I - Court abducteur du pouce (lig. 82 I
C'est uu muscle avorté, comme le doigt qu'il est chargé de mouvoir, situé derrière le métacarpien du pouce , et formé de faisceaux charnus très pâles qui se continuent intérieurement par quelques ûbres tendineuses. Il prend son origine à l'arcade carpienne, et se termine sur le métacarpien du pouce, ainsi qu'au côté externe (1) de l'extrémité supérieure de la première phalange. 11 est à la fois fléchisseur et abducteur du pouce.
2° OprosANT du pouce (fig. 82 D, 10; .
Vestige du muscle épais et court qui porte le môme nom chez l'homme, l'opposant du pouce des Carnassiers se trouve placé en dessous et en dedans du précédent, dans une direction légèrement oblique en bas et en dehors. Pâle et presque entièrement charnu, il s'attache, d'une part , au ligament postérieur du carpe, d'autre part.au métacarpien du pouce. 11 est impropre à produire l'opposition du pouce puisque la conformation de ce doigt, chez les Carnassiers, ne lui permet pas de se prêter à ce mouvement ; mais il ramène le pouce vers l'axe de la main : c'est donc uu adducteur.
3» Court fléchisseur du pouce («g. 82 D, H).
Très petit muscle plus foncé en couleur que les deux premiers; situé entre le précédent, l'adducteur de l'index et le quatrième inter-osseux ; fixé par son extrémité supérieure dans l'épaisseur du ligament carpien postérieur; attaché par en bas au côté interne de l'extrémité supérieure de la première phalange. Il imprime au pouce uu mouvement de flexion assez étendu.
4° Adducteur de l'ikdex (lig. 82 D, 12).
Synonymie : AJlucîrur du pourc cbci l'homme.
Allongé, prismatique et déprimé d'un côté à l'autre , compris entre le troisième et le quatrième inter-osseux, et caché sous la portion tendineuse du fléchisseur commun des doigts , ce muscle s'attache supérieurement au ligament carpien postérieur avec le troisième inter-osseux. Il se fixe inférieurement, au moyen d'un petit tendon aplati , en dedans et en haut de la première phalange de l'index. Nous le regardons comme l'adducteur du pouce de l'homme, trausformé en adducteur de l'index , à cause de l'atrophie du cinquième doigt.
1 1) Nous rappellerons que la position des doigts est considérée par rapport à Taxe de la main , c'est-à-dire la ligne médiane qui sépare le médius de l'anuulaire.
o" P.M. MAIRE Cl r.VNÉ.
Noyau musculo-graisseux, épais et hémisphérique, formani la base du lubercuk extérieur (jui existe en arrière du carpe. Il al hère intimement à la peau par sa face superliciellc, et semble s'attacher profondément sur l'aponévrose qui recouvre les muscles de la main.
l>" ÀDDt CTEUn Dl PETIT DOIUT ( fig. 82 I), H).
Ce muscle, situé superficiellement en dehors et en arrière du métacarpien externe, se compose d'un corps charnu rose, épais, conoïde, concave sur sa faccanlé Heure, convexe sur la postérieure, et d'un long tendon, mince et aplati, qui succède à l'extrémité inférieure du corps charnu.
Il s'attache, par l'extrémité supérieure de ce dernier, sur l'os sus-carpien. Le tendon se termine en dehors de l'extrémité supérieure de la première phalange du petit doigt.
Ce muscle écarte le petit doigt de l'axe de la main ; c'est donc un abducteur cl non pas un adducteur, comme son nom semble l'indiquer. Ce nom lui a été donne, chez l'homme, parce qu'on a considéré la main en supination, position dans laquelle il est effectivement adducteur par rapport au plan médian du corps. Si nous lui avons conservé ce nom, c'est pour ne pas apporter un nouvel élément de confusion dans une nomenclature déjà trop compliquée.
7" Court fléchisseiu du I'Etit doigt (tig. 82 D, 13).
Situé en dedans du précédent, dans une direction légèrement oblique de hautcu bas et de dedans en dehors , aplati d'avant en arrière, triangulaire et presque entièrement charnu , ce muscle prend son origine sur un ligament qui unit l'o> crochu à la région métacarpienne, et se termine inférieurement sur le tendon de l'adducteur, dont il est congénère. Il peut cependant concourir à la flexion du petit doigt, mais dans des limites fort restreintes.
8" Opposant nu petit doict (112. 82 U, t:>».
Muscle allongé de haut en bas, aplati d'avant en arrière, situé sous les tendon* perforants, en arrière du deuxième inter-osseux, dans une direction légèrement oblique en bas et en dehors. 11 prend son origine sur le ligament postérieur du carpe, et se termine en dedans de l'extrémité supérieure de la première phalange du doigt externe, par un petit tendon. 11 joue le rôle d'un adducteur, c'est à-dire qu'il ramène le petit doigt vers l'axe de la main.
9 b LoMMUCALX.
