‹ Traite d'anatomie descriptive (volume 2)Chapitre 120 sur 180 · C. — Urèthrc · texte numérisé non relu

C. — Urèthrc

l'urèthre est le canal excréteur de l'urine ; il sert, en outre, à l'excrétion du u^^s". sperme chez l'homme.

Né de la portion inférieure de la vessie, et situé à son origine dans la cavité pelvienne, ce conduit traverse d'abord un organe musculo-glanduleux, laproslate ; puis il perfore la cloison fibreuse et musculaire qui ferme l'ouverture inférieure du bassin, au sortir de laquelle il s'engage dans une sorte de gaîne érectile, le corps sponyieux de l'urèthre, qui l'accompagne jusqu'à son extrémité libre et y donne naissance iï un renflement considérable, appelé g laiid. On peut donc diviser l'urèthre en trois portions distinctes i une portion prostatique, une portion comprise dans l'épaisseur du diaphragme uro-génital, portion membraneuse o\i musculaire, alune portion spongieuse. Mais ces trois portions ne sont distinctes qu'cxténeuromenl; à l'intérieur, la muqueuse uréthrale se continue sur toute la longueur

Division.

(I) Appareil du sens génital, traduit par H. Kuula, 1851, p. 63.

SPLANCHNOLOGlIi:

de l'iirètlirc, sans présenter des dillcrences bien noiables el surtout bien irau cht5es d'une portion à l'autre.

(Fig. 265) (•;.

Sous le point de vue lopographique, on divise encore l'urèthre en portion périnéale et en portion pénienne ; la portion périnéale, mieux nommée pelvi-périnéale,

.P"'"""""- couche ejteruc de la li.uiqne muscu-

leuse de la vessie. -4, couche iiUerno N'^

vie animale, se conùuLntVvL le museîe ' " =P'''"'='" ""^'•"^ '*

- 11. cloison .les corps caver" Ïx d ' / P*^--'""- " <»•

13, corps spongieux .le l'urè.hr,., paroi élire f .^P^-^'f " ''^ l'urèthre, p

15, muscle bulbo-caverne„T « i.. , , ~ 'esl.c.ile couteau daus la I

idela

veine dorsale du pénis, re, paroi supérieure. —

15, muscle iiulbo-caverneux" — U "V.nir'T''^"'^"' ~ '''^''<="'e couteau daus la tunique vaginale. section transversale en ava.it du rVcl,,' , ' iT'"''' 'T^'f ''"'■ctl"-e. - 17, sphincter de TanM, infiirieure du muscle Iransverse profond du "^"""^ libres musculaires lisses sur l'aponévroBe

20, irradiations des lil.rps longiludinales du rco'inm"" ,7 ""'^''''^ transverse profond du périnée. - 23, sphincter interne de la vessie derrière l'urè iL l"'Os'a'''l»e, -22. onverl,.rc anale -

de l'anus. — 20, sphincter externe. — 27 irrn.lim 7 . ! ^ prostatique. — 2S, sphincter interne dans le sphincter interne de celte deruièi-è 'm \ ^ musculaires longituilinales de la vessie

nale (29) el au rectum (31), s'élevani jusqu'au nérîl.dr "P''"'=""°''1"'= i"tcrn.édiairc à la vésicule sémi-

j 1 l"-"^""""-. — 30, vertèbre coecygicune.

DE l'uRÈTHRE.

pourrait ùlre subilivisée en portion pelvienne, limitée en Lias par l'aponévrose périnéale ou ligament de Carcassonne , et en portion périnéale proprement dite, limitée par le lieu de jonction des deux racines des corps caverneux.

Dans sa portion pelvi-périnéale, l'uréthre se dirige d'abord en bas. Parvenu sous la symphyse des pubis, il décrit une courbe légère à concavilé supérieure, embrasse la symphyse , remonte un peu au-devant d'elle , et se place ensuite dans la gouttière que présentent inférieurement les corps caverneux. A partir de ce point, sa direction est déterminée par celle de la verge , et il décrit avec elle une seconde courbure à concavité inférieure, beaucoup plus prononcée que la précédente [angle prépubien), courbure qui n'existe que dans l'état de relâchement de la verge, et qui s'elîace dans l'allongement de cet organe, soit par l'érection, soit par une traction directe.

Il suit de là que, hors le temps de l'érection, l'urèthre décrit une courbe en S italique (1), c'est-à-dire deux courbures distinctes, tandis que, dans l'état d'allongement, il n'en décrit qu'une seule, qui est permanente.

Comme il est extrêmement important pour le chirurgien de connaître exactement et dans tous ses détails le trajet courbe que parcourt l'urèthre, particuUèrement au voisinage de la symphyte pubienne, les anatomisles se sont efforcés de tout temps de déterminer ce trajet aussi rigoureusement que possible. Les procédés mis en usage dans ce but les ont conduits à des résultats très-divers, mais qui n'ont pas tous la même valeur. La préférence doit être accordée à ceux qui ont été obtenus au moyen de sections anléro-postérieures pratiquées sur des sujets congelés. Or, en comparant entre eux les résultats obtenus par les anatomisles qui se sont livrés à ce genre de recherches, on arrive d'abord à celte conviction que les courbures de l'urèthre et ses rapports avec la symphyse pubienne présentent des différences notables, relatives soit à l'individu que l'on examine, soit peut-être à son âge. Conséquemment les chiffres que nous donnons plus bas, ne peuvent être considérés que comme exprimant Ja moyenne de ce qui s'observe le plus souvent.

