‹ Traite d'anatomie descriptive (volume 2)Chapitre 122 sur 180 · PORTION SPONGIEUSE · texte numérisé non relu

PORTION SPONGIEUSE

1. Laportion spongieuse, ainsi nommée parce qu'elle est enveloppée par une es- Elle cumpèce de gaine cylindroïde dont la texture spongieuse rappelle celle des corps ";«"'^<= caverneux de la verge, conslitue la plus grande partie de la longueur de reunement l'urèthre; elle commence au niveau de la sympliyse, par un renflement très- considéconsidérable qu'on appelle bulbe, et se termine à l'extrémité de la verge par un ^' autre renflement, plus considérable encore, qui constitue le gla7id. Il est curieux de remarquer que le bulbe est une dépendance de la paroi inférieure de l'urèthre, et que le gland semble formé par la paroi supérieure de ce canal. Entre le bulbe et le gland, la portion spongieuse fait partie intégrante de la verge, dont elle occupe la face inférieure; elle constitue sur cette face une saillie cylindrique, variable suivant que la verge est dans l'état d'éreclion ou dans l'étal de relâchement. La portion spongieuse est reçue dans la gouttière que présentent inférieureuienl les corps caverneux, gouttière convertie en canal par un demicylindre fibreux très-mince qui émane de ces derniers; elle répond inférieureûient au muscle bulbo-caverncux, puis à la cloison du dartos, puis au tissu cellulaire sous-cutané de la verge.

Sa longueur est sujette à varier, d'où les divergences d'opinion qui existent Longueur, entre les auteurs relativement aux dimensions de l'urèthre : elle est de U à 16 centimètres.

Sa direction, d'abord oblique de bas en haut et J'arriére en avant jusqu'au Direction, niveau du ligament suspenseur de la verge, pour tompléicr la courbure commencée parla portion membraneuse, devient ensuite verticale descendante ou verticale ascendante, suivant la direction de la verge.

Les trois portions du corps spongieux doivent être étudiées séparément.

a. Bulbe du corps spongieux. Le bulbe, situé à la partie inférieure de l'urèthre, buUic au-devant du rectum, immédiatement au-dessous de l'aponévrose moyenne du ' '"'è""'-'' périnée (ligament de Carcassonne), contre laquelle il est appliqué, occupe la partie la plus élevée de l'arcade pubienne, et remplit l'espace qui sépare les deux racines des corps caverneux. Le bulbe, dont le volume est variable suivant sou volume, les individus, suivant l'état de distension ou d'afTaissemenl de la verge, et qu'on peut sentir au périnée pendant l'érection, déborde de plusieurs lignes inl'érieuremcnt le niveau de la portion membraneuse, qu'il recouvre en partie dans ce sens, et qui semble s'ouvrir dans sa partie supérieure (I). Sa forme est colle sa fuimc.

(I) Il iniporic de faire observer que le renfluinciil bulbaire élnnl formé iiiix dépciis de la

SPLANCMNOLOGllî.

d'un ovoïde, dont la grosse exlriîniilcî serait en arrière et en bas. Une dépiessiou miidiane, indice de sa formation par deux nioititis latérales, le divise en deux iiemi- lobes ou hémisphères. De cette d(5pression part une cloison fibreuse médiane, qui phcrcb. s'étend dans le bulbe et se prolonge en avant jusque dans le corps spongieux.

sa^ direc- La direction du bulbe étant très-oblique en haut et en avant, on serait lenlé d accorder a 1 urèthre une courbure plus considérable que celle qu'il offre

hol-izonuL'du Dub?s Z"''Tr""T f " î:'^^^'" diaphragme uro-géuilal. - f , sectioa de la hraache

6, aponévrose inférieure du bassin. diVi e ^rU Jen ïnT u^'Te^côtf d7"'' Tr''"' """"" 7 vienne supérieure, revêtant l'orig ne du m,Z\l rT !. . '* ~ «poncvrose pel-

droit. divisé et renversé en hau .Tg "JeU TV ' '"'T ''^ '"""^ ''''

caverneui. - 1" veine hn„i,.„c. H., a? ? " ' ^"'«seaux et nerf honteux. -9', vaisseaux bulboveine prlnde d/pe:! S lru J^^ dedans du diaphragme, dans laquelle s'abouchent I.

qu'on 'a mise à nu en di isan et en rvers nt'lnl'' "

Périnée (x,p). - ... muscle •^-^^"^•^ -^"'"-^

rnlHii"nt:rn,T •'"••^"^re, les Hmues supérieures etUrc

tZ U ^"''T'T^ f 'V'"'"' '''''''' de structure des

.-io I . . r . f ' 'e l'uli^e et le reste de la portiou spon-

gieuse, le hullte (liminuaiil graduellement d'arrière en avant.

DE L UHETimK.

Ses rapports.

Glaudes

réellement, si l'on évaluait cette courbure en se guidant seulement sur la forme extérieure du canal.

Le bulbe est embrassé en bas et sur les côtés par le muscle bulbo-caverneux; en haut, il répond à la portion membraneuse. Pour avoir une bonne idée de ses rapports avec cette portion membraneuse, il faut, après l'avoir isolé complètement, le renverser d'arrière en avant. On voit alors que le bulbe est comme un appendice de l'urèthre, appendice qui, dans sa position ordinaire, est renversé d'avant en arrière contre la portion membraneuse, dont il est séparé parle plancher formé par le muscle transverso-urélhral. Il suit de là que le bulbe se trouve placé entre deux plans musculaires, l'un inférieur, formé par le bulbo-caverneux, l'autre supérieur, formé par le transverso-uréthral. En avant, le bulbe se continue d'une manière insensible avec la poi tion spongieuse ; on peut lui assigner pour limite antérieure l'angle de réunion des deux racines des , corps caverneux.

