‹ Traite d'anatomie descriptive (volume 2)Chapitre 15 sur 180 · SIRLCTUIIE DU VOILE DU PALAIS · texte numérisé non relu

SIRLCTUIIE DU VOILE DU PALAIS

Parties constituantes du voile du palais.

Elle est en grande partie constituée par des fibres propres.

Lamelle fibreuse.

Raudelette fibreuse du raphé médian .

Le voile du palais présente à considérer 1 " une charpente aponévrotique ; 2° des muscles qui le meuvent, et qui en constituent la partie essentielle; 3° des gland nies, qui forment une couche épaisse; 4° des vaisseaux, des nerfs, du tissu cellulaire; 5° un tégument niuqueux.

1» Portion aponévrotique.

La portion aponévrotique, ou mieux V aponévrose palatine est extrêmement dense, et continue en arrière la voûte palatine; généralement considérée comme l'épanouissement du tendon réfléchi du péristaphylin externe, elle est en grande partie constituée par des fibres propres, lesquelles font suite au tissu fibreux qui prolonge en arrière la cloison et le bord externe de l'orifice postérieur des fosses nasales, et la portion fibreuse de la trompe d'Lustache.

Indépendamment de cette membrane aponévrotique, il existe encore une lamelle fibreuse, subjacente à la précédente, qui fait suite au tissu fibreux de la voûte palatine; en sorte qu'on pourrait considérer la charpenle de la moitié supérieure du voile du palais comme formée par deux lames fibreuses, une supérieure, une inférieure, entre lesquelles serait placée la couche glanduleuse.

Enfin, une bandelette fibreuse, étendue de l'épine nasale à la luette, occupe le raphé médian de la face inférieure du voile du palais, et fait relief sous la membrane muqueuse. Cette petite bandelette envoie entre les glandules du Aoile du palais un prolongement qui sépare la moitié droite de la moitié gauche de ce voile.

2" Muscles du volie du palais.

Préparation. Commune à tous les muscles dn voile du palais. Il suffit d'enlever la muqueuse, les glandules suhjacentes, d'étudier la disposition des muscles dans l'épaisseur du voile du palais, et de suivre hors de ce voile les faisceaux musculaires ascendants et descendants qui en émergent ou qui s'y rendent.

Il y u deux palatoslaphyliiis.

1" l*alato-staphyIlns.

Les palato-slaphylins [Vis) sont deux très-petites bandelettes charnues, cylin-

DE LA BOUCllli ET UE SES DÉPENDANCES.

n iques, juxtaposées, siluùcs de chaque côté de la ligne médiane, étendues de

opine nasale postérieure, ou plutôt de l'aponévrose qui lui fait suite, à la base lie la luette. Uecouverts par la muqueuse nasale, qu'ils soulèvent, ils recouvrent Attaches.

I' muscle péristapliylin interne. Les deux palato-staphylins, à raison de leur jux- nappoi-ts.

aposilion, paraissent, au premier abord, ne former qu'un seul muscle arrondi ; il où les noms à'azygos uvulœ, columellœ nmsculus leres, qui lui ont été donnés. Action. Releveur de la luette. Action.

20 Péristiiplij'iin interne.

Préparation. Enlever la niiiqueiise qui recouvre une saillie verticale qu'on remarque le long (lu bord externe de l'oritice postérieur des fosses nasales, derrière la trompe d'Eustache ; enlever la muqueuse qui revêt la face supérieure du voile du palais.

Le péristaphylin interne [pélro-salpingo-iita'phylin , Winslow; pétro-siaphylin , Situation.

(♦) Stcliori vtrlicul« et transversale de la hase du crâne, passant derrière les orilices des trompes d Kustache Musnlcs du voile du palais, vus par la face postérieure.— 1. curiilafc de la trompe.— 2, sa cavité. — Pc, condyle de la mâchoire inférieure, dont la branche (;auche a été sciée et écartée latéralement. — Sj, muscle péristaphylin cxterue. - p,-, plérvjjoïdien externe. — \>p, pharyngo-slaphylin. — Pif, pleryjçoidieii interne, coupé à sou origine. - 11p. "crochet de l'aile interne de l'apophyse piérygoïJc. — ■p . <./> , Cp'', portions du constricteur supérieur, coupées prés de leur origine - pm, ligament ptérygomaxilliiirc.- M/ci-, mylo-hyo'idicn, coupé à son origine. - Vis, péristaphylin interne; celui du côté gauche fP<.i7i a clé eulevc. —C.s, glosso-slaphylin. — l'is, palalo-slaphylin .

Figure.

luserlions.

nirocllon.

Tcnninaisoii lies libres.

llappoi Is.

Action.

Situation .

Iiiscrtious.

