partie de la cavité glénoïde postérieure à la scissure nous présente
un exemple de ces cavités supplémentaires qui agrandissent cavités sup-
ou remplacentla cavité principale dans certaines circonstances. Pementaires>
Toute la partie de la cavité glénoïde antérieure à la scissure est
articulaire, et par conséquent revêtue de cartilage (1).
La racine transverse de l'apophyse zvsomatique, convexe La racine trans-
r l J J a ^ ' verse de l'apo-
d'avant en arrière , concave transversalement , également arli- pnyse zygoma-
tique est arlicu-
culaire, et revêtue d'un cartilage qui est la continuation de taire, celui de la cavité glénoïde , offre , par une exception unique
(i) L'étude du condyle et de la cavité glénoïde est de la plus haute importance en anatomie comparée ; car, à l'aide des caractères qu'ils présentent, il est facile de reconnaître la tête d'un rongeur, celle d'un carnassier ou d'un ruminant.
1° Chez les carnassiers, les condyles sont oblongs transversalement, ayant
424 ARTHR0L0GI3.
dans l'économie , l'exemple de deux surfaces convexes roulant l'nne sur l'autre.
Moyens dunion et de glissement. Ce sont un cartilage interarticulaire , un ligament latéral externe et deux synoviales : le ligament latéral interne des auteurs et le ligament stylomaxillaire n'appartiennent nullement à cette articulation.
cartilage in- 1° Cartilage interarticulaire. Un cartilage est interposé t erarticulaire. „ . . . , „, ,
aux surfaces articulaires; épais a sa circonférence , quelquefois percé d'un trou à son centre , il a la forme d'une lentille biconcave , avec celte particularité que sa face supérieure est alternativement convexe pour répondre à la cavité glénoïde, et concave pour répondre à la racine transverse , tandis que la face inférieure moulée sur le condyle est concave. Il est libre Le muscle par sa circonférence , excepté en dehors, où il adhère auliga-
ptérygoïdien
externe s'aita- ment latéral externe , et en dedans, ou il donne attache a quel-
che à ce carti- , ,,..,.
lage. ques fibres du muscle pterygoidien externe, rapport important
à noter sous le point de vue du mécanisme. L'existence d'un cartilage interarliculaire dans une articulation qui est soumise à des pressions aussi considérables , et qui exécute des mouvements aussi répétés , rentre dans la loi que nous avons indiquée. (Yoyez Articulations en général.} Ligament la- 2° Ligament latéral externe. Il s'étend depuis l'espèce de
terai externe, tubercule qui existe à la jonction des deux racines de l'apophyse zygomatique , jusqu'au côté externe du col du condyle : obliquement dirigé de haut en bas et d'avant en arrière, il a la forme d'une bandelette assez épaisse qui recouvre tout le côté externe de l'articulation; il répond en dehors à la peau, en dedans aux deux synoviales et au cartilage interarticulaire.
tous deux leur grand axe sur la même ligne ; ils sont reçus dans une cavité très profonde.
2° Chez les rongeurs, au contraire, le grand diamètre des condyîes est dirigé d'arrière en avant.
3° Chez les ruminants, la cavité glénoïdienne est plane, ainsi que la tête du condyle; la saillie de la racine transverse est à peine marquée; chez l'homme, omnivore, il y a en quelque sorte combinaison de ces diverses dispositions»
ARTICULATION TEMPORO-MAXLLLA.IRE. &25
On décrit sous le nom de ligament latéral interne ou liga- Ce qu'on décrit bous le nom ment sphé no-maxillaire une bandclellc aponévrotique qui de ligament latéral interne.
n'appartient a 1 articulation , ni par sa position , ni par ses usages, et qui s'étend de l'épine du sphénoïde jusqu'à l'épine située en dedans de l'orifice du canal dentaire inférieur. C'est une bandelette très mince qui recouvre les vaisseaux et nerfs dentaires inférieurs qu'elle sépare des muscles ptérygoïdiens.
