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PIGMENT DE LA PEAU

' coirraSte" colorations diverses de la peau de l'homme peuvent se rapporter à la

de la peau

couleur blanche, à la couleur noire et au rouge de cuivre; elles sont dues à la "e'bii' Pi'ésence d'une matière colorante, pigmentum, qui existe chez l'Européen comme comme chez ^^^^ nègre, et qui est déposée dans la couche la plus profonde de l'épiderme. le nègre. Cclte matière colorante ou pigment peut être démontrée sur la peau du

' %uS"' "f ^'"'^ ^."^'^ P^"' ^'"'''^'^ ^ ^'^i^*^ de la macération. On voit alors qu'elle

n'est pas "'^^^ P^""* Contenue dans des vaisseaux particuliers, comme le supposait Bichat, ^contenu mais qu'elle est déposée à la face profonde de l'épiderme, où elle constitue une vaiTseau," ^^^^^^^ uniformc, qui s'enlève ordinairement avec lui, qui reste quelquefois attachée au corps papillaire. La couche cornée de l'épiderme, les papilles et le chorion ont absolument la même couleur chez le nègre et chez le blanc. Analoguiî

DE LA PEAU

au pigment choroïdien et à la matiùre colorante morbide de la mélanose, le pigment cutané est formé de molécules d'une couleur noire ou plutôt brunmarron foncé, couleur de suie, insolubles dans l'eau, déposées dans la couche de cellules la plus profonde de l'épiderme, qu'elles remplissent plus ou moins complètement chez le nègre. Dans la race blanche, les régions de la peau dont la couleur est le plus foncée (organes génitaux, mamelon, etc.) offrent rarement une couche régulière de cellules pigmentaires analogues à celles du nègre ; ces colorations sont dues en partie à des cellules pigmentées de la couche profonde du corps muqueux, en partie à des granulations déposées entre ces cellules. Le pigmenfum est constitué par des cellules pigmentaires hexagones ou polyédriques, ou irrégulièrement arrondies. Dans l'intérieur, au milieu d'un liquide limpide, sont des cjranulatïons pigmentaires, qui, à un grossissement de 300 diamètres, ont l'aspect de petits points noirs.

Chez l'Européen, la matière colorante nous échappe, parce qu'elle ne tranche pas sur la couleur de l'épiderme et du chorion ; mais sa présence chez les individus de la race blanche ne saurait être contestée.

La couleur de la peau, si intéressante pour le naturaliste et pour le philosophe, et qui est un des caractères principaux des races humaines, est en rapport assez constant avec la couleur des cheveux : ainsi, les individus à cheveux blonds ontils généralement la peau plus blanche que les individus à cheveux noirs, ainsi, voit-on coïncider avec les cheveux rouges, des taches cutanées plus ou moins analogues à cette coloration. Dans l'albinisme, il y a absence de matière colorante à la peau, comme aux cheveux, comme dans l'intérieur de l'œil. Du reste, des nuances insensibles conduisent de la coloration blanche à la coloration noire : ainsi, sous l'épiderme de la peau d'un certain nombre d'Européens, et pA'ticulièrement de la peau du scrotum, delà peau des grandes lèvres et même des petites lèvres, sur la face basanée de certains individus qui avaient passé leur vie à l'ardeur du soleil, j'ai recueilli une matière colorante tout à fait semblable à celle des nègres.

Son identité avec le

pigment choroïdien.

Rapports entre la m.i tière colorante de la peau et celle des cheveu:! .

Matière colorante noire observée chez l'Européen

dans l'état physiologique.

b. — Annexes de la peau.

Nous comprenons sous ce nom les poils avec leurs follicules pileux, les follicules sébacés et les glandes sudoripares.

a. — DES POILS ET DES FOLLICULES PILEUX.