Ces petits muscles, qui doivent leur nom à leur ressemblance avec des lombrics ou vers déterre, sont au nombre de trois seulement chez les Carnassiers. Ilsoccu*
peut les intervalles situés entre les quatre branches principales du tendon perforant, sur lequel ils prennent leur origine; puis ils vont seierminer, par une petite languette fibreuse, sur les tendons extenseurs des trois doigts externes. Il est souvent impossible de les suivre jusque là ; on les voit alors s'arrêter eu dedans et en haut de la première phalange des doigts auxquels ils sont destinés.
On ne peut déterminer rigoureusement, chez les Carnassiers, les usages que ces petits muscles remplissent.
10" Inter-osseux métacarpiens (tig. 82 JL>, 16, 16).
(je sont quatre faisceaux musculeux épais et prismatiques, allongés de haut en bas, bifides à leur extrémité inférieure, placés parallèlement les uns a côté des autres, en avant des tendons fléchisseurs, dont ils sont séparés par une légère couche aponévrotique, et en arrière des quatre grands métacarpiens.
Ils prennent leur origine sur la face postérieure et les faces latérales de ces derniers os, ainsi que sur les ligaments carpien postérieur cl in ter -métacarpiens. Chacun d'eux se termine, par les deux branches de son extrémité inférieure, sur les grands sésamoïdes du doigt auquel il correspond. Puis ces deux branches se continuent Tune et l'autre par un petit tendon, qui va se réunir au principal tendon extenseur du doigt. »
Ces muscles s'opposent à l'extension exagérée des doigts pendaut la station ; ils les fléchissent sur les métacarpiens ; et ils maintiennent les tendons extenseurs sur la face antérieure des phalanges.
B. — Muscles du pied antérieur chez le Porc.
3ous trouvons signalés dans les notes que nous avons rassemblées sur la myologie de cet animal :
1° Un muscle qui prend son origine dans l'épaisseur du ligament métacarposus-carpien, et qui se termine sur le tendon de l'extenseur propre du petit doigt externe, par une languette fibreuse unie avec le faisceau externe du premier inter-osseux; il s'attache aussi sur le sésamoïde externe. C'est vraisemblablement le représentant du court fléchisseur du petit doigt de l'homme et des Carnassiers.
2° Un seul lombrical très volumineux, fixé, d'une part, sur le tendon perforant, d'autre part, sur le tendon extenseur propre du petit doigt interne (index), où il se comporte comme le muscle précédent.
3° Quatre inter-osseux métacarpiens, semblables a ceux du chien , et dont les languettes terminales s'unissent aux tendons extenseurs propres. Les inter-osseux des deux petits doigts sont non-seulement divisés à leur extrémité inférieure , mais partagés dans toute leur étendue en deux faisceaux bien distincts, l'un superficiel cl externe, l'autre profond et interne. La membrane fibreuse qui recouvre ces muscles et qui les sépare des tendons perforants est beaucoup plus épaisse que dans les Carnassiers.
G. - Muscles du pied antérieur chez les Sollpédes.
Les Solipèdes n'offrent à décrire que deux lombricaux et deux inter-osseux métacarpiens.
272 DES MUSCLKS.
4* Los lombricwtx prennent leur origine à droite et à gauche du le n don perforant, au-dessus de l'anneau sésainoïdien du perforé. Ils se terminent l'un et l'aulre |>ar un tendon gréle, qui se perd dans les aponévroses superficielles du boulet.
2° Les inter-osseux ont été considérés a tort comme des muscles lombricaoi, par les anatoinistes vétérinaires français, qui les ont décrits sous le nom de lombricaux supérieurs ou grands lombricaux.
Situés en dedans des métacarpiens rudimenlaires, ces deux petits muscles sont onnés d'un corps charnu très délicat, noyé dans le tissu fibreux qui entoure la (été des métacarpiens, et d'un long tendon, qui descend sur l'articulation métacarpephalangienne, pour se confondre avec la bride fournie à l'extenseur antérieur de> phalanges par le ligament suspenseur du boulet. Quelquefois ce tendon s'unit directement à l'un des exteuscurs des phalanges.
Ces deux muscles représentent les inter-osseux des doigts latéraux. Quant à celui du doigt médian , il est transformé, comme on l'a déjà vu , en uue lanière fibreuse qui constitue le ligament suspenseur du boulet.
D- - Muscle* du pied antérieur étiez le» Ruminants.
Ces animaux ne possèdent aucun muscle proprement dit dans la région du pied On ue rencontre effectivement chez eux que le ligament suspenseur du boulet, c'est-à-dire les inter-osseux des deux doigts complets.
Art. III. — Muscles des membres postérieurs.
Ils forment quatre groupes principaux : les muscles de la croupe , de. la cuisse, de la jambe et du pied.
§ I. Muscle* de la croupe ou région feisière.
Celle région se compose de trois muscles superposés, appliqués sur l'ilium, cl distingués, eu égard à leur situation relative, sous les noms de fessier superficiel, fessier moyen et fessier profond (1).
