‹ Traite d'anatomie descriptive (volume 2)Chapitre 126 sur 180 · DES MUSCLES DU PÉRINÉE CHEZ L HOMME · texte numérisé non relu

DES MUSCLES DU PÉRINÉE CHEZ L HOMME

la paroi inférieure ou le plancher du bassin. En passant sur les côtés du rectum, il semblerait que quelques-unes des fibres du releveur s'entrelacent avec les fibres longitudinales du rectum et se continuent avec elles ; mais cette continuité m'a souvent paru douteuse.

Les tibres précoccygiennes se terminent sur la ligne médiane, à la ligne blanche ano-coccygienne, raphé fibreux étendu du sommet du coccyx au rectum, et qui est un véritable entre-croisement commun au sphincter et aux releveurs. Quelques faisceaux se continuent directement avec des faisceaux analogues du côté opposé.

Les fibres coccvqiennes viennent se terminer au sommet et aux bords, ou plu- Fibres coctôt à la partie latérale delà face antérieure du coccyx, immédiatement au-dessous du muscle ischio-coccygien. Enfin, les ^im sacrées, qui sont les plus externes. Fibres saviennent se terminer sur les côtés de la face antérieure du sacrum, au niveau des deux derniers trous sacrés, par deux faisceaux moitié aponévrotiques, moitié charnus, qui passent au-devant de l'ischio-coccygien, et qui ont été décrits par Sœmmering sous le nom de curvator coccygis.

Rapports. La face supérieure du releveur est recouverte par l'aponévrose pel- uapporis. vienne supérieure, qui la sépare du péritoine et des organes contenus dans le bassin. Sa face inférieure, recouverte par une lame celluleuse très-mince, répond au muscle obturateur interne, ou plutôt à l'aponévrose de ce muscle, dont elle est séparée par un vaste espace triangulaire, étroit en haut, large en bas (excavation pelvienne), que remplit le tissu cellulaire adipeux {fig. 309). La parlie postérieure de la face inférieure de ce muscle est en rapport avec le muscle grand fessier.

Action, l» Le sphincter est évidemment un muscle constricteur {constnclor am) ; Act.on. la contraction de ses fibres, qui constituent deux demi-ellipses, a pour résultat locclusion complète de l'anus. Cette occlusion a lieu de deux manières : 1» par les fibres du sphincter qui débordent en bas le rectum; 2» par celles qui entourent la portion inférieure du rectum. La connexion intime qui existe entre le sphincter et les muscles bulbo-caverneux, Iransverses superficiels et profonds du périnée et releveurs, rend impossible la contraction isolée du sphincter, et inévitable la contraction simultanée de ces muscles.

2» Le releveur de l'anus n'est nullement un antagoniste du sphincter, un dilatateur, comme on le dit généralement. La direction anléro-poslérieure des fibres curvilignes de ce muscle, qui longent les parties latérales du rectum, me parait établir de la manière la plus positive que ce muscle est congénère du sphincter dans la constriction de l'anus. Mais tandis que le sphincter se borne à compri- Le rdcve^ur mer circulairement le rectum, le releveur élève l'anus. Il résulte également ae ^,,,.,„sihc. la direction oblique en bas et en arrière des fibres du releveur que l'anus en t c u r d e J v nième temps qu'il est élevé, doit ûtre porlé en avant; le sphincter, pienani ic plus souvent son point d'insertion fixe en avant, doit produire le niOmc rcsullat. Il n'v a donc point de muscle dilatateur de l'anus et de la partie infcrieure (lu rectum. Autour de cette ouverture, il n'était besoin que de constriction ; la dilatation n'exigeait point des muscles spéciaux, car elle a pour agents les tioics propres du rectum, secondées par la contraction si puissante du diaphragme c des muscles ai)doniinaux. Le muscle releveur de l'anus est destiné ;\ laire cqu libre h ces deux muscles; c'est le plancher actif inférieur de rabdomen, comme le diaphragme en est le plancher actif supérieur. La continuité des llbrcb longi ludinalos de la vessie et du rectum avec le releveur doit concourir au mLcanisnit

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de la conlniclion de lu vessie et du rectum, en leur fouriiissanl un point d'appui inférieur.

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