Au bulbe de l'urèthre on peut l'attacher les glandes de Cowper ou de Méry. On appelle ainsi deux petites glandes arrondies, constantes, situées entre le bulbe cowper et la portion membraneuse de l'urèthre, dans l'épaisseur du muscle transversourélhral, qui les sépare Tune de l'autre. Leur volume est fort variable, depuis celui d'un petit noyau de cerise jusqu'à celui d'une petite noisette (5 à 10 millimètres de diamètre). Situées symétriquement, à quelques millimètres

■ de la ligne médiane, elles présentent quelquefois un aspect lobulé. Leur couleur blanche et leur consistance ferme les font reconnaître facilement au milieu

• du tissu musculaire qui les entoure.

Les glandes de Cowper sont des glandes en grappe, composées d'un petit nom-

i bre de lobules dont les vésicules glandulaires ont de 0""',3 à 0'"",5 de diamètre ;

- ces vésicules présentent une membrane propre, garnie intérieurement d'un épithélium cylindrique qui circonscrit une cavité arrondie. Les lobules et la glande elle-même sont enveloppés d'un peu de tissu conjonctif, mêlé de fibres élastiques; dans les portions superficielles, on rencontre aussi quelques tîbres musculaires, qui se détachent du muscle transverse profond.

Les canalicules excréteurs qui naissent des vésicules glandulaires, et qui, s'unissant successivement entre eux, forment des rameaux de plus en plus considérables, occupent la partie centrale de la glande, et ne se réunissent en un canal excréteur commun qu'en dehors de cet organe. Ces ramifications centrales sont très-dilatées, et l'emportent ordinairement, par leur diamètre, sur le tronc lui-môme; il en résulte que sur une coupe la glande de Cowper paraît creusée d'une cavité centrale ou de plusieurs cavités qui communiquent entre elles.

Le canal excréteur commun commence sur la face antérieure et supérieure de la glande, dans l'épaisseur du tissu musculaire lisse qui unit le bulbe au diaphragme uro-génital; il se rapproche un peu de la ligne médiane, pour ga-

- gner la cloison du bulbe, chemine ensuite d'arrière en avant, parallèlement à celui du côté opposé, dans l'épaisseur du bulbe, puis sous la muqueuse uré- Ihrale, qu'ils perforent dans la portion spongieuse de l'urèthre et à une hauteur variable. Rarement les orifices des deux canaux sont au même niveau; généralement l'un d'eux est situé en avant de l'autre. Dans un cns observé par M. Gubier (1), qui a fait un très-bon travail sur les glandes de Cowper, les deux ori-

Sliucluie.

Canaux excréteurs.

(1) Des glandes de Méry cl de leurs maladies, Th. innug., 1845).

SPLANCUNOLOGIE

fices élaienl situés sur la niiîme ligne anléro-postéiieure, et distants de quelques raillimôlres l'un de l'autre. Ces orifices sont Irùs-dilficiies à voir du côlé de

(l-'ig. 279) (•).

tobules erratiques.

Structure des canaux excréteurs.

Usages

des glandes de Cowper.

l'urètiire; quelquefois une légère diîpressiou ou un petit repli de la muqueuse les fait reconnaître.

La longueur du canal excréteur de la glande de Cowper est ordiniiirement de 3 à 4 centimètres; dans un cas je lai vue atteindre 18 centimètres.

M. Gubler a rencontré quelquefois de petits lobules glandulaires disséminés autour de la portion spongieuse du canal excréteur et fixés sur lui par un petit conduit. C'est un de ces lobules, plus volumineux que les autres et placé en arrière, que Cowper a décrit comme une troisième glande.

Les canaux excréteurs des glandes de Cowper sont tapissés intérieurement d'un épilhélium pavimenteux stratifié, qui repose sur une membrane propre renfermant de nombreuses fibres élastiques longitudinales: plus en dehors se voient des couches alternatives de fibres musculaires lisses longitudinales et circulaires. Dans l'inférieur de la glande, les ramifications des canaux excréteurs sont séparées par des faisceaux de fibres musculaires lisses.

Sur des pièces conservées dans l'alcool, Henle a trouvé les ramifications du canal excréteur extrêmement dilatées et remplies d'une substance con.pactè, vaguement fibrillaire, soluble dans l'acide acétique et dans la potasse. 11 considère cette substance comme un dérivé de l'albumine, et nullement comme du mucus. Comme .1 a constaté que cette même substance existe citez les enfaoU, peu après la naissance, il conclut de là que les glandes de Cowper, contrairement a la prostate sont des annexes de l'appareil urinaire, destinées à verser dans 1 urethre une humeur qui en lubréfie la muqueuse à chaque mixtion.

..l'cÏ:;o'„~ i'-Mhre au nWeau du ..u.he. - , . n.u.,ucuse. -

.•..rétHre. 1 . sect.on transversale df ^^SarexT^'r .a'JÏ.I.Tde Cot;:r ^'"""^'^"^ "

Section transversale d'une norlion du l« .rlnnH,. H„ i-owper. -2 l-)l)ulc8L.|anH„lnirr. >■ 1 " "on (it la glande dc Uwpcr. -i. faisceaux musculaires sirié».

A lohulcs Klandulanes. - d, conduits ccreleurs culourés de faisceau, musculaires lisses.

DIS L URÈTlIRIi:

b Portion moyenne du corps spongieux. Au-devant du bulbe, le corps spon-

oieux présente une forme assez régulièrement cylindrique. Mais l'urèlhre n'oc- ^p^^g-,'"",

, , , de l'urèthre (Pig, 281) {•).

Au-devant du bulbe.

cupe point l'axe de ce cylindre; il est plus rapproché de sa face supérieure, d'où une plus grande épaisseur de tissu spongieux au-dessous qu'au-dessus du canal.

n Section médiane de la portion inférieure du tronc d'un homme congelé ; l'intestin grcle a été enle»é. — 1. péritoine. — 2, symphyse pubienne. — 3, couche externe de la tunique musculepse de h vessie. — 4, couche interne. — 5, muqueuse vésicale plisséc. — 6, embouchure de l'uretère.

