‹ Traitʹe d'anatomie comparʹee des animaux domestiquesChapitre 46 sur 53 · Inter-lransversaires du cou. (5. Lon · texte numérisé non relu

Inter-lransversaires du cou. (5. Lon

fléchisseur de lu ; ■* t « 14. Scalcue inlé.

rieur. 1?>. Staline sup< : rieur. 1G. lut <-r costaux internes. 17. Faisceau dépendant

du petit oldiqur, fbrnunl le réïracletti

de la dernière côte îles auteurs allemands. Vf, Petit ol»li<pie de l'.i lulrmifii. IK. Transverse.

conux sont peu ou point distincts on arrière; mais ils le deviennent davantage en

avant. Au niveau de la sixième vertèbre dorsale, à peu près, ils se séparent des autres faisceaux pour constituer la branche supérieure du muscle (fig. 69, 3).

Les faisceaux inteimes et profonds ou Iransver&aires sont ceux qui attachent le muscle sur les tubercules articulaires des vertèbres lombaires et sur les apophyses transverses du dos et du cou. Ils sont bien isolés les uns des autres, même en arrière, et fortement tendineux. En avant, ils se jettent dans la branche inférieure de l'ilio-spinal, qu'ils forment en commun avec les faisceaux externes. De profonds qu'ils étaient ils deviennent alors superficiels : on les voit, en effet, surgir entre les autres qui semblent s'écarter pour leur livrer passage (fig. 69, 4, U).

Les faisceaux externes ou costaux se dévient un peu en dehors, pour gagner les côtes et les apophyses cosliformes de la région lombaire ; ils sont peu apparents dans cette région (fig. 69, 2, 2).

On comprend très bien que tous ces faisceaux ne proviennent point de la masse commune, qui se serait bientôt épuisée, bien avant sa terminaison à la tige cervicale, par suite de l'émission successive des faisceaux qui la composent. Pour prévenir cet épuisement du muscle, il s'y ajoute, de proche en proche, des faisceaux de renforcement fort nombreux. <:eux-ci naissent soit de son enveloppe aponévrolique , soit des os eux-mêmes sur lesquels les faisceaux primitifs viennent se terminer, et se comportent absolument comme ces derniers, qu'ils sont chargés de continuer jusqu'à l'encolure.

Rapports. — L'ilio-spinal est recouvert par la pointe pyramidale du fessier principal , qu'il reçoit dans une excavation particulière , et par l'a|>onévrose du grand dorsal et des petits dentelés. 11 recouvre les inter-transversaires de la région lombaire, le transversale épineux du dos et des lombes, les sus-costaux et les intercostaux externes. Il est longé en dehors par l'inter-costal commun.

La branche supérieure est recouverte par le grand complexus tt le transversale épineux du cou. Elle répond, eu dedans, au ligament cervical et à la branche analogue du muscle opposé.

La branche inférieure répond en dehors à l'angulaire de l'omoplate. Elle recouvre quelques inter-transversaires du cou et les languettes aponévrotiques qui attachent le grand complexus sur les apophyses transverses des premières vertèbres dorsales. Il se détache même de ces languettes un assez grand nombre des faisceaux fflusculeux qui viennent renforcer cette branche de l'ilio-spinal.

Usages. — C'est un extenseur énergique de la colonne vertébrale, qu'il incline de côté quand il agit seul. II joue de plus le rôle d'expirateur.

Différences. — Dans le Pore et surtout dans le Chien, la branche inférieure de l'ilio-spinal se divise assez facilement en deux portions dont on retrouve les traces chez le cheval : l'une est formée par les faisceaux costaux , l'autre par lus faisceaux transversales. C'est celte dernière qui constitue le transversal e du cou chez l'homme, muscle auquel Bourgelal a donné le nom de court transversal. — Chez le Lapin, comme du reste chez tous les animaux sauteurs, l'ilio-spinal acquiert un développement considérable.

7° Inter-costal commun (fig. 69, 5).

Synonymie : Trachilo-co.tal (Gir.). — Sacro- lombaire chet l'homme.

Forme. Situation. — Long muscle , étroit et mince , surtout à ses extrémités, accolé au bord externe du précédent, avec lequel il est confondu en arrière de la dernière côte.

Structure. Attaches. — Ce muscle, dont la structure a été compliquée comme à plaisir par un grand nombre d'anatoroistes, se comporte cependant d'une manière extrêmement simple. Il est formé d'une série de faisceaux dirigés obliquement en avant, en bas et en dehors, tendineux à leur extrémité amérieure, lesquels faisceaux naissent et se terminent successivement sur la face externe des côtes. Le plus postérieur part du bord externe et de la face inférieure de la masse commune. La languette tendineuse du faisceau antérieur s'insère à l'apophyse transverse de la dernière vertèbre cervicale en commun avec la branche inférieure de l'ilio-spinal.

Rapports. — En dehors, avec le grand et les petits dentelés ; en dedans, avec les i nier- costaux externes.

Usages. — Il abaisse les côtes, et peut étendre la portion dorsale du rachis.

Différences. — Chez les Carnassiers , l'inter-costal commun ressemble tout à fait au sacro-lombaire de l'homme. Il constitue, en arrière de la dernière côte, un épais corps charnu séparé par un sillon de l'ilio-spinal , avec lequel il s'attache à l'ilium.

8* Transversaux éwnbuk do dos et des lombes ( fig. 67, 3).

Sy nonymie : Transrerso-cpineux (Gir.). — Portion dorso-lombaire du tranivorsairc épineux de l'homme.

Situation. Etendue. — C'est un très long muscle directement appliqué contre l'épine sus-sacrée et l'épine dorso-lombairc , continué en avant par le transversale épineux du cou. Ces deux muscles mesurent donc presque toute la longueur du rachis.

Structure. — Il résulte d'un ensemble de faisceaux courts, aplatis d'un côté à l'autre, tendineux à leurs extrémités, dirigés obliquement d'arrière en avant, de bas en haut et un peu de dehors en dedans, croisant ainsi à angle droit les apophyses épineuses qu'ils recouvrent.

Attaches. — Ces faisceaux sont attachés, en bas, sur la lèvre latérale du sacrum, sur les tubercules articulaires des vertèbres lombaires et les apophyses transverses des vertèbres dorsales (origine). — lisse fixent, en haut, sur les apophyses épineuses des vertèbres sacrées , lombaires , dorsales , et sur celle de la dernière cervicale (terminaison). On remarquera qu'ils n'atteignent point le sommet de ces apophyses épineuses dans la première moitié de la région dorsale.

tt apports. — En dehors, avec le sacro-coccygien latéral et l'ilio-spinal , qui se confondent avec lui près de sou extrémité postérieure ; en dedans, avec l'épine du sacrum , des lombes et du dos , et avec les ligaments inter-épineux de ces trois régions.

Usages. — C'est un extenseur du rachis.

MUSCLfeS DU TRONC. 207

Difpêbences. — Chez les Carnassiers, il est très fort à la région lombaire, et se prolonge jusque sur les vertèbres coccygiennes.

§ IV. — Région «ous-lombaire ou lombaire inférieure.