I. Les poils sont des productions épidermiques de la peau, filiformes, très-flexi- Définition, bles et très-déliées dans l'espèce humaine, variables par leur longueur, leur diamètre et leur couleur, et qui ont 'reçu divers noms, suivant la région qu'ils occupent (1). Les poils ont pour organe producteur un organe spécial, connu sous le nom de follicule pilev.x.

Toute la surface du corps de l'homme, excepté la paume des mains, la Parties plante des pieds et le bord des lèvres, est recouverte de poils très-fins et très- pourvues de courts, sous la forme d'un duvet léger, et qui portent le nom de pr,?7,s follets (lanugo) ; mais les poils proprement dits sont groupés sur certaines régions do

(1) Les liqufinls du hérisson, les soies du sanglier, le crin du ciieval, la laine du mouton, In Ima-re de la plupart des inammifùres, sont des productions analogues aux poils. 11 en est de même des plumes des oiseaux.

oGO

SPLANCIINOLOGIE.

Différences

que présente le dévcloppeinent des poils.

Disposition des poils.

Développement.

L'n système

pileux Ircs-déve-

loppé n'est pas toujours un signe do vigueur.

La longueur et la

direction des cheveux prouvent la destination de l'homme à l'attitude

bipède.

la surface du corps, où ils sont an'cclés à des usages particuliers. Ainsi, on les trouve en trôs -grande quantité sur le crûne, où ils ont reçu le nom de cheveux, et à la face, où ils portent le nom de barbe. Les poils qui bordent l'une et l'autre paupière, s'appellent cils; la rangée arquée qui surmonte les paupières, s'appelle sourcil ; ceux qui se trouvent à l'entrée des narines, s'appellent vibrisses ; les poils de la lèvre supérieure constituent la moustache, etc. Au tronc, les poils forment un massif autour des parties génitales ; on en trouve également au creux des aisselles, dans les deux sexes ; sur le thorax, entre les deux mamelles, chez l'homme.

Le système pileux est moins développé chez l'homme que chez les autres animaux qui vivent dans l'air, d'où la nécessité des vêtements. La sensibihté tactile étant en raison inverse delà protection, on conçoit pourquoi, dans l'espèce humaine, celle-ci a été sacrifiée à la première. Les poils paraissent destinés spécialement à garantir la peau contre la température extérieure, de même que les foUicules sébacés paraissent avoir été destinésà la garantir contre le dessèchement.

Les poils présentent des différences très-marquées, suivant le sexe, suivant l'âge et suivant les races humaines. La race caucasique est celle qui offre le système pileux le plus développé; la race nègre, au contraire, le présente à son minimum de développement.

Sur le tronc et les membres, les poils sont généralement isolés; sur la té te, ils sont réunis en groupes de deux à cinq, séparés par des espaces glabres, garnis de papilles.

Les follicules pileux sont implantés obliquement dans le derme, et disposés régulièrement en séries linéaires, dont la réunion donne lieu à des figures désignées par Eschricht sous les noms de tourbillons, courants, croix. Un tourbillon est un ensemble de séries linéaires curvilignes de poils partant toutes d'un point central et se dirigeant dans tous les sens. Les tourbillons sont divergents ou convergents, suivant que les follicules ont leur cul-de-sac ou leur orifice tourné vers le point central. Les courants sont formés par des séries doubles de lignes parallèles qui se touchent sur la ligne médiane. Il existe des tourbillons et des croix à poils divergents dans le creux de l'aisselle, sur le crâne, à l'angle interne de l'œil ; des tourbillons à poils convergents sur la ligne médiane du dos, de la poitrine et de l'abdomen, etc.

