Traite d'anatomie descriptive
La splandinologie (de (n7).(3CY/;/cv, viscère) (1) est cette partie de l'analomie qui a pour objet l'étude des viscères. Sous le nom de viscères, on di^signait autrefois les organes trùs-complexes qui sont contenus dans les trois grandes cavités du corps, la cavité céphalique, la cavité pectorale et la cavité abdominale.
Celte définition entraînait logiquement deux conséquences également regret- Déiiuiiiou. tables : d'une part, elle portait à distraire de la splanchnologie des organes sitjués en dehors des cavités viscérales, mais unis par les connexions les plus intimes avec ceux qui y sont renfermés; d'autre part, elle rattachait à la splanchnologie, et l'encéphale, dont l'étude ne peut être séparée de celle du syst-^me nerveux, et le cœur, qui doit être décrit avec les vaisseaux.
Si l'on lient compte de cette double difficulté, on ne sera pas éloigné de modifier légèrement l'acception du mot viscère, en l'appliquant exclusivement aux organes qui composent les appareils de la digestion, de la respiration et Vappareil gènito-urinoire, que ces organes soient ou non situés dans l'une des trois grandes cavités viscérales.
Les organes qu'étudie la splanchnologie ainsi comprise, sont tous des instruments de la vie nutritive ou des fonctions plastiques. Mais quelques auteurs y font rentrer également les organes des sens, dont plusieurs, tels que la peau, la langue, servent à la fois aux fonctions de nutrition et aux fonctions de relation. Placés ainsi sur la limite entre le domaine de la splanchnologie et celui de la névrologie, les organes des sens pourraient être rattachés indiflcroumienl à l'une ou à l'autre de ces deux branches de l'anatoniie descriptive. Nous les étudierons immédiatement après les organes de la reproduction.
Indépendamment de leurs connexions physiologiques, les organes dont l'étude fait l'objet de la splanchnologie, sont unis entre eux par un rapport important,
(l)Lc mot yj«w;r vient probablement de ycvco/', je nie nourris, parce qu'un i;r;wicl nombre (les viscères servent à la nutrition.
Il I
SPLANCIINOLOGII-;.
Développe- cclui du (léveloppemeul. On peul diru, d'une manière générale, qn'ils dériveiil meiit lies en giandc parlie du l'cuillel interne de la vésicule l)lasloderniique. Spliériqnc spkuchui- '^'^"s l'origine, cette vésicule ne tarde pas à se diviser, par suile de la formation qiies. d'une sorte d'étranglement à sa partie moyenne, en deux parties distinctes, dont
l'une représente le canal intestinal, *^ et dont l'autre constitue la vésicule
ombilicale. Les cavités de ces deux Dvi f QsiJXx/ organes communiquent ensemble,
dans les premiers temps, par une large ouverture; mais peu à peu cette ouverture se rétrécit , en même temps que ses parois s'allongent en un pédicule très-mince, qui porte le nom de conduit omphalo-mésentérique.
La cavité intestinale, limitée par le l'euilset interne du blastoderme, ne présente d'abord d'autre ouverture. que celle qui conduit dans le canal omphalomésentérique; mais bientôt elle se perfore i ses deux extrémités et entre en communication avec deux dépressions en cul-de-sac formées par le tégument externe et qui deviendront, l'une, la cavité buccale, l'autre, la cavité anale.
C'est le canal intestinal qui donne naissance à la plupart des organes qu'embrasse la splanchnologie : de sa paroi antérieure naît, en premier lieu, le foi-j, qui se montre d'abord sous la forme d'une excroissance creuse de cette paroi; un peu plus haut, cette môme paroi fournit un autre bourgeon, origine de tout l'appareil pulmonaire. Sur la paroi postérieure se développe le pancréas, tandis que la glande thyroïde paraît être une excroissance du pharynx.
La rate, entîn, se présente primitivement sous l'apparence d'une accumulation de cellules dans le voisinage de l'estomac.
Quant aux organes génito-urinaires, ils peuvent eux-mêmes être considérés, jusqu'à un certain point, comme une dépendance du canal intestinal, dans lequel ils s'ouvrent, jusqu'à une époque déterminée du développement,, pour former un canal commun appelé cloaque.
A l'exception de la rate, du thymus, de la thyroïde et des capsules surrénales, qui forment un groupe à part, sous le nom de glandes vasculaires sanguines, tous ces organes doivent être considérés comme constitués par une portion essentielle ou fondamentale, et par des portions surajoutées. La portion fondamentale n'esl autre chose que la membrane qui circonscrit les cavités dont ils sont creusés et qui porte le nom de muqueuse; la portion surajoutée, en général développée aux dépens de la muqueuse, ce sont les éléments très- divers qui entourent celte muqueuse.
Les membranes muqueuses, dont les propriétés et la structure varient considérablement dans les différents organes, mais qui présentent toutes ce caractère général de communiquer avec l'extérieur, de se continuer, par conséquent, avec la peau, sont consliluécs uniformément par deux couches ou tuniques, une couche superficielle nu épithcliale, et une couche profonde ou choriaJc.
\° La couche épilhéliale, ou Vépithélium des muqueuses, est composée de cellules, très-variables de forme et de volume, et se continue, au niveau ou au voisinage des orifices naturels, avec l'épidormede la peau. EWa se distinguo, d'une
(♦) Sections médianes de l'embryon. - i-. vitcllns. - », otnhilic. - Di-i. oniluit omplnlo-méscntcriqnr
Muqueuses.
Epiihélium.