CHAPITRE II APPAREIL DE LA DIGESTION
SECTIOiN 1. - CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES.
Pour réparer les pertes incessantes qui résultent, dans l'organisme, de l'exer- uée génécice des fonctions, les animaux prennent dans le monde extérieur certaines sub- l^^^J^J^' ? tances, dites alimentaires, qu'ils introduisent dans leur propre corps et auxquelles'ils font subir les transformations nécessaires pour les rendre assimilables. Ils sont pourvus, dans ce but, d'instruments particuliers, plus ou moins compliqués suivant les espèces, et dont l'ensemble constitue Vappareil digestif.
Dans les êtres placés au bas de l'échelle animale, chez certains radiaires, tout 1 appareil digestif se réduit à une simple poche, ou plutôt l'animal tout entier n'est autre chose qu'un sac alimentaire, communiquant avec l'extérieur par une ouverture unique, qui sert alternativement à l'entrée des aliments et à la sortie :!es matières fécales. Au niveau de cette ouverture, la muqueuse digestive se continue avec le tégument externe, dont elle partage si bien la structure que, suivant les belles observations de Tremblay, on peut retourner un polype comme un doigt de gant, de manière que ce qui représentait précédemment la muqueuse digestive, devienne le tégument externe, et réciproquement, sans que pour cela les aliments introduits dans la cavité de l'animal cessent d'être digérés. Mais à mesure que l'on s'élève dans la série animale, cette simplicité de forme disparaît, pour faire place à des dispositions de plus en plus compliquées. Au lieu d'une simple poche, on voit la cavité digestive prendre la forme d'un tube ouvert aux deux bouts, l'un des orifices servant à l'introduction des aliments, l'autre, à l'expulsion des résidus de la digestion ; puis, ce tube se divise en plu- >ieurs segments, jouissant de propriétés particulières et remplissant des usages ilistincts, et à ces différences dans les fonctions correspondent des différences de structure. Des organes nouveaux, les glandes, destinées à élaborer des sucs parti- ' uliers, viennent se grouper successivement autour de la cavité digestive et y versent leurs produits, en môme temps que des instruments masticateurs se placent à l'entrée du tube digestif, pour diviser mécaniquement les matières ■ilimenlaires et rendre plus facile leur imbibition par les liquides versés par les -landes.
Chez les vertébrés, et chez les mammifères en particulier, l'appareil de la digestion représente un long tube, étendu de la bouche à l'anus, formant des rirconvolutions plus ou nioins nombreuses dans quelques-unes de ses parties, présentant sur son trajet des renflements, dans lesquels séjournent les aliments pour y subir des modifications spéciales, et recevant les produits sécrétés par de nombreuses glandes dont les cavités communiquent avec la sienne.
Si nous examinons les diverses parties qui constituent l'appareil digestif chez 1 homme, nous trouvons d'abord une cavité de réception dos aliments, la cavité 'mi'cale, ouverte à l'extérieur par la fente hurcale. Les parois de cette cavité, sus-
' si'LAN(;:iiNOL(>r.ii' .
