‹ Traitʹe d'anatomie comparʹee des animaux domestiquesChapitre 52 sur 53 · CL - R«g toa crurale Interne · texte numérisé non relu

CL - R«g toa crurale Interne

Celte région comprend dix muscles, appliqués en trois couches superposées contre la face interne de la cuisse. Ce sont : le long et le court adducteurs de h jambe, formant la couche superficielle ; le pectine , le petit et le grand adduc^ teurs de la cuisse, constituant la couche moyenne. Ceux de la couche profonde, c'est-à-dire le carré crural, Y obturateur externe, Y obturateur interne, le pyramidal et tes jumeaux du bassin, ne sont pas tous situés à la face interne du fémur; quelques-uns sont renfermés dans la cavité pelvienne. On pourrait composer avec tous ces muscles, qui ne présentent qu'un volume peu considérable, une région particulière à laquelle on donnerait le nom de région pelvi-crurale profonde ou co.ro- fémorale.

Préparation. — \ « Placer le sujet en première position. 2° Préparer d'un côté lei deui muscles de la couche superficielle, en enlevant une légère couche fibreuse qui les recouvre, l'aponévrose crurale interne et la paroi inférieure de l'ahdomcn. 3 U Pour mettre à découvert, du côté opposé, les trois muscles de la couche moyenne, inciser les deux adducteurs de la jambe et rabattre leurs lambeaux à droite cl ù gauche; de plus, isoler le demi-membraneui du grand adducteur de la cuisse; il sera même utile, pour bien se rendre compte de la disposition de ce dernier muscle, d'enlever la masse entière des trois ischio-tibiaux. 4° Disséquer les petits muscles profonds sur une pièce isolée, disposée à peu près comme dans les figures Gt et 8<;.

1° Long Aimur/ret n Dr: la mmbe (fig. 85, 8i.

Synonymie: Sous-lombw-tibial (Gir.). — Couturier «hms Phomme.

Forme. Situation. Direction. — Ce muscle, long, mince et aplati, rétréci à son extrémité inférieure, est situé d'abord dans la cavité abdominale, à l'entrée du bassin , puis en dedans de la cuisse ; il affecte une direction oblique de haut en bas, d'arrière en avant et île dedans en dehors.

Structure. — Il est formé de fibres charnues parallèles, et se termine intérieurement par une aponévrose confondue avec celle du court adducteur.

Attaches. — Il prend sou insertion fixe, par son extrémité supérieure, à la face inférieure du fascia iliaca, près du tendon du petit psoas; — il opère son insertion mobile, au moyen de son aponévrose terminale, non pas sur la tubérosité interne et supérieure du tibia, mais sur le ligament rotulien externe , en commun avec le court adducteur.

/{apports. — Ce muscle est recouvert par l'arcade et l'aponévrose crurales. Il recouvre le psoas iliaque , le grand psoas, le nerf fémoral antérieur et le vaste interne. Son bord interne limite supérieurement, avec le pectiné et le bord antérieur du court adducteur, un espace triangulaire occupé par les vaisseaux cruraux; au-dessous de cet interstice, les deux adducteurs de la jambe sont très adhérents l'un à l'autre.

Usages. — Il tire la jambe dans l'adduction et fléchit le fémur.

Différences. — Chez les Carnassiers , ce muscle prend naissance a l'angle externe de l'ilium, et se prolonge, par sa portion charnue, jusque sur la face interne du tibia. — Dans les Ruminants , il est traversé, près de sou origine , par l'artère fémorale.

2* Coi RT ADDUCTEUR DK LA JAMBE ( fig. 85, 9). Synonymie : Sous-pubio-tibi;<l (Gir.\ — GrêU interne ou droit interne de la cuisse cbes l'homme.

Forme. Situation. Direction. «—Large muscle quadrilatère, aminci sur les bords, situé en dedans de la cuisse, dans une direction oblique de haut en bas et de dedans en dehors. C'est lui qui forme la base de ce qu'on appelle le plat de la cuisse, en extérieur.

Structure. — Formé de fibres charnues parallèles qui s'étendent de son bord supérieur a son bord inférieur, ce muscle est tendineux a sou origine, recouvert d'une couche albuginée , et terminé inférieurement par une large aponévrose.

Attaches. — 11 s'insère par toute rétendue de son bord supérieur à la symphyse ischio-pubienne, en se confondant avec le muscle du côté opposé {origine ). — Son aponévrose terminale, unie avec celle du long adducteur, se fixe sur le ligament rotulien interne et sur la face interne du tibia {insertion mobile) ; elle se confond, en arrière, avec l'aponévrose du demi-tendineux, et se développe avec celle-ci autour des muscles tibiaux, pour constituer l'aponévrose jambière.

Rapports. — Sa face superficielle est recouverte par une couche cellulo-fibreusc, et par les vaisseaux et le nerf saphènes. Il recouvre, par sa face profonde, le pectiné, les adducteurs de la cuisse, le demi-membraneux , le demi- tendineux et le ligament fémoro-tibial interne. Ce muscle est traversé à son origine, et tout à fait en avant par une très grosse branche veineuse.

Usages. — Adducteur du membre et tenseur de l'aponévrose jambière. Différences. — Chez les Carnassiers, ce muscle est beaucoup plus mince et moins large que dans les autres animaux.

3" Pei;tinl (Ilg. 8fi, 11 ; 90, 3).

S) noin une : Sus pubio>IVmoral (Gir.). — Sa |>ruiu \, • uulérirurc répond .m perliuc 1I0 l'homme ; U fui- Icrteure représente le moyen adducteur.

Situai ion. Direction. Forme. — Situé sous le précédent, dans une direction oblique de haut en bas, d'arrière en avant et de dedans en dehors, ce muscle est

conoïde, renflé et bifide, à son extrémité supérieure, rétréci à son extrémité inférieure.

Structure et attaches. — Ses faisceaux constituants partent soit du bord anté-

') Fig. R5. — Muscles lies re'gions sous-lombaire, rotulienne et crurale interne. — I. Grnnd puons : 1'. Son tendon terminal 3. Petit pso.is. î». Psous iliuque ; 4. Sa petite portion interne. I». Muscle du fasci>i lata. I». Droit antérieur .!<• lu cuisse. 7. Vaste interne. 8. Long adducteur de la jambe. 9. Court adducteur de ■a jumbe. 41. Pectine. 12. Grand adducteur de In cuisse. 12'. Petit adducteur de lu cuisse. 13. Demi-membraneux. 14. Demi-teudineut. — A. Portion du fascin iliaca. — fi. Portion du feuillet réfléchi de l'npon»v rosi- du grnnd oblique de l'abdomen, formant î'arrude CTItrtlc, — C. Tendon pubien des muscles abdominaux. — P. Origine du ligament pubio- fémoral.

MlbCLKS UE.S MKMBRKS POSTÉIllEL'ttS. 28."»

rieur et de la face inférieure du pubis, soit de la surface du ligament pubio-fcmoral, qui passe entre ses deux branches (insertion fixe). — Ils sont enveloppés, à leur extrémité inférieure, par un cône tendineux fixé sur le côté interne du fémur, aux empreintes situées autour du trou nourricier (insertion mobile).

/fapjjorts. — En dedans, avec le court adducteur de la jambe; en dehors et en avant, avec l'insertion fémorale du grand psoas et de l'iliaque, avec le vaste interne, les vaisseaux cruraux et le long adducteur de la jambe ; en arrière, avec le petit adducteur de la cuisse, et, près de son extrémité supérieure, avec l'obturateur externe.

Usages. — Ce muscle est adducteur et fléchisseur de la cuisse, et de plus rotaleur en dedans du môme rayon.

Différences. — Chez les autres animaux, ce muscle est simple à son extrémité supérieure. Nous l'avons trouvé, dans le Bœuf, divisé eu deux branches à son extrémité inférieure. L'une de ces branches, mince et pâle, se prolongeait jusque auprès du condyle interne du fémur, tandis que la principale s'arrêtait, comme chez le cheval , sur la face postérieure de l'os.