- 7, urèthre. - 8, 8()hincler interne de la vessie, en avant de l'urèlhre. — 9, sphincter externe ou de la vie animale, se continuant avec le muscle transverse profond du périnée. — 10, veine <lors!ile du pénis.

— Il, cloison des corps caverneux du pénis. — 12, corps spongieux de l'urclhre, paroi supérieure. — 13, corps «p.ingicux de Turèthre, paroi inférieure. — U, testicule contenu dans la lunicpie v-iginale. — 15, muscle bulbo-caverneux . — 16, bulbe du corps spongieux de l'urèlhre. — 17, sphincter de l'anus, section transversale en avant du rectum. — 18, couche de fibres musculaires lisses sur l'aponévrose inférieure du muscle transverse profond du périnée. — 19, muscle Iransvcrse profond du pennée. — 2^ irradiations des fibres longitudinales du rectum.— 21, utricule prostatique. - 22, ouverture anulo. 23, sphincter interne de la vessie derrière l'urèthre. — 24, glande prostatique. — 25, sphincter interne (le l'anus. — 2G, sphincter externe. — 27, irradiations des libres musculaires longitudinales de la vessie dans le sphincter interne de cette dernière. — 28. lame aponcvroliquc intermédiaire n la vésicule séminale (29) et au rectum (31), «'élevant jusqu'au péritoine. — 30, vertèbre coccygiouuc.

Glaad.

Sa couronue.

SPLANCHNOLOGIE.

Tandis que la paroi inférieure se prolonge de manière à constituer le bull,. la paroi supérieure s'amincit graduellement, en forme de biseau, pour se cou tinuer avec la couche mince de tissu spongieux qui entoure la portion niem braneuse. La portion spongieuse de l'urèlhre est reçue dans la gouttière inférieure qui résulte de l'adossement des corps caverneux et répond en bas dala première partie de son trajet, aux muscles bulbo-caverneux, qui le séparent du tissu cellulaire des bourses; plus en avant, à la peau de la verge.

c. Gland. Le gland, ainsi nommé à cause de sa con6guration, est le renflement conoïde qui termine la verge. Sa surface, dont la forme rappelle celle d'une cloch. est muqueuse, rouge et humide chez les sujets dont le gland est habituellemeni recouvert par le prépuce; sèche, pâle, revêtue d'un épiderme plus épais, cilles sujets dont le gland est ordinairement découvert. Il présente une' ba^ formant un relief volumineux, qui déborde le niveau des corps caverneux et constitue ce qu'on appelle la couronne du gland. Ce relief circulaire, beaucoup plus considérable du côté de la face dorsale que du côté de la face iu-

(Fig. 283) (").

(l'iS- 282) {•).

Coupe obli que de sa

noZlLi I T^"' rétrécissement de la verge qui porie le

- " Seîas Pn h ! ? ^^""^ ""^ '^«"P^ très-oblique d'avant en arrière et longueur t ' T t. "^^^ ^"P^'-'^"'-« renflement a deux fois la

onfe du .land T '""'-n- '"^^^''-^^'^^en^ sur la ligne médiane, la coulonne du gland présente un s.Uon, dans lequel est reçu un repli muqueix Irian-

(') Section médiane de Pcilrémilé libre d • • laquelle il se termine. - 3, corps sponeieui <\I'\"'^\r "'^"^^ '«^'erneux de la verpe. - 2, pointe par spongieux du gland. — G, urèlhrc. —7 fo — 4. cloison médiane de ce dernier. — 5, corps

9, réseau veineux de la gouttière uréthràle"*— , ~ ». réseau veineux du dos de la verge. -

13. — frein du prépuce. ' ' P*®"" ~ Prépuce. - lï, tcgumeut du gland. -

(") Sections transversales du pénis. — a à IMt.i a., n , et artère dorsales du pénis. - 3, réseau du cr rt " »• * ''«'«t d'érection. - I, 2. veine

0, albuginée du corps^averneux de T. èL ' , rr'"'^' f"'"- " '"""P'""- " '

urcihic. - 7, réseau de ce dernier - 8, urèlhre.

DE l'uRÈTHRE.

gulaire connu sous le nom de yî/e?, repli muqueux qui t5lablit une adhérence intime entre le prépuce et le gland.

Le sommet du cône que représente le gland, est plus rapproché de la face in- Méat uriférieure que de la face dorsale de la verge; il offre l'orifice de l'urèthre ou méat urinaire, fente verticale de6à 8 millimètres de hauteur, limitée par deux lèvres latérales, et placée sur la môme ligne que le frein, dont elle n'est séparée que par un très-court intervalle. Quelquefois cet orifice est situé au niveau môme du filet, et regarde en bas comme lui : c'est ce vice de conformation qui constitue une des variétés les plus fréquentes de Vhypospadias.

La muqueuse qui recouvre le gland, finement plissée à l'état de flaccidité. Muqueuse devient lisse et luisanle pendant l'érection . Dans toute son étendue elle porte s'an des papilles, dont la disposition n'est point partout la môme. Celles qui recouvrent la portion convexe du gland, sont rangées en séries linéaires qui convergent vers le méat urinaire ; elles sont petites et ensevelies complètement dans l'épiderme assez épais qui les recouvre, et dont aucune saillie extérieure ne trahit leur existence. Celles qui se voient sur la couronne, sont plus grosses, et forment une ou deux séries circulaires, dans chacune desquelles le nombre des papilles est en raison inverse de leur volume.