La bandelette qui vient d'être décrite n'exerçant aucune influence sur la solidité de l'articulation temporo-maxillaire, on solidarité des
.. 7 -^ , .. fl, deux articula-
pourrait s étonner que celte articulation ne fut pourvue que ii0ns temporod'un seul ligament; mais il faut remarquer que les deux arti- maxi aireà' culations temporo-maxillaires étant solidaires, le ligament latéral externe de l'une remplit exactement , à l'égard de l'autre, les fonctions de ligament interne.
Je rangerai dans la même catégorie que le ligament sphéno- Bandelette apomaxillaire, le ligament stylo-maxillaire ; bandelette aponé- ma^màire"^ °" vrotique étendue de l'apophyse styloïde à l'angle de la mâchoire inférieure. Cette bandelette est totalement étrangère à l'union des surfaces articulaires. Son utilité se rattache à l'insertion du muscle stylo-glosse; elle est désignée par Meckel sous le nom de ligament stylo-mylo-hydîdien.
3° Deux synoviales existent pour cette articulation : l'une Synoviales. revêt la face supérieure du cartilage interarticulaire, l'autre la face inférieure. Quelquefois ces deux synoviales communiquent à travers une ouverture du cartilage ; la supérieure est plus lâche que l'inférieure : aussi le cartilage interarticulaire est-il lié beaucoup plus intimement au condyle de la mâchoire qu'à la cavité glénoïde.
Ces deux capsules synoviales correspondent en dehors au ligament externe ; dans les autres sens , à une couche mince de tissu fibreux.
Mécanisme de l'articulation temporo-maxillaire.
Dans le jeu de celte articulation , l'os maxillaire peut être considéré comme un marteau mobile qui frappe contre l'en-
Û26 ARTHROLOGIE.
clume immobile que représente la mâchoire supérieure; c'est Axedesmou-un double levier anguleux, dans lequel l'axe du mouvement
vements de la , • , ■ ,. , • . , . . • - ,
mâchoire infé- est représente par une ligne horizontale qui traverserait a leur partie moyenne les branches montantes de la mâchoire inférieure.
Celte articulation , qui appartient à la classe des condylien- Pourquoî cette nes , avait été rangée parmi les ginglymes angulaires à raison
3rlICUIclllOIl
avait été rangée ,je ja grande étendue de ses mouvements dans deux sens alter-
parrai les gin- °
giymes angu- natifs , savoir , l'abaissement et l'élévation : mais elle en diffère laires. '
par des dispositions anatomiques qui lui permettent de légers
mouvements de latéralité. Elle exécute aussi un mouvement
en avant et un mouvement en arrière.
Mécanisme du 1° Mouvement d'abaissement. Dans ce mouvement, les
bà0issementl.da" condyles roulent d'arrière en avant dans la cavité glénoïde ,
puis ils s'engagent sous la racine transverse de l'apophyse
zygomatique par un mouvement brusque, facile à sentir lorsque,
pendant l'ouverture de la bouche , on place le doigt sur un des
condyles. Dans ce mouvement de déplacement du condyle ,
l'angle de la mâchoire se porte en arrière. Le condyle entraîne
avec lui le cartilage interarliculaire , car l'union du condyle et
Le cartilage de ce cartilage est telle, que, même dans lai uxaiion, le cartilage
tfabandonneja- «'abandonne jamais le condyle. La cause de celte union réside,
mais le condyle non seujement dans la laxilé moindre de la capsule synoviale
inférieure , mais encore dans le mode d'insertion du ptéry-
goïdien externe , qui , s'atlachant à la fois au col du condyle et
au cartilage interarticulaire , les entraîne simultanément.
Voici d'ailleurs l'état dans lequel se trouvent les autres parties de cette articulation pendant l'abaissement de la mâchoire inférieure : le ligament latéral externe est tendu ; la synoviale supérieure est distendue en arrière, mais elle prête facilement à cause de sa îaxité. Pour ce qui est de la bandelette sphéno-maxillaire, ou ligament latéral interne des auteurs, comme elle s'insère à une distance à peu près égale du condyle qui se porte en devant , et de l'angle qui se porte en arrière, elle reste indifférente à ce mouvement, et n'est ni tendue ni relâchée.