Les muscles de cette région sont situés profondément à la face inférieure des vertèbres lombaires et de l'ilium , concourent à former le plafond de la cavité abdominale, et se trouvent en rapport plus ou moins direct avec les viscères contenus dans cette cavité. Ils sont pairs et au nombre de neuf. Trois d'entre eux , qui ont reçu le nom générique de psoas, présentent un gros volume et sont maintenus par une forte aponévrose, le fascia iliaca; on les distingue en grand psoas, psoas iliaque et petit psoas. Un quatrième s'appelle carré des lombes. Les cinq autres, placés entre les apophyses transverses des vertèbres lombaires , représentent par rapport à ces espèces de côtes fixes de véritables muscles inter-coslaux ; ce sont les inter-transversaires des lombes.

Préparation. — 1° Placer le sujet en première position ; ouvrir la cavité abdominale en abattant complètement ses parois inférieures; vider cette cavité des viscères qu'elle contient, et procéder à l'excision du diaphragme, lequel empêcherait de voir l'extrémité antérieure du grand et du petit psoas. 2° Étudier en premier lieu le fascia iliaca, sa forme, ses rapports avec le long adducteur de la jambe, ses attaches, sa continuité avec le tendon du petit psoas et le feuillet réfléchi de l'aponévrose du grand oblique de l'abdomen. 3° Mettre à découvert les trois psoas en enlevant le fascia iliaca , les deux adducteurs de la jambe et les trois adducteurs de la cuisse. 4" Enlever les psoas pour préparer le carré lombaire et les intertransversaires.

1° Fascia iliaca ou aponévrose lohbo-iliaqoe (fig. 70, A).

C'est une lame fibreuse très résistante qui recouvre le grand psoas et le psoas iliaque. Attachée, en dedans, sur le tendon du petit psoas, en dehors, sur l'angle et le bord externe de l'ilium, cette aponévrose, en se prolongeant en avant sur le grand psoas , dégénère en tissu cellulaire. En arrière , elle s'amincit également pour accompagner les deux muscles qu'elle recouvre jusque auprès de leur insertion au trochantin. Sa face externe ou inférieure reçoit en arrière l'insertion de l'arcade crurale , et donne attache au long adducteur de la jambe ; dans le reste de son étendue, elle se trouve tapissée par le péritoine.

2° Grand psoas (fig. 70, 1).

Synonymie: Psoas (Boarg.). — Sous-lorobo-trochantiDien (Gir.).

Forme. Situation. — Long muscle aplati de dessus en dessous à son extrémité antérieure , prismatique dans son milieu , terminé en cône à son extrémité postérieure , appliqué sous les apophyses transverses des vertèbres lombaires.

Structure. — Ce muscle , presque entièrement charnu, est formé de faisceaux d'une texture fort délicate, dirigés en arrière et d'autant plus longs qu'ils sont plus superficiels et plus internes. Ils viennent tous converger sur un tendon qui est enveloppé par le muscle iliaque et qui se confond avec lui.

i08 DES MUSCLES.

Attaches. — Le 'grand psoas s'attache : 1° par l'extrémité antérieure de ses faisceaux charnus, sur le corps des deux dernières vertèbres dorsales et de toutes les vertèbres lombaires, moins la dernière, et à la face inférieure des deux dernières

Fie. 70 (*).

côtes et des apophyses transverses des vertèbres lombaires; 2° par son tendon postérieur, au trochantin, en commun avec le psoas iliaque.

Iiapi>orts. — En bas, avec la plèvre, le bord supérieur du diaphragme, l'aponévrose lombo-iliaque, qui le sépare du péritoine et des viscères abdominaux situés à la région sous-lombaire; en haut, avec les deux derniers inter-costaux internes, le carré des lombes et les in ter- transversales ; en dedans, avec le petit psoas et la

( ) F.g. iO. - Muscles ^es régions sons lombaire, rolnlienne rt crurale interne. - \ Grand «art; Son tendon terminal 1 .Petit p«0,l 5. PMll iliaque ; 4. & petit* portion interne, ti. Muscle àu fatna In ta. G Dro.1 antérieur de la cu.sse 7 Vaste interne. 8. Long adducteur ,1e l u j iim be. 0. Court a.lductcu, ï a i-n.be. H. Pectine. 12. Oraud «ddactnor de la cu.sse. I*. Petit adducteur de la cuiise. 13. Demùmcn, hrancuA. 14. Dem.-tcnd.nenx - A. Portion du Jasciu Uinen. - li. Portion du feuillet rellechi de vl«cvrose du B ,^ud oblique de l a Women, form.nt l'a, ede crurale. - C. Tendon pubien des muscles a il -au naux. — D. Origine du ligament pultio fémoral. " illut

MUSCLES DU THONC. 209

branche interne du psoas iliaque ; en dehors, dans son tiers postérieur, avec la branche principale de ce dernier muscle.

Usages. — Fléchisseur et rotateur en dehors de la cuisse , quand son point fixe est aux lombes, ce muscle fléchit la région lombaire quand il prend son appui sur la cuisse. C'est donc une des puissances qui déterminent la voussure des reins et qui agissent, dans le cabre exagéré, pour ramener ranimai à la station quadrupède.

Différences. — Chez les Carnassiers, ce muscle est peu développé et ne commence qu'au niveau de la troisième ou même de la quatrième vertèbre lombaire.

3° PâOAS ILIAQUE (Gg. 70, 3, 4).

Synonymie: Iliuco-Uoihantiuicn (Gir.).

Forme. Situation. Direction. — C'est un très fort muscle épais et prismatique, incomplètement divisé par le sillon qui reçoit le tendon du graud psoas en deux portions inégales : Tune externe, considérable ; l'autre interne, peu volumineuse. Ces deux portions niusculeuses sont couchées à l'entrée du bassin sur la face interne de l'ilium, dans une direction oblique de haut en bas, d'avant en arrière et de dehors en dedans.

Structure. — 11 est presque entièrement charnu. Les faisceaux qui le forment sont étalés en avant, et se rassemblent en arrière, où ils deviennent légèrement fibreux, sur le tendon du grand psoas.

Attaches. — Il prend son insertion Gxe sur toute la surface iliaque, sur l'angle externe de l'ilium, le ligament sacro-iliaque et la crête iléo-pectinée. — Il opère son insertion mobile au trochantin, en commun avec le graud psoas.

/{apports. — En haut, avec l'ilium ; en bas, avec le fascia iliaca et le muscle long adducteur de la jambe; en dehors, avec le muscle du fascia lata et l'origine du droit antérieur de la cuisse, dont il est séparé par un interstice rempli de graisse ; en dedans, avec les vaisseaux cruraux. Il s'insinue pour gagner le trochantin entre le vaste interne et le pectiné.

Usages. — Il est fléchisseur de la cuisse , et rotateur en dehors de ce même rayon.

Différences. — Le psoas iliaque du Chien est très faible, la portion externe surtout; il est, du reste, peu distinct du grand psoas, avec lequel il ne forme, pour ainsi dire, qu'un seul et même muscle.

4" Petit psoas (fig. 70, 2).

Synonymie : Psoas des lombes (Bourg.). — Sons-lombo-pubico, ou mieux sous-Iombo-ilial, d'après Gir.

