SECTION III. ~ ORGANES GÉNITAUX DE LA FEMME
Les organes génitaux de la femme se composent 1" de deux glandes, les ovaires, dans lesquelles se produisent les œufs; 2" des trompes utérines, véritables canaux excréteurs des ovaires; 3° de l'utérus, organe musculeux, dans lequel séjourne et se développe l'œuf fécondé, et qui est l'agent principal de l'expulsion du fœtus; 4° du vagin, canal qui fait communiquer l'utérus avec l'extérieur, et qui reçoit la verge dans l'acte de la copulation; 5° de la vulve, réunion d'organes situésextérieurement, au pourtour de l'entrée de l'appareil génital delà femme. A la suite des organes génitaux de la femme, on est dans l'habitude de décrire les mamelles, dont la fonction consiste à fournir le lait, nourriture de l'enfan dans les premiers temps après la naissance.
§ 1. - DES OVAIRES
Les ovaires, ainsi nommés à cause des petites vésicules ou œufs qu'ils recèlent
dans leur épaisseur, sont aux organes génitaux delà femme ce que les testicules i-" ovaires
sontaux organes génitaux de l'homme ; c'est-à-dire que les uns comme les autres ,est'ililL\
sécrètent un produit qu'on regarde à juste titre comme indispensable pour la re- de la femme.
(1) Rkiiel, Analomie médico-chirurgicale, p. l'ib,
(1) Consulter, pour les aponévroses du périnée, les ouvrages d'aniitomie chirurgicale de Blandin et de M. Velpeau. Consulter aussi l'exccllenle thèse de M. DenonvIIliers : Propositions et ohservali'ins d'anatomie , de 'physiologie et de pathologie , 1837. M. DenonvIIliers Insiste principalement sur celte vérité que, dans l'étude des aponévrose?, on a .trop onbllé la relation intime qui existe entre les aponévroses et les muscles, relation telle que partout où il y a des muscles, il y a des aponévroses qui les eiivcloi>pent. 11 en est de même des vaisseaux et des organes situés au milieu d'une région, comme le larynx au cou, la prostate au périnée : ils sont également enveloppés par des gaines aponé vrotiques.
SPLANCIINOLOGIF
Situation.
Variétés de siluiition.
Déplacements.
Absence des ovaires.
Volume.
Forn.e.
Itapporls.
nroiluction C'csl k raison de celle analogie des ovaires avec les testicules que les anciens leur avaient donné le nom de testicules de la femme {testes muliebres,
Galien). . , , , , , j , -,
Les ovaires au nombre de deux, sont situés au-devant du rectum, dont ils sont souvent séparés par des ciiconvolutions de l'intestin grêle, de chaque cOlé de lutérus dans cette portion des ligaments larges qu'on appelle leur aileron postérieur', en arriére des trompes de Fallope. Ils sont maintenus dans leur position par les ligaments larges, qui leur forment une espèce de mésentère, et par un ligament particulier, qu'on appelle ligament de l'ovaire.
Leur situation présente des variétés suivant les âges et suivant l'état de l'utérus. Chez le fœtus, ils sont placés dans la région lombaire, comme le fond de la matrice, ce qui lient au défaut de développement du bassin, bien plus qu'à un rapport avec la position des testicules de l'homme. Pendant la grossesse, ils s'élèvent dans l'abdomen avec le corps de l'utérus, sur les côtés duquel ils sont appliqués. Immédiatement après l'accouchement, ils occupent les fosses iliaques internes, où ils restent quelquefois durant toute la vie, y étant maintenus par des adhérences accidentelles. Rien n'est plus fréquent que de les trouver renversés en arrière (1) et adhérents à la face postérieure de l'utérus. Quelquefois, enfin, on trouve l'ovaire dans des hernies inguinales ou crurales, ou même ombilicales.
On dit avoir rencontré des cas dans lesquels les ovaires manquaient de l'un ou de l'autre côté, et même des deux côtés à la fois. Mais il est possible qu'on ait pris pour des cas d'absence des ovaires des cas d'atrophie de ces organes, par suite d'un travail morbide.
Le volume des ovaires varie suivant l'âge, suivant l'état de plénitude ou de vacuité de l'utérus, suivant l'état de santé ou de maladie. Chez l'adulte, ils mesurent 2,S à 4 centimètres en longueur, 2 à 3 centimètres en largeur, et 7 à 12 millimètresen épaisseur. Leur poidsmoyen est d'environ 6grammes. Plus volumineux proportionnellement chez le fœtus que chez l'adulte, les ovaires diminuent après la naissance; ils augmentent notablement de volume, en même temps qu'ils deviennent plus mous et plus vasculaires, à l'époque de la puberté, et s'atrophient dans la vieillesse. Ils acquièrent, dans les derniers temps de la grossesse, un volume quelquefois double ou triple de celui qu'ils présentent ordinairement.