ceptibics de s'ecarler les unes des aiilrcs, soiil garnies, en avanl, d'une série d'organes exlrûmemenl durs, les dciils, destinés à divisi r et à triturer les aliments. Dans cette mûme cavité se voit un organe charnu, la langue, dont l'une des fonctions est d'apprécier les qualités sapides des aliments ; des glandes nombreuses, les (jlandex salivaires, y versent le produit de leur sécrélion. Kn arriére, celte cavité communique, à travers une soite de rétrécissement connu sous le nom A'isthmc du gosier, avec une sorte d'entonnoir musculaire, \& pharynx, qui vient saisir les aliments broyés et insalivés, pour les pousser dans un long canal* cylindrique, à parois puissamment contractiles, qui porle le nom d' œsophage.' Ce dernier les conduit dans une vaste poche, l'eslomac, où ils s'imbibent d'une humeur particulière, sécrétée par des glandules innombrables logées dans l'épaisseur de sa paroi. Sous l'influence duswc gastrique, les aliments albuminoïdes ; subissent une transformation ch imique qui les rend absorbables et assimilables, puis, quand cette transformation est arrivée à un certain degré, la masse alimentaire traverse un anneau musculaire, le pylore, dont la contraction l'avait retenue jusque-là dans l'estomac. Elle s'engage alors dans un long canal cylindrique, Yinteslin, dont les nombreuses circonvolutions remplissent une grande partie de la cavité abdominale, et qui se termine à Vanus. La première portion de ce canal, en forme de fer à cheval, est fixée contre la colonne vertébrale, et a été appelée duodénum, en raison de sa longueur, qu'on a estimée à douze travers de doigt; elle reçoit les canaux excréteurs de deux glandes considérables, dont l'une, occupant Thypochondre droit, est le foie, et l'autre, placée transversalement au-devant de la colonne lombaire, est le pancréas. Au-dessous du duodénum, l'intestin conserve à peu prés le même calibre jusqu'à une sorte de diaphragme percé d'une ouverture elliptique qui sépare nettement celte portion de l'intestin de celle qui est placée plus bas. La portion du tube digestif qui se trouve entre le pylore et la valvule iléo-cœcale, porte le nom d'inlestin grêle. on l'a divisée arbitrairement en duodénum, je/unum et iléon. C'est dans l'intestin grêle que se complète la digestion ; c'est là aussi que se fait l'absorplion des principes nutritifs. La partie du tube alimentaire qui est au delà de la valvule, constitue le gros intestin. Les matières qui ont échappé à l'absorption, celles qui sont réfracfaires aux sucs digestifs, ainsi que la portion des produits sécrétés qui doit être expulsée au dehors, s'y transforment graduellement en matières fécales. On distingue dans le gros intestin une portion renflée, située au-dessous du niveau de la valvule : c'est le cacum, lequel est muni d'un diverticule en cul-de-sac appelé appendice cœcal ou vermiforme; puis vient le côlon, espèce d'arc de cercle encadrant en quelque sorte la masse des circonvolutions de l'intestin f grCle; à ce dernier fait suite un canal presque recliligne, le rectum, qui s'ouvre t au dehors par l'anus.
Situation Situation générale. Le canal digestif est situé au-devant de la colonne vcrté- •(cncraie du bralc, qu'il suit rigoureusement dans sa portion recliligne, dont il s'éloigne dans canaMiges- portion sinucuse, pour y rester toutefois attaché à l'aide de liens membraneux.
11 commence à la partie inférieure de la face par l'ouverture buccale, traverse le i cou et le thorax, pénètre dans la cavité abdominale, qui lui est presque exclusivement destinée, et dont les dimensions et le mécani&me sont en rapport avec les fonctions du canal alimentaire, et vient se terminer au détroit inférieur du bassin, au-devant du coccyx, par l'ouverture anale. Sa partie supénourc est en rapport immédiat avec les organes de la respiration; sa partie iiiféricure est on rapport immédiat avec les organes génito-urinaircs.
AITAHEIL DK LA UrOESTION.
Sl'LANCllNOLOGlU.
Sus iliiiiuiisiuDS générales.
Ses rciitleiiiHtits et ses rclrccissemciits alternatifs.
Il existe un rapport inverse entre les dimensions eu longueur et le calibre.
Direction.
Foi me géuérale.
Structure.
Tunique séreuse.
Idée générale des
membranes séreuses.
Caractères généraux des membranes séreuses.
Tunique inusculcuse.
Uimmsions. I,u longueur du cuiial digestif a été évalut-e à eiivirou dix iiieti es (cinq ou six (bis lu longueur du corps), dont les deux tiers ù peu prés reviennent ù l'intestin grûle. Son calibre n'est pas lemCuie dans tous les points de sa longueur: il présente ici des renflements, là des n'trécissenients, qui établissent une ligne de démarcation bien tranchée entre ses différentes parties. La partie qui offre la plus grande capacité est, sans contredit, celle qui a reçu le nom d'estomac; les parties les plus étroites sont la portion cervicale de l'œsophage, l'orifice pylorique de l'estomac et l'orifice iléo-cœcal. Il est important de remarquer que les dimensions ti'ansversales du canal digestif balancent, jusqu'à un certain point, la dimension dans le sens de sa longueur. Ainsi, un canal intestinal Irésvolumineux est généralement plus court. Cette remarque est d'ailleurs justifiée par ce fait d'anatomie comparée qui établit que, chez le cheval, qui est herbivore, le canal intestinal est moins long, mais d'un calibre beaucoup plus considérable que chez les ruminants, également herbivores.