Situation. Forme. Structure. — Placé au côté interne du grand psoas, très allongé et semi-penné, ce muscle est terminé en arrière par un tendon aplati, et se compose de faisceaux charnus d'autant plus longs qu'ils sont plus antérieurs. Ces faisceaux se dirigent tous en arrière et en dehors pour gagner le tendon.

Attaches. — 1° Sur le corps des trois ou quatre dernières vertèbres dorsales et de toutes les vertèbres lombaires, par l'extrémité antérieure de ses fibres charnues ;

ih

210 1>KS MU&CLKS.

— 2° sur l'éminence iléo-pectinée et sur l'aponévrose lombo-iliaque, par l'extrémité postérieure de son tendon.

Rapports. — Par sa face inférieure, avec la plèvre, le bord supérieur du diaphragme, l'aorte ou la veine cave postérieure, et le nerf trisplanchnique ; par sa face supérieure, avec le grand psoas. Il est traversé, près de ses insertions vertébrales, par de nombreuses branches vasculaires et nerveuses.

Usages. — Il fléchit le bassin sur le rachis quand son point fixe est aux lombes. S'il prend son appui sur le bassin, il opère la voussure et l'inclinaison latérale de la région lombaire. C'est» de plus, le muscle tenseur de l'aponévrose lomboiliaque.

Différences. — Chez les Carnassiers, ce muscle est relativement plus considérable que le grand psoas; il ne se prolonge pas dans la cavité pectorale, cl il se confond, à son extrémité antérieure, avec le carré lombaire.

5* Carié dus lombes ( flg. 70, 2).

Synonymie • Sacro-cujtul (Gir.).

Situation. Forme. Structure, Attaches. — Ce muscle, compris entre les apophyses transverses de la région lombaire et grand psoas, est allongé d'avant en arrière, aplati de dessus en dessous et divisé . ». olusieurs faisceaux fortement tendineux Le faisceau principal, situé tout à fait t dehors, prend son origine sur le

ligam ut sacro-iliaque, près de l'angle Fig. 7t (*). d u sacrum, et s'étend directement en

avant pour gagner le bord postérieur de la dernière côte, après s'être attaché, par sa face supérieure, sur le sommet des apophyses transverses des vertèbres des lombes. Les autres faisceaux sont d'autant plus longs qu'ils sont plus antérieurs; ils partent du bord interne du premier, et se dirigent obliquement en avant et en dedans, pour se fixer sur les apophyses ransverses de la plupart des vertèbres lombaires et sur la face interne des deux ou trois dernières côtes.

Hapports. — Par sa face sup& rieure, avec les inter-transversaires, avec le petit muscle rétracteur de la dernière côte, et le fascia fibreux qui unit ce muscle au petit oblique de l'abdomen. Par sa face inférieure, avec le grand psoas.

[? , r, 8" î 1, ~ profonds de In région sons-lombnirc -1. Cai re lombaire. 2. 2. Intci-lraos*

rartalVW. >. Petit. mu»cle rcliucleur de h dernière côte (dépendante du petit oblique de l'abdomen),

Usages. — Il tire les dernières côtes en arrière, et incline de côté la portion lombaire du rachis.

Différences. — Ce muscle est plus long et plus fort chez le Chien que dans tous les autres animaux.

6° INTER-TRÀNSVERSAIRES DES LOMBES (fig. 71, 2, 2).

Ce sont de très petits muscles aplatis qui remplissent les intervalles compris entre les apophyses transverses des vertèbres lombaires. Les fibres charnues qui entrent dans leur composition sont mêlées à des fibres tendineuses, et se portent du bord antérieur d'une apophyse transverse au bord postérieur de l'autre. Ces muscles répondent, par leur face supérieure, à l'ilio- spinal, par leur face inférieure, au carré lombaire ainsi qu'au grand psoas. Ils opèrent en se contractant l'inclinaison latérale de la région des lombes.

§ V. - Région coccygienne.

Cette région se compose de quatre muscles pairs préposés aux mouvements de la queue : trois, nommés sacro-coccygiew, sont disposés longitudinalement autour des vertèbres coccygiennes, qu'ils enveloppent complètement ; le quatrième a reçu le nom à'isckio-coccygien.

1« Sacro-cocctgiens (flg. 86, i, 2, 3).

Ces trois muscles sont renfermés, avecceux du côté oppoéé, dans une gaîne aponévrotique commune qui se continue avec les ligaments ilio-sacré inférieur et sacro-sciatique. Ils commencent sur le sacrum, se dirigent en arrière parallèlement an coccyx, en diminuant graduellement d'épaisseur, et se décomposent en plusieurs faisceaux successifs, terminés par de petits tendons qni s'arrêtent sur chacun des os coccygiens. On distingue ces muscles, eu égard à leur position, en sacro coccygien supérieur, sacro-coccygien inférieur et sacro-coccygien latéral.

A. Sacro-coccygien supérieur. — Les faisceaux qui forment ce muscle prennent leur insertion fixe, soit sur le sommet et sur le côté des trois ou quatre dernières apophyses de l'épine sus-sacrée , soit sur les vertèbres coccygiennes ellesmêmes. Les tendons par lesquels ces faisceaux opèrent leur insertion mobile sur ces mêmes vertèbres sont toujours fort courts.

Ce muscle, recouvert par l'aponévrose coccygienne, recouvre les vertèbres qu'il est destiné à mouvoir. Il répond : en dedans, au muscle analogue du côté opposé; en dehors, au sacro-coccygien latéral, et, près de son extrémité antérieure, à un très fort feuillet aponévrotique qui le sépare du transversaire épineux.

Il élève la queue directement ou de côté, suivant qu'il agit seul ou de concert avec le muscle du côté opposé.

B. Sacro-coccygien inférieur. — Ce muscle est plus épais que le précédent, et ses faisceaux constituants prennent leur origine sur la face inférieure du sacrum, à partir delà troisième vertèbre, sur la face interne du ligament sacro-sciatique et

sur les os coccygiens. Il se dédouble assez facilement eu deux portions parallèles, placées Tune à côté de l'autre, dont Bourgelat a fait deux muscles particuliers. Les faisceaux de la portion interne s'insèrent, par leur extrémité postérieure, sur la face inférieure des premières vertèbres du coccyx. Ceux de la portion externe sont tous pourvus de forts tendons superficiels destinés à presque tous les os de la queue.

Ce muscle répond : en dehors, au ligament ischiatique, a l'ischio-coccygien et à l'aponévrose coccygienne; en dedans, au muscle du côté opposé et à l'attache coccygienne du rectum; en haut, au sacrum, aux os de la queue et au muscle latéral ; en bas, au rectum et à l'aponévrose coccygienne.

Il abaisse la queue directement ou de côté.

C. Sacro-coccygien latéral. — Ce muscle peut être considéré comme le transversale épineux de la région coccygienne. Il est, en effet, confondu avec le transversaire épineux du dos et des lombes, par son extrémité antérieure, et il semble le continuer jusqu'à l'extrémité inférieure de la queue.

Les faisceaux qui le composent prennent leur origine sur les apophyses épineuses des dernières vertèbres lombaires, par l'intermédiaire du transversaire épineux, et sur les os coccygiens. Les tendons terminaux de ces faisceaux sont profonds et peu marqués.