Le col de la vessie, ou plutôt l'extrémité vésicale de l'urèthre, se trouve situé au-dessous du niveau de la portion moyenne de la symphyse et à une distance de 25 à 30 millimètres. Dans l'épaisseur de la prostate, l'urèthre décrit une courbe à concavilé antérieure ou plutôt une ligne brisée dont les deux extrémités sont sur une ligne verticale, et dont la première portion, par conséquent, se dirige en bas et en arrière, la seconde en bas et en avant. En passant au-dessous de la symphyse, l'urèthre en reste distant de tO à 18 milhmètres ; Taxe prolongé de la symphyse répond ordinairement à la portion la plus déclive de l'urèthre, c'est-à-dire un peu en avant de l'union de la portion musculeuse avec la portion spongieuse. Enfin l'urèthre se relève un peu sur la face antérieure de la symphyse pubienne.

La courbure à concavité supérieure que décrit l'urèthre autour du bord inférieur de la symphyse (courbure sous-symphysaire), est assez flexible pour ne pas s'opposer à la pénétration d'un instrument rectiligne dans la vessie ; les cou ■ duits membraneux, en effet, jouissent d'une souplesse, d'une dilatabilité qui leur permet de prendre la direction des inslrumenls qu'on y fait pénétrer. Il importe de remarquer que non-seulement il existe une courbure dans la portion

(l) C'est cette directiori du canal qui avait suggéré à J.-L. l'ctit l'idée des sondes d'argent en S pour laisser à demeure dans la vessie.

Direction.

Double courbure de l'urèthre hors le temps de l'érection.

Trajet exact de l'urèthre.

L'urèthre n'est pas recliligne.

Le calhétérisme rectiligne ne suppose pas l'absence de courbure.

Uinieiisious en

Calibre.

ii04 S1'I,ANCHN0L0(J1K.

de l'ui'ùtlirc qui répond à lix symphyse, mais que celte courhuie est fixe, penuanente, et n'est nullement modifiée par les tractions qu'on exerce sur la vei'ge. Dimensions, a. Longueur. La longueur de l'urèthre a été diversement évaluée lougueur. par les aiialomistes. Les divergences qui existent à cet égard, tiennent en partie aux variétés individuelles de longueur de la verge, mais surtout, ainsi que l'a démontré M. Malgaigne, à la manière dont on aprocédé pour celle appréciation, la verge étant plus ou moins allongée, et l'urèthre séparé ou non des corps caverneux. Généralement on attribuait à l'urèthre des dimensions trop considérables* c'est ainsi que Sabalier et Boyer lui donnaient de 27 à 33 centimètres ; Wathely, d'après des mesures prises sur 48 sujets, entre 19 et 23 centimètres et demi; Amussat, 21 centimètres et demi à 24. Il est admis généralement aujourd'hui que la longueur de l'urèthre sur le cadavre ne dépasse guôj-e 16 centimètres. Sur le vivant, on trouve presque toujours quelques centimètres de plus, ce qui tient, d'une part, à ce que le tissu spongieux y est rarement aussi vide de sang que sur le cadavre; d'autre part, à ce que le contact de la sonde suffit pour y développer un certain afflux sanguin, dont le premier effet est d'augmenter un peu la longueur de l'urèthre

b. Calibre. Sur l'urèthre en place et à l'élat normal, la lumière du canal est complètement effacée, et ses parois sont partout en contact avec elles-mêmes; sur une section transversale de la verge, l'urèthre se présente sous la formed'une fente diversement configurée, suivant la région où la section a été pratiquée. La cavité uréthrale ne se développe que lorsqu'elle est traversée soit par Turine ou le sperme, soit par un corps étranger, une sonde, par exemple. Mais les parois de l'urèlhre sont exlrêmementdilatables,et peuvent, par conséquent, loger dans leur intervalle des corps étrangers beaucoup plus volumineux que ne le comportent leurs dmiensions naturelles. Pour apprécier convenablement ces dimensions, on peut, ou bien, comme l'a conseillé M. Malgaigne, fendre l'urèlhre dans toute sa ongueur, étaler ensuite sans tiraillements la face interne du canal et mesurer la largeur de la muqueuse dans les diverses régions, en conservant ses connexions avec les parties extérieures; ou bien prendre le moule de la cavité de I urethre au moyen d'une injection solidifiable. Pour laisser intactes les deux extrémités du canal, M. Sappey ferme le méat urinaire par la suture entortillée, dissèque la muqueuse vésicale au niveau du col, l'entoure d'une ligature, afin d interdire 1 entrée de la cavité vésicale au liquide injecté, qu'il pousse ensuite par un des canaux déférents. Suivant la force avec laquelle celle injection sera pratiquée, le canal sera plus ou moins distendu; mais on remarquera que toujours les mêmes régions présenteront soit une diminution, soit une augmentation du calibre gênerai du canal, et que les résultats obtenus concordent assez LTJ^ri.,''"' 'î"' ^« Malgaigne. Voici ce qu'on a cons-

s fn.if '-^^ la portion prostatique, le canal de l'urèthre

m I s an?; ' «'ré'^<-^ci au. Jeux exlré-

fo me . an ,^^"^braneuse, il est très-rélréci et d'un calibre uni-

marè;e tr^Tr"" '''''''' «P«"Sieuse, ce calibre au.menle d'une

ot r e n .T.' T ^'^''^^ le canal uréthral

Tr ite Ie„„P it'^ ^u méat urinaire,

ou ro mn 1"^^^'*^ «Miroite de l'urèlhre, et en

outre la moins dilatable.

