I.'ischionoccygicn est distinct dureleveur
Vischio-coccygien [coccygien, Ileiilc, C, fig. 30i) est un muscle Irés-courI, assez épais, aplati, triangulaire ou plutôt rayonné, situé à la partie inférieure du bassin, dont il complète le plancher inférieur, au-devant du petit ligament sacrosciatique, entre le releveur de l'anus, qui est en avant, et le pyramidal, qui est en arriére.
Insertions. Ses fibres naissent l-de l'épine sciatique, non point seulement du sommet, mais de toute la face antérieure et des bords de cette épine ; 2° de toute l'étendue de la face antérieure du petit ligament sacro-sciatique ; 3» souvent, par quelques fibres, de la partie la plus inférieure de l'aponévrose pelvienne. De là ses fibres se portent en rayonnant {triangularis corcygis, Santorini) de dehors en dedans, pour se terminer, non point seulement aux bords, mais sur les parties latérales de la face antérieure du coccyx et de la partie voisine du sacrum, sur la même ligne que le pyramidal, auquel il fait suite.
La structure de ce muscle, qui est composé de faisceaux aponévrotiques entremêlés de faisceaux charnus, en proportions à peu près égales, lui donne beaucoup de rapports avec les muscles inlercostaux. Chez un grand nombre de sujets, la portion aponévrotique domine sur la portion charnue.
Rapports. Sa. face supérieure, qui est légèrement concave, répond au rectum; sa face inférieure, légèrement convexe, répond au grand et au petit ligament sacro-sciatique et au muscle grand fessier. Je ferai remarquer à ce sujet 1» que la partie antérieure du muscle ischio-coccygien s'identifie tellement avec le petit ligament sacro-sciatique qu'on pourrait considérer ce ligament comme faisant partie intégrante du muscle, dont il constituerait l'aponévrose de contention et d insertion; 2» que la partie postérieure de ce muscle est également très-adhérente au grand ligament sacro-sciatique, au voisinage du sacrum et du coccyx, et qu un certain nombre de fibres de ce muscle semblent s'y insérer.
Le bord postérieur de l'ischio-coccygien longe le bord inférieur du muscle pyramidal.
Le bord antérieur semble, au premier abord, se continuer sans licne de démarca lon avec le bord postérieur du releveur de l'anus, en sorte qu'on serait ^n e de confondre 1 ischio-coccygien et le releveur de l'anus en un seul et même muscle formant un plan non interrompu, depuis le bord inférieur du pvramidal ni n.ho 7"^"- '''^^^•^^«-'^o^^^ygien comprendrait toute la po"rtion du
î " ï! ^^^'^i'^' 1« '•'^l^veur de l'anus, le reste du
nV r ''n'""^'' ^''""^ ^"'^ ^«^"^ '""«cl-^s sont séparés l'un de autre par une lamelle aponévrotique. Chez certains sujets, l'ischLcoccygien empièle sur le rc eveur de l'anus, dont il recouvre le bord postérieur. La strucure éminemment aponévrotique du muscle ischio-coccvoien permettrait d'aileurs de le distinguer du releveur de l'anus, dont les faisceaux charnus ont un aspect tout diflérenl.
DES APONÉVROSES DU BASSIN
Od trouve ordinairement au-devant de l'ischio-coccygien des faisceaux aponé- /rotiques et charnus, verticalenient dirigés sur les parties lalémles du sacrum au •occyx, et qu'Albiniis et Sœuimering ont décrits sous le nom de curvator coccygis. :es faisceaux appartiennent au muscle releveur. J'ai vu quelques-unes de ces ibres charnues verticales se jeter sur le rectum et se continuer avec ses fibres I ongitudinales.
I Action. Il concourt à former le plancher du bassin et tend à porter le coccyx de Action, [on côté. Quand les deux muscles ischio-coccygiens se contractent simullanébient, le coccyx est maintenu avec solidité e( ne saurait être renversé en arrière. k]e muscle doit donc agir dans la défécation. Le nom de levalor coccygis, qui lui *»vait été donné par Morgagni, ne lui est nullement applicable.
§ 6. — DES APONÉVROSES DU BASSIN
Les aponévroses du bassin doivent être distinguées en pelviennes proprement dites |)ten férinéales : les premières font essentiellement partie du bassin; elles sont profondément situées. Les secondes appartiennent à cette partie du plancher du [oassin qu'on appelle périnée. Je vais commencer par ces dernières.
A. — Aponévroses du périnée, lillessont au nombre de deux, Vane super ficielle^Vaulve profonde.
r APONÉVROSE SUl'EUFICIELLE DU PÉBINÉE (1).
Préparation. Enlever avec beaucoup de précaution, et comme couche par couche, le tissu idipeux sous-cutané; commencer la dissection le long des bords de l'arcade pubienne.
Bien distincte de ces lamelles fibreuses interceptant des espaces remplis de graisse, dont l'ensemble a été appelé fascia superficialis, l'aponévrose superficielle ■ lupérinée est triangulaire et composée de fibres transversales assez prononcées. :;\Iincect celhileuse, elle est fixée par son bord externe aux branches descendante Ses limites. I du pubis et ascendante de l'ischion ; par son bord interne, elle se perd surle raphé l ie la ligne médiane. Son bord postérieur est limité par une ligne étendue de la 'tubérosilé de l'ischion à l'anus; il répond au bord postérieur du muscle Irans- 1 verse superficiel du périnée, et se réfléchit derrière ce muscle pour s'insérer sur ' le ligament de Carcassonne. Par son extrémité antérieure, l'aponévrose super- ' ficielle se continue avec la gaine fibreuse de la verge.
Rapports. RGcou\cv[e par le prolongement du dartos, prolongement plus con- scs rap- 'sidérable sur la ligne médiane que sur les côtés, recouverte par la couche adi- P""''*peuse sous-cutatu'e, qui est plus épaisse en arrière qu'en avant et avec laquelle elle est intimement unie, recouverte encore parle prolongement des fibres superficielles du sphincter de l'anus, au-dessus duquel elle se termine sur la ligne médiane et qui semble y prendre des insertions par ses fibres superficielles, l'aponévrose superficielle du périnée recouvre les muscles transverse superfi- ' <^iel, bulbo et ischio-caverncux ; on peut môme considérer les gaines fibreuses de ces muscles comme des prolongements de celle aponévrose. Elle rncuiivre
(I) M. F$ouvier, dans sa thèse, rt Blaniiiii, dans son TraUd d'nunloniio r/,irurgicai<\ ont 'es premiers décrit celte aponévrose.
SPLANCIJNOLOGIE.
encore les vaisseaux et nerfs superficiels du périnée, quelquefois logés dans son épaisseur. La disposilion de celte niemhrane explique pourquoi, dans le cas de perforation de l'urùllire au-dessus d'elle, l'urine s'infillre, d'arrière en avant, dans le tissu cellulaire sous-cutané de la verge, du scrotum, des aines et de l'abdomen.