De même que dans les autres portions de l'urèthre, la lumière du canal, dans la portion spongieuse, est complètement efTacée, et ses parois sont appliquées l'une contre l'autre, si ce n'est au moment où il est traversé par l'urine ou le sperme. Les sections transversales de la verge présentent la cavité uréthrale, aplatie de haut en bas, sous la forme d'une fente transversale dans toute la portion spongieuse jusqu'à 3 ou 4 centimètres du gland. Dans l'épaisseur du gland, la cavité est aplatie d'un côté à l'autre, et représentée, sur une coupe, par une fente verticale. La transition d'une forme à l'autre a lieu par l'intermédiaire d'une fente verticale qui tombe perpendiculairement sur lafente horizontale et qui s'allonge de plus en plus à mesure qu'on approche du gland, en même temps que celleci se raccourcit, pour disparaître enfin complètement (fifj. 289, 4).

II. Structure du corps spongieux. Le corps spongieux de l'urèthre présente une j'J"^*'^"^^^ structure analogue à celle des corps caverneux de la verge. Une membrane al- spongieux. buginée, beaucoup plus mince que celle des corps caverneux, l'enveloppe extè-

(') Section transversale du corps spongieux de l'urèllire, traitée parla potasse et lavée. —I , polit artériel. — 2, 2, vaisseaux capillaires. — 3, .3, faisceaux musculaires lisses, coupés eu travers.

il 4

SPLANCHNOLOGIIC.

Cloison.

(Fig. 285) (').

Tissu spongieux.

Formation du glanri.

rieurement et se confond, au niveau du gland, avec la muqueuse de cet organe elle est formée de faisceaux de tissu conjonclif, qui all'ectent généralement uoi direction annulaire, et qui sont unis entre eux par des réseaux exlrémenieol serrés de fibres élastiques fines.

Le bulbe est divisé en deux moitiés par une cloison médiane, prolongement de

l'albuginée, dont elleparlage la structure, et qui se [perd vers l'angle pi-épubien.

Au-dessous de l'albuginée on trouve le tissu dit spongieux, formé d'une multitude de cellules oïl de mailles qui communiquent toutes entre elles et dans lesquelles le sang s'amasse pendant l'érection. Ces mailles ou cellules, dont la capacité est moins considérable , en général, que dans les corps caverneux du pénis, sont plus étroites immédiatement au-dessous de l'albuginée et vers la muqueuse uréthrale que dans le milieu du corps spongieux ; dans le bulbe {fig. 284) elles forment un véritable

tissu caverneux ; plus en avant et au-dessous de l'urètbre, elles sont allongées et représentent des plexus veineux ; au-dessus du canal, elles sont plus uniformes et plus étroites (fig. 28o).

Au voisinage du gland, ces plexus, ainsi que l'a démontré M. le professeur Jarjavay, se divisent sur la ligne médiane supérieure et inférieure, et forment deux faisceaux latéraux, qui ne s'anastomosent point entre eux, et ne sont unis enseml)le que par du tissu cellulaire. Ce tissu constitue • , une sorte de cloison médiane, dont le bord

supérieur attemt la muqueuse uréthrale, et dont le bord inférieur se continue avec le t.ssu conjoncl.f du frein (fig., 287 Les deux faisceaux spongieux, arrivés au niveau du méat urinaire, se réfléchissent en dehors et en haut, s étalent et const. ucnt par leur umon une sorte de chapeau de champignon, qui coiffe l'extrémité antérieure des corps caverneux de la verge. Dans toute cette ;>orno;, glandairedn corpsspong.eux(A.î5c.«.x.^/?.^r/.>deM.Jarjavay)J.smaillesdccedcrnierfoi^^

^,^^::t^:s:i'-'^:zz::':z^^ 7-^ -os ar.6res. -

artère. «'•«"sversale d une lacune de Morgagni. - -, section d'une

(•') Section longitudinale de la paroi inférieure de la nnrtmn ■ j • , ■ • . ,* rielle. - 1, albuginee. - 2, muqueuse de Purè^hro. sponp.ense de Turethre; injccl.on art*-

(Fig. 286) (•

DK l'uHÈTIIUE.

culaire.

{Fig. 287) (*).

une sorte de réseau admirable à la surface, des plexus veineux profondément.

De rextrémité mousse des corps caverneux et du tissu fibriîux qui les unit Fosse navientre eux supérieurement, part une lame fibro-élastjj«everticale,triangulaire, qui se prolonge jusqu'au sommet du gland, où elle s'unit au It'^gunienl de cet organe, au-dessus du méat urinairc (282, 2); des deux faces de cette lame partent des lamelles laléirales, qui se poitent dans diverses directions se divisent parfois dans leur trajet et forment avec elle le squelette du gland {fig. 287, C, D,*). Les lamelles qui se dirigent en bas, atteignent seules le sommet du gland; elles sont situées sur les côtés du méat urinaire, au-dessous duquel elles se réunissent à • ia'cloison fibreuse inféi ieui e, de manière à constituer autour de cet orifice une sorte d'anneau ou de canal fibro-élastique (D, ***).

m. Vaisseaux et nerfs du corps spongieux. — \° Artères. Les artères du corps spongieux de l'urèlhre

■ sont des bi'anches de la honteuse interne; on en

■ compte trois de chaque côté : l'artère bulbeuse, l'artère bulbo uréthrale et la dorsale de la verge.

Artères.

'Fig. 288) (").

Vartère bulbeuse, ou transverse du périnée , très-volumineuse, quelquefois double, naît ;i 2 ou 3 centimètres en avant du muscle transvorse super- I fîciel ; elle se dirige en avant et en dedans, gagne les côtés de la ligne mé-

(*) Sections transversales pasaant par le col et le glaiid du pénis. — A, par le col. — B, par le bord postérieur du gland, — T., par la poriion moyenne do ce dernier. - 1), ininiédiatenicnt derrière le niiUl urin»ire. — | , corps caverneux du pénis. — 2, son aihuginée. — 3, cloison des corps caverneux du pcîni». — corps sponsrieux de l'urothre. — 5, tégumenl du (jland. — (!, prc|nici'. — 7, veines de la face dortale du pénis. — 8, veines de la gouttière urélhrale. —x, tissu coi joiictif qui unit le frein du prépuce

I aihuginée du corps cavrrneui de l'urèthre. - y, frein du prépuce.