Ils sont recouverts d'un épais fascia fibreux, prolongement de l'aponévrose du grand dorsal, lequel fascia se continue lui-même en arrière sur les muscles de la région crurale postérieure, et se confond avec le feuillet superficiel du fascia lata. Cette aponévrose fessière s'insère sur l'angle externe de l'ilium et sur l'épine sus-sacrée Elle donne attache par sa face profonde à plusieurs faisceaux des fessiers superficiel et moyen.
Préparation. — V Placer ranimai sur le coté, ou bien encore en deuxième position. 2* Dépouiller la région pour mettre à nu l'aponévrose fessière, dont on étudiera Péieoduc, les attaches, les rapports. 3° Eulever ensuite cette aponévrose, pour découvrir la pointe antérieure du fessier moyen et la portion charnue du fessier superficiel; pour préparer la portion nponévrotique de ce dernier muscle, on détachera avec le scalpel l'insertion sacro-sciatique
(l) Voy. la note de la page 178, où l'emploi de ces nouvelles dénominations se trouve justifié.
MUSCLES DhS MEMBRES POSTÉRIEURS.
du loug vaste, et ou la renversera par eu bas. 4 V Couper le fessier superficiel, près de son iuserlion fémorale, et le rabattre sur l'épine sacrée, afin de mettre en évidence la face externe du fessier moyen ou principal. ,V Inciser ce muscle près de ses insertions fémorales , respecter ces insertions et enlever la masse entière du muscle, en observant la nature de ses rapports avec les parties qu'il recouvre ; le fessier profond, ou petit fessier, apparaît alors sous les yeux et peut être convenablement étudié.
1° Fessier superficiel (fig. 83, ïîj.
Synonymie : Moyeu ilio-lrocuantérien (Gir.). — Petit fessier (Bow-g.). — Moyeu fessier (La lusse et Rigut). - Giuud levier ches l'homme.
Composition. Situation. — Ce muscle se compose d'une portion charnue, située sous l'aponévrose fessière, et d'une portion aponévrotique, entièrement cachée par la parlie antérieure du long vaste.
Forme et structure. — La portion charnue est triangulaire, et partagée le plut» souvent en deux branches, Tune externe, l'autre interne, par une échancrure qui cutame profondément son bord supérieur. Ses faisceaux constituants, très gros, très lâchement unis les uns aux autres, se dirigent tous en arrière et en bas, pour cou verger sur un tendon aplati qui termine l'angle inférieur du muscle. — L'aponévrose, également triangulaire, se confond, en avant, avec le bord postérieur de la portion charnue et de son tendon terminal ; elle dégénère en tissu cellulaire à son bord interne et supérieur.
Attaches. — Ce muscle prend son insertion fixe : 1° sur la face interne de l'aponévrose fessière, par l'extrémité supérieure de ses faisceaux charnus (1); 2° sur l'angle postérieur externe de Tischium et sur le ligament isebiatique, par le bord interne de sa portion aponévrotique. — Il opère son insertion mobile, au moyen de sun tendon terminal, sur la crèle sous-lrochantérienne.
Rapports. — En dehors, avec l'aponévrose fessière et la portion antérieure du long vaste, lin dedans , avec le fessier moyen ; par sou bord antérieur, avec le fascia lata qui s'unit étroitement avec lui.
t 'sages. — Ce muscle a été considéré, avec raison, parLafosse, comme abducteur de la cuisse. Bourgelat le regardait à tort comme extenseur. Girard et Rigot ont répété celte erreur. M. Lecoq (2) a prouvé que ce muscle produit plutôt la flexion que l'extension.
Différences. — Chez les Carnassiers, ce muscle est plus développé que chez les Solipèdes. 11 procède du sacrum, et se termine, par une aponévrose, en dessous et en arrière du trochauter. Celte aponévrose reçoit en avant une petite bandelette charnue, qui naît, par des fibres tendineuses, de la surface du fessier moyen, près de l'angle externe de l'ilium, et qui rappelle la branche externe du fessier superficiel du cheval. — Chez les Ruminants (fig. 8ft) et les Pachydermes, il ne forme qu'un seul et môme muscle avec le long vaste.
2° Fessier moyen (fig. 83, l ; .
Synonymie : Grand iliu-LioiliaïUerien (Olr.). — Giaud fessier (Bourg., Lut*., Rig,, etc.). — Moyen febûer i lies l'homme
Volume. Situation. — Ce muscle, le plus gros des fessiers, présente un volume
t) Nous avons pu uous convaincre souvent qu'aucun des faisceaux du fessier superficiel ne procède directement de l'ilium ou de l'épine sacrée. (2* Lov. cit.
27'l DES MUSCLES.
considérable, et kc trouve appliqué sur la fosse iliale, le ligament sacro-sciatique cl l'ilio-spinal.
