‹ Traite d'anatomie descriptive (volume 2)Chapitre 66 sur 180 · USAGES · texte numérisé non relu

USAGES

Avant les recherches précises qui ont été faites sur ce sujet, les usages de la Usa^^es^^dé .ate étaient déduits de sa structure et de ses connexions vasculaires. La grande

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quantité de sang qu'elle reçoit et qu'elle émet, sa structure toute vasculaire, les vascuiairc. qualités phvsiques de la boue splénique, ne prouvent-elles pas, d'une part, que le sang de là rate a d'autres usages que celui de servir à la nutrition de cet or- <'ane °d'une autre part, que le sang y subit des niodifî cations importantes? Mais quelles sont ces modifications? On les ignorait complètement, tant que les moyens d'analyse nous manquaient; on était réduit à supposer qu'elles sont en rapport avec les usages du foie (1), puisque chez tous les animaux qui ont une rate, lors môme que le sang artériel ne lui vient pas d'un troqc commun avec l'arlére hépatique, les vaisseaux veineux de la rate vont se rendre dans le syslème veiueux du foie.

Les expériences de M. Béclard, faites en 1846 et 1847, sont venues soulever un coin du voile épais qui couvrait et qui couvre encore en partie les fonctions de la rate. Ayant soumis à uneanalyse comparalive le sang de la veine splénique et celui de la veine jugulaire, pris comme représentant le sang veineux général du corps, il constata une diminution notable, dans le premier de ces liquides, du chilTie des globules rouges, diminution d'autant plus considérable que le sang était plus riche en globules, d'une manière absolue. Les recherches microscopi- .ques de Kœlliker, dont nous avons donné plus haut quelques-uns des résultats, ont conduit cet éminent micrographe à admettre que la raté est le siège, à l'état normal, d'une destruction de globules rouges, parfaitement en rapport avec les Desiruciion conclusions de M. Béclard. D'autre part, Moleschotf, avant examiné, au bout desgiubuies

. • - 1 X rouges.

i'un certain temps, le sang des grenouilles auxquelles il avait extirpe la rate, y constata une accumulation des globules rouges.

Mais que deviennent ces. globules détruits? C'est ici que les auteurs cessent l'être d'accord. Concurremment avec la diminution des globules rouges dans le sang de la veine splénique, M. Béclard a trouvé constamment, dans le môme liquide, une augmentation delà quantité de fibrine; d'où il conclut que les glo- p„rraaii(>ii hules détruits se transforment partiellement en fibrine. D'autre part, il résulterait desgiohuics des derniers travaux de Kœlliker que la rate est un des organes dans lesquels se blancs, forment les globules blancs du sang, conclusion qui est confirmée par les observations de Hirt sur le sang d'un veau, et de, Vierordt sur le sang d'un supplicié. Dans la maladie désignée sous le nom de leucocythémie, et qui est caractérisée par une augmentation considérable du chiffre des globules blancs du sang, "yp'>iiiése la rate présente presque toujours un volume de beaucoup supérieur à celui qu'elle ^aie offre à l'état normal. coinme un

La texture «pongiouse et vasculaire de la rate, l'absence de valvules, qui permet '''^^i',',"^"' au sang veineux de refluer dans la rate lorsqu'il existe quelque obstacle à la circulation, ont fail admcllre l'opinion que la rate n'est autre chose qu'un diverliculiim destiné k rétablir l'équilibre troublé du système veineux abdominal ; et cette opinion, qui appartient à Haller, était assez généralemcnl admise. Une variante

(I) On ne peut pas dire avec Malpiglii que la rate est, l'organe préparatoire de la hile, car nous avons vu qu'il est exirèmenicnl prolmlile que le foie remplit des usages relnlifs h l'Iiématosp.

" SFLANCHNOLOGIE.

Piit-ciiei'of- celte opinion, c est que la rate remplit, relalivenient à la circulation en aà

'"be d?"û. st,!rt^lmnlïV''''l''"''"' '-r" r"'^"^" abdominale, rofflce du tube'd; reié ? ^« Woolf dans les appareils chimiques. Il est certain que la compression

exercée sur la veine splénique chez un animal vivant détermine un gonflement de la rate, qu. fait place à un affaissement brusque, comme par un resserrement tlastique, lorsque la compression vient à cesser; il est certain aussi que tout dans la texture de la rate, annonce que cet organe doit éprouver des alternativei d expansion et de turgescence, d'affaissement et de flaccidité ; que. pendant l'accès d'une fièvre inlermittente, on sent la rate déborder les fausses côtes, etc. Mais tout cela constitue des présomptions, et non point une certitude

ïe'Ta île". ^^'^ ^ ^"^'^-P^e Un grand nombre de fois, sur les animaux et mûme

chez 1 homme, sans que cette opération produisît un trouble appréciable des fonc- . lions essentielles. Mais il ne faudrait pas conclure de là que la rate n'a que des ! fonctions d'une importance secondaire, et que cet organe est à peu près inutile- ' car lise pourrait très-bien qu'elle fût suppléée, dans ces cas, par d'autres organes . qui auraient pris un développement plus considérable. C'est, en effet ce qui ' a été observé dans les faits de Fûhrer, de Gerlach et d'Adelmann, où l'on a vu i une hypertrophie considérable des ganglions lymphatiques être la conséquence i de l'hypertrophie de la rate. j

Variations La rate présente un volume très-variable, chez le môme individu, dans les '

loSès'de '^^"^'''^^^ conditions physiologiques : elle est gonflée, volumineuse, turgescente la rate. pendant la période digestive ; elle est, au contraire, revenue sur elle-même, ridée, ratatinée dans les intervalles des digestions. Ces changements sont en rapport avec la quantité de sang contenue dans les vaisseaux spléniques, et en particulier dans les veines, dont nous avons vu la grande dilatabilité. La contraction des éléments musculaires delà rate, provoquée par l'électricité, détermine une diminution dans le volume de cet organe, chez les animaux. On sait que le sulfate de quinine, administré dans les cas de tuméfaction de la rate par suite de fièvre paludéenne, produit un effet analogue. )

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