Les cheveux, les cils et les sourcils existent avant la naissance ; avant la naissance aussi, tout le corps est revêtu d'un duvet très-épais, qui tombe dans les premiers mois de la vie extra-utérine. A l'époque de la puberté, la région pubienne et le creux des aisselles de l'un et de l'autre sexe; les grandes lèvres, chez la femme, le scrotum el le pourtour de l'orifice anal, chez l'homme, se couvrent de poils. En outre, chez l'homme, la barbe paraît ; la région antérieure du tronc et les membres se revêtent de poils plus ou moins longs, suivant les individus. Je ferai remarquer que le développement des poils n'est pas toujours en rapport avec la force de l'individu, ainsi que l'ont avancé certains auteurs, qui regardent un système pileux abondant comme un attribut de la force et de la virilité. Si, parmi les hommes velus, il en est qui soient doués d'un tempérament athlétique, il en est un grand nombre qui sont grêles et même affectés de phthisie tuberculeuse.

Les cheveux peuvent acquérir une grande longueur : on en a vu qui descendaient jusqu'à la partie moyenne de la jambe, et qui, disséminés autour du tronc, pouvaient le couvrir comme un vêtement. La longueur des cheveux et leur direction prouvent manifestement la destination de l'homme à l'attitude bipède;

DE LA PEA.U

, ar, dans la station quadrupède, ils traîneraient à terre et tomberaient sur la face.

1,'es cheveux présentent d'ailleurs un grand nombre de différences, sous le rapport 1° de leur direction; il en est qui sont lisses et longs, d'autres qui sont l ôpus et comme laineux : cette dernière disposition est propre à la race nègre : dans ce cas, les cheveux n'acquièrent jamais beaucoup de longueur; 2» de leur >liamétre:\es uns sont d'une ténuité excessive, d'autres sont volumineux et l oides. Le diamètre des poils est généralement proportionnel à leur longueur ; ! '.^ poils du menton et ceux de la région pubienne font exception à cette règle ; il on est de même quelquefois de ceux de l'aisselle : tous ces poils ont un diaimMre notablement supérieur à celui des cheveux; 3" du nombre; en général, les cheveux sont plus nombreux chez la femme que chez l'homme, comme si l activité du système pileux se concentrait, chez elle, sur le cuir chevelu ; 4° de la miileur; la couleur des cheveux établit entre les hommes des différences importantes. Les nombreuses nuances de coloration des cheveux se rallient autour de Irois couleurs principales : le noir, le blond et le ronge de feu. Le blond appartient spécialement aux habitants du Nord et aux tempéraments dits lymphatiques ; le unir, aux habitants du Midi et aux tempéraments dits bilieux ; le rouge de feu n'appartient à aucun tempérament en particulier; et, dans nos idées de beauté, ( ette couleur, qui s'accompagne ordinairement d'une transpiration d'odeur désagréable, aété regardée comme une disgrâce de la nature. Il est bon de rappeler que le pigment de la peau est généralement en rapport avec la couleur des cheveux.

La barbe est propre au sexe mâle : elle occupe la portion inférieure de la face, et par conséquent laisse à découvert les régions qui servent éminemment à l'expression de la physionomie, savoir : les régions oculaire, nasale et frontale.

On ne saurait trop insister sur la relation qui existe entre le développement Mes organes génitaux et celui de la barbe. L'eunuque est presque imberbe.

Les soins minutieux que nécessitent une longue barbe et une longue chevelure, ont porté l'homme à s'en affranchir, en se soumettant à la coupe périodique des cheveux et de la barbe. Il est assez remarquable que les peuples les plus efféminés, les Orientaux, par exemple, soient précisément ceux qui attachent le plus de prix à une longue barbe. L'hygiène s'occupe, non sans de grands motifs, de l'inQuence de ces diverses habitudes sur la santé.

La forme des poils est généralement cylindrique, quelquefois un peu aplatie ou elliptique ; on en rencontre également dont la section est triangulaire, ou quadrangulaire à angles mousses, ou réniforme. Plus les poils s'écartent de la forme cylindrique, plus ils ont de tendance à friser; chez le nè^re, les cheveux présentent un aplatissement tel que leur section est deux ou trois fois plus étendue dans un sens que dans l'autre.

