CONSTRICTEUH SUPÉRIEUR {céphalo-pharyngien, Cp
Plan musculeux quadrilatère, occupant la partie supérieure du pharyii.v, s'insérant, d'une part, à l'apophyse ptérygoïde, à la ligne myloidienne et à la base de
(l^ig. 78) (•).
Insertioiii.
Insertions fixes trcsmullipliées.
la langue; d'autre part, au raphé médian du pharynx (ptéry go-pharyngien, buccinato-pharyngien, mylo-pharyngien et glosso-pharyngien, de Sanlorini). Ces insertions ont lieu, par des fibres aponévroliques, au tiers inférieur du
(') Section verticale et transversale de la base du cràue, passant derrière les orifices des trompes d'Eustache. Muscles du voile du palais, vus par la face poslcrieurc. — I, cartilage de la trompe. — î, sa cavité. — Pc, condyle de la mâchoire inférieure, dont la hranche gauche a été sciée et écartée latéralement. — S.?, muscle péristaphylin externe. — l'c, plérygoiMien citerne. — Pp, pharynpo-slaphylin. — Pi-J-, plérygoïdieu interne, coupé à son origine. — Hp, crochet de l'aile interne de l'apophyse plérygoîde. — C/jS, CpS, r.p4, portions du constricteur supérieur, coupées près de leur origine. — /ini, ligament plérygomaxillaire. — M/if , mylo-hvoïdicn, coupé à son origine. — P/s périslaphylin interne ; relui du côté gauche fP/.s-j-) a été enlevé. — (is, glossu-staphylin. — Ph, palalo-slaphylin.
DU PHARYNX
bord poslôrieur de l'aile interne ptérygoïdienne, et au crochet qui la termine (f;**) ; -i» quelques tibres viennent de la partie voisine de l'os du palais et du tendon rétléchi du péristapliyliu externe; 3° d'autres fibres naissent de l'aponévrose buccinato-pharyngienne, qui s'étend de l'apophyse ptérygoïde à l'extrémité postérieure de l'arcade alvéolaire inférieure (1) ; 4« à l'extrémité postérieure de la ligne myloïdienne iCp2) ; 5° les fibres qu'on dit naître de la base de lalangue (Cpi, fig. ol, p- 58), ne sont autre chose que les fibres du génio-glosse que Wioslow a désignées sous le nom de génio-phanjngien . Ce sont ces mômes fibres, difficiles à démontrer, que Valsalva et Santorini ont considérées comme formant un muscle particulier, sous le titre de glosso pharyrigien.
De ces diverses insertions, les fibres charnues se recourbent d'avant en arrière, se portent transversalement de dehors en dedans; les supérieures forment une espèce d'arcade à concavité supérieure, et s'insèrent sur l'aponévrose céphalo-pharyngienne, à une espèce de raphé médian qu'on y observe.
Ce sont ces faisceaux supérieurs qui constituent le muscle céphalo-pharyhgien de quelques auteurs. On dirait qu'il y a continuité d'un cûté à l'autre, sans raphé intermédiaire. Ce muscle constitue un plan très-mince, dont les faisceaux sont plus pâles et moins distincts que ceux des autres constricteurs.
Rapporta. Recouverte en partie par le muscle précédent, la face externe de ce muscle affecte, en arrière et latéralement, les m^^mes rapports que lei^pharynx. Ce muscle forme le côté interne de l'espace triangulaire déjà décrit, espace maxillo-pliaryngien, dont la branche de la mâchoire inférieure, doublée par le ptérygoïdien interne, forme le côté externe, et que remplissent l'artère carotide interne, la veine jugulaire interne, les nerfs pneumo-gastrique, hypoglosse et spinal.
Sa face interne est en rapport avec la muqueuse pharyngienne, avec le muscle péristaphylin interne, que le constricteur supérieur sépare de l'externe, et avec le muscle pharyngo-staphylin.
5on bord supérieur est distant d'un centimètre environ de la base du crâne, et dans cet intervalle, l'aponévrose pharyngienne n'est point recouverte par des fibres musculaires.
Action. Constricteur.