36 siM.ANCiiNoi.qr.iiî.

Chauss., Vis) est situé par su porlioii vorlicale sur le cAlé de l'orifice postérieur (les fosses nasales, et par sa portion horizontale dans l'épaisseur du voile du palais; assez épais, étroit, arrondi en haut, épanoui et triangulaire dans le voile.

Il s'insùre par de courtes fibres aponévrotiques : 1° à la face inférieure du rocher, prés de son sommet j 2" à la partie voisine du cartilage de la trompe d'Eustachc. Uo là, ses libres se portent obliquement de haut en bas et de dehors en dedans, en contournant le côté e.\terne de celle trompe. Arrivé au niveau du bord externe du voile du palais, ce muscle devient horizontal, et ses fibi esfasciculées vont en divergeant, de telle sorte qu'elles mesurent toute l'étendue du diamètre antéro postérieur du voile. Les fibres les plus antérieures "vont s'im-

planler par de courtes fibres tendineuses au bord postérieur de la membrane aponévrotique. Les autres fibres musculaires se terminent également par des fibres aponévrotiques, mais très-courtes, qui se confondent sur la ligne médiane avec celles du côté opposé, immédiatement au-dessous du palato-slaphylin {fi(j. 22).

Rapports. Recouvert par la muqueuse du pharyn.ic et par celle qui revêt la face supérieure du voile du palais, le périslapbylin interne répond en dehors, dans sa partie verticale , aux muscles péristaphylin externe et constricteur supérieur du pharynx, et en bas, dans sa parlie horizontale, au pharyngostaphylin. 11 forme donc la couche musculaire la plus supérieure du voile du palais, en exceptant toutefois le palato-staphylin qui le recouvre.

Acliu7i. C'est le muscle élévateur du voile du palais {elevnlor palati mollis, Alb., Sœmm.) : la longueur de ses fibres, sa direction, sa forme, le rendent très-propre à remplir cet usage. 11 est à remarquer que la partie aponévrotique du voile du palais participe à peine au mouvement d'élévation de ce voile.

3" Péristaphylin externe.

Grôle. aplati, réfléchi {circumflexus palali. Alb., Sœmm., spkéno-slaphyUn, Winslcw, Ss), aponévrotique dans une bonne partie de son étendue, ce muscle est situé, par sa partie verticale, le long de l'aile interne de 1 apophyse ptérygoïde, en dedans du muscle ptérygoïdien interne, et par sa partie horizontale, dans l'épaisseur du voile du palais.

laser lions. Ses insertions fixes ont lieu : i» à la fossette dite scaphoïdienne, qui surmonte l'aile inlerne de l'apophyse ptérygoïde; l'tiU partie voisine delà

(•) Portion poslérieure de la voûte palatine cl voile du palais vus par la face inférieure, après l'ablalion de la inuqueu e. - lI/),crochet de Tapophyse ptérygnïde. - S«, péristaphylin eitcrne. - r/s, pcnslanhvlin inlorne. - l'/s, palalo-stapl.ylin. - Cs, glosso-staplivlin. - Pp. pharyngo-staphylin. - Ces dcui (lernicrs muscles oui cic coupe il droites du point ...i ils s'enire-cro.seni avec le peristapl.yl.» Miicnr - H, hncciiialeur.

DU LA BOUCUIK KT \)K SliS UHPENDAJNCHS.

mande aile du sphénoïde; 3° un pou sur la porlion fibreuse de la Irompe d'Kuslachi. Do là, ce muscle, qui constitue un faisceau mince, aplati d'un côtc^ il l'autre, Direction ^0 porte verticalement en i)as; arrivé au voisinage du crochet de l'aile interne de l'apopliyse ptérygoïde, il di'génùre en une aponévrose resplendissante, qui se plisse sur elle-mûmej se réfléchit i\ angle droit sous le crochel, contre lequel elle est sa rédcxion maintenue par un petit ligament, et stir lequel elle gliise à l'aide d'une petite "^i^'J'^ synoviale. Devenue horizontale, celte aponévrose s'épanouit en se portant en de- Tonninai- (lans, pour s'identifier avec la membrane aponévrotique du voile du palais (Ss') l'térygo ou sphéno-salpiiigo-stapliylin, Winslow; plérijgo-staphylin, Chaussier).

R'if'ports. Dans sa portion verticale, il répond, en dehors, au plérygoïdien in- Happoits. lerne, en dedans, au péristaphylin interne, dont il est séparé par le constricteur supérieur du pharynx et par l'aile interne de l'apophyse ptérygoïde.

Dans sa portion horizontale ou aponévrotique, il est antérieur mu péristaphylin Action, interne, et offre les mômes rapports que la portion aponévrotique du voile.

