoir séparé des ptérygoldiens et du stylo-maxillaire le fragment supérieur, c'est-à-dire celui qui porte le eondyle et l'apophyse coronolde, on l'arrachera en le faisant basculer en arrière; on excisera ensuite les ptérygoldiens et le digaslrique euxmêmes. 4° On rabattra par en bas le fragment inférieur de la branche du maxillaire, c'està-dire celui qui porte les dents molaires, eu isolant le mylo-hyoïdien de la muqueuse buccale. 5* On enlèvera la langue en séparant avec précaution ses muscles extrinsèques du gén io- hyoïdien , de l'appendice antérieur du corps de l'hyoïde, du muscle transversal et du petit kérato-hyoldien.
On pourra encore, la préparation étant exécutée comme ci-dessus, séparer la grande branche hyoïdienne de la petite, scier la tête longitudioalement, en respectant la symphyse du menton, et abattre la moitié correspondante au côté déjà disséqué , ainsi que la grande branche hyoïdienne, le pharynx, le larynx et le voile du palais. La préparation se trouve alors exactement disposée comme dans la figure 74, qui montre en même temps la plupart des muscles de la région massélérino.
I" MVLO-HYOÏDIRN (fig. 74,8).
Forme. Situation. Structure. — Muscle membraneux situé dans l'espace intramaxillaire, aplati d'un côté à l'autre, allongé dans le sens de la tête, plus mince et moins large en bas qu'en haut , et formé entièrement de fibres charnues qui s'étendent transversalement de son bord antérieur à son bord postérieur. Inférieuremenl , il est constitué par un mince faisceau qu'on dislingue du muscle principal par la direction un peu différente de ses fibres, et qui couvre en partie la surface externe de ce muscle.
Attaches. — Il a son origine sur la ligne myléenne, par l'extrémité antérieure de ses ûbres constituantes. — Il opère sou insertion mobile sur la face inférieure du corps de l'hyoïde, sur son appendice antérieur, et sur un raphé fibreux qui s'étend depuis l'extrémité libre de cet appendice jusque auprès de la surface génienne, et qui unit, sur la ligne médiane, les deux muscles mylo-hyoïdiens.
Rapports. — Par sa face externe, avec le maxillaire inférieur, le muscle digastrique et des ganglions lymphatiques. Far sa face interne, avec la glande sublinguale , le canal de Warthon , les nerfs hypo-glosse et lingual , les muscles basioglosse, génio-glosse, kérato-glosse et génio-hyoïdien. Son bord supérieur répond an ptérygoïdien interne.
Usages. — En s'unissant sur la ligne médiane avec celui du côté opposé , ce muscle forme une espèce de large sangle sur laquelle repose la langue. Quand H se contracte, il élève donc cet organe, ou plutôt il l'applique contre la voûte palatine.
Différences. — Chez les Ruminants t les deux plans qui composent ce muscle se distinguent mieux l'un de l'autre que chez les animaux solipèdes.
2» Ogmo-HTOÏDIEN (fig. 74, 7).
Forme. Structure. Situation. — Corps charnu allongé et fusiforme, tendineux à ses extrémités , à l'inférieure principalement, appliqué avec celui du côté opposé sur la soupente inylo- hyoïdienne.
Attaches, — Par son extrémité inférieure, il se fixe à la surface génienne (on-
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gine) ; — par la supérieure, il gagne l'extrémité libre de l'appendice antérieur du corps de l'hyoïde {terminaison).
Rapports. — En dehors et en bas, avec le mylo-hyoïdien ; en dedans, avec l'autre génio-hyoïdien, qui lui est parallèle; en haut, avec le génio-glosse.
Usages. — Il tire l'hyoïde vers la partie inférieure et antérieure de l'espace intra-maxfflaire.
3* Grand kkrato-hvoIdien (fig. 74, H).
Synonymie : Stylo-hyoïdien de Bour gelai et des anthropolomutes.
Forme. Structure. Situation. Direction. — Grêle et fusiforme, ce muscle, plus petit que le précédent et tendineux, comme lui, à ses deux extrémités, se trouve situé sur le côté de l'appareil laryngo-pbaryngien et de la poche gutturale , en arrière de la grande branche hyoïdienne, dont il suit la direction.
Attaches. — En haut, a l'angle postérieur et supérieur de la grande branche (insertion fixe) ; — en bas, à la base de la corne de l'hyoïde (insertion mobile).
Rapports. — En dehors, avec le ptérygoïdien interne ; en dedans, avec la poche gutturale, le pharynx et le nerf hypo-glosse. Son bord autérieur est séparédu bord postérieur de la grande branche de l'hyoïde par l'artère glosso-faciale et le nerf glosso-pharyngien ; le postérieur est longé par le ventre supérieur du digastrique. Son tendon inférieur est percé d'un anneau dans lequel s'engage la corde intermédiaire aux deux portions de ce dernier muscle.
Usages. — Il est antagoniste du muscle précédent, c'est-à-dire qu'il tire le corps de l'hyoïde en arrière et en haut.
Différences. — Ce muscle est dépourvu d'anneau pour le passage du digastrique, dans tous les autres animaux. — Chez les Ruminants, il commence par un tendon long et grêle (ûg. 73, 16). — Chez les Camassiei's , il prend son origine, comme chez l'homme, sur la portion mastoïdienne du temporal, par un petit tendon. C'est, du reste, une étroite bandelette charnue très mince et très pâle.
4« Petit kékato-htoïdien (fig. 74, 10} (i).
Très petit faisceau, aplati d'un côté à l'autre et triangulaire ; fixé, d'une part, sur le bord postérieur de la petite branche et l'extrémité inférieure de la grande, d'autre port, sur le bord supérieur de la corne. Il répond, en dehors, au basioglossc et à l'artère linguale, en dedans, à la muqueuse buccale. 11 rapproche le corps de l'hyoïde de la grande branche.
Différences. — Il se distingue, chez le chien, par son volume relativement considérable.