Il répond : en dehors, à l'extrémité postérieure de l'ilio-spinal, au ligament iliosacré inférieur, à l'aponévrose coccygienne ; en dedans , au transversaire épineui et aux vertèbres du coccyx; en haut, au muscle supérieur; en bas, au muscle inférieur, dont il est cependant séparé par plusieurs petits faisceaux musculcux indépendants qui se portent d'une vertèbre coccygienne à l'autre.

Il opère l'inclinaiion latérale de la queue.

2° ISCHIO-COCCYGIEN ( flg. 86, 4).

Petit muscle mince, large et triangulaire, situé contre la paroi latérale du bassin, à la face interne du ligament sacro-sciatique.

Il s'attache, par une aponévrose, sur ce ligament et sur la crête sus-cotyloïdienne ; puis il se dirige en haut pour se fixer, par ses fibres charnues, sur le côté de la dernière vertèbre sacrée et des deux premiers os coccygiens.

Eu rapport, en dehors, avec le ligament sacro-sciatique , il répond, en dedans, au sacro-coccygien latéral et au rectum.

Il abaisse eu masse l'appendice caudal.

Différences. — Chez les Carnassiers, c'est un muscle épais et d'un rouge foncé, qui naît exclusivement de la crête sus-colyloïdienne.

S VI. — Région de la tête.

La tête comprend un grand nombre de muscles, parmi lesquels nous décrirous seulement ceux qui recouvrent les os de la face et ceux qui meuvent la mâchoire inférieure et l'hyoïde. Les autres seront étudiés avec les appareils auxquels ils appartiennent.

A. Région raciale ou du chanfrein.

Cette région comprend les muscles de la tête qui fout partie de la charpente des lèvres, des joues et des naseaux, c'est-à-dire tous ceux qui sont groupes autour de la face proprement dite. Les auteurs sont loin detre d'accord sur la nomenclature et la description de ces muscles. Girard en reconnaissait onze, auxquels il adonné les noms suivants: le labial, V alvéolo-labial , le zygomato-labial , le lacrymolabial, le sus-naso-labial , le sus-maxillo-labial , le grand sus-maxillo-nasal , le petit sus-maxillonasal, le naso-transversal, le maxillo-labial et le mento-labial. À ces onze muscles, dont deux, le premier et le dernier, sont impairs, nous en ajouterons deux autres décrits par Bourgelat sous les noms de mitoyen antérieur et de mitoyen postérieur, muscles que Girard considérait à tort comme appartenant au labial.

Synonymie i OrbiCttlalri des lèvres de Bourgelat el des anthropotomislcs.

Préparation. — Enlever avec les ciseaux la peau qui recouvre les deux portions de ce muscle ; puis abattre les lèvres pour découvrir sa face interne, en excisant la muqueuse buccale et les glandules sous-jacentes à cette membrane.

(•) Fig. 72. — Muscles superficiels de la tête tin cheval. — 1,1. Orl.iculaire des lèvres. 2. Houppe du menton, ô. Sus-naso-lubiul. *. Sus-ranxillo-lal.hil. 4'. Son tendon d'insertion. 5. Grand susmaxillo-nasal b\ Portion postérieure du petit sus maxillo nasal. &. l'orlion antérieure du même muscle. 7. Zjgomatolabial. 8. Plan profond do l'alvéolo-labial. 8'. Plan superficiel du même muscle. 9. Maxillo-laltiah 10. Portion du risurius de Santorini. 11. Temporo- auriculaire externe. 12. Zvgomato-auiirulahe. 13. Sculoauriculaire interne. 14, 15, 16. Cervico auriculaires. 17. Parotido-auriculaire. 18. Cartilage scuiifbrine. 19. Tendon d'insertion du muscle orbiculaire des paupières. 20, 20. Orbiculaire des paupic»es. Si. Massétrr. -A. Glande parotide ( la pointe postérieure de l'extrémité supérieure a été enlev.c. pour montrer le cervico auriculaire interne). — B. Origine du canal de Stc'imu. — C. Terminaison de ce conduit. — V, E. Branches* d'origine de ln veine jugulaire.

1° Labial (fig. 72, 1, 1).

Fie. 72(*).

21 DES M usa. ES.

L'orbiculaire , dispose" on sphincter an pourtour de l'ouverture antérieure de la bouche, est regardé comme le muscle intrinsèque des lèvres, et se trouve formé de deux portions ou faisceaux, l'un pour la lèvre supérieure, l'autre pour l'inférieure. Réunies entre elles vers les commissures, et confondues avec le plan superficiel de l'alvéolo-labial, qu'elles semblent continuer, ces deux portions musculetises reçoivent encore une grande partie des fibres qui appartiennent à la plupart des muscles extrinsèques, comme le sus-naso-labial et le grand susmaxillo-nasal.

L'orbiculaire ne prend aucune attache sur les os qui l'avoisinenl, ses fibres composantes affectant la forme circulaire, et n'ayant, en conséquence, ni commencement ni fin, ou bien se continuant avec d'autres fibres.

La face interne du faisceau supérieur répond à une couche de glandules salivaires qui la sépare en partie de la muqueuse buccale. L'externe, recouverte par la peau, lui adhère de la manière la plus intime, et s'en trouve isolée, sur la ligne médiane, d'abord par l'expansion aponévrotiqne dessus-maxillo-labiaux, puis par une couche musculo-fibreuse analogue à celle qui forme la houppe du menton.

Par sa face interne, le faisceau inférieur répond aussi à la muqueuse buccale et à quelques glandules salivaires. Par sa face externe, il affecte avec le tégument cutané des rapports intimes, comme le faisceau supérieur.

Ce muscle joue le rôle d'un constricteur de l'ouverture antérieure de la bouche, et remplit des usages complexes, soit dans la succion, soit dans la préhension des aliments, soit dans la mastication.

2° Alvéolo-labial (fig. 72, 8, 8 ).

Synonymie: Molaire externe et molaire iuterne de Bourgelut. — Bucciuateur chez l'homme.

Préparation. — Procéder à l'ablation du masséter ; disséquer la surface externe du muscle en respectant le risorius de Santorini ei le zygomatique, qui *c confondent avec lui ; puis le fendre sur son milieu, en partant de la commissure des lèvres; rabattre chaque lambeau sur les mâchoires , et eulever la muqueuse buccale, pour étudier la face interne du muscle et les attaches du plan superficiel sur les os maxillaires.

Situation. Forme. — Situé sur les côtés de la face, caché en partie par le masséter, et appliqué sur la muqueuse des joues, l'alvéolo-labial est plat, mince, allongé dans le sens de la tète et formé de deux plans superposés.

Etendue, Structure, Attaches. — Le plan profond , le plus long, mais le moins large , plus étroit à ses extrémités que dans son milieu , se trouve formé de faisceaux charnus fortement aponévrotiques qui sont attachés, en arrière : 1° sur la tubérosité alvéolaire; 2° sur la face externe du grand sus-maxillaire, au-dessus des trois dernières molaires; 3° sur le bord antérieur du maxillaire, derrière la sixième molaire, en commun avec le maxillo-labial. Arrivée vers la commissure des lèvres, cette couche musculeuse semble se continuer par de petits tendons avec les fibres de l'orbiculaire.