Les ovaires ont la forme d'un ovoïde un peu aplati d'avant en arrière. Leur couleur est blanchâtre; leur surface est égale et lisse avant l'époque de la puberté; chez les femmes adultes, elle devient crevassée, rugueuse, comme fendillée et couverte de cicatrices noirâtres, qu'on a longtemps regardées comme les vestiges de déchirures produites dans l'enveloppe de l'ovairé pour le passage de l'œuf fécondé. Mais celte manière de voir est réfutée par ce fait positif qu'on trouve des cicatricules chez les femmes mariées qui n'ont jamais eu d'enfants, et même chez les filles vierges. Nous verrons dans un instant qu'il est démontré que ces cicatricules sont liées à la menstruation, dont chaque époque est accompagnée de la rupture d'une vésicule de Graaf, et chaque rupture représentée par une cicatrice.
L'ovaire, libre en avant, en arrière etenhaut, et Ilottant en quelque sorte dans la cavité pelvienne, est fixé 1° au ligament large par son bord inférieur, qui est dé-
(I) La situation des ovaires en arrière des trompes s'oppose à ce qu'ils se renversent en avnnt.
DES OVAIRES
pourvu de revêtement périlonéal et qui représente le hile de la glande. Ce bord, Hiie.
(Fig. 310) (•).
moins épais que le bord supérieur, est aussi moins convexe, et presque rectiligne
(Fi!r. 311) l'
(bord droit); sur toute sa longueur, des vaisseaux sanguins pénètrent dans l'ovaire ou en émergent; 2° par son extrémité externe, au pavillon de la trompe, et enfin 3° par son extrémité interne, au bord latéral correspondant de l'utérus, à quelques millimètres au-dessous de l'angle supérieur de cet organe, à l'aide d'un cordon nommé ligament de l'ovaire, cordon fibreux et musculaire, qui a longtemps été regardé comme un canal [ductus ejaculans) destiné à porter dans l'utérus le produit de la sécrétion de l'ovaire. Le tissu de ce ligament, dont la longueur m'a paru très-variable suivanl les sujets, n'est autre chose qu'un prolongement du tissu propre de l'utérus (1).
Structure. L'ovaire est constitué par une enveloppe et par un tissu propre ou parenchyme; il reçoit des vaisseaux et des nerfs.
1" Enveloppes. On dislingue dans l'enveloppe une couche séreuse et une couche
(*) Angle supérieur droit de l'utérus [Mi) et portion du ligament large (U) avec l'oviductc et l'ovaire, ▼M par la face postérieure. — Od, isllimc de l'oviducte. —Od\ ampoule de ce canal. — J, pavillon. — Oa, oiilicc abdominal de la trompe. — Vo, franfîc ovarienne. — 0, ovaire renversé en bas. — ho, ligament de Tovairp. — 10, llizament infnndibulo ovarique. — ip, ligament infundibulo-pelvien, coupé à • Mn attache au bassin. — Po, organe de Roscnn.ullcr, mis à nu par l'ublulion d'une portion du feuillet postérieur du ligament large. — rameau vasculaire qui longe le bord de l'ovaire.
( •) Section apléro-postérieure d'un ovaire provenant d'une femme morte pendant la période mens- Ifuelle. - I, albuminée. — 2, 2, 2, follicules de Oraaf. —2', tunique fibreuse du follicule. —2', tunique propre et granuleuse. — 3, tunique librcuse du corps jaune. — 6, caillot sanguiu. — G, déchirure au follicule. - 7, corps jaune en voie d'atrophie. — 8, vaisseaux pénétrant dans l'ovaire par le hile. — »! leuillets du ligament large de l'ulérus.
(I) On a niéme été jusqu'à dire qucle piétciidu canal excréteur de l'ovaire se divisait en
Ligament de l'ovaire.
Structure.
Enveloppes.
SPLANCIINOLOGIE.
Parenchyme
Substance médullaire.
fibreuse, appelée aussi enveloppo propre ou albuginée de l'ovaire ; mais ces deux couches sont inliiuemenl unies l'une à l'autre, tellement qu'il est impossible de les séparer. Il n'est pas plus facile de séparer nettement l'enveloppe fibreuse du parenchyme de l'ovaire. Les fuisceaux de tissu conjonctif qui composent celte enveloppe, sont disposés sur plusieurs couches, circulaires ou longitudinales; leur épaisseur totale ne dépasse pas 0»'°,t. A la surface interne se voit une couche de
tissu conjonctif dont les faisceaux sont entre-croisés dans toutes les directions, et qui appartient déjà, au parenchyme de l'ovaire , bien qu'à l'œil nu, on ne puisse saisir la limite qui la sépare de l'enveloppe fibreuse ; en eflet, on y rencontre souvent les éléments glanduleux spéciaux de l'ovaire, les follicules.
