‹ Traite d'anatomie descriptive (volume 2)Chapitre 77 sur 180 · MUSCr.E AHYTKN01D1EN · texte numérisé non relu

MUSCr.E AHYTKN01D1EN

Préparai ion. Enlever la membrane muqueuse et les grains glanduleux qui la recouvrent en arrière. Détacher le muscle par un de ses bords pour avoir une bonne idée de son lépaisseur.

L'aryléiioîdien, muscle impair, court, épais, trapézoïde, situé derrière les car- situation. ;tilages aryténoïdes, remplit la concavité des faces postérieures de ces cartilages Figure, et l'intervalle qui les sépare.

Il s'insère à toute la longueur du bord externe du cartilage arylénoïde droit, insertions, let se termine à toute la longueur du bord externe du cartilage aryténoïde gauxhe. Un certain nombre de libres naissent du bord supérieur du cartilage cricoïde.

Ces fibres présentent une triple direction, et forment trois couches qui ont été couciies e considérées comme autant de muscles particuliers. Les deux couches les plus sautoir, superficielles sont obliques, et se croisent en sautoir : l'une va de la base de l'aryténoïde droit au sommet de l'aryténoïde gauche, l'autre présente une di- ■rection opposée : c'est Varylénoîdien oblique d'Albinus. (]es deux couches, toujours fort minces, sont plus ou moins développées suivant les sujets. 11 est assez ;fiéquent de voir les faisceaux superficiels de l'aryténoïdien oblique, au lieu de à'insérer au sommet de l'aryténoïde, continuer leur trajet, pour se fixer au bord '■postérieur du cartilage corniculé (fig. 159,2) ou sur le ligament aryténo-épiglottique {fig. 159, 3). D'autre part, il n'est pas rare de rencontrer des stijets sur lesquels il y a continuité entre les muscles aryténoïdiens obliques et les faisceaux supérieurs du thyro-aryténoïdien (fig. 147, 159, 1).

La couche la plus profonde est très-épaisse; elle est formée de fibi'es transver- couche '-se.s : c'est Varylénoîdien transverse d'Albinus (A, fig. 147). nansverse

On a décrit, sous le nom de muscle ary-ppiglollùjuc, les fibres musculeuscs qui s'étendent du muscle arylénoïdicn jusqu'aux bords de l'épiglotte.

Rap/iorts. Eu arrière , avec la membrane muqueuse et quelques grains itapporis. glanduleux , qui adhèrent aux muscles par un tissu cellulaire lâche ; en ■avant , il répond à la face postérieure des cartilages aryténoïdes, et dans ■leur intervalle, à une membrane fibreuse, mince, étendue du bord supérieur du cartilage cricoïde à toute l'étendue des bords internes des cartilages aryténoïdes.

Artion. il semble, au premier abord, que ce muscle doive rapprocher énergi- Action.

(I) Loc. cit. Ciirn magni viri glottidem dixerinl ab islis miisculis arctnri, experiincnio facto fliducere didici. Neque pote.st llle ad latus carlllaginis iirytœnoïda' iniisculus torminari n'iiii eiim rimam diducat.

SPLANCHNOLOGIK.

Uégiou antérieure.

Rapports de la région antérieure.

Région postérieure.

quemenl les deux cartilages aryténoïdes l'un de l'autre, et qu'il soil en conséquence le constricteur de la glotte; mais si l'on considère qu'il sinsere aux bords externes de ces cartilages, on comprendra que, tout en les rapprocliant l'un de l'autre il leur fasse exi'ciiter un mouvement de bascule en vertu duquel le sommet de' l'apophyse vocale est porté en dehors et la corde vocale tendue, mais écartée de l'axe. Si l'on se rappelle que le thyro-aryiénoïdien fait ext^culcr un mouvement de bascule en sens opposé, on comprendra que raclion simultanée de ces muscles doit avoir pour résultat la tension de la corde avec in.mobihléde l'apophyse. Les deux muscles aryténoïdien et thyro-aryténoï.lien sont donc anta aonisles sous le rapport du sens dans lequel se fait le mouven.ent de bascule Tous deux sont tenseurs des cordes vocales; mais l'aryténoïdien est un dilatateui et le thyro-aryténoïdien un constricteur (I).

D. — Du larynjs en général.

On considère au larynx une surface extérieure et une surface intérieure.

Page 1