Le plan superficiel commence seulement vers le milieu du plan profond, dont il recouvre la moitié antérieure tout entière. Ses ûbres, moins tendineuses que celles de ce dernier, partent d'un raphé médian qui partage celui-ci dans sa longueur ;

puis elles se dirigent les unes en avant, les autres en arrière, pour se terminer de la manière suivante : les premières s'insèrent sur la face externe du grand susmaxillaire, au-dessus de la première dent molaire et de l'espace inter-dentaire supérieur ; les secondes s'attachent sur l'espace inter-dentaire inférieur lui-même.

Rapports. — En dehors, avec le masséter, le zygomato-labial, le peaucier, le grand sus-maxillo-nasal, le sus-naso-labial, le canal parotidien, qui le traverse pour pénétrer dans la bouche, l'artère et la veine faciales ; en dedans, avec la muqueuse buccale. Le plan profond est longé et recouvert, à son bord antérieur, par les glandes molaires supérieures; son bord postérieur est longé lui-même par les molaires inférieures, qu'il recouvre en partie. Le plan superficiel est très nettement séparé du plan profond dans sa partie antérieure, c'est-à-dire celle qui s'attache sur le grand sus-maxillaire. En arrière, ces deux plans adhèrent plus intimement l'un à l'autre ; mais ils se trouvent néanmoins parfaitement isolés par un interstice que parcourent une ou deux grosses branches veineuses.

Usages. — Le rôle de l'alvéolo-labial est surtout relatif à la mastication : ce muscle, en effet, repousse sous les dents molaires les parcelles d'aliments qui tombent en dehors des arcades alvéolaires ; mais il ne peut concourir au rapprochement des deux mâchoires, comme M. Lecoq l'a fait observer avec juste raison (1).

3° Zygomato-labial (fig. 72, 7).

Synonymie : Portion du eu Une de Bourgelat. — Grand rygomatique de l'homme.

Très petit muscle rubané, pâle et mince ; prenant naissance à la surface du masséter, près de l'épine sus-maxillaire, par une aponévrose qui est confondue avec le peaucier; se terminant a la surface de l'alvéolo-labial, à une pelite distance de la commissure des lèvres; recouvert par la peau, et recouvrant le muscle alvéololabial, quelques-unes des glaudes molaires supérieures, des vaisseaux et des nerfs ; tirant par en haut la commissure des lèvres lorsqu'il entre en contraction.

On trouve encore quelquefois, chez les Solipèdes, un muscle qui rappelle le petit zygomatique de l'homme : c'est un très petit faisceau situé sous le muscle précédent, près de son extrémité supérieure. Il nous a semblé que ce petit faisceau se continue par en haut avec les fibres du lacrymal, et qu'il se perd, par en bas, à la surface de l'alvéolo-labial, un peu au-dessous du canal parotidien.

4° Lacryko-labial ou lacrymal.

Muscle large et très mince, situé superficiellement en dessous de l'œil; se continuant, en avant avec le sus-naso-labial, en arrière avec le peaucier, en haut avec l'orbiculaire des paupières. Ses fibres composantes , partie charnues, partie aponévrotiques, partent de la surface externe de l'os lacrymal et du zygomatique, / se dirigent en bas et se perdent dans un fascia celluleux qui recouvre l'alvéolo-labial ; Huelques-uues passent sous le zygomato-labial et forment le petit zygomatique,

(t) Loc. cit.

îlf) v DES MtiSCI.KS.

quand il existe. On regarde re muscle comme étant destiné à faire froncer et Iréinousser la peau du larmier.

SUS-NASO-LABIAI. (Og. 72, 3).

Synonymie : ha mc&illuirc de Bourgclat. — Elévateur commun de l'aile du net et delà lèvio •upéricaie che» l'homme.

Situation. Direction. Forme. Structure. — Situé sur le côté du chanfrein, dans une direction oblique de haut en bas et d'avant en arrière (1), le sus-naso-labial est un muscle large, aplati d'un côté à l'autre, allongé de bas en haut, aponévrotique à son extrémité supérieure, divisé inférieurement en deux branches inégales entre lesquelles passe le grand sus-maxillo-nasal.

Attaches. — Il prend son origine, par son aponévrose supérieure, sur le frontal et le sus-nasal, en s'unissant sur la ligne médiane avec le muscle du côté opposé.— Sa branche antérieure , la plus large et la plus épaisse , se rend à l'aile externe du nez et à la lèvre supérieure, où ses fibres se confondent avec celles de l'orbiculaire. La branche postérieure se termine à la commissure des lèvres.

/{apports. — En dehors, avec la peau ; en dedans, avec le sus-maxillo-labial, la portion postérieure du petit sus-maxillo-nasal, des vaisseaux et des nerfs. Sa branche postérieure recouvre le grand sus-maxillo-nasal. L'antérieure est recouverte par ce dernier muscle.

Usages. — Il élève l'aile externe du nez, la lèvre supérieure et la commissure des lèvres.

6° Sps-maxillo-labial (6g. 72, i, 4' ).

Synonymie : Relevé iir de la livre antérieure (Bourg.). — Elévateur propre de la lèvre supérieure chei l'homme.

Situation. Direction. Forme. Structure. — Couché verticalement sur le côté du chanfrein, en dessous du sus-naso-labial, ce muscle représente un corps charnu épais et conique, terminé inférieurement par un tendon.

Attaches. — Il s'attache, par l'extrémité supérieure de son corps charnu, sur la surface externe du grand sus-maxillaire et du zygomatique (origine). — Son tendon terminal passe sur le transversal du nez, s'unit à celui du côté opposé, et forme avec lui une expansion aponévrotique impaire, qui se plonge par petites fibrilles dans le tissu musculo-fibreux sous-cutané de la lèvre supérieure.

liapports. — Recouvert par le lacrymal et le sus-naso-labial, ce muscle recouvre l'os grand sus-maxillaire, le fond de la fausse narine, le petit sus-maxillo-nasal et le transversal du nez.

Usages. — Il élève la lèvre supérieure, soit directement, soit de côté, suivant qu'il agit seul ou de concert avec son congénère du côté opposé.

7° GBAND SUS-MAXILLO-NASAL (Og. 72, 5).

Synonymie : Pyrnmidal do ne» (Bourg.). — Canin rbe« l'homme.

Situation. Direction. Forme. Structure. — Ce muscle, situé sur le côlé du chanfrein, entre les deux branches du sus-naso-labial, dans une direction presque

(i) On se rappellera que nous supposons la tête maintenu? en situation verticale.

Ml'SCLES DU TRONC. 217

verticale, afîccie la forme d'un triangle isocèle, et se trouve légèrement tendineux à son sommet.

Attaches. — Il prend son origne, par les fibres aponévroliques de son sommet, sur la face externe du grand sus-maxillaire , au-dessous de l'épine. — Il se termine, par sa base, sur la peau de l'aile externe du nez, en confondant ses fibres les plus postérieures avec celles de l'orbiculaire des lèvres.

Rapports. — En dehors, avec la peau et la branche postérieure du sus-nasolabial; en dedans, avec la branche antérieure de ce dernier muscle, des vaisseaux et des nerfs.

Usages. — Il dilate l'orifice externe de la cavité nasale, en tirant en dehors l'aile externe du ne*.

8° Petit sus-maxilio-nasal (fig. 72, 6, 6').