2° Parenchyme. Sur une section antéro- postérieure de l'ovaire, on reconnaît que le parenchyme de cette glande est formé de deux parties distinctes : d'une partie centrale ou médullaire ei d'une partie périphérique ou corticale.
a. La substajice médullaire présente un aspect spongieux et une coloration rouge, due auxvaisseaux du hile qui se ramifient dans son intérieur. Cette coloration passe graduellement à une teinte blanc-grisâtre, à mesure qu'on approche de la substance corticale, qui est franchement blanche, ainsi que les enveloppes de l'ovaire. La substance médullaire est disposée sous la forme de deux lames unies par un de leurs bords et appliquées sur les deux faces d'une lame intermédiaire, composée de tissu conjonctif lâche, peu vasculaire, dont elles se distinguent par une limite assez nette.
La substance médullaire de l'ovaire est formée de tissu conjonctif ; lesgros faisceaux de fibrcsconjonctivcs sont étendus parallèlement aux vaisseaux et donnent naissance à des réseaux de fnisccaux plus délicats, qui occupent les intervalles de ces derniers. Autour des premiers s'enroulent souvent des réseaux de fibres
(*) Section nnléro-poslérieurc de la subslnnce corticale d'un ovaire provenant d'une jeune personne de dix-liuit ans.— 1 , 2, 3, séreuse cl albugincc, inliniemuiit unies.— 4, couche fibreuse de la substance corticale. — 15, couche cclluleuse de la substance corticnle, rcnfci niant dos follicules. — a, follicule - b, membrane granuleuse. — c, vilellus. — rf, vésicule et tache germinalives.
deux brandies, dont l'une s'ouvrait directement dans l'utérus, et dont l'autre longeait le bord de cet organe, pour venir s'ouvrir à son oriûce Inférieur.
DES OVAIRES
(Fig. 313) (*).
élastiques trôs-fincs, et au voisinage des arlères d'un certain calibre, les fibres conjonctives sont quelquefois mélangt^es de faisceaux parallèles de fibres musculaires lisses, prolongement de celles qui constituent le ligament de l'ovaire.
Suivant M. Rouget (I), les fibres musculaires constitueraient, au contraire, à part les vaisseaux, la masse principale de la substance mt'dullaire de l'ovaire. Le plus grand nombre proviendraient de la face postérieure de Tutérus, et arriveraient à l'ovaire soit par le ligament rond, soit par le ligament large; d'autres naîtraient du fascia propria de la région lombaire, accompagnant les vaisseaux spermatiques, qu'ils entourent de leurs faisceaux, et pénétreraient en grande partie dans l'ovaire par le bile.
b. La portion périphérique ou corticale de l'ovaire forme la partie essentielle de cet organe, celle danslaquelle se produit l'ovule; on y distingue 1° les capsules ovariques ou ovisacs , appelés ordinairement vésicules de Graaf, et destinés à sécréter et à expulser l'œuf; 2" une substance intermédiaire, dans laquelle les vésicules sont disséminées, et qui porte le nom de stroma de la substance corticale.
IramédiiUement au-dessous de la membrane d'enveloppe, ce stroma, ainsi que nous l'avons dit, est composé de faisceaux de fibres conjonctives diversement entre-croisées; au contact de la substance médullaire, il présente les irradiations des fibres conjonctives de cette substance. Ce qui distingue ce tissu conjonctif, c'est l'énorme quantité de noyaux interstitiels qu'y décèle l'acide acétique. Entre ces deux couches de tissu conjonctif, on rencontre une couche dont l'épaisseur variable détermine en grande partie les difl'érences de volume que présente l'ovaire ; elle consiste essentiellement en cei/it/es à noyau fusiformes, arrondies ou polyédriques, fortement serrées les unes contre les autres, et munies parfois de prolongements filiformes, très-courts, qui pénètrent diuis les interstices des cellules voisines. Les cellules fusiformes se rencontrent au voisinage de la couche conjonctive externe et autour des vaisseaux qui traversent cette substance corticale.
(*) Scclinn antéro-postérieure A'nn ovaire provenant d'une personne de 18 ans. — 1, albuminée. — 2, couche fibreuse de la subst^iiice corticale. — 3, couche celliileusc de celle substance. — 4, substance médullaire. — S, tissu cellulaire lâche intermédiaire oux couches plus denses de la substance médullaire.
Substance corticale.
(1) Journal de In physiologie, 1, p. 737.
SPLANCIINOLOGIIi.
Follicules ovariques.
Nombre.
Maturation des follicules.
Structure.
Lorsque ces cellules ont élé déiruitcs par la polasse, il reste des filamenis de tissu
conjonclif, avec des fibres élastiques trùs-fines placées i\ intervalles réguliers entre les cellules, et qui s'irradient dans la couche conjonctive externe.