4" PKTn ADDUCTEUR DF. ].\ Cl ISSU (lîg. 85, 12 ; 90, î>). Synonymie : Portion uotericre du î.kops fcWuI de Boargelul et du souvpubio-rén.oral de Girard (!}.

Situation. Direction. — Ce muscle est situé sous le court adducteur de la jambe, entre le pectine et le grand adducteur de la cuisse, dans une direction oblique de haut en bas et de dedans en dehors.

Forme. Structure. — Il est aplati d'avant en arrière, épais et rétréci à son extrémité supérieure, mince et large à l'inférieure. Ses fibres charnues sont d'un rouge pâle, à peu près parallèles entre elles, et quelquefois peu distinctes, en plan superficiel du moins, de celles qui appartiennent au grand adducteur; elles deviennent iiponévioliques par en bas.

Attaches.— En haut, sur la face inférieure du pubis (origine); —en bas, sur la surface chagrinée quadrilatère qui existe à la face postérieure du fémur (Gg. Uh, 3), en commun avec la branche courte du grand adducteur (terminaison).

/{apports. En dedans, avec le court adducteur de la jambe; en dehors, avec l'obturateur externe ; en avant, avec le pectiné ; en arrière, avec le grand adducteur de la cuisse.

Différences. - Chez les lluminants le petit adducteur est très peu distiuct de son congénère, le grand adducteur. — Chez les Carnassiers, c'est un petit muscle bien isolé, qui commence sur la face inférieure du pubis, et qui se termine à la face postérieure du fémur, au-dessous du carré crural.

» - ft n ,T £ mm " décidé ; après mûr examen, à décrire comme deux muscles le

biceps fémoral de Bourgelat, et a donner à ces muscles les noms de petit et de grand addu leurs de la cuisse, sous lesquels Bichat a désigné les muscles correspondant, du membre 2teneur de l'homme. Nous avons cru devoir suivre en cela l'exemple qui nous a été Sonne par plusieurs auteurs allemands. H uunnt

v >" Gram> ai>dh:th r dk la cuissk (85, 12; 90, 4).

Synonymie : Portion pu»leticur«: du hir< fs ft-mon.! de Bunrgelal et du ioas-pubio-lenior..| df Girard.

Situation. Direction. — Le grand adducteur es! situé sous le muscle du plat de la cuisse , entre le petit adducteur et le demi-membraneux , dans une direction oblique de haut en bas et de dedans en dehors.

Forme. Structure. — C'est un muscle long , épais , prismatique , déprime d'avant en arrière, terminé inférieurement par deux branches d'inégale grandeur, et presque entièrement formé de fibres charnues parallèles, qui se distinguent généralement des faisceaux du petit adducteur par une couleur plus foncée.

Attaches. — tin haut , sur la face inférieure de l'ischium, cl sur la lame tendineuse impaire qui attache à la symphyse pelvienne les deux muscles du plat de la cuisse (origine). — En bas: 1° par sa branche externe, la plus grosse et la plus courte, sur la surface chagrinée quadrilatère de la face postérieure du fémur, en dehors du petit adducteur; 2" par sa branche interne, la plus longue el la plus mince, on dedans cl au-dessus du condyle interne du fémur, en commun avec le dcmi-mciu brancux et le ligament fémoro-libial interne (terminaison).

/tappuits. — En dedans, aux le court adducteur de la jambe; en arrière, a\cc le demi-membraneux ; en avant , avec le petit adducteur, l'obturateur externe et l'extrémité inférieure du carré crural. Son bord externe, plus mince que l'intcrnr. recouvre, en partie, l'extrémité supérieure de ce dernier muscle, el se trouve séparé par un feuillet aponévrotique des nerfs scialiques et du long vaste. Les vaisseaux cruraux passent entre ses deux branches, dont une, l'interne, répond , eu avant et près de son insertion, au muscle vaste interne.

f sages. — Ce muscle est un adducteur, un extenseur el un rotateur en delu>r> du rayon fémoral.

Différences. — Chez les Carnassiers, c'est un muscle large, épais, indivis, attaché sur presque toute l'étendue de la ligne âpre du fémur. — Chez les Humiliant* et les Pachydermes , il se comporte à peu près comme dans le chien , c'est-à-din qu'il est indivis, et qu'il se termine en entier sur la face postérieure du fémur, saii> aller au condyle interne de cet os.

6° Carré crural (11g. 61,14; 86, 10).

Synonymie : Grêle interne ( Bourg.). — Uchio-fémoral grêle (Gif.).

Situation. Direction. Forme. Structure. — Situé à la face postérieure du fémur, entre le grand adducteur et l'obturateur externe, oblique en bas et en dehors, le carré crural représente une petite bandelette aplatie d'avant en arrière, formée de fibres charnues parallèles et légèrement tendineuses à leur extrémité inférieure.

Attaches. — En haut , sur la face inférieure de l'ischium , en avant de l'épine ischialc (origine)\ —en bas (terminaison), sur l'empreinte linéaire située à la face postérieure du fémur, un peu au-dessous du niveau du trochanter (fig. UU, 2).

Rapports» — lin avant, avec la face postérieure du fémur et l'obturateur externe.

lin arrière et en dedans, avec le grand adducteur de la cuisse. En dehors, avec les nerfs sciatiques et le jumeau postérieur du bassin.

/ sages. — 11 est extenseur et adducteur du fémur. Son mode d'attache ne lui permet pas, d'après nous, de faire pivoter cet os soit en dedans, soit eu dehors, chez les Solipèdesdu moins.

7° Obtokateum BXTEHSI (lig. (il, 13).

Synonymie : Sous-pui>iu-trochanléricn externe (Gir.].

Forme. Structure. Situation. Direction. — Muscle court, épais, aplati de dessus en dessous, triangulaire, fascicule, charnu et aponévrotique, d'une texture fort délicate, placé presque horizontalement sous le bassin au pourtour du Irou ovalaire, qu'il semble chargé de boucher, d'où sou nom d'obturateur.

Attaches. — 1° Sur la face inférieure du pubis et de l'ischium, par l'extrémité

hc. H6 (*).

interne de ses faisceaux constituants {insertion fixe) ; — 2° dans la fosse Irochaulérietllie, par l'extrémité externe de ces mêmes faisceaux (insertion mobile).

/{appoints. — Sa face inférieure est recouverte par le pecliné, les deux adducteurs de la cuisse et le carré crural; la supérieure recouvre la capsulede l'articulation coxo-fémorale, et répond à l'obturateur interne.

Usages. — Adducteur de la cuisse et rotateur en dehors de ce même rayon.

8° Obturatecr interne.

Synonymie : Sous-pubio-trocbantericu iuteruc (Gir.).

Situation. Ce muscle est situé dans la cavité pelvienne, au-dessus du trou ovalaire, à l'opposé, par conséquent, de l'obturateur externe, qu'il répète assez exactement par sa disposition générale.

(•) Fig. 86. — Muscles coccyglens et muscles profonds qui entourent l'articulation coxo-fémornle. — I. Sacro-eoccygien supérieur. - . Nacro-coccvgien I.Mcr.il. T». Sucm-coccygien inférieur. 4. Ischiococcygitn. *i. Petit fessier. (>. Grêle antérieur. 7. Tendon commun nu pyramidal et n l'obturateur interne. 8, * Jumeaux du bussiu. 9 Faisceau accessoire de» jumeaux. 10. Carre crural. II. Ligament sacro-sciutiipie. 1% Giuude cihnncruic scialique. 15. Ligament ilio-suerc supérieur. 14. Ligament iliu-sucrc infor fur.

HKà Ml SiA.ts.

Forme. Structure. Attacftes. — Il est irès mince, el se trouve formé de faisceau charnus rayonnes légèrement tendineux, lesquels partent du pourtour de l'omcrture ovalaire pour se diriger en dehors, et se terminent sur un petit tendon qui appartient au pyramidal. Ce tendon (fig. 86, 7) se rend dans la fosse trochantérienne.

Rapports. — En bas, avec le pubis, l'ischiuin et l'obturateur externe; en haut, avec un feuillet fibreux qui le sépare du péritoine et de la vessie.