('*) Poriion d'une section transversale du gland, prise-au voisinage du sommet ; l'organe avait été injecté parle» .irli-re«. A droiln se voit l,i nniriucimii i|p l'iirpltire.

SPLANCHNOLOGIK.

(liane, donne des rameaux à la glande de Cowper et à la porlion membraneuse de l'urùllire, et pénùire dans le bulbe par la face supiîileure de cet organe. Dans le tissu spongieux, elle se divise et se subdivise plusieurs fois et! fournit un nombre considih-able de ramifications qui, fortifiées par les bran-i ches de l'artère bulbo-urélhrale, peuvent ûtre suivies jusqu'au gland.

L'artère bulbo-uréthrale, signalée par Kobeit, se détache de la honteuse interne à 3 centimètres environ en avant de l'origine de la bulbeuse; biem moins considérable que celte dernière, elle pénètre dans la partie supérieure du bulbe, émet des branches postérieures, qui s'anastomosent avec la bulbeuse, et des branches antérieures, qui cheminent dans l'épaisseur du corps spongieux et s'anastomosent, au voisinage du gland, avec la dorsale de la verge.

L'artère dorsale de la verge, branche de terminaison de la honteuse interne, gagne le sillon de la face dorsale du pénis, en passant en dedans de la racine du corps caverneux correspondant, et en traversant le ligament suspenseur. Elle chemine dans ce sillon jusqu'au voisinage du gland. Dans ce trajet, elle fournit des branches collatérales, qui contournent extérieurement le corps caverneux , se divisent deux ou trois fois, s'anastomosent entre elles en arcade et se term; nent dans la portion supérieure du corps spongieux. Des rameaux très-ténus d ces collatérales traversent l'albuginée du corps caverneux de la verge et se répandent dans le tissu spongieux de cet organe, en s'anastomosant avec l'artère caverneuse.

Les divisions terminales de l'artère dorsale pénètrent dans l'épaisseur du glanfl. dans lequel elles se distribuent, en fournissant des rameaux à la muqueuse qui le recouvre, ainsi qu'à la muqueuse uréthrale. Veines. 2° Veines. Des veines nombreuses, dont les radicules se perdent dans les aréoles du tissu érectile, émergent du corps spongieux de l'urèthre. On peut les distinguer en trois groupes, suivant qu'elles proviennent du gland, de la porlion moyenne du corps spongieux ou du bulbe.

Les veines qui naissent du gland, forment sur la face concave de cet organe, entre lui et l'extrémité antérieure des corps caverneux, un plexus considérable, dont les vaisseaux sont en général dirigés vers la face dorsale de la verge. De ce plexus partent des veines qui se dégagent sous la couronne du gland et forment les racines de la veine dorsale. Bichat et après lui Kobelt admettent des communications vasculaires entre ce mémo plexus et les mailles spongieuses des corps caverneux.

Les veines qui proviennent de la portion moyenne du corps spongieux, sont fort nombreuses : les unes, peu considérables, apparaissent à la face inférieure, et se jettent dans la veine honteuse externe ; les autres, beaucoup plus importantes, émergent de sa face supérieure, et se réunissent en un réseau situé entre le corps spongieux de l'urèthre et les corps caverneux de la verge, réseau qui reçoit également des branches émanant de ces derniers. De ce plexus partent des veines, au nombre de cinq à huit, qui contournent latéralement les corps caverneux et se jettent dans la veine dorsale. Celles qui naissent au voisinage de la symphyse, s'anastomosent avec les veines scrotales et forment un réseau qui communique avec les veines honteuses externes.

Les-veines du bulbe sont les unes supérieures, les autres inférieures : les premières remontent derrière la symphyse, pour se jeter dans le plexus de Santorini ; les secondes se dirigent en arrière et en dehors, et vont aboutir aux veines honteuses internes.

DE l'uBÈTHKIî.

3» Vaisseaux lymphaliques. I,es vaisseaux lymphatiques consLiluent à la surface vaisseaux (lu gland un réseau superficiel ou sous-épidermique et un réseau profond ou '^qù'us"'' sous-muqueux, qui communiquent l'un avec l'autre; le premier, très-serré et formé de vaisseaux d'une finesse remarquable, le second, à larges mailles et composé de vaisseaux plus volumineux. Du réseau profond parlent, de chaque côté, deux petits rameaux qui se dirigent vers la commissure inférieure du méat urinaire, et se réunissent à ce niveau en un Ironc unique ; celui-ci contourne le col de la verge, gagne la face dorsale de cet organe, sur laquelle il chemine d'avant en arrière, sur le côté de la ligne médiane, pour se jeter dans les ganglions inguinaux internes et supérieurs du môme côté, rarement dans ceux du côté opposé. Le plus souvent les troncs des deux côtés s'anastomosent ensemble; plus rarement ils restent indépendants dans tout leur trajet.

Sur la muqueuse de la portion spongieuse de l'uréthre, on observe un réseau lymphatique formé de vaisseaux extrêmement ténus; ce réseau se continue directement, au niveau du méat urinaire, avec celui qui couvre le gland, et fournit en bas de petits rameaux qui s'anastomosent avec ceux de cet organe.

4"' Nerfs. Les nerfs de la portion spongieuse de l'uréthre proviennent du nerf Nerfs, honteux inierne, par l'intermédiaire de la branche périnéale superficielle et de la branche dorsale de la verge; la portion spongieuse reçoit également des l'amifications du système du grand sympathique.

La branche périnéale superficielle n'appartient au corps spongieux de l'uréthre que par son rameau profond ou bulbo-urélhral ; ce rameau fournit un filet supérieur ou bulbaire, qui pénètre dans l'épaisseur du bulbe, où il se divise en filaments très déliés, et un filet inférieur, situé dans l'épaisseur du raphé niéilian du muscle bulbo-caverneux ; ce dernier, découvert par M. Rouget, chemine d'niTière en avant dans l'épaisseur de l'enveloppe fibreuse du corps spongieux, jusqu'au voisinage du frein, où il se distribue dans le corps spongieux. Dans ce trajet, il fournit un certain nombre de ramuscules qui plongent dans le corps spongieux.