Synonymie : Muscle court et muscle cutané du ne» (Bourg.).

Girard a décrit, sous le nom de petit sus-maxilio-nasal , un faisceau musculcux épais et court, qui recouvre l'apophyse externe du petit sus-maxillaire, et dont les fibres partent soit de cet os, soit du grand sus-maxillaire, soit de la face interne du muscle sus-naso-labial, pour aller se terminer à la peau de la fausse narine et à Vappendice du cornet inférieur. (Voy. fig. 72,6.)

Aigot a rattaché à ce muscle la production charnue décrite par Bourgelat sous le nom de muscle court. Cette production se compose de fibres courtes et transversales, appliquées sur l'épanouissement de la cloison cartilagineuse du nez qui déborde par côté l'épine nasale. Ces fibres aboutissent, par leur extrémité la plus excentrique, sur la peau de la fausse narine et sur l'appendice du cornet supérieur. (Voy. fig. 72, 6'.)

En adoptant la description de Rigot, on trouve donc que le petit sus maxillo- nasal se compose de deux portions qui bordent l'angle rentrant formé par la grande apophyse du petit sus-maxillaire et par l'épine nasale. Ces deux portions, l'une postérieure^ l'autre antérieure^ se réunissent entre elles à leur extrémité supérieure. La première semble se confondre par en bas avec le mitoyen antérieur ; la seconde se continue avec le transversal du nez. En se contractant, elles concourent à la dilatation de la fausse narine et de la cavité nasale proprement dite.

9° Naso-transversal.

Synonymie : Transrersal du net ( Bourg.).

Muscle impair, court et quadrilatère, aplati d'avant en arrière, appliqué sur la portion élargie des cartilages du nez, et formé de fibres transversales qui se portent d'un cartilage à l'autre.

Recouvert par la peau et l'expansion aponévrotique des deux muscles releveurs de h lèvre supérieure , le transversal du nez recouvre les cartilages sur lesquels il se trouve attaché, et se confond par en bas avec l'orbiculaire des lèvres.

Chargé de rapprocher l'une de l'autre les deux ailes internes du nez, ce muscle doit être considéré comme le dilatateur par excellence des naseaux.

10» MlTUYfc* ASTF.HIKl R (Bourg.}.

Synonymie • MyrUformo de l'homme.

Bourgelat appelle mitoyen antérieur un muscle profond fixé sur la face externe du petit sus-maxillaire, au-dessus des incisives, et dont les fibres montent à la rencontre de la portion postérieure du petit sus-maxillo-nasal , pour se terminer avec celle-ci, sur l'appendice antérieur du cornet maxillaire; quelques-unes se perdent dans la lèvre. Nous le regardons comme un dilatateur de l'entrée de la fosse nasale.

Pour bien étudier ce petit muscle, il faut relever la lèvre supérieure, et enlever la muqueuse qui la tapisse. On pourra le disséquer en même temps que les attaches osseuses du plan superficiel de l'alvéolo-Iabial.

Il» Maxillo-labial (fig. 72,9).

Synonymie: Abaiuenr de la lèvre inférieure (Rigol). — Dépendance du buccintleurde l'homme.

Situation. Direction. Forme. Structure. — Ce muscle, situé le long du bord inférieur de l'alvéolo-Iabial, dont il suit la direction , forme un faisceau étroit et long, terminé inférieurement par un tendon épanoui.

Attaches. — 1° Par son extrémité supérieure, au bord antérieur du maxillaire, en commun avec le plan profond de l'alvéolo-Iabial (insertion fixe) ; — 2" par son tendon terminal , à la peau de la lèvre inférieure (insertion mobile).

Rapi^orts. — Eu dehors, avec le masséter et la portion faciale du peaucier du cou ; en dedans, avec l'os maxillaire; en avant, avec le muscle alvéolo-labial, auquel il est étroitement uni dans ses deux tiers supérieurs.

Usages. — Il écarte la lèvre inférieure de la supérieure, et il la tire de côté, s'il agit seul.

12° Mehto-umal ou muscle de la booppe do menton.

Nous appellerons houppe du menton un noyau musculo-fibreox formant la base de la protubérance arrondie qui existe sous la lèvre inférieure, en avant de la barbe. Ce noyau impair se confond en avant avec l'orbiculaire des lèvres, et reçoit sur sa face supérieure l'insertion des deux muscles mitoyeus postérieurs.

13° Mitoyen postérieur (Bourg.)*

Bourgelat a décrit sous ce nom un petit faisceau musculaire analogue en tous points au mitoyen antérieur. Ce petit muscle prend son origine sur la face externe du corps du maxillaire, en dessous de la dent mitoyenne et du coin ; puis il descend dans le tissu de la lèvre pour se réunir avec celui du côté opposé , sur la face supérieure de la houppe du menton. Plusieurs auteurs l'ont décrit comme une dépendance de ce dernier muscle.

C'est un releveur assez énergique de la lèvre inférieure.

On suivra, pour le disséquer, la marche indiquée pour la préparation du mitoyen antérieur.

14° Dl S MUSCLES DE LA FACE CHEZ LES MAMMIFERES DOMESTIQUES AUTRES QUE LES SOLIPÈDEB .

Les particularités qui distinguent ces muscles étant très importantes , nous avons cru devoir les faire connaître à part.

Bœuf. — On trouve chez cet animal :

1° Un muscle orbiculaire, analogue à celui du cheval. 2° Un muscle alvéolo-labial^ qui se trouve dans le mC;me cas (fig. 73,5}.

3° Un zyynmatique ou zygomatn-labial, plus fort, plus rouge que dans lus solipèdes. Son aponévrose d'origine, recouverte parle peaucier de la face, remonte à la surface du muscle masséter jusqu'à l'arcade zygomatique, sur laquelle elle s'attache (fig. 73, 7).

h" Un lacrymal, plus développé et plus épais que [chez le cheval. Ses fihres les plus antérieures se glissent sous le zygomatique et se perdent à la surface de l'alvéolo-labial ; les plus postérieures passent par-dessus le tendon aponévrotiquedu zygomato-labial et se confondent avec le peaucier. Ce muscle s'unit, par en haut, avec l'orbiculaire des paupières, d'une manière plus intime encore que chez le

(*)Fig. 7-">.— Muscles superficiels de In tète (vache).— \. Sus-maxillo-lahiul. 1», 1'. Faisceaux accessoires du sus-maxiliti-lubial. <. Grand sus-maxilto-nasal. 3 Sus uaso-labial. 4. Lacrymal. 5. Alréolo- labial, tt. Maxillolabial confondu arec le précèdent. 7. Zy^omulo-lahial. K. Muscle frontal uu peaucier du frout. 0. Oi biculaire des paupières. 10. Zygomalo-uuriculaire. II. Trmporo-auriculaire citerne. 14. drtilage scutiforme. \~k Sculo-auiiculaire oxten <•. 14. Apophyse masloide. 15. Musetei. |U. Grand kcrato-hyoïdien. 17. Digus- IrkjKC. |8. Faisceau sterne-maxillaire dépendant du peaucier du cou. 19. Ti aihelo-hyoïdien (suus-scapulohyoïdien). 20. hterno-sous-occipilal ( itemo-uiuxillaire ou mastoïdien), 31. Bruuche antérieure de U portion superlii ielle du niastoido-buineral. --. branche supérieure de la même. -J".. l'orlion profonde du même muscle. 24. Trachélo-allonlien ( propre aux ruminants et aux pachydermes). îb. Grand droit antérieur de la tête.