DE l'uRÈTHRE.

I" PORTION PROSTATIQUE.

Celte portion de l'urèthre, qui fait suite, en quelque sorte, à la vessie et constitue l'origine de ce canal, a reçu le nom de portion ■prostatique, parce qu'elle se trouve comme creusée dans l'épaisseur d'un corps glanduleux et musculaire nommé prostate, dont la description doit être placée ici, à raison des connexions intimes de ce corps avec l'urùtlire.

La prostate (irpiarâ-r,;, défenseur, irpo, devant, aTaw, je pose ; ganglion glandifortne, Chaussier) est un corps blanchâtre^ d'un tissu dense, qui entoure le col vésical et le commencement de l'urèthre, et qui est situé au-dessous de la vessie, derrière la symphyse des pubis, au-devant du rectum.

Elle présente la forme d'un cône un peu aplati de haut en bas, dont la base serait en arrière et en haut, tandis que le sommet, qui est tronqué, regarderait en avant et en bas. Winslow compare la forme de la prostate à celle d'une châtaigne.

Son axe ou grand diamètre n'est poini horizontal, mais obliquement dirigé de haut en bas et d'arrière en avant. La prostate a souvent chez l'homme une apparence bilobée ; mais elle n'est jamais réellement double, comme dans un grand nombre d'animaux (1).

Volume. Le volume de la prostate, qui l'a fait comparer à une grosse noix (de Graaf), offre de nombreuses variétés chez les différents sujets, mais surtout aux différents âges : très-peu développée avant la puberté, elle prend un accroissement notable à cette époque, de même que tout l'appareil génital. Mais c'est chez les vieillards qu'on trouve les prostates les plus volumineuses, ce qui lient Moins à l'hypertrophie de la portion glanduleuse qu'à celle de la portion musculeuse de l'organe. Voici quelles sont ses dimensions, établies d'après des mesures prises sur des prostates d'adultes : diamètre longitudinal, de 25 à 30 millimètres ; diamètre transversal, de 32 à 40 millimèti-es ; diamètre anléro-postérieur ou épaisseur, de 20 à 25 millimètres. Il est à remarquer, du reste, que les limites de la prostate étant peu précises, toutes les mensurations de cet organe ont quelque chose d'arbitraire.

Quelquefois la prostate acquiert un volume triple ou quadruple de celui qu'elle offre dans l'état normal. L'augmentation de volume peut porter tantôt sur la totalité de la glande, tantôt sur l'une des moitiés, quelquefois seulement sur la partie moyenne.

Rapports. Nous examinerons les rapports de la prostate, 1» avec les parties qui •correspondent à sa surface extérieure ; 2" avec celles qui sont placées dans son épaisseur.

A. Rapports de la prostate à sa superficie, io La face inférieure ou postérieure est nettement marquée, ce qu'elle doit à. une lame musculaire qui la recouvre et qui se continue en haut avec l'enveloppe des vésicules séminales; elle répond au rectum {face rectale), et lui adhère par un tissu cellulaire assez dense, dans lequel ne s'amasse jamais ni graisse ni sérosité; d'où le précepte d'explorer la prostate à travers les parois du rectum. A raison des variations de volume que subit le rectum, il arrive que cet intestin tantôt déborde la prostate sur les par-

Situatiou.

Ue la prostate.

Situation.

Figure.

Axe.

Disposition bilobée.

Volume.

Uimeiisious précises.

Rapports.

Happons superficiels (le la prostate.

Rapports de la face inférieure.

(t) Avant Vésale, on (IcLTivait in prostate comme lormanl deux corps distincls, sous le '">m de pavasintes.

SPLANCIJNOLOGIE.

Sillon oulero-poslérieur de

celle face.

Ilapput'ls de la face supérieure.

Kapporls latéraux de la prostate.

lies latérales, ce qui a lieu quand il est disleiidu, el luiilôt est débordé latérale ment par elle quand il est resserré. La face inférieure de la prostate est lisw parcourue sur la ligne médiane par un sillon anléro-poslérieur, très-prononc

chez quelques sujets, qui la divise ei

deux parties égales et lui donne un pect bilobé. C'est la forme de celte faci inférieure qui explique pourquoi cer tains auteurs, Litlre, Bayer, etc., on comparé la prostate à un as de cœur 2° La face sujiérieure ou antérieure, di rigée du côté du pubis {face pubienne) est mal limitée, parce qu'elle se con Unue presque insensiblement avec le faisceaux musculaires elles plexus vei neux qui se trouvent entre elle elle pubis; elle est en rapport avec les fais ceaux très-forts de fibres musculaire qui, delà face antérieure de la vessie vont aux pubis et qu'on appelle impro premenl ligaments de la vessie.

Cette face n'a donc point de rapport immédiats avec l'arcade des pubis, der riére laquelle elle est située; elle en es toujours distante de quelques uiillimè 1res, el lui est unie par quelques trous seaux fibreux et musculeux [ligament pubio-prostatiques), au milieu desquelss( voit un lacis veineux. On peut cepen dant, à l'aide du cathéter ou d'une sond< d'argent introduite dans la vessie refouler la prostate sous le pubis e' la faire proéminer à travers le péri née.