IL Les follicuk'i pileux sont des espèces de tubes allongés, fermés en cul-de-sac une de leurs extrémités et logés dans l'épaisseur delà peau ; suivant leur lon- ^ gueur, qui varie entre 2 et 6 millimètres, ils ne dépassent pas les limites du derme ou s'étendent jusque dans le tissu cellulaire sous-cutané.

C'est du fond du follicule que naît la papilli: pileuse, papille conique, à base adhérente, à sommet libre, qui est reçue immédiatement dans la base du cheveu, creusée en cône pour la recevoir.

Leur axe longitudinal est toujours oblique par rapport à la surface de la peau, d'où la direction inclinée des poils.

C'est par son fond, et pour se rendre essentiellement à la papille, que le follicule reçoit les vaisseaux et les nerfs destinés à l'accroissement du poil. Le grand

Différences des cheveux.

De la barbe.

Forme des poils.

Follicules pileux.

Papille pileuse.

Piructure (U's follicules pileux.

Tunique libreuse.

Tunique cet' luleuse.

502 SI'LANCIINOLOGIE.

nombre des vaisseaux et des nerfs qui se rendent aux parties abondamment pourvues de poils, établit combien est active la nutrition des follicules pileux, et explique la douleur qui résulte de l'arrachement des poils.

Les follicules pileux, représentant des dépressions en doigt de gant de la peau, sont formés de deux parties distinctes : une externe ou fibreuse, représentant 1. derme; l'autre, interne oacelluleuse, qui se conlinue avec l'épiderme.

1" La première, lunique fibreuse du follicule, ou follicule proprement dit, n'eM

(Fig. 379,

(Fig. 380) f).

facile à isoler que dans les portions de cet organe qui occupent le tissu cellulaire sous-cutané ; elle a une épaisseur de 0«"",03 à 0"">',05 ; on y distingue trois couches :

Une extertie, très-mince, formée de fibres longitudinales de tissu conjonctif, qui se continuent avec les faisceaux du tissu cellulaire voisin (fig. 379, 1).

Une moyenne (2), plus épaisse, composée de fibres circulaires, qui, d'après Henle, contredit en cela par Kœlliker, ne manqueraient pas d'analogie avec celles de la tunique moyenne des vaisseaux, et dans lesquelles l'acide acétique fait découvrir de nombreux noyaux transversaux, disposés autour du poil.

Et une inter7ie (3). lame homogène, extrêmement mmce, hyaline, réfractaire aux acides ainsi qu'aux alcalis, et dans l'épaisseur de laquelle on distingue des fibres très-fines, parallèles ou anastomosées entre elles

20 Lapor//on celluleuse du follicule représente l'épiderme de la peau. Ce dernier pénètre dans le follicule avec ses deux couches ; la couche muqueuse {qaine externe de la racine, Kœlliker [fig. 379, 5]), aies mêmes caractères qu'à la surface de la peau ; elle est bien plus épaisse que la couche cornée et mesure 0-,0o ;

ic!ûS!^j::'ï:S!':;:,!Lr':^: Ér.rn" ^r-"»-'"- «-«o- --versaie d-un ronicuie pi.

- 3, membLe hon,ogen d:%lliciîe 1 T eoSo "

follicule. 0, poil. '"■■icuie. 4, coucl.e muqueuse. - 5, couche cornée de Tépiderme du

oilQ.-'2?îtlX:r 'fif] "'/"«"on et la macération du cuir chevelu. 1, follicule glande pileu'se -! -, To7 du foil^u?; pileï. ""''"'^ " • " ^ P«P""e <>" poil. - a,

DE LA PEAU

souvent ses cellules les plus superficielles sont allongées et perpendiculaires à l'axe du follicule. La couche cornée, au contraire, difl'ère considérablement de celle de l'épiderme cutané. Elle diminue d'abord d'épaisseur, depuis l'ouverture du follicule jusqu'à l'embouchure des glandes sébacées, dans lesquelles elle se continue en même temps que la couche muqueuse. Plus bas, elle s'amincit encore et finit par se réduire à une simple couche de lamelles aplaties, appliquées sur le poil. Puis elle s'épaissit subitement, par suite des modifications que subissent les

