‹ Traite d'anatomie descriptive (volume 2)Chapitre 29 sur 180 · II · texte numérisé non relu

II

SPLANCHNOr.OGirC

riguro.

Tension habituelle (In pharynx.

Rapports :

I" En arrière ;

2o Sur les côtés.

Surface intérieure.

Bégion antérieure du pharynx.

Orifices postérieurs des fosses nasales.

Eace supérieure du ■voile du pa'

lais.

Isthme du gosier.

sont portés en haul et en arrière. Le dianièlre anléro-poslérieur du pliai ynx est mesuré par celui de l'apophyse basilaire de l'occipital.

Figure. Le pharynx ne l'orme pas une cavité complète, à parois distinctes et isolées, mais bien un demi-canal ou les deux tiers d'un canal, que complètent, en avant, divers organes étrangers A la composilion du pharynx

Du reste, le pharynx est dans'un état de tension et de béaiice habituelles, depuis sa voûte jusqu'au larynx ; en aucune circonstance, on ne rencontre ses parois revenues sur elles-mêmes, disposition importante, qui est en rapport avec le passage continuel de l'air dans les portions nasale et buccale du pharynx. 11 doit cette tension k l'apophyse basilaire et aux points fixes qui servent d'attache à ses bords, ainsi qu'à la structure aponévrotique de sa partie supérieure. Au niveau de la portion inférieure du larynx, la tension n'existe plus, et la cavité du pharynx est effacée, exceplé au moment de la déglutition, par l'affaissement de la paroi postérieure.

On considère au pharynx, comme cà fous les organes creux, une surface extérieure et une surface intérieure.

A. Surface extérieure, tille répond, eti arrière, par une face plane, à la colonne cervicale, dont elle est séparée par les muscles longs du cou, grands et petits droits antérieurs de la tOte, et par l'aponévrose prévertébrale. Cette surface est recouverte de veines anastomosées entre elles, et glisse, à l'aide d'un tissu cellulaire très-lciche, sur l'aponévrose qui revÊt les muscles de celte région; lorsque cette laxité du tissu cellulaire a disparu, par suite d'un travail inflammatoire, les mouvements nécessaires pour la déglutition ne peuvent plus s'accomplir : il y a dysphagie. Les rapports du pharynx avec la colonne vertébrale expliquent pourquoi les abcès résultant d'une carie des vertèbres cervicales se sont ouverts quelquefois dans le pharynx.

Sur les côtés, le pharynx est séparé du muscle ptérygoïdien interne par un espace triangulaire, large en bas, étroit en haut, que remplissent, entourés d'un tissu cellulaire séreux fort lâche, l'artère carotide inlerne, la veine jugulaire interne, les nerfs pneumo-gastrique, glosso-pharyngien, grand hypoglosse, accessoire de Willis et grand sympathique; les parties latérales du pbarynx répondent immédiatement à la glande parotide et aux muscles styliens(/?(7. 76). Plus bas, le pharynx répond à un grand nombre de ganglions.lymphatiques, à l'artère carotide externe et aux nombreuses branches qui en émanent.

B. Surface intérieure. Pour l'étudier, il faut diviser verticalement et sur la ligne médiane la paroi postérieure du pharynx (1) : on voit alors que cet organe n'exisie qu'en arrière et sur les côtés, et qu'en avant il présente un grand nombre d'ouvertures, dont il est du plus grand intérêt de connaîire la disposition. Ces ouvertures sont, de haut en bas:

1» Les deux orifices postérieurs des fosses nasales, orifices quadrilatères, dont le grand diamôlre est vertical, séparés l'un de l'autre par le bord postérieur de la cloison. En plongeant la vue dans les fosses nasales, on voit, près de ces orifices, l'extrémité posiérieure des cornets et des méats.

2° La face supérieure du voile du palais, forniant un plan incliné curviligne, qui conduit les mucosités nasales dans l'arrière-bouche.

