‹ Traite d'anatomie descriptive (volume 2)Chapitre 79 sur 180 · SIjnPACE INTÉltlECnE nu LARYNX · texte numérisé non relu

SIjnPACE INTÉltlECnE nu LARYNX

Forme cylindrique de la purlioii inférieure.

Forme Iriiinpulaire de la porlion supérieure.

r.lolle.

Porlion susgloltique.

Porlion soui- gloUique.

Portion susj^lotlique ou vestibule du

larynx.

Orifice supérieur du larynx .

Parois du

vestibule.

Anlérieure.

La surface intérieure du larynx ii'esl nullement en rapport avec les Cormes elle&| dimensions exlérieurcs de ce conduit, et celle sorte d'indt'pendance de fitrmei lient à ce que le cnrlilage lliyroïde ne concouri à la cavité du laiynx que parsonj angle renirani, ot qu'il lui est compkHenienl étranger par ses lames. | Cylindrique en bas, où elle est formée par l'anneau cricoïdicn, la cavité du la4 rynx est prismatique et triangulaire en haut, où elle est constituée, en avant, pai| l'épiglotle, en arrière par les cartilages ary ténoïdes et par le muscle aryténoïdieni sur les côtés par deux replis muqueux, étendu.s des bords de l'épiglotte aux car-l lilages ai ylénoïdes {replis muqueux aryléno-épighlliques). De ces deux portions d4 la cavité laryngienne, l'inférieure présente des dimensions fixes, comme l'anneail cricoïdien; la supérieure, au contraire, dont la plus grande largeur est en avanti a des dimensions variables, vu la mobilité de l'épiglotle et des cartilages arytél noïdes. Entre ces deux portions, vers le milieu du larynx, existe une fente, plu| étroite que le reste de la cavité, oblongue d'avant en arrière : c'est la glotte, o( appareil vocal proprement dit, que l'on aperçoit très-bien sans préparation, er plongeant la vue dans le larynx, et qui mérite une description toute parliculière^ 11 suit de là que, vu intérieurement, le larynx peut être divisé en trois partitbien distinctes : \ ° une moyenne ou la glotte, portion fondamentale du larynxi 2° une supérieure ou portion sus-glotlirjue, qu'on pourrait appeler portion épii glottique ou vestibule du larynx; 3° une inférieure ou portion sou9-glottiqu<> qu'on pourrait appeler portion cricoïdienne. Cette distinction mérite d'autai» mieux d'être conservée, qu'elle présente une application fort importante dans la maladies du larynx (1).

a. La portion sus-glottique ou le vestibule du larynx s'ouvre dans le pharynx immédiatement en arrière de la base de la langue, par un orifice triangulaire, don le planest oblique de haut en bas et d'en avant arrière : c'est C orifice supérieur J\ larynx. La base du triangle représenté par cet oritice est en avant, son sommet « arrière, disposition qui est précisément inverse de celle que nous présente 1 glolte. 11 est formé en avant par le bord libre, légèrement échancré, de l'ep; glotte, sur les côtés par la partie supérieure des bords latéraux de l'épiglotle ' par le bord libre des replis muqueux étendus de l'épiglotte aux cartilages ar; ténoïdes [replis aryténo-épiglottiques), en arrière par les cartilages cormculés ■ les sommets des cartilages aryténo'ides, que sépare l'un de l'autre une écliancru» médiane, plus ou moins large, suivant le degré d écartemcnt de ces cartilages» L'orifice supérieur est la partie la plus évasée du larynx; il permet l'intrj duction de corps étrangers trop volumineux pour traverser le reste de ce ro| duit, et qui sont arrêtés par l'espèce de diaphragme incomplet que forment l! cordes vocales inférieures. L'épiglotte, en s'abaissant, recouvre en général cm plétcment l'orifice supérieur du larynx, et peut môme le déborder sur les nM'»

La paroi antérieure du vestibule du larynx est formée par l'épiglotte; en haut, elle se rétrécit de plus en plus vers la partie inférieure, où elle se co» tinue avec l'écartemcnt antérieur des cordes vocales supérieures. Concave lr.ii:> versalement, cette paroi, dans le sens vertical, est convexe en haut, cone< . en bas.

(I) Voy. Diction, de niM et fléchir, pratiques, arl. [Mn/ngitc.