Usages. — Il est rotateur de la cuisse en dehors ; et nous le croyons, à l'oppo* de la plupart des auteurs, propre a produire l'abduction plutôt que l'adduction, si tant est, toutefois , que sa position lui permette d'exécuter l'uu ou l'autre de ces deux mouvements.

Différences. — Chez les Humiliants, ce muscle s'unit à l'obturateur externe en passant par l'ouverture ovalaire. Même disposition, à peu près, dans le Porc.

i)° Pyramidal or imrikormi: (fig. 61, 12; 86, 7).

Synonynie : Sucro-trothontcrieti (Gir.)

Forme. Structure. Situation. — Petit muscle allongé et penniforme, situé dans le bassin, et étendu de l'angle antérieur du sacrum à l'extrémité supérieure du fémur.

Direction. — Il suit d'abord la direction du bord ischialique de l'ilium, en dedans duquel il se trouve placé. Puis, le tendon qui le rend penniforme s'infléchit de dedans en dehors derrière la crête sus-cotyloïdienne, traverse la petite échancrurc sciatique, reçoit les fibres de l'obturateur interne et s'unit aux jumeaux.

\ttaches. — Par ses faisceaux charnus, sur l'angle antérieur du sacrum, et sur la face interne de Pilium, le long du bord ischialique (insertion fixe); — par son tendon terminal, dans la fosse trochantérienne (insertion mobile).

Rapports. — Dans sa portion intra-pelvienne , ce muscle répond : en dehors , au coxal ; en dedans, au péritoine ainsi qu'à des vaisseaux et des uerfs iinporlauls. Dans sa portion extra-pelvienne, il est en rapport, en arrière, avec le fessier moyen et les nerfs sciatiques ; en avant, avec les jumeaux. Une synoviale facilite le glisse ment de son tendon dans la coulisse sur laquelle il se contourne.

L sages. — Ce muscle est congénère de l'obturateur interne.

Différences. — 11 existe chez les /tuminants; mais il part, avec les jumeaux, dont il est peu distinct, du bord externe de l'ischium. Sa portion intra-pelvienne manque donc tout à fait.

10" Jumeaux du bassin («g. 86', 8, 8, 0).

Synonymie: lschio-lrochunlûricn 'Oir...

Les deux petits muscles qui ont reçu ce nom sont loin d'offrir la même disposition dans tous les sujets. Nous allons décrire celle qui nous a semblé la plu> fréquente.

On trouve ordinairement deux petits faisceaux musculeux allongés, situés l'un au-dessus, l'autre au-dessous du tendon commun au pyramidal et à l'obturateur interne. Ces deux faisceaux (fig. 86, 8, 8), partent du bord externe de l'ischiuin,

suivent la direction du tendon précité et s'insèrent sur lui par l'extrémité externe de leurs fibres; ils représentent exactement les muscles jumeaux de l'homme. Mai il en existe un troisième (fig. 86, 9), large, aplati et souvent très volumineux, situe entre les précédents et l'obturateur externe; il s'attache, par son bord interne, sur le bord externe de l'ischium, contracte des adhérences intimes avec les deux autre s et avec le tendon du pyramidal, et s'insère dans la fosse trochantérienne, par toute l'étendue de son bord externe.

Les jumeaux répondent, en arrière, aux nerfs sciatiques; en avant, à la capsule de l'articulation coxo-fémorale et à l'obturateur externe, par l'intermédiaire d'un coussinet adipeux.

Ils sont, comme les deux muscles qui précèdent, rotateurs en dehors et abducteurs de la cuisse.

Différences. — Chez les Carnassiers , les jumeaux sont constamment formés de deux petits faisceaux nettement isolés, qui se comportent comme dans l'homme.

S HZ. — Muwles de la jambe.

Ces muscles, au nombre de neuf, sont groupés autour des deux os principaux de la jambe, de manière à les recouvrir à peu près complètement, en laissant à nu seulement la face interne du tibia. Ils forment, comme ceux de favanl-bras, deux régious particulières, l'une antérieure, l'autre postérieure ; et ils sont enveloppés en commun par X aponévrose jambière, manchon fibreux très solide qui répond de tous points à l'aponévrose anti -brachiale.

Cette aponévrose, formée de plusieurs feuillets superposés et intimement unis, reçoit supérieurement l'insertion du long vaste, du demi-tendineux et du court adducteur de la jambe, qui peuvent en être considérés comme les muscles tenseurs. Elle se continue par en bas sur le tarse et la région métatarsienne, en s'amiucissant singulièrement, et en recouvrant les brides d'assujettissement qui maintiennent dans le pli du jarret les muscles de la région jambière antérieure. Sa face externe est séparée de la peau par une très mince expansion cellulo- fibreuse ; finie me fournit autour de la plupart des muscles jambiers des gaines spéciales fort solides.

L'aponévrose jambière se fixe sur la face interne et la crête du tibia, ainsi que sur le sommet du calcanéum. Cette dernière attache a lieu par l'intermédiaire d'uue épaisse lanière fibreuse, dont la disposition singulière el compliquée n'a pas eucorc été signalée d'une manière exacte.

Cette lanière est située en avant de la corde du jarret, c'est-à-dire entre cette corde et la couche profonde des muscles jambiers postérieurs. Sur ses bords, elle se continue avec l'aponévrose tibiale. Supérieurement, elle adhère de la manière la plus intime au tendon du perforé, près du point où ce tendon prend naissance; puis elle abandonne un gros faisceau descendant au tendon des jumeaux de la jambe. Par en bas, elle semble se diviser en deux branches, l'une externe, l'autre interne, qui s'unissent à la calotte calcanéenne du tendon perforé, en s'atlachant sur les côtés du calcanéum; en sorte que, près de son insertion, le tendon des jumeaux se Irouve enveloppe par une gaine fibreuse complète, formée d'une

pari par II- tendon du perforé, d'autre part par la lanière que nous décrivons. Celle lanière constitue donc un appareil de renforcement de la corde du jarret, appareil aperçu déjà par Girard, qui eu faisait une branche d'insertion du demi -tendineux, non saus raison peut-être, puisque cet appareil dépend de l'aponévrose jambière, et que celle-ci provient elle-même, en partie du moins, du muscle demi -tendineux.

Préparation des muscles de la jambe. — Séparer le membre du tronc en sciant le fémur |nr sou milieu. Disséquer les insertions du long vaste, du court adducteur de la jambe et du demi-tendineux, pour voir la continuité de ces muscles avec l'aponévrose jambière; étudier les insertions de cette aponévrose, surtout celle qu'elle prend au sommet du calcanéum. Pour mettre les muscles a découvert, enlever leurenvcloppe aponévrotique, en respectant la lanière qu'elle forme en avant de la corde du jarret, ainsi que les brides d'assujettissement de» tendons. Extirper le sabot d'après le procédé indiqué pour le membre antérieur ivoy. page 254;. Enfin isoler les muscles les uns des autres , o|iération dont le manuel est très simple et ne comporte aucune recommandation particulière.

v. - llégion jambière auterlenre.

Elle se compose de trois muscles : U; fléchisseur du wétatwse, l'extenseur antérieur et Vcxtenseur latéral des phalanges . Le premier est situé en couche profonde, et les deux autres en couche superficielle.

1» ExïESSKUK AMTÉKIEI R DE4 PHALANGES ( flg. 87, 4). Synonymie : Fémoro-prc phnlnogieu (Gir.). — Long citenscur commun dts orteils chef l'homme.

Situation. Direction, h' tendue. —Ce muscle, situé en avant de la jambe et du pied, suit la direction de ces deux rayons, dont il mesure toute l'étendue.

Forme. Structure. — Il est formé d'un corps charnu et d'un tendon. — Le premier est fusiforme, déprimé d'avant en arrière, aponévrolique à sa superficie dans sa moitié supérieure, et tendineux intérieurement dans sa moitié inférieure. — Le tendon, arrondi d'abord, puis aplati, commence un peu au-dessus du quart inférieur du tibia, et arrive sur la face antérieure du métatarsien principal , où il reçoit le muscle pédieux, le tendon de l'exleuseur latéral et un prolongement funiculaire de l'aponévrose jambière. Il descend ensuite sur le boulet et la région phalangieune, où il se comporte absolument comme le muscle correspondant du membre antérieur. (Voyez l'extenseur antérieur des phalanges du- membre antérieur, page 257.)