3° Les parûtes latérales sont embrassées par le muscle releveur de l'anus dont elles sont séparées toutefois pai V aponévrose latérale de M. le professeui Denonvilliers, lame musculaire, qui»

moule sur leur convexité sans y prendre aucune insertion. Les analomistes qu • ont admis les faisceaux prostatiques du releveur, ont considéré comme appartenant à ce muscle un faisceau musculain ascendant que le muscle Iransverse profond du périnée ou transverso-uréthra. envoie de chaque côté de la prostate. Lorsque la prostate est refoulée en bas à j 1 aide du cathéter, ses parties latérales sont embrassées par le pourtour de l'ar- !

■ninl t iTba verT n '^P"-"^"""' Perpendiculaire„,c„t à Taxe de ruréthre, et successive-

" na cf .reïr v7 v ^ T " "■'B''"''- " V. o.ilice vésical de furéthre. - U, uréthre. - V</ Xde nrosL in.;; ' l " «J^^'-'aleur. - S;,, u.ricule prostatique. - GT

plande prostal.que. - Sm,S«., sph.ucters vésicaux interne et externe. - •. cloisons nusculeusos.

DE l'uRÈTHRE

cade pubienne, et elles se rapprochent alors beaucoup du tronc de i'arlè.re lionleuse interne.

4» La base de la prostate embrasse le col de la vessie, et se prolonge un peu Base, sur cet organe, pour entourer le canal défôrent et le col des vésicules séminales.

50 l,e sommet se termine derriO-re la portion membraneuse de l'urèthre, bien Sommei. au-dessus de Taponévioso périnéale moyenne (ligament de Carcassonne).

B. Bapporls de la prostate avec les organes placés dans sa profondeur, La prostate est traversée, i' par l'urèthre; 2» par les canaux éjaculateurs ; 3" par ses propres tondijits excréteurs.

i" Les rapports de l'urèthre avec la prostate varient chez les différents sujets : tantôt, en effet, ce canal n'est entouré parla glande que dans les trois quarts inférieurs de sa circonférence, en sorte que, le tissu de la glande manquant supérieurement, celle-ci représente une gouttière plutôt qu'un conduit; tantôt la prostate forme autour du canal un cylindre creux complet. Il n'arrive presque jamais que la partie de la prostate située au-dessus du canal ait plus d'épaisseur que la portion située au-dessous. Dans quelques cas, cependant, on a vu l'u-

Uapporls profonds.

lo Avec le canal de l'urèthre.

(Fig. 2G-) (').

Variétés anatomiqnes.

Vd\

rèthre occuper la partie inférieure de la prostate , et n'être séparé du rectum que par une couche très-mince de tissu. Cette disposition expose à blesser le rectum dans les divers procédés de taille périnéale (1). Chez quelques sujets, la

(•) Portion inférieure de la vessie urinaire de l'homme et coitimencenient de l'urèthre, ouverts par une section médiane de la paroi antérieure et étalés. — U, uretère. — Vrf, canal déférent. — U'. orifice vésical de l uretére. — V.s, crête uréthrale. — % bourrelet transversal du trigone. — **, bourrelet longitudinal. — f. section de la prostate. — 1, muqueuse vésicale. — 2, tunique musculeuse. — 3, orifice du canal éjaculaleur. — 4, orifice du sinns prostatique. — 5, orifices des ciiiiaux excréteurs des glandules prostatiques.

(1) Le.s variétés de disposition de l'urèllire par rapport à la prostate ont été très-l)ien indiquées parSenn, dans sa dissertation inaugurale, en 1825. D'après ses recherches, la portion de prostate située au-dessous du canal a T t)u 8 lignes d'épaisseur sur la partie moyenne, et 10 ou 11 lignes en l)as et en dehors. La portion de prostate située au-dessus de ce canal a de .3 à 4 lignes sur la ligne médiane en haut, et 9 lignes directement en dehors.

Vei'u mon lauiini ou crête iiré- Ihrale.

Ulricule prostatique.

Axe de l'urèlhre.

Il n'existe pasdeluette vésicale.

i" Rapporis (lesconduits éjaculati.'urs avec la prostate.

Ce qu'on entend par lobe moyeu de la prostate.

.Slruclure.

308 SPLANCIINOLOGIK.

portion incdiaiic flo la pi-oslutti, soit iiu-(ie.s.sus, soit au-dessoiis de l'iii-tMlirejCsl Irèg. mince, et n'a pas plus tic 3 millimètres de profondeur. On dirait que lesgrainsglanduleux qui répondaient à cette partie moyenne, ont élé refoulés sur les côtés pour augmenter le volume des parlies latérales. Cette disposition semble justifier les anciens d'avoir admis une double prostate.