DU LARYNX

■Taep

kcps

Les parois latt^rales du vestibule du larynx sont formées par les replis arylénoépigloltiques, dont la hauteur va en diminuant d'avant en arrière, et qui con- \ergent légèrement en bas.

La paroi postérieure résulte du rapprochement des cartilages corniculés et du .commet des cartilages aryténoïdes.

Oiiand ces cartilages s'écartent l'un '"^'^^ de l'autre, la paroi postérieure est remplacée par une échancrure profonde.

b. La glotte (yXwtù;, languette, de ■jXûaira, langue), partie essentielle du larynx, que l'on confond souvent, à tort, avec l'ouverture supérieure du larynx (1), est cette portion de la cavité du larynx limitée eu haut par les replis thyro-aryténoidiens supérieurs, en bas par les eplis Ihyro-aryténoïdiens inférieurs.

t" Les replis Ihyro-arylénoîdiens su- )érieurs, appelés aussi, mais improprement, cordes vocales supê- ■itures, sont deux replis de la mu- [ueuse qui font saillie à la face nterne des lames du cartilage thyoïde, et qui commencent, en avant, la partie supérieure de l'angle rentrant de co cartilage, pour se terminer, en nière, au niveau de la face antérieure du cartilage aryténoïde. Leur forme est celle d'une lame aplatie transversalement, dont le bord libre, ranchant, est tourné en bas, dont une des faces, regardant en dedans et un peu ■n haut, se continue directement avec les faces latérales du vestibule du larynx, ins faire aucune saillie à sa surface, et dont l'autre face, externe et un peu in- ■ i ieure, forme la paroi interne du ventricule du larynx. Très-rapprochées à leur xlrémité antérieure, elles vont en divergeant en arrière, et imitent un trian- ■le allongé, à sommet tronqué, répondant à l'angle du cartilage thyroïde, à I ise postérieure, répondant au muscle aryténoïdien. I.es replis thyro-aryténoïdiens supérieurs sont constitués par la muqueuse ■ngienne très-riche, à ce niveau, en tissu élastique et par une multitude Jandules en grappe logées dans leur épaisseur.

' Les replis thyro-arylénoîdiens inférieurs ou cordes vocales inférieures, cordes

KoItI/u! P'''*f'''^"'-« '"ï"»- 0" a enlevé la muqueuse œsophagienne dans toute sa portion qui •rïTllM, ' P , P"«' .P"«'"i«"''e d" '"ynx, ainsi qu'une portion du feuillet externe du repli .-aoehé postérieur et supérieur de la lame gauche du cartilage thyroïde a été re-

7ér,ï;Lr T - "ésamoïde. co, cartilage eoi-niculé. - keps,

1^uZ\Z^ c " «"P.^'-'«"'-- - n.uscle thyro-ary-épiglottique (aryténo I

^tlc nii- C"/'- « cr.co.arïteno.dieu postérieur. - A, muscle arylénoïdien. i. Lsele rTpn a^^p'^otliSue " •"•ï'^-Wien oblique. - 3. faisceau qui se perd

(1) <^eUe erreur est peut-être due au mot dpiglotte, tant les mots ont d'innuence sur les ■ wie était également commise du temps de Haller, qui dit ù ce sujet : Eiiam hoc »f/is oihum non henè pro gtottide mmitur.

Latérales.

Postérieure

Replis Ihyro-aryléuoïdiens supérieurs.

SPLANCHNOLOGIE.

Iteplis thyro-aryténoïdiens inférieurs, ou cordes vocales proprcnienl dites.

(Fig. 165) C).

vocales propremenl dites, sont formés par un pli de la muqueuse qui commence en avant, au niveau de la partie moyenne de l'angle rentrant du cartilage thyroïde, à 4 millimètres au-dessous des cordes vocales supérieures et sur la ligne médiane, et qui s'L'lendent, en dedans des lamos du cartilage thyroïde, jusqu'au sommet de l'apophyse vocale du cartilage aryténoïde. Elles se touchent en avant, et s'écartent l'une de l'autre d'avant en arrière, de manière à intercepter un triangle dont le sommet, non tronqué, est en avant et dont la base fictive serait représentée par une ligne étendue entre les sommets des deux apophyses vocales. Il en résulte que les cordes vocales inférieures débordent en dedans les cordes vocales supé-

-Taep

Heures ; aussi, quand on examine l'intérieur

(Fig. 166) (**).