Attaches. — En haut, dans la fosse digitale placée entre la trochlée et le condyle externe du fémur, par l'intermédiaire de la portion tendineuse du fléchisseur du métatarse (insertion fixe). — Eu bas, sur le ligament capsulairc du boulet, la face antérieure des deux premières phalanges et l'émincncc pyramidale de l'os du pied.

/tafjfiorts. — Le corps charnu répond: en dehors, à l'aponévrose jambière ; eu dedans, au fléchisseur du métatarse ; eu arrière, à l'extenseur latéral des phalanges. — Le tendon recouvre successivement: la face antérieure du tibia, le ligament »,«psulaire antérieur du tarse, le pédieux . la face antérieure du métatarsien principal, l'articulation du boulet et les deux premières phalanges. Il est recouvert par

) aponévrose jambière et par trois brides fibreuses annulaires qui sont chargées de le maintenir dans le pli du jarret. De ces trois brides, une, la supérieure, est fixée par ses extrémités sur le tibia, un peu au-dessus de l'articulation tibio-larsicnnc ; elle est commune au muscle que nous décrivons et au fléchisseur du métatarse. Fi0, 87

La bride moyenne, attachée sur la branche cuboïdienne de ce dernier muscle et sur l'extrémité inférieure du calcanéuiu, est destinée exclusivement à l'extenseur antérieur des phalanges. L'inférieure maintient les deux extenseurs contre l'extrémité supérieure du métatarsien médian.

Usages. — Ce muscle étend le doigt et fléchit le pied tout entier.

2" EXTENSKI n LATÉRAL DUS PHALANGES (fig. 87, o).

Synonymie: Pe'ronco-pré phuhmgien ( Gir.). — Courl p«froi\ler luU'rnl cbes l'homme.

Situation, Forme. Structure, étendue. Direction. — Ce muscle, situé au côté externe de la jambe, entre le précèdent et le fléchisseur profond des phalanges, se compose d'un corps charnu et d'un tendon. — Le premier, allongé, prismatique et légèrement penniforme, s'étend , dans la direction de la jambe, depuis l'extrémité supérieure de celle-ci jusqu'auprès de son extrémité inférieure.

—Le tendon succède au bout inférieur du corps charnu , s'engage dans la coulisse pratiquée sur le milieu de la tubérosité externe et inférieure du tibia, passe au côté externe du tarse, où il se trouve renfermé dans une gaine très solide, et s'infléchit en avant pour aller s'unir au tendon de l'extenseur antérieur, vers le milieu de la région métatarsienne.

Attaches. — L'extenseur latéral s'attache, par l'extrémité supérieure de ses fibres charnues, sur le ligament fémoro-tibial externe, sur toute l'étendue du péroné et sur la cloison fibreuse qui sépare ce muscle du perforant (origine). — Il se termine, comme on vient de le dire, au tendon de l'extenseur antérieur.

Ilapijorts. — Son corps charnu est enveloppé d'une aponévrose contentive spé-

(') Fig. 87. — Muscles externes de la jambe. — i. Vaste externe. S Droit antérieur de la cuisse. 3. Insertion du long vaste *ur lu ligament roliilien externe. 4. Extenseur antérieur des phulonget ; 4'. Son tendon •l'origine, qui lui est romtr.un avec Ja corde du muscle fléchisseur du métatarse; 4". Son tendon terminal . •H. ksteugeur latéral dus phalanges : S'. Son tendon. «. Jumeaux de !o janihe; (V . Leur tendon. 7. Solcaire. S. Perforant; 8'. Son tendon; !L Su gaine de renforcement phahingienne. 10. Perfore'. — A. Ligament suspensenr du hnnlet. — B. La luide que ce ligament envoie au tendon de l'extenseur antérieur des phulange-,. — C. Cartilage de prblougchieiit de Tus du pied.

292 DES Ml MILES.

l iait-, qui le sépare, en avant, de l'extenseur antérieur, en arrière, du perforant. — Le tendon recouvre le tibia et longe le ligament externe et superficiel de l'articulation iibio-lai sienne, lequel ligament fournit un anneau fibreux destiné à la formation de sa gaine de réflexion. Une synoviale vaginale facilite son glissement dans l'intérieur de celle gaine.

L'sages. — Ce muscle agit comme le précédent.

3° Fléchisseur du métatarse (Ug. 88).

Synonymie : Tibio pré-nictulaniM (Gir.). — Su portion charnue représente le jnmhi.i ou Ubiul antérieur des unlhropotomhte».

Ce muscle, situé sous l'extenseur antérieur des phalanges et appliqué contre la face exterue du tibia, se compose de deux portions distinctes, l'une charnue,

l'autre aponévrotique, non pas réunies bout à bout, mais placées Fig. 88 (*). parallèlement l'une au-devant de l'autre.

.4. Portion tendineuse ( fig. 88, 1). — Trajet. Attaches. — C'est une forte corde fibreuse d'un blanc nacré, comprise entre la portion charnue et l'extenseur antérieur des phalanges. M l'Ile commence à l'extrémité inférieure du fémur, dans la fosj selle creusée entre la irochlée et le condyle externe, passe cn- 7} suite dans la coulisse supérieure du tibia, où elle est enveloppée > " par un prolongement d'une des synoviales de l'articulation fémoro-tibiale, donne naissance, au-dessous de celte coulisse, aux fibres charnues de l'extenseur antérieur des phalanges, reçoit plus bas quelques-uns des faisceaux de la portion muscus leuse, à laquelle elle envoie en échange plusieurs lames aponévroiiques, s'engage sous la bride supérieure du pli du jarret avec l'extenseur antérieur, et arrive au niveau de la poulie astragalienne, où elle se perfore pour former un anneau dans lequel s'engage l'extrémité inférieure delà portion musculeuse. Elle se termine enfin par deux branches : l'une fort large, qui s'insère en avant de l'extrémité supérieure du métatarsien principal (fig. 88, h)\ l'autre, plus étroite, qui se dévie en dehors pour gagner la face antérieure de l'os cuboïde ( fig. 88, 3).

/(apports. — En avant, avec l'extenseur antérieur des phalanges; en arrière, avec la portion charnue et le ligament capsu laire antérieur du tarse.

t sages. — Ce tendon jouit de la curieuse propriété de plier le jarret par une action toute mécanique, lors de la flexion des rayons supérieurs du membre. C'est donc une corde conductrice qui est chargée de relier les mouvements de flexion du pied à ceux des autres rayons, et qui évite l'intervention d'une puissance active dans l'exécution de ces mouvements.

{*) Fig. 88. — Mincie fléchisseur du métatarse.'- I. Portion lendiueuse; i. Sou inseï liou ;iu Icutur; 5. Si liruoche cuboidieuue; 4. Sa branche métatarsienne. «'». Portion charnue; 0*. Le tendon qui lui succède, à sou passage dau« l'anneau de lu portion tendineuse. 7. Branche cunéeune de ce tendon. 8. Branche mêlai n*ieuiie du mima. 9. Extenseur uulcricui des phalanges dévie eu dehors au moyeu d'uue eii-nc. — A. LnUmcur latéral. — B. Insertion libialc du ligament i otulicu médian. - C. Trochlcc fémorale.

On lui a encore atuibué un aulre usage, celui de s'opposer passivement a la flexion du fémur sur la jambe pendant la station, et de servir ainsi d'adjuvant aux forces musculaires qui font équilibre au poids du corps. C'est a tort, suivant nous ; car, pour qu'elle pût remplir ce rôle , il faudrait que le pied fût maintenu en situation fixe par la contraction de ses muscles extenseurs. Or, ces muscles sont justement les jumeaux de la jambe, qui prennent leur origine en arrière du fémur, et qui tendent justement à fléchir cet os sur le tibia, c'est-à-dire à déterminer le mouvement qu'on les suppose chargés d'empêcher. L'expérimentation , du reste, montre assez que nous sommes dans le vrai : la section de celte corde tendineuse, pratiquée sur l'animal vivant, ne trouble nullement l'habitude extérieure de celui-ci, ni pendant la station libre, ni pendant la station forcée (1).