Forme et strttcture. — 11 est allongé d'avant en arrière, large et très épais dans son milieu, prolongé en avant par une pointe amincie, et terminé en arrière par trois branches d'insertion , deux tendineuses et une musculeuse. Les faisceaux charnus qui entrent dans sa composition sont généralement fort gros et plus ou moins longs; tous viennent converger sur les insertions postérieures du muscle.
Attaches. — 1° Par l'extrémité supérieure ou antérieure des faisceaux musculeux , sur la face interne de l'aponévrose fessière, sur l'aponévrose de la masse commune, sur la face supérieure et les deux angles antérieurs de l'ilium , sur les deux ligaments ilio-sacréset sur une petite portion du ligament sacro-sciatique. — 2° Sur le trochanler, par ses trois branches postérieures : la première, ou la médiane, est un gros tendon arrondi fixé sur le sommet; l'antérieure est formée par un second tendon, large, mince et aplati, qui s'arrête sur la crête, après avoir glissé
sur la convexité; la postérieure représente une petite languette charnue triangulaire, aponévrotique à son bord antérieur, au moyen duquel elle s'attache en arrière du trochanter.
Rapports. — Recouvert par l'aponévrose fessière et par le fessier superficiel, ce muscle recouvre l'excavation de l'ilio-spinal qui reçoit sa pointe antérieure, la fosse iliale, le petit fessier, les ligaments ilio-sacrés et sacro-sciatique, les nerfs
(*) Fig. 85. — Muscles superficiels de la croupe et de lu cuisse du cheval. — I. Fessier moyen. 2. Fessier superficiel 5. Muscle du fasciu lulu. 4. Portion utilci icm c du long vaste, u. I oi tion post-iicurc du mcnie. 5'. Demi- tendineux. 6. Dcmi-memhiuncux.
sciatiques, lis nerfs et les vaisseaux fessiers. Près de l'angle externe de l'ilium, il est accolé au fascia lala et au psoas iliaque, qui s'unissent étroitement avec lui.
Usages. — Quand son point fixe est supérieur, il étend la cuisse et la porte dans l'abduction. S'il prend sou appui au fémur, il fait basculer le bassin sur l'extrémité supérieure de cet os, et concourt à l'exécution du cabrer. Il agit dans le premier cas par un levier du premier genre , dans le second par un levier interpuissanl ou du troisième genre.
Différences. — Chez les Ruminants, il est moins épais que chez le cheval, et moins prolongé en avant sur l'ilio-spinal , disposition qui s'exagère encore plus dans les Pachydermes XMei les Carnassie?*s, ce muscle ne dépasse point en avant le bord lombaire de l'ilium , et se termine en arrière par une seule branche.
3* Fessier profond (flg. 86, "j).
Synonymie: l'elil ilio-troclionlërlen (Oir.). — Moyen Icuicr (llourg.). — l'ctit fosier ( I.uf. .i Rtg.). - Petit fessier «les BiilhropotomisU's.
Forme, Situation. — Petit muscle court, épais, quadrilatère, aplati de dessus en dessous, situé sous le précédent, au-dessus de l'articulation eoxo fémorale.
Structure et attaches. — 11 se compose de faisceaux volumineux, charnus et tendineux, qui partent du col de l'ilium et de la crête sus-colyloïdienuc, et qui se dirigent en dehors et en arrière pour se terminer en dedans de H comexitc du trochauter.
/{apports. - Sa face supérieure répond au fessier moyen ; l'inférieure recouvre l'articulation coxo-fémoi aie et adhère assez fortement à la capsule fibreuse de celte jointure; celte même face se trouve séparée du grêle antérieur de la cuisse et de l'origine du drrit antérieur par un feuillet fibreux très résistant, qui s'étend du bord externe de l'ilium à la base du trochauter. Son bord postérieur est en rapport avec le jumeau antérieur du bassin.
Usages. — C'est l'abducteur de la cuisse par excellence; il est aussi accessoirement rotateur du fémur en dedans.
Différences. — Chez les Humiliants et les Pachydermes , ce muscle est plus développé que dans le Cheval, et se partage facilement en deux portions dont ltigot a fait deux fessiers distincts.
$ II. — Muscles de la cuisse.
On les a divisés en trois régions secondaires qui sont : la région crurale antérieure ou rotttlienne, la région crurale posérieure et la région crurale interne.
A. - Région crurale antérieure ou rotultenne.
Cette région comprend trois muscles situés en avant du fémur : le muscle du fascia lata, le triceps crural et le grêle antérieur de la cuisse.
Préparation. -- 1° Placer le sujet en première position. 2° Etudier le fascia lata immédiatement après avoir dépouillé la région. 3" Enlever ce muscle avec lé fessier superficiel, le loug vaste, le dcmi-tendiiicux , le demi-membraueux, les deux adducteurs de la jambe,
27fi DES MUSCl.fcS.
le pectine ri les dem adducteur* de la cuisse, pour mettre à découvert le* Irais portions du triceps. Séparer ce» trois portions inuseulcuso» rime de l'autre en procédant par en haut, ou l'adhérence entre elles rst à peu près mine, Disswpnr en même temps le jrréle antérieur.