Fc ,

du larynx par son orifice supérieur, voit- on simultanément les quatre cordes vocales. Ce triangle porte le nom de glotte vocale ou interligamenteuse. il se trouve prolongé, en arrière, par l'espace quelimitent latéralement la face interne des cartilages aryténoïdes, en arrière la muqueuse qui

recouvre le muscle aryténoïdien ; cet espace , qui à l'état de repos a la forme d'un quadrilatère, mais qui peut se modifier par suite des changements de position des cartilages aryténoïdes, porte le nom d'espace interarylénoïdien ou glotte respiratoire.

La forme des cordes vocales inférieures est celle d'un prisme triangulaire adhérent par une de ses faces : des deux faces libres, l'une horizontale, regarde directement en haut, l'autre est oblique en bas et en dehors; ces deux faces se réunissent en un bord mousse. Le bord adhérent, constitué par le muscle thyro-arylénoïdien, répond à la face interne du cartilage thyroïde.

Les cordes vocales sont formées par un repli de la muqueuse laryngienne qui

(*) Section verticale et transversale du laryni; moitié antérieure vue par sa face interne. - I, cartilage thyroïde. — Tae/), muscle thyro-ary-épiglotlique. - Tac, muscle thyro-aryténoïdien externe, et Tai, muscle Ihyro-aryténoïdien interne, coupés en travers. — cr, cartilage cricoïde. — I, saillie de l'épiglotte. — 2, ventricule du larynx. — 3, arrière-cavité de ce ventricule — 4, repli thyro-arvténoïdien supérieur. — 5, repli thyro-arytéuoïdien inférieur.

{") Aspect de l'ouverture supérieure du larynx, examiné au laryngoscope. — Fc, repli glosso-épiglot«que médian. — * Fossette entre ce repli et le repli glosso-épigloltique latéral •*. — Ape. arcade pharyngo-épiglottique. — Pae, repli ary-épiglotlique. — S;), goullicre latérale de la face postérieure du larynx. - I, voussure répondant à la grande corne de l'os hyoïde. — 2, voussure répondant à la corne supérieure du cartilage thyroïde. — 3, id. au cartilage cunéiforme. — 4, id. au carlilasc corniculé. - 5, échancrure postérieure de l'orifice supérieur du larynx. — f,, paroi postérieure du phnrym. — ".repli tbyro-arytcnoïdien inférieur. — 8, ventricule du larynx. — {), repli thvro-arvtcnoïJicn supérieur. D'après Tiirck.

DU LARYNX

(Fig. 1G8) (").

adhère intimement au tissu élastique composant le ligament thyro-aryténoïdicn inférieur ; celui-ci, comme nous l'avons vu, est fortement uni au muscle thyroai7ténoïdien, qui remplit presque toute l'épaisseur des cordes vocales.

La glotte est la partie la plus étroite du larynx, et cette éiroitesse explique le Dimensio danger de l'introduction d'un corps étranger ou de la formation de fausses membranes à son niveau. C'est pour la glotte qa'existeat les muscles intrinsèques du larynx, lesquels n'ont d'autre but que de dilater ou de rétrécir l'ouverture interceptée par les cordes vocales, en imprimant à ces cordes ou de la tension ou du relâchement. Nous avons vu que tous ces muscles, à l'exception des crico- thyroïdiens, étaient en quelque sorte groupés autour de l'articulation crico -aryléuoïdienne ,

(Fig. 167) (*).

Si) '

dans les dinensious de la glotte.

dont les mouvements mesurent les dimensions de la glotte.

C'est aux différences que présentent les dimensions de la glotte, qu'il faut DiCTéreuces rapporter les différences vocales individuelles qui constituent le caractère du chant dans les voix de ténor, de baryton ou de basse ; c'est à la même cause que •se rattachent les différences qu'on observe entre la voix de femme et la voix I d'homme, et les changements qui s'opèrent, chez les deux sexes, et plus particulièrement chez l'homme, dans le ton de la voix à l'époque de la puberté, [.a voix grave est en rapport avec de grandes dimensions dans la glotte, et la voix aiguë avec son étroitesse.