/?. Portion charnue. — Situation. Forme. Structure. — Situé entre la corde tendineuse et le tibia, ce corps charnu est allongé de haut en bas, très large à son extrémité supérieure, et rétréci à son extrémité inférieure, qui se termine par un tendon bifide.

Attaches. — Elle prend son origine, par l'extrémité supérieure de ses fibres musculeuses, sur le tibia, en dessous et sur les côtés de la coulisse qui livre passage à la corde tendineuse ; ses fibres les plus externes s'attachent même sur la gaîne aponévrotique qui enveloppe l'extenseur latéral. — Son tendon terminal (fig. 88, 6) s'engage dans l'anneau que la portion tendineuse offre à son extrémité inférieure ; puis il s'insère, par l'une de ses branches, en avant de l'extrémité supérieure du métatarsien principal avec la branche aualogue de la portion ten-

(1) J.-F. Meckel considère avec raison cette corde tendineuse, non pas comme une portion du tibial antérieur, mais comme une dépendance du long extenseur commun des orteils. Ce serait à tort cependant qu'on séparerait sa description de celle du tibial antérieur proprement dit, c'est-à-dire la portion charnue de notre fléchisseur du métatarse, ces deux organes étant par leur action essentiellement solidaires.

Trouve-t-on dans l'espèce humaine quelque chose d'analogue à cette corde fibreuse? Après bien des hésitations, nous nous sommes prononcé pour l'affirmative, et nous avons eru devoir regarder ce tendon comme le représentant du muscle péronicr antérieur. Voici, du reste, sur quoi nous nous basons pour établir cette détermination , qui semble un peu hasardée au premier abord.

Chez l'homme, le péronier antérieur ne se distingue pas le plus souvent du long extenseur commun des orteils , en sorte qu'on pourrait regarder ces deux organes comme un muscle unique qui, arrivé au niveau du cou-dc-pied, se rendrait d'une part aux phalanges des orteils, d'autre part au métatarse. Or nous retrouvons précisément la même chose chez, les Solipèdes, c'est-à-dire un muscle unique divisé en deux faisceaux , l'un pour la région digilée ( extenseur antérieur des phalanges ) , l'autre pour la région métatarsienne {corde tendineuse de notre fléchisseur du métatarse). Celle corde tendineuse représente donc exactement le faisceau du long extenseur commun des orteils (de l'homme) qui se tend au métatarse, c'està-dire le péronier antérieur.

Mais, nous objectera t-ou, votre péronier antérieur du cheval n'a point de rapports avec le péroné; ceci ne prouve-t-il pas que vous l'avez mal déterminé? Non; car si ce muscle s'attache sur le péroné chez l'homme, c'est parce que le muscle principal dont il dépend s'y insère lui-même. Or comme l'extenseur antérieur des phalanges du cheval, c'est-à-dire le long extenseur commun des orteils, ue prend point d'insertion sur le péroné et n'a même avec cet os aucune espèce de rapports , son faisceau métatarsien, c'est-à-dire sa corde tendineuse ou le péronicr antérieur, doit se trouver absolument dans le même cas.

Nous répéterons que cette détermination est peut-être un peu hasardée , et nous ne la donnons qu'avec beaucoup de réserve. On voit cependant que nous avons quelques raisons pour la croire bonne.

29 'l DES MI T SCLES.

cliiietisc (fig. 88, 8). L'antre rameau se dirige eu dedans du tarse pour aller s'atlacher sur le second cunéiforme (fig. 88, 7).

liapport». — En avant, avec la porlion tendineuse du muscle et l'extenseur antérieur des phalanges; on arrière, avec la face externe du tibia. Le tendon, après avoir traversé l'anneau de la corde, recouvre la branche métatarsienne de celle-ci et se trouve recouvert par l'extenseur antérieur.

Usages. — Elle fléchit activement le pied sur la jambe.

4° Dr* sh'axes dk la région jambière antkrieire chez les annaux autres qie lei

Vu.. Ktl

Itaeaf. Cet animal présente :

1° I n muscle complexe c| it i est représenté, chez le cheval, par l'extenseur antérieur des phalanges et la corde tendineuse du fléchisseur du métatarse. Simple à son extrémité supérieure, qui commence par un tendon dan» la fossette digitale située entre la trucidée et le condyle externe du fémur (lig. .89, I;, ce muscle comprend dans sa partie moyenne trois corps charnus prolongés inférieuremeut par des tendons.

L'un de ces corps charnus, situé en avant et eu dedans des deux autres, gagne par son tendon l'extrémité supérieure du métatarsien principal , et s'insère aussi sur les os cunéi formes. C'est un fléchisseur du pied qui remplace la corde tendineuse chargée du même rôle chez les animaux solipèdes ( fig. 89, 2.)

Le deuxième, placé en dehors du précédent, constitue un extenseur commun des doigts, dont le tendon se comporte absolument comme au membre antérieur (fig. 89, 5, 3', 6). (Voy. p. 257.)

Le troisième, caché par les deux autres, forme Y extenseur propre du doigt interne, qui rappelle exactement , par sa disposition, son homonyme du membre de devant.

(Voy. p. 258.)

2° Un extenseur propre du doigt externe

(') F 'g- SO. — Muscle* externes île la /amhe du bœuf. - I. Tandon d'origine du muscle qui représente l'extenseur nnte'rieiir des phalanges du rheviil et lu corde tendineuse du fleclii^eur du métatarse; Mou faisceau Uet hUseur du pied ; S. Celui qui forum l'extenseur commun de* doigts ; S'. Le tendon de ce faisceau; U. Ln liifui cation terminale de ce tendon. .1. Long peronier Lierai; .V. Sou tendon. 4. Origine du |uniLicr antérieur ( ( liez le cheval, portion charnue du ilechissYur du melulai se) ; 7. F.xlcnsenr propre du doigt ex.erne (court peronier latéral ); 8. Sou tendon ; il- Son insertion à la deuxième phalange; 1l>. ion luseitiuu a lu troisième phalange. 1|. Ventre externe des jumeaux ; 11'. Leur tendon, ii. Soleuire. 13. Tendon Un perforé. 14. IVif.ruut ; 14'. Sou leudoii. IS. Ligumeut suspenseur du huulel. 11*. La hride qu'il envoie au tendon perfore. 17. Celle qu'il fournit en dhors à l'extenseur propre Ju doigt externe. 1*. l'e lieux. 15*. lu- •ertion du loug vaite sur la rotule et le ligament rotulien externe.

(extenseur latéral des phalanges des Solipèdes ; court péronier latéral chez l'homme), dont le corps charnu est tout a fait semblable à celui du muscle analogue du cheval, et se termine par un long tendon qui répèle en dehors de l'ongle celui de l'extenseur propre du doigt interne (fig. 89, 7, 8, 9, 10).

3° Un muscle qui représente le long péronier latéral de l'homme, et qui , chez les Solipèdes, n'existe même pas à l'état de vestige. Ce muscle commence par un corps charnu court et conoïde en avant de la tubérosité supérieure et externe du tibia ; et il se termine par un long tendon qui affecte la disposition ci-après : Ce tendon , compris d'abord, comme le corps charnu lui-même , entre l'extenseur propre du doigt externe et le triple faisceau musculeux décrit en premier lieu , arrive en dehors du tarse, s'engage dans la coulisse fibreuse de l'extenseur propre, où il se trouve enveloppé par une synoviale particulière, passe par-dessus ce dernier, en croisant légèrement sa direction, et s'infléchit en arrière d'abord, puis en dehors, en s'insinuant sous les ligaments tibio-tarsien externe, calcanéométatarsien et larso-métatarsien postérieur, qui le maintiennent dans une gouttière pratiquée a la face inférieure de la pièce cuboïdo-scaphoïdienne. Il s'insère enfin sur la face profonde du deuxième cunéiforme, et sur le côté externe de l'extrémité supérieure du métatarsien par une petite branche qui se détache en dehors du tendon principal.