1" Mrsr.Li ni rvsciv i.ua (fij?. N.'î, 3 .
\>nonyni, : lli^..i.yucvi 0 ii.|iic- [Gii. .
/'orme. Situation. — Muscle plal cl triangulaire, situé en axant du fessier superficiel cl en dehors du vaste externe.
Structure et attaches. — Il comprend : i" une portion charnue flabelliformc, revêtue sur ses faces de libres lendineuses, cl attachée supérieurement sur l'angle citerne de l'ilium; 2° une aponévrose dite fascia lata, continue avec le bord inférieur de la portion charnue, et divisée bientôt en deux feuillets superposés, l'un superficiel, l'antre profond. Celui-ci s'insinue entre le long vasic et le vaste externe, se réunit au tendon terminal du fessier superficiel et s'insère au bord externe du fémur. Le premier, qui semble se diviser lui-même en deux lames, se répand, en dehors , sur le loug vasie , où il se confond avec l'aponévrose fessière, en dedans, sur les muscles cruraux internes, pour s'unir à l'aponévrose fémorale. Par en bas , il se prolonge jusqua la rotule, sur laquelle il se fixe ; il desceud même au-dessous de cel os, pour aller rejoindre l'aponévrose terminale de la branche postérieure du long vaste.
ftupjxtrts. — ïai dehors, a\ec la peau; en dedans, avec le vaste externe, le droil antérieur et le psoas iliaque ; en arrière, avec les fessiers superficiel et moyen. Eu avant, ce muscle répond à un paquet de ganglions lymphatiques, et reçoit sur son aponévrose l'insertion du paunicule charnu.
( sages. — Il lléchit le fémur, en élevant le membre postérieur tout entier, et il tend l'aponévrose qui le termine.
Différences. — Chez les ttuminanis (fig. 8/t, 5j, le muscle du fascia lala esi beaucoup plus large que dans les Solipèdes. — Chez les Carnassiers, il présente, en avant, un faisceau surnuméraire, épaisse et longue bandelette confondue en dedans avec le long adducteur de la jambe, et étendue verticalement de l'angle externe de l'ilium à la rotule , sur laquelle elle s'insère par une courte aponévrose.
2" Trickps <:i«i r.vi. (IL
Muscle énorme appliqué coulre la face antérieure et les faces latérales du fémur, composé de trois portions qui sont peu distinctes les unes des autres dans la plus grande partie de leur élendue, et que nous décrirons isolément sous les noms de droit antérieur, vaste externe, vaste interne,
A. Droit antêrielr de ua cuisse ou portion moyenne du triceps {Morotuiien de Girard) (fig. 90, 1), — Ce muscle, enclavé entre les deux portions latérales du triceps, s'étend de l'angle cotyloïdien de l'ilium à la rotule, dans une direction légèrement oblique d'arrière en avant et de haut en bas.
(I) A rcieinpte de M. Cruveilhier, nous décrivons sous ce nom le triceps crural des aocietis anatomistes et le droit antérieur de la cuisse.
Ml'SCi.ES DES MEMBRES POSTERIEUR*. 277
Farine. Structure. ~ Allongé, épais et fusiforme , le droit antérieur offre, à son extrémité supérieure, deux branches tendineuses courtes et aplaties ; sa partie moyenne est formée de fibres charnues d'un rouge pâle, très serrées les unes contre les autres, et entrecoupées de quelques intersections ; son extrémité inférieure est enveloppée par un vaste cône aponévrotique.
Attaches. — Il prend son origine, par les deux branches de son extrémité supérieure, sur les empreintes qui surmontent en avant et en dehors le sourcil de la cavité cotyloïde. — Il se termine, par son extrémité inférieure, sur la face antérieure de la rotule.
Rapporta. — En dehors, en dedans et en arriére, a\ec les deux autres portions du triceps; en avant, avec le muscle du fascia lata. Son extrémité supérieure, comprise entre l'iliaque et le petit fessier, se trouve séparée de la capsule coxo-fémoraie par un petit coussinet adipeux qui s'insinue entre ses deux branches.
f 'sages. — Extenseur de la jambe et fléchisseur de la cuisse.
B. Vaste externk (fig. 87, 4). — Forme. Étendue. Situation. — C'est une masse musculaire épaisse et large, aplatie d'un côté à l'autre, étendue de l'extrémité supérieure du fémur à la rotule, et située en dehors du droit antérieur.
Structure et attaches. — Les faisceaux qui composent ce muscle sont entremêlés de fortes lames tendineuses. Ils prennent leur origine sur toute la face externe du fémur et sur la moitié externe de sa face antérieure; puis ils se dirigent en avant et en bas, pour se terminer soit sur le droit antérieur, soit sur la face supérieure et le côté externe de la rotule.