La paroi inférieure de l'urèthre est soulevée sur la ligne médiane, sous Is forme d'une cr&le antéro-postérieurc, connue sous le nom àcveru montanum ou crête urélhrale. Très-saillante en arriére, où elle se termine par un bord arrondi celte créto diminue graduellement de hauteur en avant, et se perd dans la portion membraneuse, souvent en se bifurquant. C'est à la région moyenne delà portion prostatique qu'elle présente ses plus grandes dimensions. Sur les côtés de son extrémité renflée, s'ouvrent les conduits éjaculateurs, par d'iux orifices toujours dislincts. De cette môme extrémité postérieure, partent, de chaque côté, plusieurs plis radiés, souvent très-peu marqués, nommés freins du vera montanum, replis qui ont été décrits avec soin par Langenbeck, et qui vont se perdre dans l'orifice du col de la vessie. C'est sur les côtés de la crête uréthrale que viennent s'ouvrir le plus grand nombre des conduits prostatiques.

Sur la partie la plus élevée et la plus antérieure de la crôte uréthrale, est un orifice ou plutôt une fente antéro-postérieure, longue de 3 à 4 millimètres, large d'un sixième à un quart de millimètre. Cette ouverture conduit dans un canal situé sous leveru montanum, lequel canal se dilate bientôt en ampoule. C'est la vesica prostatica de Weber, le sinus pocularis de Guthrie ou Vutricule prostatique.

L'axe de l'urèthre n'est pas exactement parallèle à celui de la prostate ; il forme avec ce dernier un angle très-aigu, de manière que son extrémité inférieure se rapproche un peu de la face postérieure de la glande. A l'état de vacuité de l'urèthre, la portion prostatique, comme le t este de ce canal, a ses parois appliquées l'une contre l'autre. Une section de l'urèthre pratiquée entre l'orifice vésical et le sommet du veru montanum présenle le canal sous la forme d'un croissant à convexité antérieure, sur le milieu duquel s'élève une petite ligne verticale. Au niveau de la caroncule, la section du canal ressemble à une étoile à trois branches; plus bas, la branche verticale disparaît, et la forme de l'urèthre revient à celle d'une courbe embrassant la crête uréthrale.

Dans l'état normal , la prostate ne proémine point dans l'urèthre; mais il n'est pas rare de voir s'élever de la paroi inférieure de l'urèthre, au niveau de la base de la prostate, un tubercule plus ou moins saillant, qui forme à l'entrée du canal un obturateur plus ou moins complet : c'est ce tubercule qui a élé désigne par Lieulaud sous le nom de iuelte vésicale, par Everard Home sous le nom de développement du lobe moyen de la prostate. Mais d'une part, ce tubercule tient a un état pathologique, et d'autre part, il n'existe pas de lobe moyen, à moms qu'on ne veuille donner ce nom à la portion légèrement sillonnée, et par conséquent moms épaisse, qui unit les deux moitiés latérales de la prostate.

2" Rapports des conduits éjaculateurs avec la prostate. Les conduits éjaculateurs, accolés l un à 1 autre, sont reçus dans une espèce de canal conoïdc creusé dans 1 épaisseur delà prostate. Un tissu cellulaire lâche les isole du tissu delà glande, dont Ils sont tout à fait indépendants ; c'est principalement à la portion de prostate située au-dessus de ce canal qu'liverard Home a donné le nom de lobe moyen.

Structure. La prostate est formée d'un tissu bla.ichàtre, dense et serré, et neanmoms le tissu de cette glande est friable et se déchire avec une grande facilité, une fois qu'il a élé entamé. Il est d une haute importance de ne pas perdre

DE l'uRÈTHRE.

(Fig. 268) (♦].

-Vs

lie vue celle fiiabililé, quand on pralique l'oiiération ilc la taille périnéale. La prostate, en effet, est le seul obstacle à l'extraclion fies calculs, et quand celle glande est une fois divisée, le corps de la vessie se déchire avec la plus grande facilité.

Trois éléments principaux entrent dans la constitution de la prostate ; la portion glandulaire ou la glande prostatique, des fibres musculaires de la vie organique, disposées en sphincter autour du canal uréthral, et des fibres musculaires striées, placées en dehors des précédentes. En outre, la prostate renferme les parois de l'urèlhre, des canaux éjaculateurs, de l'utricule prostatique, ainsi que le tissu qui forme le veru mon ta aura. La prostate est enveloppée d'une membrane fibro-musculeuse, qui envoie dans son épaisseur des lames de même nature ou cloisons interposées entre les diverses portions de l'organe. Enfin des vaisseaux et des nerfs se ramifient dans l'épaisseur de ('"e- 269) {♦'). la prostate.

La portion glandulaire ne peut être appréciée convenablement qu'au moyen de coupes multiples, pratiquées dans le sens anléropostérieur et dans le sens transversal. Entourée et traversée par des fibres musculaires, elle présente une forme qui rappelle celle du cartilage cricoïde, c'est-àdire la forme d'un anneau large en arrière, Irès-étroil en avant, où elle présente quelquefois une solulion de continuité, comblée par la substance musculaire. Souvent même toute la portion

antérieure de l'anneau fait défaut. Quelquefois aussi il existe eu arrière une séparation entre les deux moitiés latérales de la glande, qui se trouve divisée en

(') Pacc latérale de l'exlrémilé inférieure île la vessie et prostate. — Gp, prostate. — 0;/, lobe moyen 'le celte glanile. - Vrf, canal déférent, et Vs, >ésicule séminale, tons deux coupes iimniediatement hudesgus du point on ils s'unissent pour former le canal éjnculateur. — Stii, sphincter interne de la ves- — Sue, sphiiiiUer externe. — 'Une', libres de ce dernier qui descendent de la vessie, le long l'n boril «upérieur de la prostate.