Les vésicules de Graaf, appelées aussi follicules de l'ovaire, sont répandues dans le stroma de la substance corticale, principalement dans lacouche la plus superficielle de ce dernier, parfois mCnie dans la couche du tissu conjonclif qui la limite extérieurement.
Vers l'âge de la puberté, les follicules ovariques représentent des vésicules de 0""°,03 à 0°"",04 de diamètre, répandues dans les couches superficielles de la substance corticale de l'ovaire, mais s'avançanl parfois dans les couches profondes. Ils sont plus ou moins rapprochés les uns des autres, quelquefois au point de se toucher. Leur nombre est très-considérable; pour en donner une idée approximative, Henle fait le calcul suivant : sur un ovaire d'une personne de dix-huit ans, une section anléropostérieure, formant environ un sixième de la périphérie de l'organe, présentait 20 follicules; sur la tranche lout entière, on aurait donc compté 120 follicules, et comme il serait possible de décomposer l'ovaire en 300 tranches semblables, il en résulte que chaque ovaire renfermait 300 fois 120 ou 36 000 follicules, ce qui ferait 7 2000 follicules pour une môme femme.
Les follicules ovariques, d'abord microscopijques, grossissent rapidement lorsque, après l'âge de la puberté, ils doivent arriver à maturité; ils acquièrent ainsi un diamètre de 10 à 1 3 millimètres, envahissent la substance médullaire, et forment une saillie hémisphérique à la surface de l'ovaire. Ce travail de maturation des follicules paraît s'opérer assez rapidement, puisqu'on ne rencontre ordinairement dans chaque ovaire qu'un très-petit nombre de follicules visibles à l'œil nu, c'est-à-dire en voie de développement, et qu'il est certain cependant que chaque mois un follicule, au moins, atteint son développement complet. A cet état, le follicule se compose d'une membrane d'enveloppe et à'uncontenu. {" La membrane d'enveloppe du follicule présente à considérer une couche externe ou Iwnque fibreuse, une couche moyenne ou tunique propre, et une couche interne ou épiihéliale, appelée aussi couche granuleuse. La première, assez épaisse très-vasculaire et très-rôtractile, est unie au stroma de l'ovaire par du tissu cellulaire assez lâche, ce qui la rend facile à isoler; elle est formée de faisceaux compactes de tissu conjonclif, disposés en couches conceniriques. La tunique propre est composée également de lissu conjonclif, mais ce tissu v est dans un état plus embryonnaire, et renferme une multitude de noyaux et de cellules f^fjformes. Celte lumque estibeaucoup moins réiraclile que la tunique fibreuse. s„tro-r 'ï"^^?'^^'^ intérieurement la membrane du follicule el qui mesure 0 Oi en épaisseur, est constitué par une ou plusieurs couches de cellules polygonales, renfermant un gros noyau et quelques granulations graisseuses, .épaisseur de 1 épUhchum esl beaucoup plus considérable dans la région qui enferme 1 œuf; ù ce niveau, les cellules accumulées constiluenl un rennemenl verru-
Se pôuL ' ^' " "^"'■•^ -^""^"v^ dans une solution de chromalc
DES OVAIRES
aueux de 0-,6 de largeur, qui fail saillie dans la cavilédu follicule : ce renflement ^t;— ^ porle le nom de cumulus ou disque proligère. Relativement au siège du disque
(Fig. 315) (•).
proligère,que M.Coste, en contradiction avec M. Pouchet, place dans l'hiîmisphère superficiel du follicule, les observations les plus récentes viendraient plutôt à l'appui de l'opinion qui veut que le disque proligère occupe la partie la plus profonde du follicule.
L'œuf se trouve situé au milieu des cellules du disque proligère, qu'il entraîne en partie avec lui lorsque, par suite de la déhiscence du follicule, il abandonne l'ovaire pour s'engager dans l'oviducte. C'est une vésicule sphérique, de 0""°,20 à 0«'",2o de diamètre. On peut se le représenter comme une simple cellule : la membrane de cellule porte le nom de membrane vilelline; elle est fort épaisse (0°"°,01 environ), parfaitement hyaline et transparente, résistante et très-élastique.' Le contenu de la cellule s'appelle vitellus; c'est un liquide visqueux, de couleur jaunfitre, dans lequel se voient une multitude de granulations. Un beau noyau vésiculaire, désigné sous le nom de vésicule germinative, est situé exccntriquement dans ce contenu, et renferme lui-même un petit nucléole arrondi, appelé tache germinalive. Le diamètre de la vésicule germinative est de 0°"",0o, celui la tache germinative de 0'"",007. 11 est rare de rencontrer deux œufs dans un mt'me follicule.
2° Le contenu du follicule est un liquide (ransparent, jaunâtre, analogue au sérum du sang, et dont la quantité, d'abord extrêmement minime, augmente graduellement dans le follicule en voie de maturation, jusqu'au moment où les enveloppes, distendues et amincies par celle accumulation de liquide, se rompent au niveau de leur point culminant et laissent échapper leur contenu.