Tous ces muscles, chez le Mouton et la Chèvre, sont disposés de la même manière que dans les grands ruminants.

Porc. — Les muscles jambiers antérieurs de cet animal ressemblent à ceux des Humiliants, à part quelques particularités d'importance secondaire, parmi lesquelles nous citerons les suivantes :

Le faisceau musculeux qui remplace la corde du fléchisseur du métatarse (cheval) se termine sur le scaphoïde et le second os cunéiforme. — V extenseur commun des doigts possède quatre tendons, un pour chaque doigt. — Les extenseurs propres en ont chacun deux , l'un pour le petit doigt, l'autre pour le grand. — Le tibial antérieur se rend au second cunéiforme. — Le long péronier latéral s'insère par son tendon à l'extrémité supérieure du métatarsien interne.

Chien et Chat. — Nous décrirons chez ces animaux quatre muscles: I e un jambier antérieur ; 2° un long extenseur commun des doigts; 3° un long péronier latéral ; li 9 un court péronier latéral.

1° Jarnbier antérieur. — Situé en avant de la jambe et plus volumineux que l'extenseur commun des doigts, dont il recouvre l'extrémité supérieure, ce muscle prend son origine a la crête et à la tubérosité externe du tibia. Il reçoit, vers le tiers inférieur do cet os, une bandelette charnue extrêmement grêle, qui procède du péroné, et qu'on peut assimiler avec toute justice à Y extenseur propre du gros orteil de l'homme. Puis il se termine par un tendon sur le métatarsien du pouce. Lorsque cet os est suivi d'une région digitée, la troisième phalange reçoit de ce tendon une branche particulière, qui représente la portion tendineuse du petit faisceau extenseur propre annexé au tibial antérieur. Ce muscle répond : en avant, à l'aponévrose jambière; en arrière cl en dedans, au tibia ; en dehors, à l'extenseur commun des doigts. Son tendon est fixé dans le pli du jarret par une bride libreuse d'une disposition assez singulière pour être rapportée ici : Attachée en avant de

l'extrémité inférieure du tibia, cette bride donne naissance, par son extrémité interne, a un fort cordon ligamenteux qui passe sous le tendon du jambier antérieur pour gagner la face antérieure du tarse, où il contracte d'intimes adhérences avec le ligament capsulait c de cette région, et qui se termine sur l'extrémité supérieure du métalarsien du doigt médian. Ce cordon relie donc l'extrémité inférieure du tibia au métatarse, et prévient l'extension outrée de l'articulation tibio-tarsienne. C'est peut-être le représentant de la corde tendineuse de la région jambière antérieure du cheval.

2° Long extenseur commun des doigts. — Ce muscle se compose d'un corps charnu fusiforme et d'un tendon quadrifurqué. — Le corps charnu , situé sous l 'aponévrose jambière, entre le tibial antérieur et les péroniers latéraux, recouvre la face externe du tibia et le petit faisceau extenseur propre du pouce; il prend son origine par un court et fort cordon tendineux , sur l'extrémité inférieure du fémur, entre le condyle externe et la trocblée. — Le tendon continu avec l'extrémité inférieure du corps charnu , passe sous la bride tibiale du jambier antérieur, s'engage dans un autre anneau fibreux situé au niveau du cuboîde, et va s'insérer par ses quatre branches terminales sur.les phalanges des quatre grands doigts, eu se comportant comme le tendon analogue du membre antérieur.

3" Long pêronier latéral. — Ce muscle est constitué par un corps charnu conique et très court auquel succède un long tendon. — Le corps charnu prend sou origine en avant de la tubérosité externe et supérieure du tibia ; il ne semble pas avoir d'attaches sur le péroné. Compris entre l'extenseur commun des doigts et le court péronier latéral, il est recouvert par l'aponévrose jambière, et recouvre les vaisseaux libiaux antérieurs. — Le tendon descend parallèlement au péroné jusqu'à l'extrémité inférieure de cet os, sur laquelle il glisse et s'infléchit. Puis il arrive au niveau du cuboîde, s'engage dans une coulisse creusée sur sa face externe, abandonne une branche courte, mais bien isolée, a l'extrémité supérieure du premier métatarsien, croise ensuite transversalement la direction du tarse, en passant derrière les os de sa rangée inférieure, et va se terminer au métatarsien du pouce. À sou passage derrière le cuboîde, ce tendon fournit encore une branche que nous avons tout lieu de croire constante; c'est un court faisceau inter-osseux qui pénètre d'abord entre le cuboîde et le métatarsien externe, puis entre celui-ci et le deuxième métalarsien.

Ce muscle porte en dehors l'extrémité inférieure du membre. Quand le pied est fortement étendu, il peut le ramener dans la flexion.

h° Court péronier latéral. — Chez les Carnassiers,, ce muscle est formé de deux faisceaux , l'un supérieur, l'autre inférieur, que l'on pourrait décrire comme deux muscles distincts.

Le faisceau supérieur comprend un corps charnu très faible attaché sur le tiers supérieur du bord antérieur du péroné, et un tendon funiculaire qui succède à l'extrémité inférieure du corps charnu, vers le milieu environ des os de la jambe. Ce tendon glisse sur l'extrémité inférieure du péroné, en arrière du long péronier latéral: puis il descend, en passant sous ce dernier, dont il croise légèrement la direction , jusque sur les phalanges du doigt externe, où il s'unit à la brandie tendineuse de l'extenseur commun qui est destinée a ce doigt.

Le faisceau iuférieur prend son origine au bord antérieur et ù la face externe du péroné, par des fibres peunées qui se réunissent sur un court teudon plus volumineux que celui du faisceau précédent. Ce tendon s'engage avec ce dernier clans la coulisse postérieure du péroné, et vient s'attacher, par son extrémité inférieure, sur l'extrémité supérieure du métatarsien externe, en dehors de la branche que le long péronicr latéral fournit à ce même métatarsien.

Le faisceau supérieur joue le rôle d'extenseur propre du doigt externe. L'inférieur est un abducteur du pied.

B. - Région jambière postérieur*.

Cette région comprend six muscles disposés en deux couches superposées derrière le tibia. La couche superficielle est formée par les jumeaux de la jambe, le soléaire et le fléchisseur superficiel des phalanges. La couche profonde se compose du jwplité, du fléchisseur profond et du fléchisseur oblique des phalanges,

1° Jumeaux de la jamue or uastro-oœmikns ( fig. 87, G ; 90, 11).

Synonymie : Bi-femoro-calcancen (Gir.,\

Situation. Composition. Étendue. — Les jumeaux de la jambe, situés derrière l'articulation fémoro-tibiale, sous les muscles ischio-libiaux, constituent deux gros faisceaux charnus distincts l'un de l'autre à leur extrémité supérieure seulement, confondus dans le reste de leur étendue, et continués inférieurement par un tendon unique qui s'étend jusqu'à la pointe du calcauéum.

Forme. Structure. — Tous deux sont aplatis d'un côté à l'autre, renfiés dans leur partie moyenne, rétrécis à leurs extrémités, et entrecoupés de fortes intersections. Ils forment par leur réunion une large gouttière ouverte en avant, qui embrasse l'articulation fémoro-tibiale et les muscles de la couche profonde.

Le tendon, d'abord fasciculé, puis simple et funiculaire, reçoit celui du soléaire, et se trouve renforcé par un faisceau de la lanière fibreuse annexée en avant à la corde du jarret ( voy. la description de l 'aponévrose jambière, page 289 ). Une lame aponévrotique, qui recouvre le jumeau externe, se continue par en bas, partie avec cette lanière, partie avec le tendon du muscle lui-même.

Attaches. — Le jumeau externe prend son origine sur le fémur, à la lèvre rugueuse qui borde en avant la fosse sns-condylienne; l'interne, à la réunion de tubercules qui constitue la crOte de môme nom. — Le tendon terminal des deux ventres se fixe sur le sommet du calcauéum, non pas à la partie antérieure, mais a la postérieure, la première étant lubrifiée par une synoviale vésiculaire, et représentant une surface de glissement , sur laquelle vient s'appuyer ce tendon pendant la flexion exagérée du pied (fig. 46, 2, 3).

