DÉVELOPPEMENT DES TESTICULES
née de matière plastique allongée et fusiforme qui ressemble parfaitement à l'ovaire; composé primitivement de petites cellules, il prend un accroissement rapide : chez l'embryon, de neuf à dix semaines, on y reconnaît déjà des canalicules séminifères rectilignes, occupant toute la largeur de l'organe, mais composés encore de cellules. Ces canalicules s'entourent ensuite d'une membrane homo- ,
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gène, se garnissent de ramifications et de bourgeons ; ils s'allongent considéra- ment blement, deviennent flexueux et forment des espèces de lobules. L'albuginée se dutesticuie. voit dès le troisième mois, mais ne prend que plus tard ses véritables caractères. Le testicule est situé primitivement dans l'abdomen, sur le côté des vertèbres
^ . Situationdu
lombaires, en avant et en dedans des corps de Wolff, et ses vaisseaux se déta- lesticuie chent perpendiculairement de l'aorte et de la veine-cave. A l'époque de la chez le fœnaissance, on le trouve habituellement dans le scrotum.
Meckel dit que, chez un embryon de deux mois et demi, qui n'a que 54 millimètres de longueur, le testicule a 4 millimètres de longueur, sur 2 millimètres d'épaisseur.
Une remarque non moins intéressante, c'est que l'accroissement du testicule Lenteur de se fait d'une manière extrêmement lente jusqu'à la fin de la vie intra-utérine. A quatre mois, époque où l'embryon ail centimètres de longueur, celle des pendant testicules est de 5 millimètres, sans augmentation d'épaisseur; à cinq mois, ils lavieimraont la môme longueur, mais ont 3 millimètres d'épaisseur; à six mois, ils ont " la môme épaisseur et 8 millimètres de longueur; du sixième au neuvième mois, l'accroissement est à peine sensible.
Sous le rapport de la forme, le testicule est proportionnellement moins développé que l'épididyme dans les premiers mois de la vie intra-utérine; il paraît aussi plus aplati.
Le développement des testicules est proportionnellement bien plus lent encore après la naissance que pendant les derniers mois de la vie intra-utérine; c'est à peine si l'on observe une légère augmentation de volume depuis la naissance jusqu'à l'époque de la puberté. A cette époque, ces organes, inertes jusque-là, Rapidité du acquièrent en quelques mois un développement considérable, celui qu'ils doivent ''«^^^^"Pp^" conserver pendant toute la vie; ce développement des testicules coïncide avec pgpoque de celui de la verge et du reste de l'appareil génital, avec l'accroissement de tout la puberté., le corps et surtout avec le développement du larynx.
Le volume réel des testicules n'augmente pas sensiblement après la puberté bien confirmée; il se maintient jusque dans la vieillesse, époque à laquelle ces organes s'atrophient d'une manière notable.
L'épididyme et le canal déférent se développent indépendamment du testicule, "^^"^^^^PP"' dont ils sont d'abord complètement distincts. Suivant J. Millier et M. Cosle, ils l'épjpidyme résultent des transformations d'un canal situé au côté externe du corps de Wolff, et du canal
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et qui porte le nom de canal de Mûller. Cette opinion est encore la seule qui au cours en France. Mais Rathke, H. Meckel et Kôllikcront démontré que les canaux de Mûller, contrairement à ce qui se passe dans le sexe féminin, où ils forment l'oviducte de la matrice, s'atrophient chez l'homme, à l'exception de leur portion
angle aigu sur cette face dorsale, au niveau de la réunion des deux racines des corps caverneux (le la verge. Le canal unique qui résultait de cette anastomose, parcourait toute la longueur de la région dorsale et médiane de la verge, protégé qu'il était pur une espèce de canal flhreux, et s'ouvrait à la base de la face dorsale du gland. Il y avait donc, chez cet individu, deux urcthres : un supérieur, plus petit, destiné à l'excrclion du sperme, et un inférieur, plus considérable, destiné à l'excrétion des urines.