Cor/).î jaunes. Les follicules rompus, après avoir laissé échapper l'œuf qu'ils renfermaient, deviennent le siège d'un travail particulier, d'où résulte ce qu'on appelle les corps jaunes.
Les m<!nibrancs du follicule, distendues et amincies par leur contenu, reviennent sur elles-mêmes aussitôt que ce dernier a élé expulsé. Cette rélraclion
n Polliciile» non complètement .léveloppéi, tirés de l'ovaire d'une brebis. - i. vésicule f ""«"1''? - î, tache germinalive. - 3, vitellus. - 4, membrane vilolline. - 5, disque proligère. - 0 follicule. - 7, couche de la membrane granuleuse, formée de cellules si-honqucs. - 8, coucnc ciiuiit, formée de cellules cylindriques. - 9. l.iniqne f.bicuse du follicule. - IC. tissu cellulaire lûche unissant Il tunique Tibreuse du follicule au stronia de l'ovaire.
Œuf.
Couteau du follicule
Corps jaunes.
Fonnaliou ,
SPLANCHNOLOGIE.
est due uniquement à la membrane fibreuse, qui obéit à son ôlaslicilé ; la tunique interne et la couche granuleuse, qui ne sont nullement élastiques, mais qui sont forcées, par leurs adhérences, à suivre les mouvements de la tunique fibreuse, se plissent, de la mûme manière que la muqueuse de l'eslomac, soub l'influence de la contraction de la tunique musculeuse de cet organe. Il en résulte que la cavité du follicule est considérablement rétrécie; une peiite quantité de sang qui s'est écoulée de quelques vaisseaux rompus, occupe exceptionnellement, suivant M. Coste, cette cavité, qu'envahit de bonne heure une sécrétion plastique filante et gélatiniforme, fournie par la partie enflammée. Bienlôl la couche celluleuseou granuleuse, dont une portion a été expulsée avec l'œuf subit une sorte d'hypertrophie, qui lui donne un volume énorme. Chaque cellule devient environ six fois plus grosse qu'antérieurement.; cet accroissement considérable est dû surtout à l'accumulation, dans l'intérieur des cellules, d'une multitude de granulations jaunes, de nature albumineuse, ce qui donne à l'ensemble du follicule la teinte qui a motivé la dénomination de corps jaune. Grâce à celte hypertrophie et au plissement de lamembrane interne, la cavité du follicule finit par se remplir complètement; les circonvolutions du feuillet interne, arrivées au contact, ne tardent pas à contracter des adhérences entre elles; môme après avoir oblitéré la cavité du follicule, elles continuent à se développer, et, trop à l'étroit dans la tunique externe rétractée, elles font souvent hernie à travers la déchirure du follicule et se présentent au dehors sous l'aspect de bourgeons charnus luxuriants.
Arrive à ce degré, le follicule rompu est représenté par une tumeur arrondie, qui lait saïUie à la surface de l'ovaire, et dont le volume égale quelquefois ou môme dépossède beaucoup celui du reste de la glande.
Le travail particulier qui donne naissance aux corps jaunes, commence peu après la sortie de l'ovule, et prend une intensité croissante jusque vers le treniicme ou le quarantième jour de la grossesse. Les corps jaunes restent ensuite stal,onnau-es jusque vers la fin du troisième mois, et à partir de cette tpoque Ils commencent à décliner; les circonvolutions, unies entre elles par h?d!«fit'"''' plus intimes, s'atrophient et laissent de véritables
h ir^f^n f" ''""P' granulations jaunes se résorbent, les cel-
lu es disparaissent, tandis que les vaisseaux se rétractent et s'atrophient: Au mo- Ta^L ri T ^°^P« jaunes sont encore volumineux; mais le tra-
rition cnn^^^^^^^^^^^ 'P''' parturition, et finit par amener leur dispa-
e irréT ; t °" P^"^ ^ -'■f«<^« de l'ovaire, qu'une cica-
TlVrc ?.n r '"'^''î"""^ °û la rupture s'était opérée,
la DlL , nn r considérables dans l'évolution des corps jaunes :
l'œuf a é,r'^ ' ^'^^""^ '^^ circonstance que il chute de
parcouro ^ • i °" "^'^ -damier cas, les corps jaunes
0 n 'T'' n'atteignent jamais un grand
TaÛor"^ sent dfbonnri"' ''^'''ënés sous le nom àefau.co^ps jarL. Ils se Oélris-
2s n ue los '"j' °" deux mois, on n'en trouve
plus q„o dos traces à la surlace de l'ovaire.
avec rcm-n^i-î'r' "if' "' ^^^""«"^ par un tronc qui lui est commun
Irrivéc h . r? j''^' ^^^'S'^*^ ^«"^ '«^ d'arlc'-e ulcrcovaricnne. veau de ,a r.n', ^''^'^ »''"i'-c> 9^" "aîl de l'aorte au ni-
quemcnt L nTZ T ''['^"^^'^^^^^^ Par son trajet flexucux, fournit brusnomTre ncufnoT '^"^ parallèlement et en décrivant de
"SCS flcxuos.lés, se d.visenl, s'enroulent et pénètrent dans l'ovaire parson
Artères.