La branche dorsale de la verge, après avoir gagné le dos du pénis, longe la ligne médiane de cette face, comme l'artère dorsale, et se divise en plusieurs rameaux, les uns cutanés, les autres destinés au gland et au corps spongieux de l'uréthre, ainsi qu'au corps caverneux de la verge. Le rameau du gland continue le trajet primitif du nerf, sur les côtés de la ligne médiane, et parvient ainsi à la couronne du gland. Là, il s'épanouit en un grand nombre de ramuscules, dont les uns s'enfoncent directement datis la couronne, tandis que les autres pénètrent entre la face concave du gland et l'extrémité des corps caverneux, s'y divisent en une multitude de filets divergents et anastomosés, et forment un réseau extrêmement serré; de ce réseau partent des branches qui plongent dans l'épaisseur du gland, s'y ramifient et s'y anastomosent en réseaux de plus en plus (ins, dont les expansions périphériques se perdent dans la muqueuse qui recouvre cet organe. D'autres filets se rendent à la nmqueuse uréthrale.

Les rameaux de la branche dorsale destinés au corps caverneux et au corps spongieux de l'uréthre, au nombre de quatre en général, naissent en dehors du rameau glandaire, se dirigent en avant et en dehors, contournent le corps caverncMix comme les vaisseaux, lui donnent des ramuscules très-ténus qui pénétrent dans son intérieur, et vont se terminer dans le corps spongieux de l'urèthi e.

Les ramifications fournies £l la portion spongieuse par le grand syiupalliiqiu! M. 37

SPLANCIINOLOGIE.

(îmanent du plexus proslaliquc ; elles forment, on s'anasloniosanl avec des filels du nerf dorsal de la verge, en avant de la symphyse, un plexus décrit par Mullei et Valentin sous le nom de plexus caoerttcux et d'où parlent des (ilels cavoiTieux et des filets urùlhraux.

Membrane muqueuse.

Plis longitudinaux.

Surface interne de l'urèlhre.

Oritîces et

dépressions

4" SUUFACE INTERNE DE l'uRÈTHRK.

Une membrane muqueuse, trôs-fine, transparente, de couleur blanchâtre, revêt tout l'inlérieur de l'urèlhre, auquel elle adhère assez faiblement, se continuant, d'une part, avec la muqueuse vésicule, d'autre part, avec la muqueuse qui revtSt le gland. Cette mûme muqueuse se continue, par les canaux éjaculateurs, avec celle qui tapisse les canaux déférents et les vésicules séminales.

La consislance de la moqueuse uréthrale est assez grande pour qu'on puisse arracher des lambeaux de celle membrane; cependant la pression d'un stylet y détermine assez facilement une solution de continuité. La muqueuse uréthrale est susceptible de s'allonger notablement par suite de tractions, et derevonir ensuile à sa longueur primitive sans se plisser en travers. Elle se laisse également étendre dans le sens transversal, et ce mode d'exteiisilnlité, dû en partie à la nature élastique du tissu qui la compose, fient surtout à l'exislence de plis longitudinaux peu saillants, qui s'effacent par la moindre traction.

La surface interne de la muqueuse uréthrale ne présente aucune trace de la distinction en trois portions qui a été établie dans l'urùthre vu extérieurement; seulement, dans la portion correspondante à la prostate, le canal offre une couleur blanche, tandis que dans tout le reste de son trajet il présente une couleur violette plus ou moins foncée, ce qui tient aux parties sous-jacentes, plus ou moins gorgées de sang, qu'on voit par transparence.

La surface interne de l'urèlhre présente une foule d'orifices obliques, conduisant-dans des cavités en cul-de-suc plus ou moins profondes. Le siège et la nature de ces orifices sont différcnls suivant la région de l'urèlhre qu'on examine.

Dans la portion prostatique, outre l'orifice de l'utricule prostatique, qui occupe la partie culminante du verumotitanum, et ceux des glandules prostatiques, placés en séries longitudinales dans les rigoles qui bordent cette crête de chaque côté, on trouve sur toute sur la périphérie de l'urèlhre des orifices extrêmement petits, par lesquels s'ouvrent des glandules appartenant à la muqueuse uréthrale, et présentant, sauf le volume, les caractères des glandules prostatiques.

Dans la portion membraneuse, les auteurs placent les ouvertures de petites glandes annexées à la muqueuse et connues sous le nom de glandes de Litlre. D'après M. Jarjavay (I) le nombre de ces orifices serait infiniment variable: dans quelques cas, on n'en apercevrait aucune trace; mais habituellement on les trouverait sur tout le pourtour du canal, au fond des rides de la muqueuse. Suivant Heiile, les dépressions qu'on observe sur la muqueuse de la portion membraneuse de l'urèlhre, seraient dues, non t\ des glandules, dont il n'existerait aucune trace dans cette région, mais au tissu spongieux qui forme une mince couche sous la muqueuse.

Dans loute la portion spongieuse, la surface interne de l'urèthrc présente une foule de dépressions ou d'orifices de diverses grandeurs, disséminés sur toute la circonférence du canal, mais multipliés surtout le long de sa paroi su-

(1 ) Becfierches anatomiques sur la structure de Vurèthrn, p ,45.

DE l'uKÈTHRE.

périeure. Connus généralement sous le nom de lacunes ou sinus de Moryagni, ces orifices ont été distingués par cet anatomiste en grands et en petits. Les grands sont habituellement disposés en série linéaire le long de la ligne médiane supérieure, depuis la valvule de Guérin, jusqu'à l'angle prépubien j leur nombre varie considérablement et souvent on trouve de petits orifices dans leurs intervalles : ils ont en général une forme elliptique, et sont dirigés vers le méat urinaire. Les petits orifices occupent les côtés de la ligne médiane supérieure^ rarement on en voit sur la paroi inférieure. Leurs dimensions sont très-variables, quelquefois ils sont à peine visibles à l'œil nu.

