DES TROMPES UTÉRINES OU DE FALLOPE
(Fi?. 319) (*).
.lière, ouverte en arrière et en bas. D'après les recherches de G. Richard, celte frange tubo-ovan'enne ne serait pas constante. Tantôt elle s'avance jusqu'à l'ovaire et tantôt elle s'arrôte en chemin. Dans ce dernier cas, le bord libre du ligament tubo-ovarien, dans sa portion étendue entre l'extrémité de la frange et l'ovaire :présente un aspect muqueux, quelquefois môme un sillon médian et une série d'appendices aplatis, déchiquetés, comparables aux laciniures secondaires des franges véritables .Très-i'arement l'espace lenlre le pavillon et l'ovaire est occupé uniquement par le bord libre du ligament Jarge {io, fîg. 318).
L'oviducte peut se diviser en trois portions : celle qui est comprise dans l'é- «paîsseur de la paroi utérine, la portion libre ou le corps de la trompe et le pavillon.
La portion intra-utérine a environ un tcentimètre de longueur; elle est rectiiigne ou décrit une légère courbe à iconcavité inférieure. Sa cavité, assez uniîformeet très-étroile, prolonge en dehors l'espèce de corne ou d'entonnoir que présente en haut, de chaque côté, la cavité •utérine. L'orifice de communication entre l'utérus et la trompe (o5<n<m uterinum), wrdinairement occupé par du mucus épais, qui empêche le liquide injecté dans jla matrice de passer dans la cavité du péritoine, est arrondi et mesure environ 2 millimètres en diamètre. Il forme une limite nette entre la muqueuse utérine îella muqueuse lubaire : la première est lisse, polie, rosée et percée de nombreuses ouvertures glandulaires ; l'autre est pâle, blanche et plissée dans le sens longitudinal.
Le corps de l'oviducte se détache du sommet de l'angle supérieur de l'utérus, 2t se place immédiatement dans l'aileron moyen du ligament large; recliligneà son origine, dans l'étendue de deux ou trois travers de doigt, il forme ensuite des inflexions ou circonvolutions variables, quant à leur nombre et à leur étene, d'autant plus marquées, en général, que la trompe appartient à un sujet 13 jeune. Ces circonvolutions sont indépendantes de l'enveloppe péritonéale ; l'organe, et persistent quand on insuffle la trompe, après avoir enlevé le péiiloine.
; La portion rectiligne ou interne du corps de l'oviducte est plus étroite que la j portion externe ou onduleuse; la première, à laquelle Baikow a donné le nom fi isthme de la trompe (318, Od), a un diamètre de 2 à 3 millimètres; la seconde, que Henle propose d'appeler l'ampoule, est légèrement aplatie d'avant en arrière, mesure de 6 à 8 millimètres en diamètre, quelquefois même davantage; sou- "t elle se rétrécit un peu près de son extrémité. La transition entre ces deux i'Ortions est ordinairement assez brusque. La circonvolution la plus externe de la trompe présente une disposition consi lante : sa convexité est dirigée en haut et en dehors; l'extrémité périphérique ^'î loviducte, en d'autres termes, se dirige d'abord en bas, puis en arrière, de ' te que l'orifice abdominal regarde en arrière et en bas.
i.ie.'rt^'ô"*i!*^^ externe de l'ovulucle avec franges perforées. Franges ovariennes tVo) car-
'«» «le nombreuses franges secondaires.
Des trois portions de l'oviducte.
Portion intra-utérine.
Corps de l'oviducte.
Calibre de \'oviduclc.
Capillarité de sa portion utérine.
Orifice utérin de la trompe.
La trompe
fait communiquer la
cavité utérine avec
la cavité péritouéale.
Surface interne.
Plis longitudinaux de
la surface interne de
la trompe.
SPLANCIINOLOGIE.
Ces différences de diamètre entre les deux portions de l'oviducle traduisent des différences analogues dans le calibre. Tandis que la portion interne peut peine admctlre dans sa cavité une soie de sanglier, la portion externe reçoit facilement l'extrémité d'une sonde de moyenne grosseur. Du reste, les parois d. l'oviducle sont habituellement appliquées l'une contre l'autre, et sa cavité, complélement effacée, se présente sur une coupe transversale, en dedans, sous I forme d'un point, en dehors, sous celle d'une étoile, dont les branches pénétrent entre les nombreux replis longitudinaux de la muqueuse tubaire.