220 DES MUSIXKS.

cheval ; aussi devient-il a peu près impossible de distinguer la limite des déni muscles (fig. 73, U).

5° Un sus-naso-labial , continu par en haut avec le bord inférieur du muscle frontal ou peaucier du front, et divisé inférieurement en deux branches qui comprennent entre elles le sus-maxillo-labial et le pyramidal du nez; mais ces deux branches ne sont pas disposées comme dans les solipèdes : c'est, en effet, la branche antérieure du muscle qui recouvre les muscles précités; la postérieure , fort peu importante du reste, passe au-dessous d'eux pour aller se perdre bientôt dans le tissu de la lèvre supérieure ( fig. 73, 3).

6° Un sus-maxillo-labial, qui gagoc le milieu du mufle, en côtoyant le côté interne du naseau (fig. 73, 1).

7° Deux autres muscles sus-maxillo-labiaux, que nous considérons comme accessoiresdu premier et qui partent du même point. Ils se terminent chacun par un tendon ramifié qui passe sous le naseau pour se plonger dans le tissu de la lèvre supérieure (fig. 73, 1\ 1').

8° Un muscle pyramidal ou grand sus-maxillo-nasal , situé entre le susmaxillo-labial et ses deux muscles accessoires, prenant son origine, en commun avec ces trois muscles , en avant de l'épine sus-maxillaire (fig. 73, 2).

9° Un maxillo-labial, tout à fait confondu avec l'alvéolo-labial et dépourvu de tendon à son extrémité terminale.

10° Un mento-labial, attaché au corps du maxillaire, comme chez le cheval, par deux muscles mitoyens postérieurs.

Nous n'oserions affirmer qu'il n'existe point de mitoyen antérieur: nous n'avons trouvé dans nos notes rien qui concerne ce muscle.

Mais il est sûr que le transversal du nez et le petit sus-maxillo-nasal manquent tout à fait

Mon «on. — Le sus-naso-labial n'existe pas; à part cette particularité, les muscles de la face se comportent comme dans le bœuf.

Porc. — Cet animal ne possède ni lacrymal, ni sus-naso-labial, ni transversal du nez.

Le petit sus-maxillo-nasal existe ; il est court, très épais et situé auprès du pourtour du naseau.

Le sus-maxillo-labial et le grand sus-maxillo-nasal sont remplacés par trois corps charnus à peu près parallèles, couchés sur le côté du chanfrein. Le supérieur prend son origine dans la fosse larmière et se termine par un tendon au milieu du groin. L'inférieur part, avec le moyeu, des empreintes situées en avant de la crête zygomatique, et se trouve continué, à son extrémité inférieure, par un tendon divisé en plusieurs fibrilles, qui passent au-dessous du naseau pour aller se réunir au tendon de la portion supérieure ; en sorte que l'ouverture extérieure du nez se trouve entourée, du côté interne, par une cravate fibreuse qui, lors de la contraction des deux muscles, porte cette ouverture en dehors. On comprend, du reste, que le corps charnu supérieur, agissant isolément, doit élever le groin, tandis que l'inférieur l'abaisse, en le tirant de côté. Quant au corps charnu intermédiaire, il représente tout à fait le pyramidal du bœuf, et se termine par un grande quantité de fibrilles tendineuses à l'aile interne du nez.

MLSCLtS i>L 1HU.NC. 221

Chien et Chat. — Le labial est tout à fait rudinienlairc.

Le buccinateur se comporte comme dans l'homme : il est fort mince et ne constitue qu'un seul plan musculeux.

Le zygomato-labial se continue supérieurement avec le zygomato-auriculairc.

Le sus-naso'labial représente une large expansion musculcusc indivise, unie supérieurement aupeaucierdu front, et se terminant intérieurement sur la lèvre supérieure.

Le sus-maxillo-labtal et le grand sus-maxillo~nasal ne constituent qu'un seul corps charnu formé de plusieurs faisceaux parallèles, qui prennent leur origine audessus du trou sous-orbilaire , et qui se terminent à la fois à l'aiie externe du nez et dans la lèvre supérieure.

Il n'existe ni petit sus-maxillo-nasal, ni transversal des naseaux.

Le mitoyen antérieur est parfaitement développé.

La houppe du menton et son muscle suspenseur, c'est-à-dire le mitoyen posterieur , sont fort peu apparents.

B. Région ina»«étér!ne ou tempo ro-maxll)alre.

Région paire qui comprend cinq muscles destinés à mouvoir la mâchoire inférieure. Ce sont : le massétei\ le temporal ou crotaphite, le ptérygoïdien interne, le ptérygotdien externe et le digastrique.

Préparation. — 1° Etudier d'abord le digastrique et sa portion stylo-maxillaire, avec le ptérygoïdien interne, sur la préparation des muscles hyoïdiens, telle qu'elle est représentée dans la ligure 74. 2° Mettre à nu le ptérygoïdien externe, en enlevant sur cette même préparation l'hyoïde et ses dépendances, ainsi que les deux muscles précédemment indiqués. 3° Pour préparer le crotaphite, exciser le ptérygoïdien externe lui-même, en procédant par son bord inférieur, opération qui permet de découvrir le faisceau orbilaire du crotaphite ; puis retourner la pièce, faire sauter l'apophyse orbitaire au moyen de deux traits de scie ou à l'aide du rogne-pied, et enlever l'œil ainsi que les muscles auriculaires. 4° Disséquer le masséter en débarrassant sa surface externe du peaucier, des vaisseaux et des nerfs qui la recouvrent.

lo Masséter (fig. 72, 21, 21).

Synonymie: Zygomalo- maxillaire (Gir.).

Situation. Forme. Structure. — Appliqué contre la face externe de la brauche du maxillaire, le masséter est un muscle court, large et très épais, aplati d'un côté à l'autre, de forme irrégulièrement quadrilatère, formé de plusieurs plans superposés, dont deux principaux qui sont parfaitement distincts, près de l'articulation temporo-maxillaire, par la direction un peu différente de leurs fibres. Celles-ci sont entrecoupées d'un nombre considérable d'intersections, et se trouvent recouvertes d'une forte lame aponévrotique qui s'amincit graduellement d'avant en arrière et de haut en bas.

Attaches. — Les faisceaux du masséter prennent leur insertion fixe sur la crête zygoinatique.— Ils opèrent leur insertion mobile sur les empreintes qui recouvrent la moitié supérieure de la branche du maxillaire (fig. 25, 2).

Rap/forts. — 11 répond, par sa face externe, à la portion faciale du peaucier du

DKS MUSCLES.

cou, aux nerfs du plexus zygomatique, à plusieurs vaisseaux artériels et veineux; par sa face interne, au maxillaire, aux muscles alvéolo-labial et maxillo-labial, aui glandes molaires supérieures et à deux grosses branches veineuses ; par son bord inférieur, au canal parotidîen, à l'artère et à la veine glosso-faciale ; par son bord supérieur et postérieur, à la glande parotide. Son plan profond (fig. 72, 21') répond, en avant, à l'articulation temporo-maxillaire, et se confond avec le crotaphite d'une manière si intime qu'il est impossible de préciser la limite réciproque des deux muscles.