/{appoiis. — Les jumeaux répondent: par leur face superficielle , aux trois muscles ischio-tibiaux et à l'aponévrose jambière; par leur face profonde, au perforé, qui contracte des adhérences intimes avec le vaste exierne , au ligament postérieur de l'articulation fémoro-tibiale, au muscle et aux vaisseaux poplités, au

nerf grand sdalique, au fléchisseur oblique et au fléchisseur profond des phalanges. — Le tendon est accolé à celui du

Fie yo (*).

)>erforé, qui s'enroule autour de lui, ei qui l'enveloppe complètement à son extrémité inférieure, en commun avec la lanière fibreuse de l'aponévrose jambière.

I /en semble de ces deux tendons forme ce que l'on nomme ordinairement la corde du jarret.

/'sages. — Les jumeaux de la jambe étendent le pied tout entier sur le tibia, ils agissent par un levier du premier genre quand le membre est soulevé de lerre, et par un levier du second geure ou inler-puisvsant lorsque le sabot pose sur le sol. Ces muscles soutiennent l'angle (ibio - tarsien dans la station, et impriment au jarret, pendant la marche, la détente qui pousse le corps en avant.

2» Soléaire (fig. 87, 7).

synonymie : llourgelal il se» successeurs l\<nt . ssîmilé, à lort, au plantaire grèlo de l'homme. En ennsiderant ce pelil muscle comme le tolûuire, nous nous cou (brin nus à l'opinion i iguiircusemeut vraie Je Cuvi'T. — iVesi le peruuco •cnlcaueeu île Girard.

Muscle grêle et rudimentaire, long et i ubané; situé au côté externe de la jambe, entre l'aponévrose jambière et le corps charnu du perforant ; fixé par son extrémité supérieure en arrière de la tubéro sité externe et supérieure du tibia ; terminé intérieurement par un petit tendun qui s'unit ù celui des jumeaux de la jambe. C'est un auxiliaire bien peu actif de ces derniers muscles.

Différences. — Il manque dans les (Mrnassiers.

C) lie. 90. - Muscles tlu metn!»e postérieur fin e interne). - I. Droit aille, leur de la cu.îse. 2. V.^ inlerne. T.. Pectine. 4 Grand adducteur de la cuisse. ?.. Petit adducteur, b. Demi-nicnihraneux. 7 Porii u, charnue du fléchisseur du melalaife ; 7 . Son tendon d'iusertiou un pelil cim. iloi me. 8. Corde tendirieu>e du même muscle. 9. Extenseur nnlérieur des phalanges ; »'. Sou tendon ; 10. La bride qu'il reçu.t «lu ligumeut SMM'en-ieiir du boulet. 11. Jumeau interne. 11'. Tenduu terminal des jumeaux. 18. Pophte. I.». Fléchisseur oblique des phalanges ; 13'. Sun tendon. 14. Périmant; 14'. Son tendon; io. Sa hnde métatarsienne. l.V. L. gaine de renforcement de lapouevrose plnnlaii e. 1(». Ti ndoii du peilme. lu'. L'anneau qu'il lournil au pnforant. - A, l.igameut latéral interne de l'artu ulalion kinuro-iihu.le - t. Ligamcut iu»|>rufrur du boulet

3" FLKCHISSEl'B SUPERFICIEL DES PHALANGES OU PERFORÉ (Ûg. 87, tO; 90, 16).

Synonymie : Fe'moro-phalangion (Gir.). — U et t représenté chet l'homme pnr le plantaire grêle el le court fléchisseur commun de* orteils ou le perfore, ces dcu\ muscles se soudant bout à bout, dans la plupart des mammifères, pour n'en former qu'un seul.

Forme. Structure. — Le perforé du membre postérieur ue représente en réalité qu'une longue corde tendineuse, charnue, légèrement renflée el fusiforme dans sou cinquième supérieur, qui forme le corps du muscle.

Origine. Trajet et rapporta. Terminaison. — Il prend son origine, par son extrémité supérieure, dans le fond de la fosse sus-condylienne ; puis il descend , compris entre les jumeaux et intimement accolé à l'externe, sur la face postérieure de l'articulation féinoro-tibialc el sur les trois muscles jambiers postérieurs profonds. Arrivé vers l'extrémité inférieure des ventres charnus du bifémoro-calcanéen , il devient exclusivement tendineux et s'unit étroiteineut à la lanière fibreuse qui renforce la corde du jarret. Il se dégage ensuite de dessous les jumeaux , se place au coté interne de leur tendon , puis à sa face postérieure , et ^agne ainsi le sommet du calcanétim. Là, il s'élargit de manière à former une calotte fibreuse tapissée par une vaste synoviale vésiculaire, el moulée sur la région tout a fait postérieure de celle éminence osseuse, qu'elle enveloppe complètement, pour se fixer sur ses parties latérales et se réunir a la bride cafcaiiéenne de l'aponévrose jambière. De ce point, le tendon du perforé se prolonge derrière celui du perforant jusqu'à la face postérieure de la deuxième phalange, ou il se termine, en se comportant exactement comme le muscle analogue du membre antérieur.

f sages. — Ce muscle fléchit la deuxième phalange sur la première, et celle-ci sur le métacarpe. Il concourt aussi a l'extension du pied. Mais son rôle principal est relatif à la station : il remplit l'office d'un lien mécanique chargé de faire équilibre au poids du corps, en .n'opposant à la fermeture de l'angle du jarret et de celui du boulet, le fémur étant fixé par la contraction du triceps crural et des fessiers.

Différences. — Chez les /tuminants el les Pnchydermes, le corps charnu de ce muscle est plus épais que dans les Solipèdes. — Chez les Carnassiers, ce corps charnu est prismatique, volumineux et tout à fait confondu, dans ses deux tiers supérieurs au moins, avec le jumeau externe; ces deux muscles ont donc une origine commune. Le tendon est quadrifurqué, comme au membre antérieur ; il présente à sa surface, un peu avant sa division , plusieurs minces bandelettes musculeuses, traces de la portion charnue du muscle court fléchisseur commun de l'homme. Plusieurs de ces bandelettes viennent du tendon perforant ; toutes se portent sur les quatre branches terminales du muscle.

4° Poplit* ( (ig. 90, 12).

Synonymie : Abducteur de U jamlic (Roiirgelal). — lYniûiu-tibi.il obliijue i^Oir.j.

Situation. Direction, tonne. Structure. — Situé derrière le libia, en dessous de l'articulation fémoro-libiale, ce muscle est oblique de haut en bas el de dehors

en dedans, court et triangulaire , tendineux a son angle externe et supérieur, et formé, dans le reste de son étendue, de faisceaux charnus rayonnes, d'autant plus longs qu'ils sont plus inférieurs.

Attaches. — 1* Dans la plus inférieure des deux fossettes creusées en dehors du condyle externe du fémur, par son tendon (origine). — 2* Sur la surface triangulaire supérieure et postérieure du corps du tibia , par l'extrémité inférieure de ses faisceaux charnus (terminaison).

Rapport*. — En arrière, avec les jumeaux et le perforé. En avant, avec le ligament postérieur de l'articulation fémoro-tibiale et les vaisseaux poplités. En dehors, avec le fléchisseur oblique et le fléchisseur profond des phalanges. En dedans, avec le demi-tendineux et l'aponévrose jambière. Le tendon, caché à son origine sous le ligament fémoro-tibial externe, glisse, par sa face profonde, sur le contour du ménisque externe, et sur la partie postérieure de la facette externe du tibia.

Usages. — Il fléchit la jambe, et lui imprime un léger mouvement de rotation de dehors en dedans.

5' Flîchisieob profond des phalanges ou perforant (flg. 87, 8; 90, 14).

^Synonymie: Tihlo-phalnngion (Gir.). — JumLi.-r postérieur H long fléchisseur du grus orleil chci 1 homme.