3" t/isthme du gosier, de forme demi-circulaire, divisé en deux arcades par

(i) Ce n'est qu'après avoir étudié les muscles du pliaryux qu'on peut pratiquer la section verticale nécessaire pour l'élude de la surface interne de ce conduit

DU PHARYNX

(Rig. 73) (♦)

1.1 luette; les piliers antérieurs et les piliers postérieurs du voile du palais; l'excavation amygdalienne, qui sépare le pilier antérieur du pilier postérieur ; la saillie des amygdales.

4" I/oriûce supérieur du larynx, de forme ovalaire, dont le plan est obliquement dirigé de bas en haut et d'arrière en avant. L'épiglotte, habituellement relevée, recouvre cet orifice en s'abaissant à la manière d'une soupape , dans 'acte de la déglutition.

En avant de l'épiglotte , se voit la base de la langue.

o» La face postérieure du larynx, ses deux gouttières latérales et triangulaires, larges en haut, étroites en bas, qu'on a considérées comme servant spécialement à la déglutition des liquides, lesquels passeraientainsi sur les côtés de l'ouverture du larynx.

Rien de plus curieux, rien de plus important que l'étude de tous ces objets^ qui nous révèle en un instant le mécanisme si compliqué de rarrière-l)ouche; qui nous explique comment l'air pénètre des fosses nasales et delà cavité buccale dans le pharynx, et de là dans le larynx, où il est attiré par la raréfaction qui s'opère dans le thorax, sans pénétrer jamais dans l'œsophage; comment les mucosités nasales, le sang, peuvent pénétrer des fosses nasales dans la bouche, dans l'œsophage ; comment des instruments peuvent être introduits des fosses nasales et de la cavité buccale dans l'œsophage et le larynx, ou bien ran)enés des fosses nasales dans la bouche; comment le bol alimentaire et les liquides pénètrent dans l'œsophage sans s'insinuer dans les voies aériennes, et comment ils s'y insinuent quelquefois.

La paroi postérieure du pharynx, plus large au niveau de la région buccale qu'au-dessus et au-dessous, peut ûlre aperçue en partie, au niveau de l'isthme du gosier, chez un individu qui se prèle à cet examen. Celle paroi, de couleur rosée,

(*) Base du crâne, vue pnr la face postérieure. — La paroi postérieure du pharynx n été fendue sur la ligne médiane, et les deux lèvres de la division écariccs. — I, paroi supérieure des fosses nasales. — 2, cloison des fosses nasales. — 3, orilîce de la trompe d'Eustachc. — 4, luclle. — H, pilier nnicricur du voile du palais. — G, pilier postérieur. — 1, voiitc palatine. — 8, repli pliarynuo épi^lollique. — 9, dos de In lan;!ue. — Ifl, epi^lotlc, ninintcnue nl)aissée pur un crocliel. — II, nuverturc supérieure du Wryru. — I J, p.iroi nnlériptire du pharynx, couvr.inl leliirynx.

Orifice du larvnx

Face postérieure du larvnx .

Conséquences de cette disposiliun de Tarrièrcbouehe.

Paroi postérieure du pharynx .

SI'LANCMNOLOGIIÎ.

ne pn^sente aucun plissement; on y remarque seulement lu saillie, éminemment variable, de quelques glandules qui soulèvent la membrane muqueuse.

Parois lalé- Les puvois latérales du pharynx présentent l'oi'ifice évasé des trompes d'Iîustache (/?(/. 74), que précède une gouttière dirigée de haut en bas et de dehors en dedans. Cet orifice répond précisément au niveau de l'extrémité postérieure du cornet inférieur; rapport très-important à connaître, puisqu'il peut diriger dans le cathétérisme, si usité de nos jours, delà trompe d'Iiuslache.

voùie. La voûle du pharynx répond à l'apophyse basilaire. il n'est pas impossible de

l'atteindre avec le doigt, introduit dans la cavité buccale et fortement dirigé de bas en haut.