IFig. 38i; (*).

lamelles épidermiques, lesquelles deviennent transparentes, hyalines, et sont dépourvues de noyau. Henle y distingue trois plans de lamelles; les deux plans externes sont formés de lamelles quadrilatères, à grand diamètre parallèle à l'axe du follicule {fig. aSt, 2, 3,et/îgr. 382) ; le plan interne constitue une homogène trèsmince (pelhcule épidermique de la gaîne interne de la racine, Kœlliker), qui, sous l'influence de la potasse ou de la soude, se décompose en lamelles rubanées, disposées perpendiculairement à l'axe du follicule et au grand diamètre des couches situées en dehors d'elle {fi(/. 383).

Au voisinage du fond du follicule, les deux couches épidermiques s'amincissent, ce qui élargit la cavité du follicule et lui permet de loger le renflement par lequel commence le poil et qu'on appelle sa racine. Celle-ci repose sur une sorte de papille de forme ovoïde ou conique, à base large ou rétrécie, qui s'élève du fond du follicule {fig. 380). Dépendance de la tunique fibreuse du follicule, la papille du poil a un aspect homogène ou vaguement flbrillaire ; elle est pourvue de vaisseaux et de nerfs et fournit les matériaux du poil.

On distingue dans un poil une portion libre, ou tige, terminée en pointe, et une portion contenue dans le follicule pileux, ou racine.

Celle-ci repose sur la papille par une extrémité renflée, un bouton, qu'on appelle aussi bulbe du poil et dont la largeur est double ou triple de celle de la tige : c'est une substance molle, comme gélatineuse, dans laquelle se pressent une multitude de noyaux aplatis, circulaires, et chez les personnes à cheveux foncés,

(•) Section horizontale du cuir chevelu, pnssant au-dessous des glandes pileuses. — a, section transversale d'un follicule pileux avec son poil. — b, section d'un follicule pileux dont le poil est lonibtf et qui «*t un peu affaissé. — I, couche muqucugc de l'épiderme du follicule pileux. — 2, 3, feuillets externe, moyen et interne de la couche cornée de l'épiderme du follicule pileux.

Racine du poil.

Papille.

Diverses parties du poil.

SPLANCHNOLOGIE.

Composition des poils.

1» Substance corticale.

2'>Substance médullaire.

des umas de granulations pigmentaires. Lorsque le poil cesse de croître, ce l)ulbe se transforme lui-m(^me en une substance analogue à celle du poil.

Immédiatement au-dessus du bulbe, et dans une étendue peu considérable,

la racine du poil conserve encore une grande mollesse, mais se distingue du bulbe par ses noyaux en bâtonnets, parallèles à l'axe du poil.

Deux substances composent généralement la tige des poils, la substance corticale et la substance médullaire.

1° La substance corticale, incolore dans les cheveux blancs, colorée uniformément ou sous forme de taches dans les autres, est striée longitudinalement, et peut être divisée , surtout sous l'influence de l'acide sulfurique bouillant, eu longuesflbresparallèles; celles-ci se décomposent elles-mêmes en fibrescellules aplaties, fusiformes, très-allongées, de O^^jOo à O^-^jO? de longueur, et renfermant chacune un noyau foncé presque filiforme. Ces noyaux procèdent des noyaux circulaires du bulbe, tandis que les fibres-cellulesproviennent delà substance intermédiaire {fig. 379, 381).

