GÉNÉRALITÉS. CLASSIFICATION DUS ARTICULATIONS
talion esl le seul mouvement possible : le ginglyrrie latéral se divise en simple, lorsque les os se touchent par un seul poini, et en double, lorsque les os se touchent par deux points.
Les synarthroses ou articulations immobiles ont été divisées, d'après la disposition des surfaces aniculaires, 1° en sutures, lorsque îles surfaces articulaires sont armées de dents, Suture», à l'aide desquelles il y a engrènement réciproque ; la suture ëcailleuse ou squameuse en est une variété ; 2° en harmo- Écaiiieuse. nie, lorsque les surfaces articulaires, à peine rugueuses, ne 1Iar,t>oni(iuc. sont que juxtaposées; 3° en gomphose, lorsqu'il y a implan- Gomphose. talion des surfaces : telles sont les dents par rapport aux alvéoles ; k° en schindylese, lorsqu'une lame osseuse est reçue Schjndyièse. dans la rainure d'un autre os : ex. l'avance osseuse du bord antérieur de l'os palatin, par rapport à l'ouverture du sinus maxillaire.
La classification que nous venons d'exposer est bonne à Avantages et beaucoup d'égards; mais elle présente plusieurs imperfections. classification!110 Je signalerai comme essentiellement vicieux le genre arihrodie, qui embrasse les articulations les plus disparates, l'articulation scapulo-humérale, l'articulation temporo maxillaire, les articulations du poignet, celles des os du carpe et du tarse. Nous devons signaler encore comme une autre cause d'imperfection, le défaut d'unité dans les bases de la classification, qui est fondée tantôt sur la configuration des surfaces, tantôt sur les mouvements.
En adoptant pour point de départ unique la seule disposition , Classification
1 r l r- i * de rameur, ex-
des surfaces articulaires, nous verrons la disposition des liga- „ clusivement
fondée sur la
ments, et les mouvements, se subordonner en quelque sorte à configuration
des surfaces aria configuration de ces surfaces. ucuiaires.
- Cela posé , nous diviserons toutes les articulations en trois
classes. lre Classe. Les diarthroses (Jtccçôçm) (1), toutes les
articulations à surfaces contiguës ou libres. 2e Classe. Les
synarthroses (jw, avec), toutes les articulations à surfaces
(l) La particule dia annonce toujours séparation.
370 ARTHROLOGIE.
continues. 3e Classe. Amphiarlhroses ou symphyses (uptpo, tous les deux), les articulations en partie contiguës, et en partie continues à l'aide d'un tissu fibreux.
PBBHIÈRE CLASSE. DIABTHROSIS.
caractères gé- Caractères. Surfaces articulaires contiguës ou libres, confi-
nérauxdesdiar- , . , .
throses. gurees de manière a se mouler exactement les unes sur les
autres, toutes pourvues : 1° de cartilages d'encroûtement ; 2° de synoviales; 3° de ligaments périphériques; toutes exécutant des mouvements. Les diarthroses se divisent en six genres :
Genre 1". Des Enarthroses.
[caractères des Caractères . Tête ou portion de sphère plus ou moins com-
enarthroses. ,
plètement reçue dans une cavité. Ex. articulations coxo-fémorale , scapulo-hume'rale.
Ligaments. Capsule fibreuse.
Mouvements. Mobilité dans tous les sens; flexion, extension, abduction, adduction, circumduclion et rotation.
Genre 2e. Articulations par emboîtement réciproque.
Caractères Caractères. Surfaces articulaires concaves dans un sens,
des articulations par emboî- convexes dans le sens perpendiculaire au premier, de manière tement récipro-
que. a s enfourcher réciproquement. Ex. Articulation du trapèze
avec le premier métacarpien (1).
Ligaments. Deux ou quatre ligaments, ou bien ligament orbiculaire plus ou moins complet.
Mouvements. Mouvements en tous sens à la manière des enarthroses, mais point de rotation.
Genre 5e. Des articulations condyliennes ou condylarthroses. des condyiar- Caractères. Tète allongée ou condyle. reçu dans une cavité
throses.
(1) Les vertèbres cervicales du cygne présentent cette articulation par emboîtement réciproque dans toute sa perfection : c'est à ce mode d'articulation, qui offre autant de mobilité et plus de solidité que l'enartbrose, qu'est due celte flexibilité si gracieuse et si complète dans tous les sens que présente le col de ce palmipède.