DES OVAIRES
Vaisseaux lymphatiques.
bord inférieur ouhile. Dans l'épaisseur de la substance médullaire, les ramifications artérielles se subdivisent et s'anastomosent entre elles, tout en conservant leur disposition en spirale. De ces vaisseaux, enfin, partent des divisions qui pénètrent parle hile dans la substance médullaire, d'où elles se répandent dans I le stroma de la substance corticale et sur les parois des follicules de Graff.
Les veines de l'ovaire, volumineuses etplexiformes, naissent des réseaux capil- Veines, laires qui entourent les follicules de Graaf. Leurs radicules se réunissent en petits troncs contournés en spirale, qui se rendent au hile en cheminant entre les artères. Immédiatement au-dessous de l'ovaire, ces veines forment un réseau admirable, dont les vaisseaux ont 0""",5 à 3 millimètres de diamètre, véritable corps spongieux, signalé par M. Jarjavay en 1852 (I), traversé en tous sens, suivant M. Rouget, par des fibres musculaires et constituant un organe érectile comparable au bulbe du vestibule. De la partie externe de ce bulbe partent deux veines, qui vont se jeter directement dans la veine-cave, à droite, et par l'intermédiaire de la veine rénale à gauche. Les veines ovariennes reçoivent, presque immédiatement après leur sortie de l'ovaire, les veines émanées du'corps de l'utérus, et méritent le nom de veines utéro-ovariennes. Elles sont énormes, comme les artères, à la fin de la grossesse et immédiatement après l'accouchement.
Les vaisseaux lymphatiques de l'ovaire suivent les artères et .veines ovariennes. Leurs radicules, qui sont encore peu connues, se réunissent en petits troncs qui sortent de l'ovaire par le hile et se rendent aux ganglions lombaires. Je les ai trouvés bien souvent remplis de pus, et quelquefois énormément développés à la suite de la péritonite puerpérale, qui se complique si souvent d'ovarite et d'inflammation des vaisseaux lymphatiques (2).
Les 7ierfs de'l'ovaire proviennent du plexus ovarique, qui est une émanation du plexus rénal.
Développement. Les ovaires, comme les testicules, se développent aux dépens d'un blastème secondaire qui se forme sur le bord interne du corps de WolfF (3). Ils sont relativement plus volumineux chez le fœtus que chez l'adulte; ce grand développement proportionnel porte principalement sur la longueur, car, au lieu f1''Mre ovoïdes, ils sont minces iplatis. Leur surface est parlement lisse et polie.
I.eur situation hors de la ca- ^\'Q^^^ÎW=y^(0®^l^ ^ lé du bassin, dans la région ^ VJ»9J^ lioa.
ribaire, situation qui semble ' ''■'blir une grande analogie en-
: l'ovaire el le testicule, me paraît tenir uniquement au défaut de dévelop-
Iodd' ^^ii"'^'" '^^ '"^ substance corticale de l'ovaire d'une petite fille nouvcnu-néc. — 1, œuf. — 2, cnvi'- PPe cclluleiise. — 3, mailles du (issu conjonctif, dont les amas globuleux de cellules se sout échappes.
(1) Jarjavay, Anal, chirurg., t. \, p. 288.
(2) Anat. pathol., avec pl., Il» Hvr.
(3) Les corp.s de Wolff sont des organes temporaires, qui appartiennent aux premiers, empgde la vie inlra-ulérine , et qui s'atrophient aussilûl que les testicules se sont diive-
Nerfs.
Développement.
Volume de l'ovaire chez le fœtus.
Précocité du développement de l'ovaire.
(^hangemenlsqui se passent dans les ovaires à cliaque menstruation.
Rupture de la vésicule de Graaf.
poment du bassin,
SPLANCIINOLOGIE.
les ovaires pai tageanl le sort de la vessie et de l'ulérus.
le ligament de l'ovaire est si peu développé que l'extfj -. .. 11 . 1 11111/
Existence
dos follicules.
Structure.
celle époque de la vie, le ligament de 1 ovaire est si peu développé que lex milé inlerne de l'ovaire semble conliguë au bord correspondanl de l'utérus.