2° L^substance médullaire, qui fait défaut, chez l'adulte, dans les poils très-fins, et

chez l'enfant, jusqu'à l'âge de six ans, dans tous les poils (Falk), mesure environ le tiers de la largeur totale du poil. Elle est tantôt homogène et transparente , tantôt granuleuse et opaque. Ce dernier aspect est dû à des bulles d'air qui pénètrent dans l'intérieur du poil exposé à l'air; il disparaît quand le poil s'imbibe d'eau ou d'un liquide quelconque, et reparaît par la dessiccation. La substance médullaire est formée, d'après Kœllikcr, d'une double rangée de cellules, qui , , deviennent visibles quand on a fait

bomlhr un cheveu dans une solution de soude caustique.

étcrdu';°!re^^uTse'otÎùviïé''ïn'lam£^^ ' «^«'"^ P""^

(••) Épidorme du follicule pileux, d ."chd < u " . '^T'""' solution de potasse. K travers les lamell , dû ' 1 ' L """""

celles du plan moyeu. 'aniciii.s du plan interne de la couclie corni5c, on voit par transparence

DE LA. PEAU

{Fig. 38B' ("),

A la surface de tous les poils, sans exception, on trouve de petites écailles apla- Ues, imbriquées de telle façon que les plus inférieures recouvrent en partie celles qui sont au-dessus, et qui constituent ce qu'on appelle Vépiderme ou la cuticule du poil. Cette cuticule , commence au fond du follicule, ('''S- 3»^) v*)-

et ne s'y distingue que par sa i mollesse. Sur la tige du poil, le 1 bord supérieur des écailles est souvent un peu déjeté en dehors, . ce qui donne une apparence dent lelée au bord du poil. C'est le : présence de ces lamelles qui ; avait fait croire que les poils sont composés d'une multitude de cônes creux, emboîtés les unsdans Hes autres, comme des cornets. En traitant un poil par l'acide sulfurique concentré on décompose cet épiderme en ses éléments.

Les poils, arrivés à une longueur déterminée, variable pour chaque individu, cessent de croître, par suite des modifications indiquées plus haut, survenant

dans les éléments qui sont en contact immédiat avec la papille. Dès lors le poil devient libre, en quelque sorte, dans le follicule, et ne tarde pas à être expulsé par un poil nouveau qui s'y produit. Cette mue, qui s'opère périodiquement chez les animaux, paraît avoir lieu également chez l'homme, mais d'une manière irrégulière ; tous les jours, en effet, on trouve des poils qui sont tombés au pubis, aux moustaches, à la barbe, aux sourcils, etc., et Henlefait remarquer qu'entre les cheveux que l'on coupe réguUèrement et qui portent la trace des ciseaux, on en rencontre toujours qui sont terminés en pointe.

Aux follicules pileux sont annexés des faisceaux de fibres musculaires lisses, appelés par Eylandt arredores pili. Ces fibres naissent des portions superficielles du derme, immédiatement au-dessous de l'épiderme, et se réunissent en faisceaux aplatis, qui se dirigent généralement vers le fond d'un follicule pileux, en couvrant une des faces de la glande sébacée annexée à ce follicule {fig. 387). En se contractant sous l'influence du froid ou de certaines émotions, ces petits muscles redressent les follicules pileux, et font saillir leur orifice au-dessus de la surface de la peau : c'est ce qui constitue le phénomène de la chair de poule.

Epiderme du poil.

Muscles annexés aux follicules pileux.

b. — GLANDES SÉDACliES.

La peau contient dans son épaisseur des (jlandes sébacées : ce sont de petites glandes blanchâtres, du volume d'un grain de mil, qui sont logées dans l'épais-

(•) Cheveu arraché violemment. Les petites écailles épidermiques de la portion inférieure de la lige •ont renversées en bas. , a ia A

(") Bord latéral de la tige d'un poil, avec un petit lambeau de l'épiderme du follicule pileux, écarte du poil et replié. — I, substance corticale. — 2, épiderinedu poil. — 3. surface itilerue de I épiderme du follicule pdeux. — 4, 5, section de cet épiderme : 4, plan iulorue do lamelles épidormiques; 3, plan moyen.

Dénuition.

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