ARTICULATION TEMPORO-MAXILLAIRE. 427
Quand l'abaissement est porté trop loin , soit par l'effet d'une .
^ * Mécanisme do
percussion sur l'os maxillaire, soit dans un bâillement convul- 'a luxation du
condyle.
sif , le condyle se luxe, et se porte jusque dans la fosse zygomatique, en déchirant la synoviale supérieure, et en entraînant avec lui le cartilage intcrarticulaire (1). Ce mode de déplacement est impossible chez l'enfant. En Pourquoi la
1 luxation est-ello
effet, à raison de l'obliquité de la branche montante , la partie impossible chez
,' * . ' ' l'enfant?
supérieure du condyle regardant en arrière devrait , pour venir se déplacer en avant , parcourir un espace plus considérable que celui qu'elle parcourt dans la plus grande ouverture possible de la bouche.
2° Da?ts le mouvement d'élévation. Le condyle roule d'à- cuiaUon dansas vant en arrière sur l'apophyse transverse , et s'enfonce dans la "évasion?1"8 é" cavité glénoïde. Le ligament latéral externe est relâché. Les obstacles à une élévation trop grande sont : 1° la rencontre des arcades dentaires; 2° la- présence de l'apophyse vaginale styloïdienne et de la paroi antérieure du conduit auditif: aussi , chez Te vieillard édenté , chez qui ce mouvement est extrême- Roie pr0nabie ment étendu, est-il très probable que l'ampleur de la cavité dieé^ecna,vijté sup" glénoïde a pour effet de permettre le rapprochement des mâchoires. Chez le vieillard , en effet , les bords alvéolaires , dépourvus de dents, n'arriveraient certainement pas au contact sans la portion de cavité glénoïde située derrière la scissure de Glaser.
Le mouvement en avant , n'est point , comme le précédent , avMn'tVeraent en un mouvement de bascule dans lequel la mâchoire roule sur un axe ; c'est un mouvement horizontal par lequel le condyle se place au dessous de la racine transverse. Une condition préliminaire qui est indispensable à l'exécution de ce mouvement, c'est un abaissement léger de totalité du maxillaire inférieur.
(l) Cette luxation serait bien plus fréquente sans la présence du cartilage interarticulaire qui, accompagnant toujours le condyle dans son déplacement, lui offre une surface lisse, sur laquelle il peut glisser pour rentrer dans sa cavité.
42$ ARTHROLOGIE.
Dans ce mouvement, tous les ligaments sont tendus; s'il était porté trop loin, l'apophyse coronoïde viendrait heurter contre la fosse zygomatique , circonstance qui rend impossible la luxation du condyle.
Le mouvetnent en arrière ne donne lieu à aucune considération spéciale, la? 'raille"16"1 de ^es mouvements de latéralité, diffèrent des précédents par le mécanisme suivant lequel ils s'effectuent. D'abord , ce ne sont point des mouvements de totalité de l'os. Un des condyles sort seul de sa cavité , tandis que l'autre s'enfonce profondément dans la cavité glénoïde à laquelle il répond. L'os maxillaire roule donc sur un de ses condyles comme sur un pivot. Le ligament latéral externe de l'articulation du côté du condyle qui se meut est fortement tendu.
Les mouvements latéraux seraient bien plus considérables si Les deux ar- les deux articulations condyliennes ne se faisaient pas mu luelle-
ticulations con- J
dyiiennessefont ment obstacle , dans les mouvements autres que celui d'abais-
mutuellement *
obstacle dans sèment , vu la direction opposée des condyles ; on peut s'en
leurs mouve- r
ments. convaincre en sciant l'os maxillaire à sa partie moyenne , et en
imprimant des mouvements à chacune des moitiés. Du reste, l'apophyse styloïde , l'apophyse vaginale et l'épine sphénoïde s'opposent à tout déplacement en dedans.