Les follicules ovariques existent déjà chez le fœtus, et au moment de la q sancc, ils se montrent en couches très-serrées dans toute la substance corlL de l'ovaire. Ils se composent à celle époque d'une petite masse arrondie! substance granuleuse, entourée d'une simple couche de cellules. Le slroi
de l'ovaire les divise en groupes sépj (Fig. 317) (•). rés les uns des autres par des faii
ceaux de tissu conjonclif, qui envoiei des prolongements plus fins entre le follicules de chaque groupe. Unemen brane extrêmement fine limite ex lieurement les follicules ; à sa fac interne, on rencontre une couche â cellules éplihéliales, dont chacune ren ferme un noyau allongé {fig. 312, b).
contenu des follicules consiste en un substance finement granulée {fig.2\'i,i] dans laquelle on distingue une vésicule sphérique, transparente, de 0°"" 025 d diamètre.
Les ovaires sont extrêmement petits après la naissance et ne subissent aucu— changement jusqu'à l'époque delà puberté. Cette époque est plus précoce pou les ovaires que pour les autres organes génitaux. Chez des jeunes filles de treré à quatorze ans, dont les organes génitaux externes, et l'utérus lui-même, présen taient encore tous les caractères de l'état fœtal, les ovaires avaient déjà acqai tout leur développement : ils étaient ovoïdes, mous, spongieux, pénétrés de sang
A l'époque de la puberté, il se passe dans l'ovaire des changements très-impor tants, sur lesquels Négrier (1) et M. Gendrin (2) ont les premiers appelé l'attett lion, et dont les observations de Pouchet, de Bischoff, de Racibor^^ki, nous on fait connaître les principaux détails.
Il résulte des faits présentés par ces observateurs 1° que chaque période mens truelle s'accompagne, dans l'ovaire, d'un travail particulier, qui paraît se pas?ei exclusivement dans un follicule de Graaf, lequel augmente singulièrement do volume, devient superficiel, soulève et amincit la coque fibreuse de l'ovaire, et finit par la rompre;
2» Que cette rupture du follicule de Graaf a pour but le passage de l'ovule .i Raër dans la trompe utérine (3) ;
3» Qu'il se passe donc chez la femme, à chaque période menstruelle, indépenciamment de toute cause particulière, quelque chose d'analogue à la ponte spontanuc des ovipares ; e i
n Follicules de la substance corticale de l'ovaire traitée par la potasse, puis lavée à grande eau.
coî^rde^Woltr^"'^'"" "'''"'^ '•"'^ derniers organes ctaienl développes anx dépens d'
déÏÏs «2-îïm/'r''''''7''^* P^'y^ioloffi'fves sur Ica ovaires rie l'espèce hwmwe, cons (2) T-r^S^^ S î"!'''"''^ "•n'"'"^- fl«ns niensln.alion. Paris. ISiO.
3 o7li^ n^^^^^^^^ P- Paris, 1839.
Que (levi, nt I T > ''■'^"^P<^'•î°•le nienstrtielte il v a passa:;e d'un ovule dans la Ironirc sur l'ovaire impo3sï e » " ^ " adhérences qui rendent l'application de la tromi"
DES OVAIRES
Des cicatricules des ovaires.
4» Que le mOmepht'nomène s'opère chez les femelles des mammifères à l'épo- (ue du rut ;
5" Que le follicule de Graaf, immédiatement après sa rupture, devient le siège l'un travail spécial qui donne naissance au corpus luteum, corps jaune; : 6° Que par suite du travail de résorption qui a lieu dans ce môme corps jaune, '=°''p^ le follicule sera remplacé plus tard par une cicatrice ardoisée, qui pénètre lins ou moins profondément dans l'épaisseur de l'ovaire ;
7» Que la rupture de chaque vésicule a pour conséquence une cicalricule à la ; urface de l'ovaire;
h 8" Enfin, que les cicatricules des ovaires, que les corps jaunes ne sont donc .oint le résultat de follicules déchirés par l'acte fécondant ou par la masturbaion, ou par une excitation érotique quelconque, comme le prétendait Haller,
, ui ne pouvait se rendre compte, autrement que par cette supposition, des
I lits de cicatrices, de corps jaunes observés chez des femmes infécondes. : Les ovaires conservent pendant toute la période de la vie marquée par la mens-
•uation le développement qu'ils onfacquis à l'époque de la puberté. Durant toute ette période aussi, on y rencontre des vésicules de Graaf en voie de maturation, en forte qu'il y a heu de se demander siles vésicules si nombreuses qu'on trouve chez ! fœtus, se conservent sans modification aucune jusqu'à l'époque où elles sor- :nt de celte espèce de léthargie pour se développer complètement, c'est-à-dire andant quinze à cinquante ans, ou bien si ces premières vésicules se détruisent
I I bout d'un certain temps, pour être remplacées par d'autres, de nouvelle Tmalion. Une autre question, non moins intéressante, est celle de savoir si une
; ule vésicule arrive à maturité à chaque époque menstruelle, ou si plusieurs I -teignent à la fois leur développement parfait. L'observation n'a pas encore ré- ^<ndu nettement à ces questions (1). Si une seule vésicule était en quelque sorte
•pensée à chaque menstruation, il faudrait environ trois cents vésicules pour V fSre au même nombre de menstruations qui ont heu, sauf accident, sauf gros- |^?se et allaitement, depuis l'âge de quinze ans, époque ordinaire de la puberté,
?qii'à celui de cinquante, époque ordinaire de la cessation de la menstruation.