Direction. Droit dans sa partie supérieure ou sus-diaphragmatique, qui n'est qu'un lieu de passage, ie canal alimentaire se recourbe un grand nombre de fois sur lui-même dans sa partie sous-diaphragmatique, pour redevenir recliligne avant sa terminaison.
Forme générale. L'appareil digestif représente un canal continu, cylindroïde, auquel on considère une surface externe, en général libre, séreuse, et une surface interne, muqueuse.
Structure générale. Le canal digestif est généralement constitué par quatre membranes ou tuniques:
1° La plus extérieure est la tunique séreuse ou péritonéale, le péritoine, nommée aussi tunique commune, parce qu'elle est commune à la plupart des organes contenus dans la cavité abdominale. Elle ne manque que pour la partie supérieure et pour la partie inférieure du canal digestif.
Celte membrane péritonéale, qu'on pourrait appeler accessoire, est souvent incomplète et ne recouvre les organes que dans une partie de leur circonférence 3 elle fait même entièrement défaut à toute la partie sus-diaphragmatique du canal digestif. En même temps qu'elle constitue l'enveloppe extérieure de ce canal, la membrane péritonéale l'isole au milieu des parties environnantes, en favorise le glissement, et forme des liens qui en assujettissent les diverses parties d'une manière plus ou moins fixe dans la place qu'elles occupent.
Les membranes séreuses, dont le péritoine n'est qu'une dépendance, ont été considérées comme des sacs sans ouverture qui, d'une part, tapissent les parois des cavités auxquelles ils sont destinés, et, d'autre part, se réfléchissent sur les organes qui y sont contenus, sans les renfermer dans leur propre cavité. Bichat les a comparées à des ballons, ou mieux à des bonnets de nuit doubles, libres et lisses par leur face interne, toujours humide de sérosité cl conliguë à elle-même, adhérents par leur face externe. Nous nous sommes expliqué au sujet de cette opinion à propos des membranes synoviales. (V. 1. 1 , p. 282.)
Les membranes séreuses sont remarquables par leur excessive ténuité, par leur transparence, par leur structure entièrement cellulaire et par leur résistance, qui leur permet de faire l'office de membrane protectrice, de liens, en mémo temps que par la sérosité qu'elles exhalent, elles deviennent un moyen d'isolement et de glissement. A leur surface, elles sont recouvertes d'une couche de cellules épitliélialcs pavimentcuscs.
2° Au-dcstous delà tunique séreuse est la tunique musculeuse, que constituent
APPARICIL 1)15 LA DIGESTION.
deux couches do libres : l'une superficielle, composée de libres lougiludinales , l'iiutre profonde, coniposiîc de fibres circulaires. Ces fibres sont incolores, généralement lisses, comme la plus grande partie des couches musculaires destinées aux organes de la vie nutritive.
3» La tunique celluleuse, intermédiaire à la rausculeuse et à la muqueuse, et Tunique «■ dans laquelle se ramifient les vaisseaux qui se distribuent à cette dernière, pré- Creuse, sente parfois une densité qui la rapproche du tissu fibreux; c'est donc à tort qu'elle a été généralement confondue avec le tissu cellulaire qui unit les diverses tuniques entre elles.
4° La membrane ou tunique muqueuse est la partie la plus essentielle du tube Tuuique mualimentaire ; elle présente dans une grande étendue des villosités, qui lui don- q"euse. nent un aspect velouté, d'où le nom de membrane papillaire, membrane villeuse ou Pjpilles ou veloutée, et se montre extrêmement riche en glandes de diverses espèces. Cette ^'"«s'ies. membrane n'est pas moins riche en vaisseaux sanguins, et se fait remarquer par le réseau lymphatique qui la recouvre.
Le derme mitqueux y présente une épaisseur et une consistance variables : il est Derme mudense et résistant dans la cavité buccale ; il est au contraire mou, spongieux, queux, dans l'estomac, l'intestin grêle, etc. Nous aurons le soin d'indiquer ces différences à l'occasion de la texture de chaque partie de l'appareil.