(* ) Section médiane de la portion inférieure de la vessie, de la prostate et du coinmcnrcinent de l'uréthre.

— 1, couche musculaire interne de la vessie - 2, couche niusculairc externe. - 3, libres musculaires ongiliidinales de l'urelère. — orifice de l'uretère. — 5, couche la plus interne des libres niusciiliiires «ngituilinales du trigone vésical. — Soi, sphincter interne de la vessie. — Sue, sphincter externe. —

^P, prostate. — Gp', glanile prostatique. — Gp', portion glandulaire antérieure h l'urclbre. — S/', sinus

prostatique. — VV/. canal déférent. — Vs, vésicule séminale.

Portion gtandidaire.

SPLANCHNOLOGin:.

deux lobes, d'autant plus disliucis qu'on les examinera sur un sujet plus jeune.

Toute la région glandulaire de la prostate présente une teinte d'un jaune rougccttre très-paie, et un aspect celluleux, spongieux, tandis que les régions mugculaires offrent la couleur du tissu musculaire, mitigée par celle des autres élémenis qui y sont mélangés,

La substance glandulaire arrive jusqu'à la surface de la prostate en arrière el sur les faces latérales, et k la partie postérieure de la hase (fuj. 269). Elle est séparée de l'urètbre, au-dessus du veru montanum, par des fibres musculaires lisses transversales qui continuent en bas le sphincter de la vessie, et qui, en avant, en l'absence de substance glandulaire, constituent le bord supérieur de la prostate.

Au-dessous de la portion moyenne de la glande, ou, en l'absence de cette dernière, au-dessous du sphincler de la vessie, se rencontrent des fibres musculaires striées dii igées transversalement, et dont Henle fait un sphincter Sphincter exte7ne, par opposition au sphincler vésical des auteurs, qu'il appelle sphincter externe, interne. Quelques faisceaux isolés se montrent déjà immédiatement au-dessous de J'prifice uréthral de la' vessie, sur la face antérieure du sphincter interne {jig. 26(5, C). Us naissent, à droite et à gauche, du tissu conjonctif serré qui remplit le sinus entre la vessie el la face supérieure de la prostate. Quelques-uns proviennent de la tunique musculeuse delà vessie, dont les faisceaux, en passant sur la prostate, changent d'aspect et se transforment en fibres musculaires striées. Les fibres les plus superficielles traversent le plexus veineux qoi est derrière le pubis ; plus bas, elles font partie intégrante de la prostate. Au niveau du sommet du veru montanum, elles constituent déjà une grande partie de l'épaisseur de la portion sus-uréthrale de la prostate (Jig. 266, D), et plus on approche du sommet de cet organe, plus elles deviennent nombreuses et se substituent aux éléments glanduleux et musculaires. Mais elles ne forment pas

encore un véritable sphincler, attendu qu'elles n'occupent que la face antérieure de la vessie et de l'urèthre, et qu'à leurs deux extrémités, elles s'irradient dans la substance de la prostate. Ce n'est qu'au niveau du sommet de la prostate qu'on voit apparaître également des fibres musculaires striées en arrière de l'urèthre, fibres qui, avec les fibres antérieures, constituent un muscle annulaire. Ces fibres postérieures sont également d'abord isolées (^9. 266, lî), tant entre l'urèthre et la porlion glanduleuse de laprostale, qu'en arrière de celle-ci. Au défaut de la substance glandulaire, les! deux plans se réunissent en une couche unique, laquelle constitue le sommeil de la prostate. Au moment où l'urèthre s'engage dans le diaphragme urogénital,»

(*) Seclion transversale de la prostate au voisinage <lc sa base. — ), urèlhre et conduits excréteurs de H la ftlaiule prostatique — 2, sphincler vésical exlcrno, niircs Iransverrales. — 3, faisceaux musculaire* Il striés, dirigés longitudinalcmenl, qui Iraversenl les libres du sphincter cxlcrnc île la vessie. — *,sec«onB de l'ulriculc proslaliqup. - ;>, seclion du canal éjaculatcur. - fi, enveloppe lamelleusc de la prostate. ]

DE l'uRÈTIIRE.

ces fibres musculaires striées se continuent sans limite distincte avec celles du muscle que nous décrirons plus loin sous le nom de muscle transverse profond du périnée, tandis que les fibres musculaires lisses, qui forment l'enveloppe de la prostate, se continuent avec l'aponévrose interne du périnée.

Le sphincter interne, de même que le sphincter externe, outre les fibres circulaires qui forment sa masse principale, renferme aussi des fibres longitudinales en plus ou moins grand nombre. Entre les faisceaux du sphincter interne se perdent les fibres longitudinales de la vessie; au sphincter externe se mêlent des fibres du muscle transverse profond du périnée.

L'enveloppe de la prostate, ainsi que le tissu qui sépare les lobules de la glande, est constituée par des faisceaux musculaires lisses, entre lesquels se distribuent des réseaux serrés de fines fibres élastiques, avec très-peu de tissu conjonctif. Sur la face postérieure de la prostate, cette enveloppe peut se diviser en un certain nombre de lamelles, formées de fibres musculaires lisses entre-croisées et se continuant en partie sur la vessie; du tissu conjonctif lâche, dans lequel cheminent des vaisseaux, sépare ces lamelles les unes des autres. Les fibres musculaires interposées aux lobules de la glande partent d'une couche de fibres

transversales située derrière l'urèthre (/ig. 2GG, B,C,*) et qui embrasse les canaux éjaculateurs et l'utricule prostatique. Elles forment des lames diver-

{ ) Section line de la glande prostatique d'un jeune homme. Imitée par l'acide acétique. — feclion d'un Taissciu. — •', enveloppe de la prostate.