1 l'absence de toute formation nouvelle de vésicules de Graaf, il y a donc dans
'vaire du fœtus infiniment plus de follicules qu'il n'en faut pour fournira
us les besoins de la vie de reproduction de la femme.
Après l'époque critique, l'ovaire est privé de follicules. Il se rapetisse, se ratale, et dans la vieillesse il perd sa forme ovoïde, s'aplatit, s'atrophie, devient , li-ûmement rugueux, bosselé, et semble réduit à sa coque.
|: t/^flffes. Les ovaires sont les organes essentiels delà génération. Leur extirpa- Usages, ■n frappe les femelles de stérilité. Le rôle des œufs de Baër est le même que 'UI des œufs des ovipares.
) On trouve quelquefois plusieurs corps jaunes dans le môme ovaire : sur une femme de re enTi ''"t'' "'^'"''"'^ l'ovaire droit beaucoup plus mou et plus volumineux que l'o- ' mlfrin !• .'^""'^""'^ corps jaunes. Chacun de ces corps jaunes était formé par utie , iMilhl r I •? •l'clle-mème, à la manière de la lame jaune du corps olivaire
P5 dur ^'^"^ ''^ ^^'''^^ interceptée par les plis de cette mcml.ranc, était un petit
n'es éi- '!•*'"'' ''■''''''"'""•'■^"t' nue j'ai pris pour un caillot sansuin. L'une de ces memdeux p f- i"" I •'"""'^ orangé. La femme qui est le sujet de cette observation, avait oisé -1 11 ''""^'■'^^ ^^^^ "eu fie corps jfiunes, j'ai rcnconiré un corps noir
elle ir i"'"'"^ flesséché, formé par une membrane plissée
'iibrane'"""' ' ""^'"^'"^'e"'' fortement l'une ù l'autre à l'aide d'une fausse
Organe de Rosenmiil-
1er.
Sa situation.
Il se compose de
quinze à Tingt canalicules.
4gQ SPLANCHNOLOGIE.
Nous décrirons, à l'occasion de l'ovaire, à cause de son voisinage immédiat, i corps particulier connu sous le nom d'organe de Rosenmuller.
Organe de Rosenmîiller. Il existe dans l'épaisseur du ligament large, onli l'extrémité externe de l'ovaire et la dernière circonvolution delà trompe, i petit organe tubuleux, auquel Kobeit (1) a donné le nom de parovarium, e! q a été étudié avec beaucoup de soin par M. Follin (2). Cet organe, qu'on apt çoit par transparence dans l'épaisseur du ligament large, mais qu'on distinj; mieux encore en enlevant le mince feuillet péritonéal qui le recouvre, est tué en avant des vaisseaux ovariques ; il a une forme triangulaire, à sommet rigévers l'ovaire, et se compose, en général, de quinze à vingt canalicules k', rement flexueux, inégaux en longueur, qui ont 0""",3 à 0°"°,5 de diamètre, qui sont séparés les uns des autres par un espace variable.
Chez la femme adulte, cet ensemble de tubes est appendu à la moitié exterde l'ovaire; chez le fœtus à terme, il répond au milieu du bord supérieur cette glande.
Parmi ces canalicules, on distingue celui qui occupe le bord supérieur de l'oi
gane de Rosenmuller, et qui joue le rôle d'un canal excréteur commun. U es ransversal à sa partie moyenne, et recourbé à angle droit à ses deux exlrémi tes, qu, se dirigent vers le bord supérieur de l'ovaire. Les autres canalicule
vu^'^pa^ii^i^rptririt:;; '-^'zr rrr ""-«^ t'-" "^•^-^ " r '
Oa.orince abdominal ,1e la tîom, f^*" t f " °'''' «"^Po-'le de ce canal. - J. pav.lloo
ligament de l'ovaire. - li-ament infl n' «'«"e-'oe. - 0, ovaire renverse en bas. - 4
son attache au bassin Po nr^» "^"•"'•''"'o o^arique. - ip, ligament infun.libulo-pelvien. coup » postérieur du ligament la-Ï/ '^"" * par rablalion d'une portion du fe». '
t .a. te. - , rameau vasculaire qui longe le bord de l'ovaire.
(1) Der Nebeneiersiock des Wcibcs. Ileidelherg, 184T
(2) necherd,es sur les corps de Wol/f, liiô.e um,=. Pnris, 1850.