L'épithélium qui recouvre la muqueuse digestive est pavimenteux et stra- Épittiéiium. lifié dans la portion supérieure du tube digestif, cylindrique dans l'estomac et toute la poition du canal alimentaire qui s'étend de Testomac à l'anus.
l-es glandes annexées au tube digeslif sont extrêmement nombreuses. Les ciaudes. unes sont situées dans l'épaisseur des parois du canal : ce sont les glandes en tubes, tellement multipliées en certains points, qu'elles semblent constituer presque à elles seules ces parois; d'autres soulèvent simplement la membrane muqueuse, telles que les follicules clos de l'intestin grêle; d'autres, enfin, sont accumulées sous la muqueuse, sans former de relief à sa surface : telles sont les glandes en grappe qui entourent la bouche et le duodénum.
La richesse vasculaire de la membrane interne du tube alimentaire est facile à démontrer par des injections fines pratiquées dans les artères, ou bien mieux encore dans les Aeines. Quant au réseau lymphatique , on l'obtient Lymphatien piquant au hasard la membrane muqueuse aussi superficiellement que pos- "i"" sible. Ri en n'égale la ténuité de ce réseau, que parcourent dans toutes les direc- reciement lions les petits globules de mercure, de manière à former bientôt une lamelle qua'"! <"> aréolaire argentée. C'est surtout chez le cheval qu'on injecte avec la plus grande „^èrbia'ne facilité le réseau lymphatique de la muqueuse intestinale; mais, pour réussir muqueuse d'une manière plus complète, il convient de piquer successivement avec le tube Yin/^ction" la membrane muqueuse elle-même et le péritoine ; on voit alors s'injecter : lymphaii- \° le réseau lymphatique de la muqueuse, qui représente une lamelle argentée; 2" le réseau lymphatique sous-péritonéal; S» les vaisseaux lymphatiques du mé- i.e réseau senlère, qui parlent à la fois des deux réseaux lypiphatiques (1) muqueux et p<=!''sous-péritonéal. lit une chose fort remarquable, c'est que, d'une part, le mer- jermiTuê cure ne passe jamais des lymphatiques dans les veines ou les artères, et que, est iudépen-
daut du réseau capil-
(I) Pour bien réussir dans cette injection, il importe que l'anse intestinale sur laquelle on expérimente soit distendue par de l'air insufflé. C'est probablement parce qu'elle se prèle diUlcilement ù une tension convenable que la membrane umqueuse est si dillicile à injecter directement.
guin.
SPLANCHNOLOGIR.
d'une uulre part, lorsque le tube a piqué un peu trop profondément, on injecte le réseau capillaire sanguin, et par suite les vaisseaux \cineux, mais nullement le réseau lymphatique superficiel; preuve bien évidente que ce réseau est indépendant des vaisseaux artériels et veineux.
Nous avons dit déjà que de ce réseau partaient des troncules qui traversaient le derme pour aller former un autre réseau sous-dermique, d'où naissaient des vaisseaux qui allaient se réunir, après s'être fait jour entre les fibres de la tunique musculaire, avec les vaisseaux sous-séreux, vaisseauxet Vaisseaux et nerfs. Des branches artérielles très-multipliées, venues des troncs nerfs. ambiants; des veines nombreuses, qui, pour toute la portion soiis-diaphragmatique du canal digestif, vont se rendre dans la veine porte; des vaisseaux absorbants, divisés en lymphatiques et en chyliféres; des nerfs, qui proviennent presque tous du système des ganglions, à l'exception des pneumo-gastriques et des glosso-pharyngiens (1) : (els sont les éléments qui entrent dans la composition du tube digestif.
Au canal digestif sont annexés : t° les glandes salivaires, appendices de la cavité buccale; 2" le foie et le pancréas, appendices du duodénum; 3° enfin la rate, dont les fonctions, même après les recherches modernes, sont encore fort mal connues.
Situation.
SECTION II. — DES DIVERSES PARTIES DU TUBE DIGESTIF. § I. — DE LA BOUGHB; ET DE SES DÉPENDANCES.