Remarquons que l'articulation temporo-maxillaire ne doit ses mouvements autres que ceux d'élévation et d'abaissement, qu'au défaut de proportion entre les condyles et les cavités glénoïdes ; que considérées collectivement, les deux articulations temporo-maxillaires constituent rigoureusement un ginglyme ou articulation trochléenne: et si les deux condyles étaient juxtaposés , ainsi que nous le verrons pour l'articulation du genou, ils constitueraient une trochlée.
Les articulations du thorax comprennent, 1° les articulations coslo-vertébrales ; 2° les articulations chondro-slerna-
les ; S? les articulations des cartilages costaux entre eux ; U° l'union des cartilages costaux avec les côtes.
Des articulations coslo-verlébrules.
Préparation. Scier les côtes au niveau de leur angle postérieur. Enlever avec précaution, en avant, la plèvre et le tissu cellulaire subjacent; les muscles des gouttières vertébrales en arrière. Après avoir étudié les ligaments superficiels, mettre à découvert, 1° le ligament interosseux costo-transversaire par une section horizontale de la côte, et de l'apophyse transverse qui la soutient ; 2° le ligament interosseux costo-verlébral par une section également horizontale, qui comprenne une vertèbre et une côte, en passant au dessus de la partie anguleuse de l'articulation. Ce dernier ligament peut également être mis à découvert par une section verticale qui comprendra la côte et les deux vertèbres avec lesquelles elle s'articule. Les articulations costo-vertébrales présentent des caractères communs; quelques unes présentent des caractères particuliers.
; Caractères généraux des articulations cosfo-verte'brales.
l A. Surfaces articulaires. Pour celte articulation, les côtes surfaces au := opposent, d'une part, leur tête à la facette anguleuse formée cuiaires. par la réunion des deux demi - facettes creusées sur les parties latérales du corps des vertèbres dorsales , d'où il résulte Double anique chaque côte s'articule avec deux vertèbres {articula- culall0I)'5 tions costo-vertébrales proprement dites); d'autre part, les côtes opposent leur tubérosité à la facette qui existe sur la partie antérieure des apophyses transverses (articulations costo-transversaires).
Nous ferons remarquer relativement à l'articulation costovertébrale, 1° que cette articulation offre l'exemple d'une facelte anguleuse saillante, reçue dans une facette anguleuse Facette anrentrante, ce qui a fait dire, mais à tort, que l'articulaiion ItltT* de la des côtes avec les vertèbres était un ginglyme angulaire; 2° que dans chaque articulation la demi-facette inférieure est deux fois plus considérable que la demi -facette supérieure.
Les facettes de l'articulation costo-transversaire sont : une
430 ARTHROLOGIE.
Facettesdei'ar- facette convexe appartenant à la lubérosité de la côte, et une transversale!0" facette concave appartenant à l'apophyse transverse. Sabatier a avancé que les facettes articulaires des apophyses transphysioîogiqueS<! verses regardent en avant et en haut dans les vertèbres supé- Srect1ofiUr dés rieures, en avant et en bas dans les vertèbres inférieures, et physesSdetran°- directement en avant dans les vertèbres moyennes. Cette disverses, position a même été invoquée pour expliquer le mécanisme delà dilatation du thorax, par l'abaissement des côtes inférieures , et par l'élévation des côtes supérieures ; mais cette explication, de même que la disposition anatomique sur laquelle elle s'appuye, est dénuée de tout fondement.
Indépendamment des surfaces articulaires costo - vertébrales et coslo-transversaires , le col de la côte , sans être en contact immédiat avec la partie antérieure de l'apophyse transverse, qu'il déborde en haut, s'articule en quelque sorte avec elle par symphyse (i). Les surfaces en regard sont rugueuses.