Usages. — Ce muscle, élévateur par excellence de la mâchoire inférieure, jooe an rôle important dans la mastication des aliments. Il agit toujours par un levier du troisième genre , la ligne moyenne qui représente la résultante de toutes ses fibres composantes passant en arrière de la dernière molaire.

Différences. — Ce muscle, moins fort chez les Ruminants que chez les animaux solipèdes , présente un développement remarquable chez les Carnassiers.

2» Temporal ou crotaphite.

Synonymie: Tcmporo maxillaire (Gir.).

Situation. Forme. Structure. — Situé dans la fosse temporale, qu'il remplit et sur laquelle il se moule , ce muscle est aplati de dessus en dessous , entrecoupé de fortes intersections tendineuses et recouvert d'une lame aponévrolique nacrée.

Attaches. — Il prend son origine : 1° dans la fosse temporale et sur les crêles osseuses qui la bordent; 2° par un large faisceau plus pâle que le reste du muscle, mais non discontinu d'avec lui , sur des empreintes situées en arrière de la crête qui surmonte l'hiatus orbitaire. — Il se termine sur l'apophyse coronoïde et sur le bord antérieur de la branche du maxillaire.

Rapports. — Ce muscle recouvre la fosse temporale , et est recouvert par les muscles temporo-auriculaires, le cartilage scutiforme, le scuto-auriculaire interne, le coussinet graisseux situé à la base de l'oreille , et par une autre pelote adipeuse qui le sépare de la gaîue oculaire. Son faisceau profond répond, par sa face interne, aux deux plérygoïdiens.

Usages. — Il rapproche la mâchoire inférieure de la supérieure en agissant par un levier du premier genre; mais la portion orbitaire du muscle élève le maxillaire et le tire de côté par un levier du troisième genre.

Différences.— Ce muscle offre, chez les Carnassiers, une largeur et uneépaisseur considérables.

3° PtërygoIdibn interne (âg. 74, 1).

Synonyntie : Portion du sphcno-maxillaire de Bourgelal.

Situation. Forme. Structure. — Situé dans l'espace intra-maxillairc, a l'opposé du masséter, le ptérygoïdien interne, quoique moins fort que ce dernier muscle, le rappelle assez bien par sa forme et sa structure, d'où le nom de masséter interne tjui lui a été donné par Winslow.

Attaches. — 1° Sur la crête palatine et l'apophyse sous-sphénoïdale (insertion

MUSCLBS DU TRONC. 223

fixe) ; — 2° dans l'excavation creusée sur la (ace interne de la branche du maxillaire (insertion mobile).

Rapport». — En dehors, avec le ptérygoïdien interne, le faisceau orbilairc du c rota phi te , les nerfs maxillo-dentaire , mylo-hyoïdien et lingual , des vaisseaux artériels et veineux, et la face interne de l'os qui reçoit son insertion mobile. En dedans, avec les péristaphylins externe et interne, la poche gutturale, l'hyoïde, le grand kérato-hyoïdien, le digastrique, les nerfs hypoglosse et glosso- pharyngien, l'artère et la veine glosso-faciale, les muscles kéralo-glosse et basio-glosse, l'appareil laryngo-pharyngien, le canal de Sténon et les ganglions de l'auge.

Usages. — C'est un élévateur de la mâchoire inférieure, à laquelle il imprime un mouvement de latéralité ou de déduction très prononcée. Si c'est le muscle gauche qui agit , ce mouvement porte à droite l'extrémité inférieure du maxillaire ; il la pousse à gauche, si c'est le muscle droit

Différences. — Chez les Ruminants , l'origine de ce muscle est plus rapprochée de la ligne médiane que dans les solipèdes. Aussi son obliquité est-elle plus grande, et les mouvements de diductton qu'il fait exécuter à la mâchoire inférieure sont-ils plus étendus.

4° Ptérygoïnen bxtebbb ( flg. 74, 2).

Synonymie : Portion du spuéno-maxillaire de Bourgelat.

Forme. Situation. Structure. Attaches. — Petit muscle court, très épais, situé en dedans et en avant de l'articulation temporo-maxillaire, formé de faisceaux peu tendineux qui partent de la face inférieure du sphénoïde et de l'apophyse soussphéuoïdale, pour se diriger en arrière et en haut, et se fixer sur le col du condylc maxillaire.

Rapports. — En dehors, avec le faisceau orbilairc du crotaphite et l'articulation temporo maxillaire. En dedans, avec de nombreux nerfs émanés de la branche maxillaire inférieure, avec le ptérygoïdien interne et les péristaphylins.

Usages. — Quand les deux ptérygoïdiens externes agissent de concert , la mâchoire inférieure est tirée en avant. Si l'un d'eux seulement entre en contraction, la prépulsion s'accompagne d'uu mouvement latéral, pendant lequel l'extrémité du maxillaire se porte du côté opposé à celui que le muscle occupe.

5° Digastbiqcb (6g. 74, 3, 4).

Synonymie : Bourgelat en a fait deux muscles distincts : le digastrique et le stylo maxillaire. — Girard l'a décrit sous le nom de stylo maxillaire.

Forme. Structure. Situation. Direction. — Composé de deux corps charnus plus ou moins coupés d'intersections et réunis bout à bout par un tendon médian, ce muscle se trouve situé dans l'espace intra-maxillaire, et s'étend depuis l'occipital jusqu'auprès de la symphyse du menton, en décrivant une courbe à concavité supérieure.

Attaches. — Il prend son origine sur l'apophyse stykride de l'occipital, par son corps charnu supérieur. — Il se termine : 1° sur la portion recourbée du bord pos-

îtU DUS MUàCLES.

k rieur du maxillaire par un faisceau considérable qui se détache du corps charnu supérieur (1); 2 U sur la face interne du même os et la portion droite de son bord postérieur, par des languettes aponévrotiques qui succèdent aux fibres musculeuses du corps charnu inférieur.

/(apports. — Le ventre supérieur du muscle répond, en dehors, à la parotide et au tendon d'insertion du sterno-maxillaire ; en dedans, à la poche gutturale, à la glande maxillaire, au larynx et au pharynx. Le tendon médian s'engage dans l'anneau du graud kérato-hjoïdien. Le ventre inférieur se trouve en rapport, en dehors , avec la branche du maxillaire ; en dedans , avec le muscle mylo-hyoïdien.

( sages. — Quand ce muscle entre en contraction, il agit à la fois sur l'hyoïde, qu'il élève, en se redressant, et sur le maxillaire, qu'il tire en arrière en même temps qu'il l'abaisse.

Différences. — Chez tous les animaux autres que les solipèdes,le faisceau stylo- maxillaire mauque tout à fait, et le muscle n'a qu'un seul ventre qui s'étend directement de l'occipital au maxillaire. — Dans le Bœuf, un petit muscle carré, formé de fibres transversales, réunit les deux digastriques, eu passant sous la base de la langue. Ce muscle, en se contractant, peut soulever l'appareil hyoïdien; il supplée donc le tendon du digastrique et l'anneau inférieur du grand kératohyoïdien.

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