I. — PETITES MOLAIRES OU MOLAIRES BICUSPIDÉES
Au nombre Au nombre de huit, quatre à chaque mâchoire, deux à droite, deux à gauche.
de huit. Elles se distinguent par les noms numériques de première, deuxième, etc.
Situation. Llles sont situées entre les canines et les grosses molaires ; les petites molaires
Couronne supérieures correspondent à la fosse canine.
irréguiicre- ^ Caractères généraux. 1° La couronne est irrégulièrement cylindrique, aplatie
""drlquï!"' d'avant en arrière, ayant son grand diamètre dirigé dans le sens transversal.
DE LA BOUCFIE ET DE SES DÉPENDANCES
Fig. 70) (♦)
I.a face antérieure et la face postérieure, qui répondent aux deux dents adjacentes, sont planes.
La face interne et la face externe sont convexes; la face libre ou triturante est armée de deux tubercules ou pointes, séparés l'un de l'autre par une rainure. Des deux tubercules, l'externe est le plus considérable.
Sous le rapport de leur couronne, les petites molaires ou biciispidées ont été comparées à deux petites canines réunies.
2° La racine est, en général, unique et sillonnée profondément, dans le sens de sa longueur, sur les parties latérales de la dent. Quelquefois elle est double ou bitîde, mais jamais la séparation n'est aussi profonde que dans les grosses molaires.
b. Caractères différentiels. Les bicuspidées inférieures se distinguent des supérieures par leur volume, qui est moindre, par un déjettement léger de leur couronne en dedans, et par l'usure du tubercule externe.
Dans les bicuspidées supérieures, les deux tubercules sont séparés par une rainure profonde ; dans les inférieures, la rainure est moins profonde, et les tubercules sont quelquefois réunis par une saillie.
La seconde bicuspidée supérieure a également deux racines, ce qui la dislingue des autres.
La première bicuspidée inférieure, un peu plus petite que la seconde, n'offre le plus souvent, à sa surface triturante, qu'un seul tubercule, l'externe; ce qui lui donne quelque ressemblance avec une canine.
Ilacine en général unique.
Caractères individuels.
n. — GROSSES MOT.AIRES OLI DENTS MULTICUSPIDÉES.
Elles sont au nombre de douze, six k chaque mâchoire, trois d'un côté et trois 3e l'autre. On les désigne, en procédant d'avant en arrière, par les noms numériques de>rem2èrc, seconde, troisième. La derlière porte encore le nom de dent de sagesse, à i^'S- "i) (").
:ause de son apparition tardive.
Elles occupent la partie la plus reculée du ;cbord alvéolaire.
a. Caractères généraux, l» Leur couronne est issez régulièrement cubo'ide. Les faces par lesïuelles ces dents se correspondent sont planes; a face externe et la face interne sont arrondies.
.a surface triturante est armée de quatre Inhèrcules {dents quadricuspidées), que epare un sillon crucial, remplacé quelquefois par de petites fossettes. Sur cérames dents, on observe un cinquième tubercule. Presque toujours les tubercules ont inégaux et taillés à facettes.
Sous le rapport de la couronne, les grosses molaires représentent deux petites notaires réunies. ^
20 La racine est toujours multiple. Elle est le plus souvent double ou triple, et 'ans ce cas, I une des racines offre un sillon longitudinal ; quelquefois elle est
f (•) XTrlf l","'''"''"'- 7 ""'Anoure. - 6, face latérale.
\ ) Unqu.cme mola.re. - a. face antérieure. - 6, face latérale.
Au nombre de douze.
Couronne cubo'ide.
Quatre ou cinq tubercules.
Racine niuHiple.
SPLANCHNOLOGIl!:.
uiiïé.eiiccs quadruple ou quintuple. Les racines, variables pour la longueur et pour la diilans le rccliou, sont tantôt divergcnlcs, et tantôt parallèles; quelquefois, après s'èlrc kdir^ection! <^cai"ti-es les unes des autres, elles se rapprochent et se recourbent en crochet, de manière à embrasser une portion plus ou moins considérable de l'os maxillaire. Denis Ces dernières dents sont appelées dénis barrées; leur a\ulsion ne peut se faire barrées, sans Celle de la portion de l'os maxillaire qu'elles interceptent.
Du reste, chaque racine des muUicuspidées ressemble exactement, sauf le volume, qui est moindre, aux racines uniques des dents précédemment décrites.
Prédomi- b. Caractères différenliels. Des molaires supérieures comparées aux inférieures. naace du Contrairement à ce qu'on observe pour toutes les autres dents, étudiées com-
volume des . , . , 3 1 •
inférieures, parativement à 1 une et à l'autre mâchoire, la couronne des grosses molaires inférieures est un peu plus volumineuse que celle des molaires supérieures correspondantes.
Déjettemciit 2° Elle est un peu déjetée en dedans, tandis que celle des grosses molaires suea dedans périeurcs est tout à fait verticale.
co''urôime. 3° Les grosscs molaires inférieures n'ont que deux racines, l'une antérieure, D.tférenccs l'autre postérieure. Ces racines sont très-fortes, larges, aplaties d'avant en arrière, assez profondément sillonnées suivant leur longueur, bifurquées à leur sommet, racines. Les grosses molaires supérieures ont au moins trois racines, une interne et deux externes. 11 est donc très-facile de différencier les grosses molaires supérieures des grosses molaires inférieures.
Caractères c. Caractères individuels des grosses molaires. 1° La première grosse molaire se dis ladividueh. tingue des deux autres par son volume, qui est généralement plus considérable. De la troi- 2" La troisième grosse molaire, ou dent de sagesse, se distingue de la première et sième de la seconde par son volume, qui est sensiblement moindre ; par sa couronne, ^"TaTre"""' présente que trois tubercules, dont deux externes et un interne; par sa
longueur, moins considérable ; par ses racines, lesquelles sont, dans certains cas, plus ou moins complètement réunies en une seule. Cependant, lors môme que les racines de la troisième grosse molaire sont réude la reu- nies, OU y retrouve toujours le vestige des caractères propres aux molaires cie la .,iôu de ses s^j.jeà laquelle elle appartient; c'est-à-dire, pour la molaire supérieure, le vestige de trois racines, une interne et deux externes, et pour la molaire inférieure, le vestige de deux racines, une antérieure et une postérieure.
Aucune dent ne présente d'ailleurs plus de variétés que la dent de sagesse, qui reste quelquefois ensevelie dans l'épaisseur des os maxillaires.