Etendue. Situation. Direction. Composition. — Étendu de l'extrémité supérieure de la jambe a la troisième phalange, situé derrière le tibia et le pied , dont il suit la direction, ce muscle se compose d'un corps charnu et d'un tendon.

Forme, structure et attaches du corps chamu.— Le corps charnu, épais et prismatique , est incomplètement divisé en deux portions : l'une interne (1) ; l'autre externe, beaucoup plus volumineuse que la première (2). Il est fixé : 1" à la face postérieure du tibia sur les empreintes linéaires qui occupent la surface triangulaire inférieure ; 2° à la tubérosité externe et supérieure du même os; 3° au péroué; l\ 9 au ligament inter-osseux qui unit cet os au tibia.

Trajet et attaches du tendon. — Le tendon commence au-dessus de l'extrémité inférieure du tibia, et est double lui-môme à son origine , le plus ordinairement, chaque portion charnue étant suivie d'uue portion tendineuse, dont le volume est proportionné au sien propre. La corde unique résultant de la réunion de ces deux tendons primitifs s'engage dans la coulisse formée par la face interne du calcanéum, et s'y trouve maintenue par une arcade fibreuse, qui transforme cette coulisse en une gaîne complète dite gaine tarsienne; elle glisse a l'intérieur de cette gaiuc, au moyen d'une synoviale vaginale très étendue, laquelle remonte sur le ligament postérieur de l'articulation libio-tarsicune, et se prolonge inféricurement jusqu'audessus du tiers moyen de la région métatarsienne. Le tendon du perforant descend ensuite verticalement, derrière le ligament suspenscur du boulet, reçoit de ce ligament une bride de renforcement analogue à celle du membre de devant, mais moins volumineuse, traverse l'anneau du perforé, s'infléchit avec ce muscle, sur la coulisse grande sésamoïdienne, glisse sur la poulie de renvoi de la deuxième phalange

(t) Jambier postérieur de l'homme.

^2) Perforant de l'homme.

et sur le petit sésamoïde, s'épanouit en une aponévrose plantaire pourvue d'une gaine de renforcement phalangienne , et se termine enfin à la crête semi-lunaire de l'os du pied. Ce tendon, à partir du tarse, se comporte donc exactement comme celui du membre antérieur.

Rapports. — En dehors, avec l'extenseur latéral des phalanges, le soléaire et l'aponévrose jambière. En dedans, avec cette môme aponévrose et le fléchisseur oblique. En arrière, avec les jumeaux, le perforé et la bride de renforcement de la corde du jarret. En avant avec le tibia.

Usages. — Ce muscle fléchit les phalanges les unes sur les autres et sur le métatarse. Il peut aussi étendre le pied en pressant, lors de sa contraction, derrière l'articulation tibio-larsieune. De plus, son tendon agit pendant la station, comme corde de soutènement, à l'égard des phalanges et de l'angle articulaire du boulet.

Différences. — Ruminants. — La portion du muscle qui représente le jambier postérieur est mieux isolée que dans les Solipèdes, et se trouve logée dans une dépression de la portion principale; on la suit très bien jusqu'à la tubérosité externe et supérieure du tibia, où elle prend son origine. Le tendon ne diffère point de celui du membre antérieur ; mais les brides qui, de la région métatarsienne, descendent derrière les talons, pour se confondre avec les deux branches terminales de ce tendon, sont beaucoup moins fortes que les brides semblables de ia région métacarpienne.

Carnassiers. — Le tendon terminal se divise en quatre ou cinq branches, une pour chaque doigt.

Le jambier postérieur ne s'unit point intérieurement à ce tendon et constitue un petit muscle parfaitement distinct situé entre le fléchisseur profond et le fléchisseur oblique des phalanges. Formé d'un corps charnu très faible et d'un tendon long et grêle, ce muscle prend son origine , par l'extrémité supérieure du premier, en haut du péroué et de la face postérieure du tibia. Le tendon s'accole à celui du fléchisseur oblique, et s'engage, avec lui dans une coulisse de glissement que présente eu arrière et eu dedans l'extrémité inférieure du tibia. Enveloppé d'une synoviale vaginale propre à son passage dans cette coulisse, ce tendon se dégage bientôt pour passer à la surface libre du ligament tarso- métatarsien postérieur, et se confondre avec ce ligament, vers le milieu de la hauteur du tarse.

(j 1 Flécimseir obuole des phalanges (fig. 90, 13).

.Synonymie : Pcrui o-phulangicii (Gir.). — Long tlécuijscm commun de» orteils chet l'homme.

Situation. Direction. — Muscle situé en arrière du tibia, entre le poplitéet le perforant , dans une direction légèrement oblique de haut en bas et de dehors eu dedans.

Forme. Structure. —Il se compose d'un corps charnu fusiforme, entrecoupé de quelques intersections fibreuses, et d'un tendon funiculaire, qui succède a l'extrémité inférieure du corps charnu.

Attaches. — L'extrémité supérieure de celui-ci se fixe en arrière de la tubérosité externe du tibia {origine). — Le tendon s'unit par son extrémité inférieure h celui du perforant, vers le tiers supérieur de la région métatarsienne (terminaison).

:.02 !)KS MUSCLKS.

/{apports. — Le corps charnu repond : en avant, au perforant , au poplitc cl à l'artère tibiale postérieure ; en arrière, aux jumeaux et au perforé. — Le tendon, logé d'abord daus une gouttière musculcuse qui lui est founiic par le perforant, et recouvert par l'aponévrose jambière, s'engage ensuite dans une gaine flexueuse située au côté interne du tarse, et dont l'origine est formée par la coulisse qui contourne en arrière la tubérosité inférieure et interne du tibia.

Usages. — C'est un congénère du fléchisseur profond.

§ TV. — Musclei du pied postérieur.

Cheval. Ane. Malet. — On trouve chez ces animaux: l u doux Ittmbricaux et deux inter-osseux, qui répètent ceux du membre de devant ; 2* un inr.sclc particulier décrit par les auteurs sous le nom de pédieux.

Pédieux [tarso-pré-phnlangien, Gir.). — C'est un petit faisceau rubané, situé en avant du métatarsien principal sous les extenseurs des phalanges ; attaché, par son extrémité inférieure, sur la face interne du tendon commun à ces deux muscles ; fixé par en haut à l'extrémité inférieure du calcanéum ; concourant à l'extension du doigt.

Bmaf. Mouton. Chèvre. — Le pédieux est le seul muscledc la région du pied que l'on rencontre dans les Ruminants. Il s'attache inférieurement sur le tendon de l'extenseur commun et sur celui de l'extenseur propre du doigt interne.

Pore. — Cet animal possède : 1° un muscle pédieiix attaché par eu bas sur les deux branches de l'extenseur commun destinées aux grands doigts ; 2° quatre interweux métatarsiens, qui ne semblent point différer dans leur disposition générale des inter-osseux métacarpiens.

Chien et chat. — Chez les Carnassiers, il existe daus la région du pied postérieur :

1° Un muscle pédieux, formé de trois faisceaux qui prennent leur origine soit à l'extrémité inférieure du calcanéum, soit sur les gaines tendineuses du pli du jarret, et qui se terminent sur les deuxième, troisième et quatrième doigts, par de petits tendons réunis aux branches de l'extenseur commun.

2° Les languettes musculeuses annexées au tendon du perforé, traces de la portion charnue du court fléchisseur commun des orteils de l'homme.

3° Un accessoire du long fléchisseur commun ou du perforant, muscle petit el avorté qui commence en dehors du tarse, et se termine par une aponévrose fort délicate sur la face postérieure du tendon perforant.

U° Deux ou trois bandelettes pâles et rudimentaires, situées en dedans du tarse et près du pouce. Ce sont les vestiges des muscles propres au gros orteil de l'homme.

5° Un adducteur du petit doigt , muscle mince et allongé, se portant obliquement du ligament tarso- métatarsien postérieur au côté interne de la première phalange de ce doigt.

()° Ouatrc inter-osseux métatarsiens, ressemblant aux muscles analogues de la région métacarpienne.

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