Moyens d'union. B. Moyens d'union. Sous le rapport des moyens d'union, les articulations costo -vertébrales sont à la fois des symphyses et des arthrodies :des ligaments, les uns sont extérieurs à l'articulation ou périphériques , les autres interosseux. riphlriquesl.spé" Ligaments périphériques. Ce sont le ligament vertébrocoslal antérieur ou rayonné, les ligaments supérieur et inférieur , le ligament transverso-costal postérieur, le transversocoslal supérieur.
vertébro-acostaî ^° ^e ^9ameni vertébro-costal antérieur ou rayonne1 naît antérieur. ^es deux vertèbres avec lesquelles s'articule la côte et du disque intervertébral correspondant. De là les fibres viennent en convergeant s'insérer au devant de l'extrémité de la côte. 2° et 3° Indépendamment du ligament rayonné, il existe deux
(1) Nous pourrions considérer l'articulation costo-vertébrale comme une sympbyse à laquelle se trouvent réunies deux arthrodies. Je ne vois dans l'économie aucune articulation aussi compliquée. La juxtaposition de deux os, autrement que par leurs extrémités, telle que celle qui existe entre le col de la côte et l'apophyse transverse, est une particularité qu'on ne rencontre nulle autre part.
... „ . ,. , ,, , . ,, 'ri Petits Hn'a-
pelils faisceaux ligamenteux , 1 un supérieur, 1 autre tnje- ments supérieur
. , , i ,v, , < ,, .. , et inférieur.
rieur, qui de chacune des vertèbres concourant a 1 articulation vont s'insérer à l'extrémité de la cote.
k° Lia amen t transverso- costal postérieur (iransverse de . Ligament
* r \ transverso-cos-
Boyer , cosio-iransversaire postérieur de Bichat). Ce liga- tat postérieur. ment consiste en une bandelette qui, du sommet de l'apophyse transverse, se porte obliquement en dehors et en haut a la partie non articulaire de la tubérosité de la côte.
5° Liqament transverso-costal supérieur ( costo-transver- , Ligament
u ' v transverso-cos-
saire de M. Boyer, costo-transversaire inférieur de Bichat). Ce tai supérieur. ligament naît du bord inférieur de l'apophyse transverse de chaque vertèbre, et se porte de là obliquement, non pas à la côte qui s'articule avec l'apophyse, mais bien au bord supérieur du col de la côte qui est au dessous. On remarque toujours dans le lieu de cette insertion une crête ou épine. Ce ligament est quelquefois divisé en deux ou trois faisceaux ; il fait suite à une aponévrose mince, qui revêt le muscle intercostal externe, et complète en dehors l'ouverture par laquelle passent les branches postérieures des vaisseaux et nerfs intercostaux. Ce ligament est interposé aux branches antérieures et aux branches postérieures de ces vaisseaux et de ces nerfs.
Ligaments interosseux. Ils sont au nombre de deux, 1° un interosseux costo-verlébral ; 2° un interosseux costo-transversaire.
1° Ligament interosseux costo-verte'èral. C'est un petit fais- Ligaments . , interosseux.
ceau ligamenteux très court et très mince, étendu horizontalement de l'angle saillant que présente la tête de la côte à l'angle rentrant de la facette vertébrale où il se continue avec le disque intervertébral.
2° Ligament interosseuse transverso-costal (costo-transversaire moyen de Bichat). Il est constitué par des faisceaux ligamenteux entremêlés d'un tissu adipeux rougeâtre, et qui s'étendent de la face antérieure de l'apophyse iransverse à la face postérieure du col de la côte. On peut se faire une idée de la force de ce ligament en cherchant à séparer la côte de l'apo-
632 AftTTÏttOLOGIE.
pbyse transverse, après la section des ligaments verlébro-costal antérieur et transverso-coslal postérieur. Synoviales. Synoviales. Il existe pour l'articulation des côtes avec les
vertèbres, trois synoviales, dont une pour l'articulation de la tubérosité de la côte avec le sommet de l'apophyse transverse; et deux petites pour les deux facettes de la tête que sépare le ligament interosseux costo-verlébral.
Caractères propres à quelques articulations costovertébrales.
Les articulations de la première, de la onzième et de la douzième côte présentent seules quelques particularités.
1° Articulation costo-vertébrale de la première côte. La première côte offre à son extrémité postérieure une tête arrondie, reçue dans une cavité creusée sur la partie latérale du corps de la première vertèbre ; celte articulation est donc une espèce d'enarlhrose quant à la disposition des surfaces articuihrodie spiréroï- laires, mais au fond c'est une arthrodie sphéroïdale : on ne voit pour elle ni ligament interosseux costo-vertébral , ni ligament transverso-coslal supérieur : la synoviale est beaucoup plus lâche que dans les articulations correspondantes.
