DSAGES
C'est dansia Le krynx est l'organe de la voix. Une multitude d'expériences sur les animaux prodTir ''"^"^^ chirurgicaux démontrent que c'est exclusivement dans la glotte
son vocal, que se produit le son vocal. Les poumons, les bronches et la trachée font, par rapport a la voix, l'office d'un porte-vent élastique, susceptible de resserrement et de dilatation, d'allongement et de raccourcissement. Le thorax fait l'office d un soufflet, qui chasse l'air avec une force que la volonté peut faire varier à l'infini : d'où il résulte que le volume et la rapidité de l'air qui traverse le larynx, peuvent parcourir une échelle extrêmement variée.
Le développement du larynx est
sous la dépendance
des organes génitaux.
Ossitication des rarlilages.
(I) Mémoires do la Sociétt! médicale d'dmulation, f. JII. ('2) Dijpuytren, Mémoires de In Société pin lomni., t. 11.
DU LARYNX
Quel est le mt^canisme de la voix? Se produit-elle par le mécanisme du cor ■(Dodarl), par celui d'un instrument à cordes (Ferrein), par celui de la flûle (Ciivier), par celui d'un instrument à anche (Biot et Magcndie), par celui de l'appeau (I) (Savarl)? Y a-t-il vibration des cordes vocales tendues? Y a-t-il seulement vibration de l'air à son passage à travers une ouverture étroite et incapable de vibrer elle-même?
Suivant J. Millier^ le larynx représente un instrument à anches membraneuses, dans lequel le son est engendré parles vibrations de ces languettes, ébranlées aiécaniquement par le courant d'air. Au contraire, dans la théorie de Savart, ad- \mse par M. le professeur Longet, la cause première du son pi-oduit par les in- \ .trumenls à vent en général, et par le larynx en particulier, réside dans le mouvement vibratoire communiqué à l'air par l'écoulement périodiquement variable dufluide qui traverse l'ouverture, comme dans la sirène, elles vibrations des f.anguettes sont consécutives aux sons de l'air, et s'ajoutent à ceux-ci en en modi- .iant le timbre et l'intensité.
il nous suffit ici de voir dans le jeu des muscles du larynx et dans la disposition de l'appareil vocal tout ce qui est nécessaire pour opérer, soit une dilatation, •oit un rétrécissement delà glotte; et tel est le mécanisme de la glotte, à raison lies mouvements de bascule des cartilages aryténoïdes, que les cordes vocales iont toujours tendues, quelle que soit d'ailleurs l'action des muscles qui se con- •jactent.
Il est là remarquer que les connexions des cordes vocales avec les muscles thyronryténoïdicns, dont les divers degrés de contraction modifient à un haut degré l'état physique de ces anches membraneuses, abstraction faite de leur tension blus ou moins grande, constituent dans le larynx une circonstance qu'il est im- 3ossible de reproduire dans les expériences faites, soit avec des instruments fabriués de toutes pièces, soit avec des larynx enlevés à un animal ou à l'homme. La voix qui sort du larynx, est une voix brute; le larynx est, relativement à la ^oix, ce qu'est l'embouchure pour la flûte, l'anche pour le basson; la voix est molifiée en traversant le tuyau vocal, qui se compose de l'épiglotte, du pharynx, de 'isthme du gosier, de la cavité buccale et des fosses nasales.
L'épiglotte représenterait, suivant une théorie ingénieuse de Magendie, les souaapes molles et mobiles que M. Grénié place dans les tuyaux d'orgue pour pernettre d'enfler le son sans modifier le ton.
L'isthme du gosier représente le larynx supérieur des oiseaux, qu'on sait être iormé par une ouverture contractile qu'ils peuvent rétrécir et môme fermer à voonté; et c'est en grande partie par ce mécanisme que la petite glotte des oiseaux rieut parcourir une échelle de tons si étendue. En effet, on sait que, dans lestu- )e8 sonores, l'occlusion complète de l'extrémité inférieure fait baisser le ton d'une )Ctave, et l'occlusion incomplète fait baisser le ton d'une étendue proportionlelle. Eh bien ! l'isthme du gosier présente un mécanisme tout à fait semblable à îelui du larynx supérieur des oiseaux.
Si l'on rapproche de ces faits les différences de longueur et de diamètre que peut présenter le pharynx (voy./jAan/nx), et si l'on se rappelle qu'en diminuant de moi-
Mécanisme
de la voix.
A raison (les
mouvements de bascule, les muscles du larynx opèrent la tension des cordes vocales.
Action de l'épiglotte.
Action de l'isthme du gosier.
Action du pharynx .
(I) Un appeau est un petit tuyau cylindrique très-court fermé à ses deux bases par une •ame mince percée d'un trou. Les cavités sont représentées par les ventricules, et les ouverures par l'intervalle des cordes vocales. Si l'on adapte à l'appeau un tuyau vocal susceptible le resserrement cl de dilatation, on aura des tons variés à rinlliil.
SPLANCIINOLOGIE.
fosses nasa les
lié la longueur ou le diamètre du tube ou corps d'un inslrument à vent, on liaussle ton d'une octave, on pourra se rendre compte comment, avec une gloUe ti petite, l'homme peut parcourir dans léchant une série de tons aussi considérahlt-. Aciiou des La voix estmodifii'-e en traversant les cavités buccale et nasale. Les fosses nu- ' sales favorisent-elles le retentissement de la voix, ou bien le passage de l'air a
travers les fosses nasales n'a-t-il lieu que pour la production de certains sons des sons nasaux? Cette dernière opinion, qui est celle de Gerdy, me paraît là plus conforme aux faits. Biot et Magendie avaient déjà fait observer avec raison que la voix ne devient nasillarde que lorsqu'elle traverse les fosses nasales.
Voix ai'ticu-
La voix s'articule en traversant la cavité buccale, c'est-à-dire que le son vocal est coupé, modifié par la percussion plus ou moins rapide des lèvres et de la langue contre les dénis elle voile du palais (1).