Dans la portion de ce conduit qui traverse les parois de l'utérus, le diamètre est capillaire, et ce n'est qu'avec beaucoup de difficulté qu'on parvient à \oir l'œil nuVorifice utérin de la trompe, ostium ulerinum. Le conduit de la trompt s'ouvrant d'une part dans la cavité de l'utérus, et d'autre part dans celle du péritoine, il en résulte que ces deux cavités communiquent entre elles, disposition qui a fait conjecturer que certaines péritonites pouvaient bien dépendre du transport dans la cavité périlonéale, à travers les trompes, d'un liquide contenu dans la cavité utérine. 11 n'est pas très-rare de trouver le pavillon de la trompe obliléré. Dans les cas d'oblitération de son orifice abdominal, la trompe se dilate à la manière d'un cône à base tournée en dehors; ses inflexions deviennent alors extrêmement prononcées. Toute la surface interne de l'oviducte, qui est d'un blanc rosé, se fait remarque)
par des plis longitudinaux, d'une largeur (Fig. 320) {"). inégale, qui se touchent par leurs fa-
ces. Ces plis, qui sont toujours parallèleà l'axe de la trompe, commencent dat.
la région intra-pariétale par deux ou troi? petites crêtes, deviennent plus nombreux et plus saillants dans la portion interne du corps de l'oviducte et prennent leur plus grand développement dans la portion évasée de ce canal. i Ils sont plus ou moins saillants :r quelques-uns dépassent à peine le niveau de la muqueuse, d'autres ont jusqu'à 2 millimètres de hauteur. Leur section transversale donne parfois l'imag de glandes en cœcum {ftg. 323), d'autre^ fois celle de villosités arborescentes {py 321). Dans ce dernier cas, les plis P"" cipaux sont garnis, sur leurs deux faces de plis secondaires, qui eux-mêmes peuvent être couverts de plis tertiaires. Souvent aussi la surface des plis présente des reliefs linéaires, espèces de côles saillantes, unies entre elles et limitant des champs ou alvéoles irréguliers, qui ne dépassent pas 0""",Q3 en largeur. Du reste, on ne rencontre aucune valvule, ni dans le trajet, ni aux orifici de la trompe.
Il est à remarquer que le degré de développement de ces plis varie aveclc-
Portion inférieure d'une section transversale de Pampoule d'un oviduclc duici dans l'alcool; ont juxtaposes et s'cmboilcnl d'un coté à Pautre. — 1. muqueuse. — 2, tunique musculcuse. —
les pl> 3, lu"
q ic celluleuse
DES TROMPES UTÉRIlNES OU DE FALLOPE.
-ujets; le plus ordinairement ils sont tellement nombreux et saillants, qu'ils remplissent complètement la caviti; du canal, ne laissant entre eux que des
(Fig. 321) (').
sentes étroites; quelquefois ils sont si peu développés et en si petit nombre, ''l'ils rétrécissent à peine la lumière de l'oviducte. 11 peut arriver que deux plis
sins se soudent par leur extréiiilc libre, de manière à formelles (p'g- 322) ('*).
! ois d'un canal plus ou moins long /. 323, *). Dans l'épaisseur du tissu ■injonctif qui sert de base à tous ces 'lis, Henle a rencontré des lacunes cavité? d'une autre nature, qui ne :it point tapissées par un épilhéiiim, et qui se rattachent peut-ôtre m système lymphatique, f'aiis sa portion étroite, la trompe dure au toucher, inextensible, et 'lire une grande analogie d'aspect Ole canal déférent; dans sa portion large, elle est affaissée sur elle-même, et ■sente des parois minces et extensibles.
' n point des plus intéressants de l'histoire des trompes a été signalé par
^ Piirlion d'une secliou transversale de l'ampoule durcie. Section d'un pli très-complexe, pourvu de 'l)reuTplij8ecoiiilnires. — lacunes dans l'épaisseur du pli. / Section horizontale d'un pli de rampoulc pourvu de plis secondaires.