‹ Traite d'anatomie descriptive (volume 2)Chapitre 176 sur 180 · VAISSEAUX DU LABYRINTHE · texte numérisé non relu

VAISSEAUX DU LABYRINTHE

Vaisseaux. |o Arlères. — Outre l'artère principale du labyrinthe, satellite du nerf auditif, et à laquelle on peut donner le nom à' artère auditive interne, l'oreille interne reçoit plusieurs petites artères qui viennent de l'extérieur à travers de petit ; canaux creusés dans l'épaisseur du rocher (1).

Ancres. a. L'artère auditive interne (2), branche de la basilaire ou de la cérébelleuse antérieure et inférieure, pénètre dans l'oreille interne par le conduit auditif interne, et se divise en branches vestibulaires, plus petites, et en branches Hmaciennes, beaucoup plus considérables.

Les branches vestibulaires accompagnent les branches nerveuses correspondantes

(•) Faisceaux nerveux terminaux cl feuillet supérieur de la lèvre tympanique cl de la membrane basilaire (2), provenant d'un limaçon de veau ramolli dans l'acide chlorhydriquc. — En 1, la membrane basilaire est renversée en liaut. — 3, faisceau nerveux détaché, vu de profil.

(!) Ces vaisseaux ne peuvent ctro injectes avec succès que sur les enfants nouveau-nés. Pour voir les artères, Il faut une injection très-déliée. Les veines peuvent clie parfaitement étudiées, sans injection préalable, cliez un enfant nouveau-né, mort dans un état d'asphyxie.

(2) Cette petite artère a été parfaitement ngurée par Arnold, fascic. 2, tab. VII, fig. 10 et II.

ORGANES DE l'oUÏE.

pour se rendre au saccule, à Tutricule et aux ampoules des canaux verticaux, où elles donnent naissance à des réseaux capillaires, développés surtout au voisinage des expansions nerveuses. Suivant Huschke, chaque canal demicirculaire reçoit deux branches qui s'élèvent, l'une, le long de l'extrémité ampullaire, l'autre, le long de l'extrémité non ampullaire, et qui s'anastomosent au niveau de la portion culminante du canal.

Les branches limaciennes traversent les trous de la lame criblée spiroïde, cheminent d'abord parallèlement à l'axe de la columelle, puis se réfléchissent successivement en dehors, pour s'engager entre les deux feuillets de la lame spirale et gagner le canal cochléaire. Des nombreuses ramifications qu'elles fournissent dans ce trajet, les unes se répandent dans le périoste du limaçon, et y forment un réseau capillaire, qui devient très-serré au niveau de la strie vasculaire ; d'autres se distribuent à la lame spirale : le réseau qu'elles fournissent a de nombreuses communications avec le vaisseau spiral, situé, .comme nous l'avons vu, au-dessous de la région de l'appareil auditif terminal. Ce vaisseau, probablement une veine, parcourt toute la longueur du canal cochléaire et augmente de volume du sommet vers la base du limaçon. Une des branches limaciennes parcourt le canal central de la columelle, émerge par l'orifice supérieur de ce canal et se distribue au périoste de la coupole du limaçon. En dehors du vaisseau spiral, le réseau formé par les branches limaciennes s'étend sur la membrane basilaire, et communique avec celui du périoste du limaçon.

6. Une petite artériole, qui occupe l'aqueduc du vestibule, se divise, au niveau de l'orifice interne de ce canal, en ramifications multiples, dont les unes sont destinées au périoste du vestibule, les autres au saccule, à l'utricule et à l'ampoule du canal membraneux horizontal.

c. Une autre artériole, logée dans l'aqueduc du limaçon, se distribue à la membrane de la fenêtre ronde, au périoste du limaçon, à la lame spirale, et communique avec le vaisseau spiral.

d. Enfin une petite artère cheminant dans un canal qui, du bord supérieur du rocher, se dirige vers les canaux demi-circulaires, se ramifie dans le périoste de ces canaux, dans les canaux membraneux et dans le tissu osseux qui les entoure.

2" Veines. — Lesveines du labyrinthe correspondent généralement aux artères veines, du mOme nom, et se jettent, les unes dans le sinus pélreux supérieur, les autres dans le sinus pétreux inférieur.

rv'ous ne savons rien des lymphatiques de l'oreille interne.

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