Rapports. — En dehors, avec le fascia iata et le fessier superficiel ; en dedans , avec le droit antérieur, et le vaste interne, qui se confond avec lui de la manière la plus intime, excepté vers l'extrémité supérieure du #mur, où les deux muscles sont assez bieu séparés; en arrière, avec le fémur et le long vaste.
l'sages. — Extenseur de la jambe.
T.. Vaste interne (fig. 85, 7. — 90, 2). — Ce muscle, peu distinct du précédent dans la plus grande partie de son étendue, forme avec lui une profonde et large gouttière dans laquelle est logé le droit antérieur. Il répèle, du reste, le vaste externe par sa forme, sa structure, son étendue, ses attaches et ses usages; c'est au point que nous devons nous borner, dans la description de ce muscle, à indiquer les particularités suivantes :
Les fibres qui entrent dans sa composition partent de la face interne et de la moitié interne de la face antérieure du fémur; elles vont s'insérer, les unes sur l'enveloppe aponévrotique du droit antérieur, les autres sur le ligament rotulien interne, le côté correspondant de la rotule, et sur la face supérieure du même os, en commun avec le vaste externe.
Il répond, par sa face externe, à ce dernier muscle et au droit antérieur; par sa face interne, à l'aponévrose crurale interne , au long adducteur de la jambe, au psoas iliaque, au pectiné, à la longue branche du grand adducteur de la cuisse.
Différences. — Dans les Carnassiers et les petits ruminants , le droit antérieur ne possède qu'une seule branche d'origine.
3 - CmftLE ANTÉHIEI'H {fi?, fil, 11 ; «fi, fi). .Synonymie: llio- fémoral grêle [Clr.\
Petit muscle cylindrique, situé en avant de la capsule articulaire coxo- fémorale, et accolé au faisceau fibreux qui renforce la partie antérieure de ce ligament membraneux.
Il prend son origine sur l'ilium, très près et en dehors de la branche externe du droit antérieur ; il s'insinue ensuite entre les deux vastes, et se termine sur la face antérieure du fémur, par des faisceaux aponévrotiques.
Ce muscle, compris entre les trois portions du triceps et le ligament capsulaire de l'articulation coxo-fémoralc , auquel il adhère assez fortement, semble avoir pour usage de soulever ce ligament, lors des mouvements de flexion du fémur.
Différences. — Il n'existe ni chez les ftuminants ni chez les Pachydermes ; mais on le trouve constamment dans le Chien.
». - Région crurale postérieur*.
Cette région est constituée par trois muscles situés en arrière de la cuisse; ce sont : le long vaste, le demi-tendineux et le demi-membraneux.
Préparation. — On placera d'abord le sujet en première position. Ensuite on abandonnera à lui-même l'un des membres postérieurs, et l'on inclinera le sujet sur le côté correspondant à ce membre. L'autre membre restera fixé à sa barre de soutien , la cuisse légèrement fléchie pour tendre les muscles à préparer.
Os dispositions préliminaires étant prises, on procédera de la manière suivante : 1* On coupera en travers le court adducteur de la jambe, et Ton renversera les deux lambeaux à droite et à gauche, pour découvrir entièrement le demi-membraneux, qu'on séparera ensuite du demi-tendineux et du grand adducteur de la cuisse. 2° Après avoir enlevé l'aponévrose qui recouvre le long vaste et le demi-tendineux , on disséquera ce dernier muscle, en circonscrivant aussi bien que possible ses deux insertions supérieures. 3° On préparera ensuite le long vaste, dont on isolera les deux parties composantes, et dont on découvrira l'insertion sacro-scia tique en coupant l'insertion analogue du demi-tendineux ; après quoi, on enlèvera le long vaste en entier, pour étudier sa face profonde, son insertion fémorale et ses rapports avec les organes sous-jacents.
I" Long vum; (lig. 83, 4, 5).
Synonymie : l«chio-libiul esleiiic (<Hf A — Hiceps fémurs» I el poition du grand féssier de l'homme.
Volume. Situation, li tendue. Direction. — Ce muscle, qui présente un volume «'-norme , comme l'indique son nom, se trouve situé en arrière de la cuisse et des fessiers, et s'étend, en décrivant une courbe à concavité antérieure, de l'épine sacrée a l'extrémité supérieure de la jambe.
Forme et structure. — Il est composé de deux portions prismatiques parfaitement distinctes dans la plus grande partie de leur étendue, accolées Tune contre l'autre, et distinguées en antérieure et postérieure,
La [tort ion (intérieure du long vaste, la plus considérable des deux, est très large
à son extrémité supérieure et singulièrement rétrécie à l'extrémité opposée. Elle se trouve tapissée, sur sa face profonde et dans sa moitié inférieure , par une large et forte lanière tendineuse, qui dégénère en aponévrose en remontant vers l'extrémité supérieure du muscle. Ses fibres composantes sont d'autant plus longues qu'elles sont plus ^postérieures ; toutes parlent de l'extrémité supérieure pour se rassembler sur Ja lame tendineuse.
