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DES TROMPES UTÉRINES OU DE FALLOPE

Les trompes utérines (1), qu'on nomme encore trompes de Fallope, tubœ Falloanœ, du nom de l'auteur qui le premier les a bien décrites, ou mieux oviductes, •ni deux conduits placés dans l'épaisseur du ligament large, et qui s'étendent îpuis les angles supérieurs de l'utérus jusque sur les côtés de l'excavation du itit bassin.

Situation et direction. Flottantes en quelque sorte dans le petit bassin, entre les situation, aires, qui sont en arriére, et les ligaments ronds, qui sont en avant, les trom-

utérines occupent l'aileron moyen des ligaments larges, dont elles constituent

bord supérieur; elles se dirigent d'abord transversalement en dehors, et au Direction, ornent de se terminer, s'infléchissent en bas, en arrière et en dedans, pour se pprocher de l'extrémité externe de l'ovaire, auquel elles tiennent par un prongement fort remarquable. Hectilignes, ou à peu de chose près rectiligncs dans moitié interne de ce trajet, elles décrivent le plus ordinairement, dans leur

'lé externe et souvent môme dans toute leur longueur, des flexuosilés qui, Ficxuosités l'is certains cas, et surtout lorsque la trompe a été le siège d'une inflammation ''cS!'^ ''oniqueou d'une hydropisie, sont tellement considérables qu'elles représentent

,u'à un certain point les contours sinueux de la partie du canal déférent qui "isinc l'épididyme.

•s ligaments larges constituent à l'oviducte une sorte de mésentère trèsqui lui permet d'exécuter des mouvements fort étendus. Aussi n'cst-il pas

de trouver la trompe repliée, soit en avant, soit en arrière, et fixée par des i lerenccs pathologiques. Ces adhérences accidentelles, si fréquentes, impri- 'int au pavillon de la trompe une direction toute dilTérente de celle qui lui ap-

(') Voyez G. Richard, Anal, des trompes utérines, thèse inaug. Paris, )85(.

Mobilité.

SPLANCHNOLOGIE.

Longueur.

Forme.

Pavillon de la trompe.

Des franges du pavillon.

Frange tuboovarienne.

partientdans l'état normal. Les trouipes peuvent ûlre entraînées dans une hei nie avec les ovaires, ainsi que j'en ai vu plusieurs exemples; elles peuvent môn, se déplacer indépendamment des ovaires (1). L'utérus ne saurait changer de position sans entraîner avec lui au moins leur extrémité interne.

La longueur des trompes, qui est de 10 à 14 centimètres, varie quelquefois d'un côté il l'autre.

Forme, lîn raison de sa forme, l'oviducle a été comparé par Fallope à un trompe ; il commence, en effet, du côté do l'utérus par un canal d'une finesextrême, s'élargit graduellement en dehors, et se termine par une extrémii évasée en forme d'entonnoir, qu'on appelle pavillon de la trompe. Son orifit interne, très-étroit, conduit dans la cavité utérine; son orifice externe s'ouvi dans la cavité péritonéale, et présente ce fait, unique dans l'organisme humain, de la communication directe d'une cavité muqueuse avec une cavité séreuse.

Autour de cet orifice libre, qui m'a paru un peu plus rétréci que la portion d trompe à laquelle il fait suite, se développe le pavillon de la trompe, prolonge ment membraneux, qui entoure cet orifice à la manière dont la corolle d'un fleur enveloppe et protège les étamines et le pistil, prolongement découpé e franges ou festons irréguliers et comme plissés, d'où le nom de morceau frany sous lequel il a été désigné. Celles de ces franges qui sont les plus considérables, sont elles-mêmes frangées ou dentelées sur leurs bords. Pour bien voir cette disposition, il faut plonger la trompe dans un liquide : on voit alors une multitude de franges ou de petits lambeaux inégaux en longueur, flottants et constitués par des plis inégalement découpés, qui forment quelquefois deux ou trois cercles concentriques.

La surface interne des franges présente des plis longitudinaux ou obliques, très-saillants, qui se prolongent dans l'intérieur de l'oviducle.

Le nombre et les dimensions des franges sont extrêmement variables : tantôt elles existent à peine, et alors le bord du pavillon paraît simplement festonné ; tafttôt elles sont fort développées, mesurant jusqu'à 3 centimètres en longueur, et tellement nombreuses qu'elles cachent complètement l'oriûce de l'oviducle. Leurs bords, au niveau desquels on admet ordinairement que la séreuse péritonéale se continue avec la muqueuse tubaire, sont rarement arrondis et lisses; le plus souvent ils sont festonnés, dentelés ou garnis de petites franges secondaires. Généralement lancéolées, elles sont parfois ovalaires ou filiformes. Des adhérences, peut-être anormales, unissent quelquefois les extrémités libres de deux franges voisines. Souvent la base d'une frange est percée de trous, qui lui donnent l'aspect d un treillage,

La longueur des franges varie entre 10 et 15 millimètres. Mais il en est une, celle qui constitue la partie postérieure de la corolle, qui se fait remarquer par ses grandes éimensions et par le développement des franges secondaires dont sont garnis ses bords. Beaucoup plus considérable que toutes les autres, cette frange se renverse de dedans en dehors et, soutenue par un petit ligament, ligament tubo-ovarten qui s'étend du pavillon à l'extrémité externe de l'oN-airc, elle va se fixer à cette extrémité. Une disposition curieuse, signalée par Devillo, c est que cette longue et large frange, qui est triangulaire, est repliée en goul-

(1) Je n'ai jamais vu rie hernie de l'ovaire sans hernie de la trompe et j'ai vu une hernir de ia trompe sans lierme de l'ovaire. L'ovaire serait-il donc en rTié par li ir^m^e, au lieu tlenlrainer celte dcrn ère dans son déniacempiii? in., ^ •='"^"""^1"' . : ' .„ ^«.ip question par l'affirmative. '•«placement: Les faits me paraissent résoudre ceim

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