Limites du Aucune ligne de démarcation bien rigoureuse, soit à l'intérieur, soit à l'exié- ^de'i'œs.r sépare le pharynx de l'œsophage. Leurs limites, toutes rationnelles,

phage'.' sont établies 1° par un rétrécissement brusque ; 2» par un changement de couleur dans la membrane interne ; 3° enfin, par le changement de direction et de couleur des fibres charnues, vouges au pharynx, décolorées à l'œsophage.

STRDCTUUE DO PHARYNX.

Le pharynx est constitué 1° par une partie aponévrotique; 2° par des muscles ; 3» par des vaisseaux et par des nerfs; 4° par une membrane muqueuse, qui tapisse sa cavité.

A. — Aponévrose «lu pharynx.

La partie aponévrotique, qui constitue la charpente du pharynx, est si'.uée audessous des muscles, entre eux et la muqueuse, à laquelle elle adhère par un tissu cellulaire assez serré; elle se compose 1° de l'aponévrose céphalo-pharyngienne ; 2» de l'aponévrose pétro-pharyngienne.

L'aponévrose céphalo-pharyngienne, ou aponévrose postérieure du phai7nx, naît Aponévrose de la facc inférieure de l'apophyse basilaire, de la trompe d'Eustache et de la parcéphaio- lie voisine du rocher; elle se continue avec la couche périostique très-épaisse pharyngien- ^^^^^ l'apophyse basilaire, se prolonge verticalement en bas, en diminuant d'épaisseur, et se perd après un trajet de quatre à cinq centimètres. C'est sur cette membrane que se terminent les muscles constricteurs du pharynx, qui la recouvrent en arrière, excepté dans une petite élendue au voisinage de l'apophyse basilaire.

L'aponévrose pélro-pharynciienne, ou aponévrose latérale du pharynx, naît de Aponévrose l'apophvse pétrée, en dedans de l'orifice inférieur du canal caroiidien, par un pétro-pha- faisccau apouévrotique très-épais, continu à angle droit (1) avec l'aponévrose ryngienue. çgpi^aio.pharyngienne. Cetle aponévrose descend le long de la partie latérale du pharynx, et s'épanouit en faisceaux qui vont s'insérer dans la fosse ptérygoïde, entre le ptérygoïdien interne et le périslaphylin externe, qu'ils séparent. L'aponévrose pétro-pharyngienne envoie un prolongement à l'extrémité la plus reculée du bord alvéolaire inférieur, et dans l'intervalle qui sépare ce prolongement du reste de l'aponévrose, elle donne attache au muscle buccinateur. Cette aponévrose recouvre immédiatement l'amygdale, à laquelle elle est intirae-

(1) C'est sur l'angle que forment ces deux aponévroses qu'est accole le ganglion cervical supérieur du grand sympattiique.

DU PHARYNX

ment unie. Elle se prolonge en bas jusqu'au bord supérieur de l'os hyoïde, pour former la charpente de la partie latérale et inférieure du pharynx.

B. — Mnsclesi du pliarynx.

Les muscles du pharynx se divisent en intrinsèques et en extrinsèques.

n. — Muscles intrinsèques.

Les muscles î/iiri;i5è(^i<es présentent une forme membraneuse, et sont disposés Les muscles par couches successives, comme intniiscques

r ' (Fig. 76) ( ). forment

imbriquées. trois cou-

Prodigieusement multipliés ches imbri-

par Santorini, à raison du grand nombre de leurs attaches, ces muscles ont été réduits à trois paires superposées par Albinus, qui les a désignés sous le nom de constricteurs, en les distinguant en inférieur, moyen et supérieur ; on pourrait les appeler aussi constricteurs superficiel, moyen et profond. Chaussier comprenait sous le nom collectif de sty lo-phnryngiens touslesmuscles qui entrent dans la composition du pharynx. La division d'Albinus est, il jusie titre, généralement préférée.

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