GÉNÉRALITÉS. CLASSIFICATION DES ARTICULATIONS. 3G
liens : exemple, les os du crâne des enfants. Celle classification ne peut être considérée que comme une ébauche grossière.
Bichat, fixant toute son attention sur les mouvements, a dî- classification vise les articulations mobiles d après le nombre des mouve- dee sur les mou-
Ycmcnts*
ments dont elles jouissent. Or, il existe quatre classes de mou-
... ,, . . nés mouYe-
vements : 1 le glissement ; 2° {opposition dans laquelle un os ments divers des , . , articulations.
se porte alternativement dans un sens, puis dans un sens opposé, comme de la flexion à l'extension; 3° le mouvement de circumduction , ou mouvement en fronde (1) , dans lequel l'os qui se meut décrit un cône dont le sommet répond à l'articulation , et dont la base est tracée par son extrémité opposée ; 4° le mouvement de rotation dans lequel l'os roule sur son axe, sans se porter d'un lieu à un autre.
Partant de cette classification des mouvements, Bichat a rangé les articulations en deux grandes classes : les articula- immrobiiiès!10Ils lions mobiles, et les articulations immobiles. Celles-ci ont été classées d'après la disposition des surfaces articulaires. Les articulations mobiles ont été classées d'après le nombre des Mobiles. mouvements dans l'ordre suivant :
1° Articulations du premier genre, celles qui jouissent de Ie* genre, toutes les espèces de mouvements, savoir: du glissement, de l'opposition, de la rotation, de la circumduction ;
2° Articulations du deuxième genre, celles qui jouissent de 2e genre, tous les mouvements, celui de rotation excepté ;
3° Articulations du troisième genre, celles qui jouissent de 3* genre, l'opposition dans un seul sens ;
k° Articulations du quatrième genre, celles qui jouissent 4e genre. de la rotation exclusivement ;
5° Articulations du cinquième genre, celles qui jouissent 5e genre. du glissement seul.
Le glissement appartient, comme on le voit, à touies les articulations précédentes.
Kï) Les articulations qui jouissent du mouvement d'opposition dans quatre sens sont nécessairement douées des mouvements de circumduction, 3
S()8 ARTHROLOGI-E.
La classifica-
esT esseriUeiie- Celte classification presque entièrement fondée sur la conla^hysioiog^e" sidcration des mouvements csl éminemment physiologique. C'est pour cela même que nous croyons devoir la rejeter ; car dans l'étude de l'anatomie, la considéraiion des fonctions est secondaire, celle de la conformation doit être prépondérante. Les mouvements qui se passent dans les articulations sont d'ailleurs évidemment la conséquence de la disposition des surfaces articulaires. Classification ^a classification généralement adoptée de nos jours est celle raiwuènTIdop- ^e Galien, légèrement modifiée. Prenant pour point de départ tée- la présence ou l'absence de la mobilité, on a divisé les arti-
culations en mobiles ou diarthroses, immobiles ou synarthroses. A ces deux grandes divisions Winslow en a ajouté une troisième sous le nom d'articulations 'mixtes ou am~ phiarthroses (uft<pZ, tous les deux) (1), parce qu'elles participent à la fois aux caractères des deux premières, caractères qui sont pour les unes, la mobilité; pour les autres, la continuité des surfaces.
Pour les divisions secondaires , on a eu égard tantôt à la
configuration des surfaces articulaires, tantôt aux mouvements
dont l'articulation est susceptible : ainsi les diarthroses sont
Enanhroses divisées, 1° en enarthroses, lorsqu'une tête est reçue dans une
, .. i cavité : 2° en arthrodies ou diarthroses plates , quand les Arlhrouies. . ,
surfaces articulaires sont planes ou à peu près planes; 3° en ginglymes lorsqu'une articulation ne peut exécuter que deux mouvements opposés; les ginglymes se subdivisent : A. en
Ginglymes ghtglymes angulaires ou charnières , lorsque ces mouveanguaices. nienls ont lieu en deux sens opposés, comme delà flexion à
Parfait l'extension. On dit le ginglyme angulaire parfait, lorsque ces
mouvements seuls existent : ex. le coude. Le ginglyme est im-
imparfait. -parfait, lorsque l'articulation permet de légers mouvements de
Ginglyme la- latéralité : le genou. — B. En ginglyme latéral, lorsque la roterai. °
(1) Ce mode d'articulation était connu de Galien, qui lui avait donné le nom d' articulations neutres ou douteuses.