Ces sinus ou lacunes, dont l'ouverture, aussi large que le fond, est toujours dirigée en avant, sont quelquefois assez considérables pour recevoir l'extrémité . des bougies. J'en ai vu qui avaient plus de 27 millimètres de longueur. Il n'est ! pas rare de voir de petits calculs urinaires se loger dans leur cavité.

Tous ces orifices conduisent dans des canaux étroits qui, en général, se dirigent vers la racine de la verge, et après un trajet d'un centimètre environ dans ; l'épaisseur de la muqueuse, se terminent par un cul-de-sac simple ou multiple.

De petites glandes en grappes sont annexées à la muqueuse de la portion spon- , gieuse de l'urèthre ; elles s'ouvrent soit à la surface de la membrane, soit dans l'intérieur des cavités limitées par des valvules et les lacunes de Morgagni, par des orifices pinson moins fins, souvent microscopiques. Elles sont situées dans les mailles superficielles du tissu spongieux, et leurs vésicules glandulaires, qui t ont 0«"°,1 de diamètre, sont garnies intérieurement d'un épithélium cylindrique.

Une valvule, assez considérable pour arrêter la pointe d'une bougie, a été si- Lgnaléepar M. Guérin (de Vannes) sur la paroi supérieure de l'urèthre, à un centi- ! mètre environ du méat urinaire {Gaz méd., 1849). Son > existence est à peu près constante. Son bord libre, ! tourné en avant, est semi-lunaire quand la paroi uré- I thrale est tendue. Le cul-de-sac dont elle l'orme la pa- : roi inférieure, a une profondeur qui varie entre 4 à 6 millimètres, et se divise quelquefois en deux ou trois branches près de son extrémité. Dans quelques cas, au lieu d'une valvule, on en trouve plusieurs, placées l'une derrière l'autre.

La muqueuse uréthrale est recouverte dans presque toute son étendue par un épithélium cylindrique, dont les cellules ont O^^jOS à O^-^jOb de hauteur. Au voisinage du méat, et dans une étendue de 2 à 4 centimètres, l'épithélium est pavimenleux et stratifié, et atteint jusqu'à O™",! d'épaisseur. Dans toute cette étendue, la muqueuse est garnie de papilles simples ou composées, assez volumineuses et très-serrées dans la fosse naviculaire, petites et isolées plus profondément.

Le cliorion de la muqueuse uréthrale est composé de tissu conjonctif renfermant une forte proportion de tissu élastique. A sa face externe, on rencontre quelquefois, dans la portion spongieuse, des faisceaux longitudinaux de fibres musculaires lisses, qui sont loin déformer une couche continue. Dans les autres

(Fig. {

Sinus de Morgagni .

i ) Exircmité antérieure du pénis, vue par la face inférieure ; la paroi inférieure de l'uri 1 sur 1.1 Ij.^ue médiane, cl les bords de la section écartés. — x, valvule de la fosse ni iUnes de l'urèthre. — *, épaississcmenl de la portion inféiicurc de l'alhugiuée du corj retlirc. d-ins l'épaisseur du f(lan<l.

sée lac

l'urèth

rctlire a été divinaviculaire. — v, ■ps spongieux de

Valvule.

Struclure

de la muqueuse.

Kpithéliuin.

cliorion.

Fibres iiiiisciilaircs

Varictc aiialoiin(|uc.

Isages.

Krectioii.

F.xcrétion (le l'urine.

SPI.ANCIINOI-Or.llî, urôlliro, celle l'are esl eiilouriie, comme nous l'avons vu, d'une

portions de

couche de tissu sponi/ieux, et en dehors de celle-ci, on trouve en place de (il)re8 musculaires lisses, dont la direction principale est longitudinale dans la portion prostatique, annulaire dans la portion membraneuse ; ces fibres annulaires se prolongent il une petite dislance dans la portion spongieuse (voy. (i<j. 279).

Variété analomique. J'ai eu occasion de voir un urèlhre double, chez un sujet destiné à l'opération de la lithotritie (t). Des deux canaux, l'un était destiné k l'urine et présentait la disposition accoutumée; l'autre était destiné au sperme. Ce dernier se comporlait de la manière suivante : un petit méat circulaire, et non en forme de fente, occupait la face supérieure du gland, au niveau de sa couronne et sur la ligne médiane. Ce méat ou pertuis était l'orifice d'un canal à parois fort minces, qui parcourait la face dorsale de la verge, jusqu'au ligament suspenseur; là, il s'introduisait entre les corps caverneux et l'arcade des pubis, pour pénétrer dans la cavité pelvienne, où il se bifurquait immédiatement; chaque branche de bifurcation entourait le côté correspondant de la prostate. La pièce mutilée s'arrêtait là; il est probable que chaque branche de bifurcation était un canal éjaculateur, qui allait se continuer et avec le canal déférent et avec le conduit excréteur de la vésicule séminale.

Une chose bien remarquable, c'est que les fibres du bulbo-caverneux ne s'attachaient point à l'urôtbre inférieur, mais bien à l'urèthre supérieur.

Usages. l,a verge est principalement destinée à la copulation; pour l'accomplissement de cet acte, l'érection esl nécessaire, l'érection, phénomène esseutiellement mécanique, en grande partie soustrait à l'empire de la volonté, et par lequel les cellules du tissu érectile des corps caverneux et de l'urèthre sont distendues par le sang, de la même manière qu'elles le sont sur le cadavre, par le fait d'une injection poussée directement dans ce tissu. El de même que le tissu érectile dos corps caverneux peut être injecté sur le cadavre indépendamment du tissu érectile de l'urèthre, et récipi'oquement, de môme, dans l'état de vie, il est une érection des corps caverneux indépendante de celle des corps spongieux de l'urèthre el du gland, qui ne s'accompagne nullement de désii vénériens, et qui est même presque toujours douloureuse. La distension par I sang des mailles ou vacuoles des tissus érectiles de la verge est le résultat d l'obstacle à la circulation déterminé par la contraction des muscles du périnée, sur le trajet des veines caverneuse et dorsale de la verge. Nous verrons, dans le paragraphe suivant, quels sont les muscles dont l'action intervient dans la production de l'érection.