La portion postérieure, beaucoup plus courte que la précédente, présente dans sa forme une disposition inverse , c'est-à-dire qu'elle est étroite a son extrémité supérieure et fort large par en bas. Ses fibres charnues sont attachées en partie, par leur extrémité supérieure, sur une lame aponévrotique longitudinale, qui donne au muscle l'apparence penniforme ; elles se terminent inférieurement à une forte aponévrose réunie avec celle du fascia lata.
Attaches. — La portion antérieure prend son origine, par son extrémité supérieure , sur l'épiue sacrée , le ligament sacro-sciatique , l'aponévrose d'enveloppe des muscles coccygiensetla tubérosité ischiale. — Elle se termine : 1 0 sur l'empreinte circulaire située derrière la crête sous-trochanlérienne , par une branche fibreuse qui se détache du tendon profond ; 2° sur la face antérieure de la rotule, en cornmuu avec le ligament rotulien externe , par l'extrémité inférieure de ce môme tendon (fig. 87, 3).
La portion postérieure commence supérieurement sur l'épine et la tubérosité ischiales, où elle s'unit avec l'antérieure. — Sou aponévrose terminale se répand sur les muscles tibiaux, pour constituer l'aponévrose jambière, et va s'insérer à la crête tibiale.
H apports. — L'aponévrose fessière se prolonge sur la face externe du long vaste, en augmentant d'épaisseur et en devenant plus ou moins élastique ; elle adhère fortement à ce muscle, et sert même de point d'attache supérieur à un grand nombre de ses faisceaux charnus. Eu dedans, le long vaste répond: à l'aponévrose du fessier superficiel , qui le sépare en grande partie du fessier principal et du trochanter ; au feuillet profond du fascia lata, qui l'isole du vaste externe; à la face antérieure de la rotule, sur laquelle il glisse au moyen d'une petite bourse synoviale avant d'opérer son insertion ; aux muscles externes de la jambe ; aux nerfs sciatiques ; au grand adducteur de la cuisse et au demi-membraneux. Le demitendineux est en rapport inférieurement avec la face interne du long vaste, plus haut avec le bord postérieur de ce muscle, dont il recouvre les insertions sacrosciatiques par son extrémité supérieure.
Usages. — Le long vaste n'agit pas de la même manière par ses deux portions ; leur action est même essentiellement distincte. Ainsi, la portion principale, tirant la rotule en dehors et le fémur en arrière, représente un abducteur du membre tout entier et un extenseur de la cuisse ; tandis que la portion postérieure détermine purement et simplement la flexion de la jambe et la tension de l'aponévrose jambière (1).
(l)Si l'on veut bien établir un rapprochement entre la nature des usages des deux portions du long vaste, leurs rapports et leurs attaches, on arrivera à déterminer aisément leurs analogues chez l'homme. L'antérieure est bien certainement une portion considérable du grand fessier, prolongée jusqu'à la rotule ; In postérieure représente le biceps fémoral.
Si ce muscle prend son appui sur la jambe, il fait basculer le coxal sur la tète du fémur; il joue ainsi un rôle important dans le cabrer.
DiFFtnKNCES. — Chez les Ruminant» (fig. 8/4, 2), les deux portions du long vaste sont peu distinctes Tune de l'autre, et l'antérieure est renforcée supérieurement par le fessier superficiel , qui ne forme avec le long vaste qu'un seul et môme muscle remarquablement développé.
La face interne de ce muscle ne prend point d'attache sur le fémur; elle glisse derrière le trochanter au moyen d'une vaste bourse muqueuse, laquelle est souvent le siège d'altérations pathologiques (1). Une autre synoviale, sujette aux mêmes maladies', tapisse le tendon rotolien du muscle à son passage sur le condyle externe du fémur, et facilite son glissement sur cette éminence osseuse.
Ce tendon, avant de se réunir au ligament rotulien externe, présente un renflement fibro-cartilagineux très épais, et reçoit quelques-unes des fibres du muscle vaste externe.
T'ne dernière disposition essentielle à connaître au point de vue chirurgical , c'est l'union du bord antérieur du long vaste des grands ruminants avec le fascia lata, dont les deux feuillets comprennent ce muscle entre eux , en adhérant fortement à chacune de ses faces: Il arrive assez fréquemment, chez les bêtes maigres, que ce fascia se rupture au niveau du trochanter; et celui-ci , au lieu de glisser surla face interne du long vaste, passe devant son bord antérieur pour s'engager dans la solution de continuité, où il se trouve bridé d'une manière si énergique qu'on est obligé quelquefois d'inciser en travers les fibres du long vaste, pour rendre au membre postérieur la liberté de ses mouvements.
Chez le Porc, ce muscle se comporte à peu près comme chez les Ruminants. Il n'est pas tapissé par une synoviale à son passage sur le condyle externe du fémur.
