DE LA TRACHÉE- ARTÈRE ET DES BRONCHES
lée.
Les conduits aériens du poumon, considérés dans leur ensemble, se composent d'un tuyau, la trachée, qui fait suite au larynx, descend au-devant de la colonne vertébrale, dont il est séparé par l'œsophage, pénètre dans le thorax par l'ouverture supérieure de cette cavité, et, parvenu au niveau de la troisième vertèbre dorsale, se bifurque en deux conduits inégaux, l'un droit, l'autre gauche : ce sont les brojiches. Chaque bronche gagne la racine du poumon auquel elle est destinée, s'enfonce dans l'épaisseur de cet organe et en pénètre toutes les parties par ses divisions successives.
A. — Trachée- artère.
Situation. trachée-artère (de Tpa/ù;, âpre, et àpTvipt* artère) est le tronc commun des ca-
naux aérifôres du poumon. Située entre le larynx, dont elle semble la continuation, et les bronches, qui résultent de sa bifurcation, au-devant de la colonne vertébrale, elle s'étend depuis la cinquième vertèbre cervicale jusqu'à la troisième vertèbre dorsale (2).
Mobilité. Elle est mobile dans la place qu'elle occupe, et peut être facilement portée à droite et à gauche. Cette mobilité, qui a quelquefois entraîné de graves accidents dans l'opération de chirurgie par laquelle on divise ce conduit, a suggéré l'idée d'un instrument propre à la fixer (3 i.
Direction.
La trachée est verticalement dirigée. En haut, elle occupe la ligne médiane; en bas, elle semble s'inOéchir un peu à droite. Je l'ai vue plusieurs fois légèrement flexueuse; mais ces tlexuosités n'existaient que lorsque le cou était incliné sur le thorax; elles disparaissaient dans l'extension.
La longueur delà trachée est mesurée par l'intervalle qui sépare la cinquième
(1) La voix articulée est bien distincte de la parole. On peut faire articuler des sons .i des animaux très-distincts de l'homme sous le rapport de la conformation des organes vocauN au perroquet, par exemple. L'homme seul parle, parce que seul il est intelligent.
(2) La dénomination de trachée vient de la saillie que font les cartilages de ce conduii. qui est rude au toucher. La dénomination d'artère, donnée par les anciens aux vaisseaux .i sang rouge, vient d'une grave erreur anatomique : ces vaisseaux étant habituellcmeni vides sur le cadavre, on s'imagina qu'ils contenaient de l'air pendant la vie, d'oîi le nom d'artères, qui leur est resté. Le mot aWt'rt', d'après son acception étymologique, ne conviendrait donc qu'aux vaisseaux aérifères.
(3) Au chirurgien Bouchot.