L'urèthre, canal excréteur de l'urine, et du sperme chez l'homme, prend un( part active à cette double excrétion. Les fibres musculaires constatées dans 1 portion membraneuse el dans la portion prostatique, la disposition érectile > la portion spongieuse, rendent facilement compte de son activité propre, qui \ic! s'ajouter à celle des muscles du périnée, pour l'expulsion de l'urine el surtoi pour celle du sperme.

§ 5. - DES MUSCLES DU PÉRlNÉli (2) CHEZ L'HOMME. Les muscles du périnée (Tcepî, autour, vaoç, temple) comprennent Vischio-

(1) Je dois cette pièce à MM. les docteurs Lal)at et Thivet; je l'ai fait représenter, 39" livr., Anat. pathol. du corpi humain.

(2) Le mot périnée n'a pas une acception bien déterminée dans la science, l'ont la

DES MUSCLES DU PÉRINÉE CHEZ l'hoMME.

mocmeia , le biUbo-caverneux, le transverse du périnée superficiel ou Iransverso-anal,

fKiu'. 290) {•).

CcP^l

le iransverse du périnée profond ou transverso-urélhral, le sphincler, le relcveui de

(') Vue du bassin par \i réfîion péiiucale, dont lesjTiuscles ont été mis à découvert. — \, cavité cotyloïde.- 2, épine iliaque antérieure et supérieure. — 3, tubérositc ischiatique. — 4, grand ligament sacro- »cialique du colé gauche. - 4', 4', le n.éme ligamint du côlé droil, coupé en travers et renverse. - 5, épine scialique. - G, aponévrose du muscle obturateur interne. — 7, coccyx. — 8, anus. — Cep, corps caverneux du pénis. - Ccu, corps spongreux de l'urèlhre. - Oi, muscle oblurat. ur interne, coupé à sa sortie du bassin. - P, muscle pyramidal coupé de même - Bc, muscle bulbo-caverneux. — Je, muscle iscbio-caverneui. — Tps, muscle transverso superficiel du peruico. — S, s|.liincter (le l'anus. -Ji-, portion postérieure du relcveur de l'anus. — t, relevcur de l'anus. — ('., muscle iscluo. coccvgien. - raphé médian du muscle bulbo-caverneux. — '*, lame fibreuse médiane du pennée. tp, a'ponévrtise inférieure du muscle transverse profond du périnée (aponévrose moyenne du pennée).

plupart des hommes de l'art, le périnée est limité à rinlervalie qui sépare les organes génitaux de l'anus, et c'est dans ce sens qu'on dit que le périnée est beaucoup plus considérable chez l'homme que chez la femme; pour d'aulres, le périnée embrasse toute la région comprise dans l'aire du détroit inférieur du bas.sin. On peut conserver au mot périnée la première acception, et donner le nom de région périnéale ou réyion ano-gémlale à tout l'espace circonscrit par le détroit inférieur on délioit périncal du bassin. La région périnéale pourrait être divisée par une ligne transversale, étendue d'une lubciosilc ischiatique à l'autre, en passant au-devunl de l'anus, en deux sous régions, la sous-repion anococcygieiine et la sous-région génito-urinairc.

SPLANCHNOLOGJE.

l'anus et Visrhio-coccygien , Tous ces muscles sont tellement connexes qu'il eti impossible de les séparer dans la dcscriplion. La preuve atialomique de celle coimexiié connexion, qui va jusqu'à la fusion pour quelques-uns d'entre eux, se (rouve coniie tous les fîrmée par la preuve physiologique : il est impossible de contracter le sphincter , "'"léri^néeî' ccntrc commun des muscles du périnée, sans que cette coniraclion enlraîne celle de lous les autres.

Il imporle, pour se faire une bonne idée des muscles du périnée, d'avoir à sa disposition des sujets très-vigoureux; l'immersion de ces muscles disséqués dans l'acide nitrique étendu n'est pas moins favorable à leur élude qu'à celle des muscles de la face.

Divisions. Ces muscles se divisent en deux régions : 1» ceux de la région génilo-urinaire, qui sont les ischio-caverneux, bulbo-caverneux, transverse du périnée superficiel (Iransverso-anal) et transverse du périnée profond (Iransverso-urélhral) ; 2» ceux de la région ano-coccygienne, qui sont le sphincler, les releveurs et les ischio-coccygiens. Je ne m'occuperai dans cet article que des muscles du périnée chez l'homme ; les modifications que ces muscles présentent chez la femme, seront mieux exposées à la suite de la description de ses organes géuilaux.

Situation.

Insertions.

A. Muscles de la région génito-urinaire chez l'homme.

Préparation. Le sujet étant placé horizontalement, de manière que le bassin repose sur le bord de la table, fléchissez les jambes sur les cuisses, et celles-ci sur le bassin; divisez avec la plus grande précaution, et sans entamer les couches subjacentes, la peau sur le raphé périnéal; prolongez cette incision sur le raphé du scrotum jusqu'à la verge, renversez les testicules sur le ventre. Vous arriverez aux muscles en écartant le tissu cellulaire et en disséquant l'aponévrose superQtlelle. 11 importe de disséquer la peau sur la ligne médiane avec la plus grande attention, de manière à ménager les libres les plus inférieures du sphincter et ses prolongements antérieurs (1). Vous reconnaîtrez les muscles à la description qui va suivre.

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