SPLANCIINOLOGIE.
Les testiculesoccupent la région lombaire.
Leur posiliou exacte.
Du gubernaculum testis.
inférieure, qui conslilue l'ulricule prostatique, et de leur extrémité supérieure,! qui devient riiydatide de Morgagni. il est aujourd'hui géné-ralement admis em Allemagne, que c'est le corps de Wold" lui-même et son canal excréteur qui, donnent naissance à l'épididyme et au canal déférent. L'union avec le testiculef s'effectue dans le cours du troisième mois : les canalicules supérieurs du corps, de Wolff, en se soudant au testicule, forment les cônes vasculaires, les autres s'atrophient et disparaissent.
Indépendamment des changements de forme et de volume qu'il subit dans son évolution, le testicule éprouve, avons-nous dit, un changement de position, une migration extrêmement curieuse. C'est cette migration qui va d'abord nous occuper.
Haller (1) est le premier qui ait parlé delà situation primitive du testicule dans l'abdomen, de la formation de la tunique vaginale lors de la descente du testicule dans le scrotum, et des conséquences de ces faits anatomiques relativement à l'explication de la hernie congéniale.
John Hunter (2) a complété, en quelque sorte, la découverte de Haller par des recherches du plus haut intérêt, auxquelles les travaux des modernes ne me paraissent avoir presque rien ajouté. Voici les faits. '
Chez le fœtus, jusqu'à une époque voisine de la naissance, époque variable dont on peut fixer la moyenne au milieu du huitième mois, les testicules sont situés dans la cavité de l'abdomen, et le péritoine se comporte à leur égard de la môme manière qu'à l'égard de la plupart des organes abdominaux, c'est-à-dire ' qu'il les recouvre sans les contenir dans sa propre cavité. A l'époque de deux : mois et demi à trois mois de la vie intra-utérine, les testicules se trouvent dans la région lombaire, au-dessous des reins, qu'ils touchent, au-devant du psoas ; ^ à six mois, ils occupent la fosse iliaque interne et leur disposition représente assez bien celle des ovaires chez la femme (3). Voici d'ailleurs la position exacte des testicules : l'une de leurs extrémités, celle qui répond à la tête de l'épididyme, est dirigée en haut; l'autre extrémité, celle qui répond à la queue de l'épididyme, est dirigée en bas ; de cette extrémité inférieure partent, avec le canal déférent, les vaisseaux testiculaires. Au-dessous du testicule, est un corps au moins aussi volumineux que le testicule et l'épididyme réunis, ayant la forme d'un cOne, ou mieux d'un ovoïde dont la grosse extrémité est dirigée en haut et la pente extrémité dirigée en bas; cette dernière appuie sur le trajet ingumal, dans lequel elle semble s'engager.
Ce corps ovoïde, que nous continuerons à appeler avec Hunier gubermculum testis, est véritablement l'organe préposé à la descente du testicule. On peut y reconnaître, a l a.de d une dissection attentive, les couches suivantes : première couche, superficielle, le péritoine ; deuxième couche, plusieurs faisceaux de fibres musculaires, qui vont se fixer, en bas, à la face postérieure de l'arcade
(1) Albertl Halleri Opuscula paiholog . Lausanne, 1755. in-8, p. 53 2) Médical commeutaries, et Jolin Hunter. Œuvres complètes '
ré« ont mlues pï'donf'' ''''' "^«ticules étaient situés dans les
régions nuques, et dont je ne conna ssaiq mo o..,.^^„ i
les testicules étaient les ovaires "nrs c nrx d f . T^' P""'"'""" '^''^
l'utérus, la disposition des laul ,-^^^^ L'absence de
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aperçu. Je ferai remarquer que, chez, le fœlus, les canaux déférents sont pourvus d'un repli du péritoine qui s mule un licameni Innrp „t vn "^-'t-n-ms soni pourvus u un
la vessie. "b<imeni large et va se perdre sur la face postérieure de