SPLANCJ1N0L0GIK.

Stniclurc de la porlioii glanduleuse de la prostate.

génies qtii s'irradient vers la lace postérieure et vers les faces latérales de la glande. Ces lames, épaisses à leur origine, s'amincissent en se sulidivisant vers la périphérie de l'organe; elles partagent la glande en un certain nombre de lobules de forme pyramidale, dont le sommet est tourné vers l'urèlhre. Des cloisons principales qui séparent les lobes, partent des lamelles de plus en plus fines, dont les fibres entourent circulairement les groupes de vésicules glandulaires.

La portion glanduleuse de la proslale résulte de la réunion d'une multitude de petites glandes en grappe, très-inégales en volume, et remarquables par la laxité (le leur texture et par le petit nombre de vésicules qui terminent leurs ca-

nalicules excréteurs ramifiés.

(Fig- 272) {♦). (]es vésicules, Irès-peu déve-

loppées avant la puberté, se dilatent énormément à cette époque, en refoulant le tissu musculaire qui les sépare:

d'où l'aspect spongieux de la prostate {fig. 271).

Chaque glandule constitue un petit lobule arrondi ou aplati, donnant naissance à un canalicule excréteur qui se dirige obliquement vers la crête uréthrale, pour venir s'ouvrir dans l'urèlhre par un orifice distinct.

Quant au lieu précis de l'ouverture de ces conduits, elle a lieu, non sur le verumonlanum lui-même , mais sur ses côtés, dans toute l'étendue de la paroi inférieure de la portion prostatique de l'urèthre. J'ai vu un assez grand nombre de fois ces conduits s'ouvrir sur la paroi supérieure de cette portion prostatique pour en inférer que cette disposition n'est point exceptionnelle. Il n'est pas rare de voir les conduits excréteurs de la glande prostatique parcourir un trajet de 10 ou 12 millimètres au-dessous de la membrane muqueuse. Les deux canaux principaux, qui viennent de la base de la prostate, s'ouvrent sur les côtés de l'extrémité postérieure du veru-montanum ; au voisinage de leur terminaison, ils reçoivent une branche provenant des lobules situés en .avant de l'urèthre.

Il m'a été facile de conslater la disposition de ces conduits et de leurs orifices dans plusieurs cas où je les ai trouvés remplis par d'innombrables petits calculs, semblables à des grains d'un sable brunâtre. Une manière bien simple de voir les orifices des conduits prostatiques consiste à comprimer la prostate, en môme temps qu'on observe par quels points suinte le suc ou fiuide prostatique, SI abondant chez quelques sujets.

nril^.i^î!r.rr/pTr''r P-'S^ntP" les conduits excréteurs prineipaux de la glande

p osl t.que, Ira.tee , r 1 aeule acehque. - conduits excréteurs qui naissent de la partie de la glande située cil avant de I urctlirc ' .

DE l'uRÈTHRE.

(ilandules prostatiques.

Les vésicules des glandules proslaliques, dont les parois sont souvent plissées par le tissu musculaire qui les entoure, se composent d'une membrane externe formée de tissu conjonctif, et d'un épithélium pavimenleux, dont les cellules renferment des granulations pigmentaires brunâtres. La paroi des canaux excréteurs est composée de tissu conjonctif et de fibres élastiques circulaires, et tapissée d'un épithélium cylindrique. '

Les glandules prostatiques sécrètent un liquide visqueux, transparent, dans usages

lequel l'acide acétique ne détermine point de précipité, et qui, par conséquent ne contient point de mucus. Il est extrêmement fréquent, on peut presque dire habituel, de rencontrer dans les vésicules glandulaires, et parfois dans les conduits excréteurs de la prostate, chez les personnes d'un cerlain âge, des concrétions arrondies, véritables calculs prostatiques, formés de couches concentriques, et qui, d'après Viichow, sont constitués par une substance protéique, soluble dans l'acide acétique.

3° L'utricule prostatique, appelé aussi sinus ou vésicule prostatique (utérus mas- utncnle cuhmts), est une vésicule ou un cul-de-sac un peu élargi vers son fond, qui, de prostatique, rorifioc qu'on remarque sur le sommet du veru-montanum, s'élend en haut et on arrière, dans l'épaisseur de la prostate, entre les deux canaux éjaculateurs ifig- 220, Sp). Son volume est sujet à varier ; son diamètre longitudinal est ordinairement d'un centimètre environ, sa forme celle d'un ovoïde ou d'un ellipsoïde. Lorsque l'utricule prostatique prend un grand développement, son fond atteint la base de la prostate et devient visible entre les conduits éjaculateurs.

les parois de l'utricule prostatique, qui ont environ un millimètre d'épaisseur, sont ordinairement plissées, en contact avec elles-méme^, quand l'utricule n'est pas distendu par du liquide ; elles se composent d'une membrane propre, formée ' e tissu conjonctif, et d'une couche à'épitkclium analogue à celle de l'urèthro. nans leur épaisseur sont logées de pelites glandules en grappe. Autour de la membrane propre enfin, Henle décrit une couche mince de tissu spongieux, analogue à celle qui enveloppe les canaux éjaculateurs.