Chez les Carnassiers, il est assez difficile d'isoler l'une de l'autre les deux portions du long vaste. L'antérieure ne procède que de l'ischium. Inférieurement elles se terminent en commun par une aponévrose qui se rend à la crête tibiale et au ligament rotulien externe.
(•) Fig. Si. — Muscles superficiels de la cuisse et de la croupe chez la vache. — i. Fessier moyen. 5. 3. Long vaste (portion antérieure). 3. ld. (portion postérieure ). 4. Demi-tendineux, ft. Muscle* du f.isria lala.
(1) Nous voulons parler «les tumeurs synoviales qui constituent les molettes ou la youtle des grands ruminants.
MIJSf.l.BS DES MEMBRES FOSTKMEt'RS.
2" Df.mi-tkndinki x (flg. 70. 1 i ; «3, ï> ).
Synonymie: Ucliio-lii-i.il moyen ou postérieur (Gii.).
Situation. Étendue. Direction. — Ce muscle est situé en arrière du précédent et s'étend, comme lui, de l'épine sacrée à la jambe, en décrivant une courbe à convexité postérieure.
Volume. Forme. Structure. — Moins considérable que le long vaste , il est allongé de haut en bas, bifide à son extrémité supérieure, épais et prismatique, mais cependant déprimé d'un côté a l'autre. Ses fibres charnues, d'un rouge pâle, sont parallèles entre elles, et suivent la direction générale du muscle; elles se terminent iiiféricurement sur une aponévrose et sur un tendon aplati.
Attaches. — Ce muscle s'insère, en haut : par une de ses branches , sur l'épine sacrée et le ligament sacro-sciatique, en commun avec le long vaste ; par l'autre branche, qui est la plus courte, sur l'épine ischiale.— Son aponévrose inférieure se confond avec l'aponévrose jambière ; le tendon glisse sur la face interne du tibia et gagne la crête antérieure de cet os.
Rapports. — Sa branche sacro-sciatique est recouverte par l'aponévrose fessière et recouvre le long vaste. Dans le reste de son étendue , il répond : en arrière , à cette même aponévrose ; en avant, aux nerfs scialiques ; en dehors, au long vaste et aux jumeaux de la jambe; en dedans, au demi-membraneux et au long adducteur de la cuisse.
Usuges. — Fléchisseur de la jambe et tenseur de l'aponévrose jambière quand son point ûxeest supérieur, ce muscle devient une des puissances actives du cabrer quand il prend son appui sur la jambe.
Différences. — Chez les animaux autres que les solipèdes , ce muscle procède de l'ischium seulement. On trouve cependant chez le Pore une légère pointe qui remonte vers la base de la queue et qui représente la brandie sacro-sciatique du muscle.
3° Demi-mkmbraski x (tig. 70, 13; 90, (i).
Synonymie: Iscbio-lihial interne (Cir.).
Situation, Volume. Etendue. Direction. — Situé en dedans du demi-tendineux, moins long et plus épais que celui-ci, le demi-membraneux s'étend de l'ischium à l'extrémité inférieure du fémur, et affecte une direction oblique de haut en bas et d'arrière en avant.
Forme. Structure. — Allongé verticalement, déprimé d'un côté à l'autre, prismatique, épais à son bord antérieur, très mince au contraire à son bord postérieur, volumineux a son extrémité supérieure, qui présente un petit prolongement dont la pointe remonte vers la base de la queue, rétréci et terminé par un court tendon à son extrémité inférieure, formé cnûn de gros faisceaux charnus qui se rassemblent tous, par eu bas, sur le tendon terminal.
Attaches. — En haut: 1° Sur l'aponévrose des muscles cocc y giens, parle prolongement aminci de l'extrémité supérieure; 2° sur la tubérosité ischiale et sur la face
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inférieure de l'ischium. — En bas, sur la petite éminence située en dedans do condyle interne du fémur.
/(apports. — En dedans, avec un prolongement fort mince de l'aponévrose fessière, avec le muscle ischio caverneux et le court adducteur de la jambe; en dehors, avec le demi-tendineux, le long vaste et les nerfs scialiques ; en avant, avec le grand adducteur de la cuisse, qui lui adhère assez fortement pour qu'on éprouve de la difficulté a séparer les fibres d'un muscle de celles de l'autre.
Usages. — C'est un adducteur du membre et un extenseur de la cuisse quand son point fixe est supérieur. Il devient auxiliaire des puissances qui agissent dans le cabrer lorsqu'il prend son appui sur le fémur.
Différences. — Point de prolongement coccygien à son extrémité supérieure, si ce n'est cependant chez le Pore, où ce prolongement existe à l'état rudiiuen taire. — Chez le Cbfon, le demi-membraneux se divise inférieuremenl en deux branches: l'une, très épaisse, va au fémur; l'autre, beaucoup plus petite, se termine par un tendon qui s'insinue sous le ligament latéral interne de l'articulation fémorolibiale, pour gagner le côté interne de l'extrémité supérieure du tibia. — Chez les /tmninants, ce muscle se comporte a peu près comme dans les Carnassiers.