II. fi
SPLÂNCHNOLOGIE.
Caraclcrcs diflcrcu-
tiels.
Prédominance de volume des canines supérieures.
b. Caractères difj'érenliels. Les canines supérieures se distinguent des inférieures parleur longueur et leur épaisseur, qui sont beaucoup plus considérables.
Les racines des canines supérieures répondent à l'apophyse montante de l'os sus-maxillaire, et se prolongent jusqu'à la base de cette apophyse, chez certains sujets. La longueur de ces racines explique la difficulté de l'avulsion des canines supérieures et les accidents dont celte opération a été quelquefois suivie. 11 existe dans les cabinets de la Faculté plusieurs pièces sur lesquelles on voit les canines développées dans l'épaisseur de l'apophyse montante, et renversées de manière à présenter la couronne tournée en haut et la racine en bas.
4° Dents molaires ou mullicuspidées.
Nombre. Au nombre de vingt, dix à chaque mâchoire.
Situation. Elles occupent les cinq dernières alvéoles de chaque moitié d'arcade alvéolaire, et se trouvent, par conséquent, plus rapprochées du point d'appui que toutes les autres dents : aussi sont-elles très-avantageusement disposées pour exercer une pression puissante sur les corps que nous voulons écraser entre les dents. C'est à cette disposition que se rapporte le mouvement instinctif par lequel nous plaçons entre ces molaires les corps qui offrent une grande résistance à vaincre pour leur écrasement. Les herbivores présentent les dents molaires à leur maximum de développement.
Leurs carac- Lcs Caractères généraux qui appartiennent à toutes les molaires, sont les sui-
lères géné- ^.^^^^ .
i° Étendue considérable de leur surface triturante, qui surpasse de beaucoup celle des incisives et des canines ;
2" Absence de coupe en biseau, les deux faces, l'antérieure et la postérieure, étant parallèles, au lieu de se rapprocher pour former un bord tranchant ou anguleux. Ce caractère est évidemment lié au précédent;
3° Inégalités de la surface triturante, qui présente des éminences et des dépressions ;
4° Forme arrondie et même cubique de la couronne ; 5° Brièveté de la couronne dans le sens vertical; 6° Multiplicité des racines.
Deux classes Lcs molaircs sont divisées en deux classes, d'après leur volume et d'après le de molaires, nombre des tubercules dont est armée leur surface triturante. Les plus petites portent le nom de petites molaires oa bicu^pidées ; les plus volumineuses sont les grosses molaires ou multicuspidées.
Il est à remarquer que dans la première dentition, toutes les molaires, sans exception, sont multicuspidées.