Action. Il est tenseur de la portion aponévrotique {tenseur du voile du palais), mais n'imprime d'ailleurs aucun mouvement à ce voile. Lorsqu'il prend son point fixe en bas, il peut dilater la trompe d'Eustache, suivant la remarque de Haller.

i° Pharyngo-staphylin ou paIato-pharyn§ien.

Ce muscle (P/?, fig. 24) est étroit et fasciculé à sa partie moyenne, qui occupe le pilier postérieur , large et membraneux i ses extrémités, dont l'une est dans l'épaisseur du voile du palais, et l'autre dans l'épaisseur du pharynx.

Insertions. Dans l'épaisseur du voile du palais, il forme une membrane musculeuse qui occupe toute l'étendue du diamètre antéro-poslérieur de ce voile, et vient se réunir en arc sur la ligne médiane, avec le muscle du côté opposé {fig. 22). Les fibres de cette membrane se concentrent en quittant le voile du palais, et reçoivent deux faisceaux provenant, l'un, de l'aponévrose qui continue en arriére la voûte palatine, l'autre, du bord inférieur

du cartilage de la trompe d'Eustache (P/.>', fig. 22) et du tendon du péristaphylin externe. De la réunion de ces divers faisceaux résulte un muscle arrondi, qui occupe l'épaisseur du pilier postérieur et qui se termine inféricuremeiil de la manière suivante : 1" les unes gagnent la ligne médiane postérieure du pharynx, où elles s'entre-croisent avec celles qui proviennent du muscle du côté opposé ; 2" d'autres se perdent dans la membrane fibreuse du pharynx, en s'insérant à un faisceau élastique qui part de la corne inférieure du cartilage thyroïde ifig. 24*);

(') Pharyin et œsophage ouvcrls par la face postérieure ; on a enlevé la niii(|neusc. — I, sunnnet île la i;oriic supérieure du cjrlila;4C Ihyroïtle. — 2, cpi(;lotlc. — 3, muscle arytéuoïdieii. — 4, muscle ern;oiirytcnoidicu postérieur. — S/), si jlo-4)liaryn(,'ieu. — i'p, pliaryu|;o slapliylin . — \.p, cuiislricleur inférieur. — libres circulaires de l'œsoptnij;!'. — i/, (iln'cs longitudinales.

SPLANCIINOLOGIK.

3° enfin le plus grand nombre s'insère à la base de la corne supérieure du cartilage thyroïde, ainsi qu'à toute la longueur de son bord postérieur (fig. 24, ly).

apports. Rapports. 1° Au voile du palais, il forme la couche musculeuse la plus inférieure de ce voile. Il est séparé, en bas, de la muqueuse, par la couche glanduleuse; en haut, il répond à la couche musculeuse qui résulte de l'épanouissement du péristaphylin interne, "i" Dans l'épaisseur du pilier postérieur, il est en rapport avec la muqueuse, qui "le rev(}t en (ous sens, cxceplé en dehors. 3" Au pharynx, il forme la couche musculeuse la plus profonde, couche intermédiaire aux constricteurs et à la membrane muqueuse.

ciioii. Action. Les muscles pharyngo-staphylins sont abaisseurs du voile du palais.

Sous l'influence de leur contraction, qui s'opère pendant le deuxième temps de la déglutition, les piliers postérieurs se rejoignent sur la ligne médiane; le voile du palais forme alors dans le canal pharyngien une cloison oblique de haut en bas et d'avant en arrière, qui le divise en deux parties sans communication entre elles : l'une supérieure ou nasale, l'autre inférieure ou œsophagienne, cloison qui s'oppose au passage du bol alimentaire dans les arrière-narines Quand ce muscle prend son point fixe en haut, il élève la paroi postérieure du pharynx. 11 est un des agents les plus importants de la déglutition.

5° Glosso-stapliylin.

Situation. Petite languette charnue (Gs, fig. 23), située dans l'épaisseur du pilier anté- Figure. fieur du voile du palais, étroite à sa partie moyenne, élargie à ses extrémités.

Son extrémité inférieure, épancuie sur les côtés de la langue, se continue avec le muscle stylo-glosse. Son extrémité supérieure, également épanouie dans l'épaisseur du voile du palais, confond ses fibres avec celles du pharyngo-staphylin. Sa partie moyenne, Irès-grôle, forme le pilier antérieur et se dessine à travers !a demi-transparence de la muqueuse très-ténue qui le revêt. Action. Action. Abaisseur du voile du palais, élévateur des bords de la base de la langue,

et constricteur de l'isthme du gosier. Les deux muscles glosso-sfaphylins, en se contractant, se touchent sur la ligne médiane, oblitèrent l'isthme du gosier et empêchent l'aliment de rétrograder du pharynx vers la bouche. •

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