La bouche (2) est une cavité située à l'entrée des voies digestives : elle occupe la partie inférieure de la face et se trouve placée entre les deux mâchoires, audessous des fosses nasales, entre les joues, derrière les lèvres, au-devant du pharynx. La bouche constitue un appareil très-compliqué, dans lequel s'opèrent la mastication, la gustation, l'insalivation, le commencement de la déglutition et l'articulation des sons.
Les dimensions de la cavité buccale sont plus considérables que celles du canal alimentaire qui lui fait suite; d'où résulte la possibihté d'introduire des corps trop volumineux pour franchir les portions étroiles de ce canal (3). Du reste, cettecapacité présente tous les intermédiaires depuis l'état d'occlusion
Différences ' ^ , , , . , -j » „ „n„„
dans les di- Complète, où les mâchoires rapprochées ne laissent aucun vide entre elles, jusmeasions. ^^.^ ^.gj ^(^^j d'ouverturc extrême où la cavité buccale représente une pyramide quadrangulaire, dont la base est en avant et le sommet en arrière. L'augmenfa-
(1) Outre les nerfs pneumo-gastrique et glosso-pharyngien, le canal digestif est abondamment pourvu de nerfs céphalo-rachidiens dans sa première porlion, cavité de réception, la bouche, et à son extrémité inférieure, la partie inférieure du rectum, à laquelle se rendent des nerfs du plexus sacré.
(2) Le langage anatomique s'éloigne ici du langage ordinaire, qui donne le nom de bouche, non à la cavité buccale, mais à son orifice.
(3) En général, il existe entre les diverses parties du canal alimentaire une proportion telle, que sa portion supérieure ne peut admettre des corps trop volumineux eu égard à la capacité du reste de ce canal. Si la cavité buccale fait exception à cet égard, cela tient h ce que, pendant leur séjour dans celle cavité, les aliments sont encore sous l'empire delà volonté.
Dlmeusions.
DI£ LA BOUCHE ET UE SES DÉPENDANCES
î ioii de capacité de la bouche peut encore avoir lien, suivant le diamùtre Iransv'Tsaljpar la facile distension des joues, et suivant le diamètre ant6ro-postôrieur, |iar le mouvement des lèvres en avant.
Si nous étudions les rapports des diamètres de la bouche, nous verrons que, chez uappm is lionune, aucun des diamètres n'est prédominant; tandis que les animaux pré- '^"^ d'ame-
1res (le la
(Mitent une remarquable pn^ominance du diamètre antéro-postérieur de la bouche.
ivilé buccale, disposition qui est en rapporl^d'une part, avec l'ampleur de leurs cavités nasales, d'une autre part, avec les dimensions de leurs os maxillaires. 11 est bon de rappeler, A ce sujet, qu'il y a, dans la série animale, un rapiMirt inverse entre l'ampleur de la cavité encéphalique et l'ampleur des cavités istalive et olfactive.
La direction de la bouche, ou son axe, est horizontale; disposition qui est en Direction irapport avec la destination de l'homme à l'attitude bipède. Chez l'homme, l'axe °"bouche 'serait vertical dans l'attitude quadrupède. Chez les animaux, dans l'altitude qua- 'drupède qui leur est naturelle, l'axe de la bouche est oblique par rapport à l'horizon.
Forme. La bouche représente une boîte ovalaire, parfaitement symétrique, dont Forme, la grosse extrémité est en avant. On lui considère une paroi supérieure, ou voûte „ . , ,
° , r r J Parois (le la
palatme; une paroi iti f éiieure, lorcnée en grande partie par la langue; une paroi bouche. postérieure, formée par le voile du palais; une paroi antérieure, constituée sur un premier plan par les lèvres, sur un second plan par les arcades alvéolaires et dentaires; di^ux parois latérales, formées par ces mêmes arcades et par les joues ; deux ouvertures, -aue antéiieure , c'est l'ouverture de la bouche, une postérieure, Ses deux qui établit une communication entre la cavité buccale et le pharynx, et qui, à «"^e'"'»''**. :raison de son élroitesse, a reçu le nom d'isthme du gosier. Nous parlerons successivement de ces diverses parties, à l'exception des os maxillaires, déjà décrits. •Les glandes salivaires, qui versent leurs produits dans la cavité buccale, seront tdécrites comme annexes de cette cavité.