() Section horizontale du larynx, passant par la base des cartilages aryténoïdes. — cartilage thyroïde. — Pu, apophyse vocale du cartilage aryténoïde. — Ta/, muscle thyro-arytcnoïdien interne. — Toe, muscle Ihyro-aryténoîdieii externe. — Taep, muscle thyro-ary-épicloltiquc. — T/i, section du muscle ■ inyro-hyoïdien. — Sp, gouttière latérale de la paroi postérieure du larynx. — A, muscle aryténoïdien. , noyau élastique qui se trouve à l'extrémité antérieure de la corde vocale. (") Section transversale de la corde vocale. — 1, bord Iranchnnt qui sépare la face supérieure et la face interne. — 2, section transversale des faisceaux du muscle thyro-arylénoïdien interne, qui traversent la masse compacle de fibres élastiques du ligament thyro-nrylénoïdien (3). — 4, glandes en grappe. - ■>. lissu sons-muqueux lîiohe, étalé par suite de l'ablaliou de In muqueuse.

Sl'LANCIlNULOGIK.

Chez homme :

Chez la feniiiie.

Un louis d'or a pu traverser la glotle.

Ventricules du laryax.

Arrière- ca -

7ilé des ventricules

Portion sous- glottique.

Chez l'homme adulte, le diamètre antôro-postérieur de la glotle est de 20 22 millimètres; chez la femme, il ii'esl que de 16 millimètres. Chez l'homrnts le plus grand diamètre transversal est de (j à 8 millimètres; chez la femme j estde4à6(l).

On conçoit, d'après ces dimensions, comment un louis d'or a pu traverser ]\ glotle en présentant sa circonférence, et descendre jusque dans la trachée. Danii ce cas, la plupart des consultants appelés repoussaient l'idée de la présence d< ce corps étranger dans les voies aériennes, parce que, disaienl-ils, la glotte n, pouvait pas en permettre le passage. Le malade mourut au houl d'un an : o* trouva le louis d'or dans la trachée. Je ferai remarquer que, les cordes vocalet pouvant être déprimées lorsqu'elles sont dans le relâchement, on concoii parfaitement le passage à travers la glotte de corps étrangers trop volumiiiou; pour la traverser en l'absence de cette dépression, par exemple d'une bill* d'ivoire.

3° Yentricules du larynx. Au niveau delà glotte, entre la corde.vocale supérieure et la corde vocale inférieure, de chaque côté, se voit une cavité appelée venirv cule ou sinus du larynx, cavité oblongue d'avant en arrière, comme les corde; vocales, dont elle mesure la longueur. La profondeur des ventricules est détermi née par l'intervalle qui sépare les cordes vocales supérieures du cartilage thyroido ou plutôt des muscles Ihyro-aryténoïdiens, qui forment le fond de ces ventricules Leur orifice, un peu plus étroit que le fond, est elliptique dans le sens de la longueur, et peut permettre l'introduction d'un corps étranger dans leur cavilo Dans le ventricule existe une arrière-cavité, qu'on trouve parfaitement décrite ei représentée dans l'ouvrage de Morgagni; cette arrière-cavité, à base largement ouverte dans le ventricule, à sommet étroit, représente assez bien un bonnet phrygien; elle se voit à la partie antérieure des ventriculeâ, se prolonge en dehors de la corde vocale supérieure, entre cette corde et le cartilage thyroïde, sur les côtés de l'épiglotte. Ses dimensions varient beaucoup : dans un cas, son diamètre veriical était de 12 millimètres; elle était divisée en deux parties par une bride transversale. 11 serait curieux devoir si les différences de capacité de cette arrière-cavité sont en rapport avec le timbre dei la voix (2).

c. La portion sous-gloltique du larynx, circonscrite par le cartilage cricoïde eti le muscle crico- thyroïdien, est cylindrique comme la trachée-artère, qui lui faiti suite inférieurement ; en haut, ses parois latérales s'inclinent un peu vers lei plan médian, pour se continuer avec la face inférieure des cordes vocales infi'rieures.

(1) Ces mesures sont prises au niveau des cordes vocales inférieures : le diamètre Iran? versai est un peu plus considérable au niveau des cordes vocales supérieures.

(2) J'ai vu pour la première fois celte arrière-cavité chez un individu affecté de plithisiei laryngée, où elle était très-développée. Je fis des recherches sur le larynx d'autres imlividus. et je trouvai que celte disposition était constante, mais que l'arrière-cavité du lanin présentait de grandes variétés chez les divers individus. Je ne savais pas alors que Morgai'iu avait indiqué et fait représenter la même disposition. Advers. amfom. 1. Episl. anaf., vm

DU LARYNX

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