Remarques. Il suit de ce qui précède: 1° que les constricteurs du pharynx forment trois plans musculeux superposés, ou mieux, imbriqués. L'imbrication ou l'emboîtement a lieu de telle manière que le relief (peu considérable, il est vrai) des bords des constricteurs a lieu en dehors et non en dedans, disposition qui a peut-être quelque rapport avec la direction dans laquelle se fait la progression du bol alimentaire (2) ; 2° que la partie la plus épaisse de la couche musculaire formée par les constricteurs répond à la portion buccale, car là se voient superposés le constricteur inférieur et le constricteur moyen ; que la partie la plus mince répond à la portion nasale, et se trouve formée par le constricteur supérieur ; 3° que les insertions pharyngiennes des constricteurs ont lieu sur une seule ligne, la ligne médiane, tandis que les insertions laté-
Directioii.
Les fibres supérieures constituent le muscle céplialopharyngieii.
Rapports.
Il limite en dedans l'espace maxillo- [iliaryngien.
Action.
Remarques générales
sur les muscles conslricleurs.
(1) Cette aponévrose donnant en même temps insertion au muscle Imccinateur, on conçoit que la contraction de ce muscle ne doit pas être tout à fait étrangère à celle du pharynx.
(2) Dans tous les aqueducs ou Uiyaux de conduite, la pièce inférieure emboîte la supérieure; une disposition contraire favoriserait l'cnsorgeuient de ces tuyaux.
SPLANCUNOUJGlIi:.
raies de ces muscles, Irès-multipliées, sont, de bas en liaul: 1» le cartilage cricoide, 2" le cartilage tliyi-oïde, 3° les grandes et petites cornes de l'os hvoïd.' 4» la base de la langue, 5» la ligne myloïdienne, 6° l'aponévrose buccinalopharyngienne, 7° l'apophyse ptérygoïde.
Muscles extriusèques.
— Mnscles extriiisèiiiiea.
Les muscles extrinsèques du pharynx sont généralement au nombre de deux : le stylo-pharyngien et le staphylo-pharyngien. Ce dernier a déjà été décrit à l'occasion du voile du palais. Il n'est pas rare de voir plusieurs muscles surnuméraires.
liisei'liuu stylienne.
Uii-eclion des libres charnues.
HapporU :
1« Hors du pharynx ;
2" Dans l'épaisseur du pharynx ;
stylo-piiauyngien (S/)).
Ce muscle, arrondi supérieuremenl, large et mince inférieuremeul, s'insère, par des fibres aponévrotiques et charnues, en dedans de la base de l'apophyse styloïde, ou plutôt à l'apophyse vaginale qui la soutient [fig. 76). De là, ce muscle se porte en dedans et eu bas, s'aplatit dans le même sens, s'élargit, pour pénétrer dans l'épaisseur de la paroi pharyngienne, entre le constricteur moyen et le constricteur supérieur, et se termine en partie sur l'aponévrose pharyngienne. Ses fibres supérieures sont ascendantes ; ses fibres moyennes, transversales; ses fibres inférieures, descendantes. Celles-ci vont se terminer, les plus antérieures aubordderépiglotte(S/>',/iàr. 24, p. 37), lesautres au bord postérieur du cartilage thyroïde (S/j^). Les fibres musculaires du stylo-pharyngien, unies à celles du staphylo-pharyngien, constituent la quatrième couche musculeuse du pharynx.
Rapports. Hors du pharynx, le stylo-pharyngien répond, en dehors, au muscle stylo-glosse, à l'arlère carotide exierne et à la glande parotide ; en dedans, à l'artère carotide et à la veine jugulaire internes. Son rapport le plus intéressant est celui qu'il affecte avec le nerf glosso-pharyngien, qui longe son côté externe. Souvent le stylo-pharyngien est traversé par des branches de ce nerf.
Dans l'épaisseur du pharynx, recouvert par le constricteur moyen, il recouvre le cùusiricteur supérieur, le staphylo-pharyngien et la membrane muqueuse.
Action. Élévateur du larynx et du pharynx.
Muscles surnuméraires:
Pétro-pbaryngien.
Uccipitopharyngien.
l'térygopharyugicii extrinsèque.
SphcnolihcirvMgifii.