par lie fondamentale du veru-montanum est une espèce de créle médiane, formée d'un réseau élastique très-serré dont les mailles sont remplies par des

<lu'canaT''°" '''' P'>''ion de la prostate située en arrière de Turèthre. — 1, imiqueusc

hres mu '^T" ~ ^' spongieux de ce canal. — 3. section transversale d'un faisceau de fi-

mmculai^*^" l "^*^' i'"^" proBlalique,-sc dirige en haut et en arriére. — i, fibres

Ho u "^^^ 'sses de la prostate dirigées transversalement. — Si, 5, vésicules et eannlicnles ({l.nndidaircs le la prnsiate. - -, sections de vaiLau,.

Structure du verumontanum.

404 SPLANCllNOLOGIE.

fibres musculaires lisses dirigées dans le sens de l'axe de l'uriMhre. Cette cvélr. dont la base est assez large, se rétrécit vers sa partie supérieure; mais parfoi^^ elle s'élargit de nouveau au niveau de son bord libre, qui atteint la face inférieure de la muqueuse du veru-montanum. Ses faces latérales sont séparées de celte membrane par une couche de tissu spongieux, dont les mailles, formées surtout de fibres élastiques, se remplissent de sang pendant l'érection. Us'ensuil

(Fife'. 274) (•).

une augmentation considérable du volume du veru-montanum et l'occlusiou^ complète de l'urèllire du côté de la vessie. Sur le trajet des canaux éjaculaleursa

et de l'utricule prostatique, la crôte (Fig. 276) (*'*). fibreuse médiane est également con-

vertie en tissu spongieux. , La muqueuse qui recouvre le verumontanum, est finement plissée, pour permettre les changements de volume de cet organe. A sa face profonde, et dans l'épaisseur du tissu spongieux, existent des glandules aplaties , d'un volume variable, analogues aux glandules prostatiques.

Dans son trajet à travers la prostate, l'urèthre conserve ses parois propres, parfaitement distinctes du tissu de la glande en arriére et sur les côtés; maiâ en avant sa couche musculeuse se confond insensiblement avec les fibres du sphincter de la vessie, que nous avons vues se prolonger sur la région prostatique de l'urèthre.

(•) Section transversale du veru-montanum, passant par si portion la plus élevée, derrière l'embouchare des conduits eicrélcurs principaux de la glande prostatique, *.

(••) Section transversale de la portion antérieure du vcru-montanum, passant en avant de l'embouchure des canaux éjaculateurs.

("') Section transversale du veru-montanum, passant immédiatement derrière l'orifice de rutricul* prostatique (1) cl des canaux cjacnlateurs [%).

DE l'uRÈÏIIRE.

La muqueuse de la portion prostatique de l'urèthre sera étudiée plus loin, en même temps que celle des autres parties de ce canal.

A sa surface externe, on trouve 1° des glandules en grappe analogues à celles que nous avons mentionnées à l'occasion du veru-montanuni ; 2" une couche de tissu spongieux, dont les mailles sont allongées dans le sens de l'axe de l'urèthre ; 3» en dehors de celle-ci, une couche de fibres musculaires lisses longitudinales, mêlée de nombreuses fibres élastiques; prolongement de la couche musculaire interne du trigône, cette couche est beaucoup plus épaisse sur la demi-circonférence postérieure que sur la demi-circonférence antérieure de la paroi uréthrale.

4» Vaisseaux et nerfs. Les artères de la prostate viennent des vésicales, dont Artères, l'une a reçu le nom de vésico-prostatique.

La prostate est entourée d'un plexus veineux, dans lequel viennent se rendre et Plexus veises veines propres et les veines dorsales de la verge.

Les vaisseaux lymphatiques, nés de la profondeur de la prostate, se dirigent, vaisseaux suivant M. Sappey^ vers la base et la face postérieure de l'organe; là ils forment des réseaux et donnent naissance à quatre troncs, deux latéraux et deux supérieurs, qui se rendent à des ganglions situés sur les parties latérales du bassin.

Les nerfs de la prostate n'ont pas été encore décrits d'une manière spéciale; ils proviennent du plexus hypogastrique.

5». Développement. Suivant Guthrie, la prostate se développerait par deux parties Wveioppe-

m 6 ti t >

latérales, formées elles-mêmes de deux lobes. Les deux lobes internes se réuniraient ensemble du quatrième au cinquième mois. Ce n'est qu'au sixième mois que les trois parties ainsi formées se réuniraient d'une manière définitive.

La prostate suit dans son développement le mouvement qui anime les autres organes génitaux à l'époque de la puberté; on peut donc la considérer comme faisant partie de l'appareil génital, et non point del'appareilurinaire. Contrairement aux autres organes génitaux, elle ne s'atrophie pas dans la vieillesse; elle semble, au contraire, indépendamment de tout état morbide, acquérir un plus grand développement. Aussi du suc prostatique est-il rendu par quelques vieillards dans la défécation. On dit avoir vu la prostate manquer entièrement; mais il est très-probable que ces cas d'absence prétendue complète n'étaient autre chose que des cas d'atrophie de la glande.

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