2° Les articulations costo-vertébrales de la onzième et de la douzième côte offrent le même caractère que celle de la première, en ce sens que la facette articulaire opposée à la côte est creusée sur une seule vertèbre. Il faut de plus remarquer, Ce sont des au sujet de ces articulations, que la tête de la côte est aplatie ou
arihrodies pla- ,.,,,. >.. , , ,.
nés très lâches, du moins très légèrement convexe, et qu ilnyapomtdeligament inlerosseux costo-verlébral. Le ligament tiausverso-costal supérieur est beaucoup plus large et plus fort que dans les autres articulations. Les onzième et douzième côtes étant dépourvues de lubérosités , et les apophyses transverses des vertèbres correspondantes n'étant qu'à l'état de vestige (1) , il s'ensuit que
(1) Quelquefois cependant l'apophyse transverse de la onzième vertèbre dorsale est très développée et s'articule avec lu tubérosité de la onzième côte.
l'articulation côsto'-transversairc n'existe pas : toutefois on trouve un ligament inierosseux transverso- costal. Tous ces ligamenis sont beaucoup plus lâches que dans les autres articulations.
Articulations chondro-sternales.
Ce sont des arthrodies anguleuses, au nombre de sept de chaque côté, formées par l'extrémité interne anguleuse des cartilages dont l'angle saillant est reçu dans l'angle rentrant que présentent les facettes latérales du sternum. Les moyens d'union sont, l°un ligament rayonné 'ou chondro-sternal an- Ligament
. r • i. . /•..'>. ■ ii« ' rayonné anté-
terieur, ligament assez fort qui s entrecroise sur la ligne me- x\im.
diane avec le ligament correspondant du côté opposé, et se
confond soit avec le périoste, soit avec les insertions aponévro-
liques des grands pectoraux, dans la couche aponévrotique très
épaisse qui revêt le sternum ; 2° deux petits ligaments , l'un Peti's Hga-
„ 7 i a ? ments supérieur
supérieur, l'autre inférieur,- 3° un ligament rayonne', ou chon • et inférieur. dro-sternal postérieur, beaucoup moins fort que l'antérieur. Ligament
rayonné fjosté-
Pour moyen de glissement , synoviale qu'on n'admet que par «eur. analogie : voilà les caractères généraux de ces articulations.
Les première, deuxiènie5 sixième et septième articulations chondro-sternales présentent quelques particularités.
1° Le cartilage de la première côte tantôt se continue avec le variétés dans sternum, tantôt s'articule comme les cartilages des autres côtes. m™ron cmnàgê Chez un sujet qui a servi à mes leçons, la première côte était avecleslernumexcessivement mobile, parce que son cartilage , au lieu de se continuer avec le sternum, côtoyait par son bord supérieur le bord latéral de cet os auquel il était uni par des ligaments et venait s'articuler par une extrémité étroite immédiatement au dessus de la deuxième côte.
2° Le second cartilage présente à son extrémité interne une disposition anguleuse beaucoup plus marquée que les autres : son angle saillant est reçu dans l'angle rentrant qui résulte de l'union des deux premières pièces du sternum. Lorsqu'il y a simple contiguïté entre ces deux pièces du sternum, la deuxième 1. 2S
l\ok ARTHROLOGIE.
côte est 1res mobiie; lorsqu'il y a continuité, celte deuxième côte est à peine mobile; j'ai même rencontré un cas dans lequel le cartilage de la deuxième côte se continuait avec le cartilage d'union de la première avec la deuxième pièce, absoluvariétés dans ment comme cela a lieu pour le cartilage de la première côte.
l'articulation ,
chondro-ster- Dans un autre cas, la continuité n'était pas complète; la moitié
nale de la se- ' . ,
condecôte. supérieure du cartilage était continue, et la moitié intérieure contiguë ou articulaire. Quelquefois un ligament interosseux va de l'angle rentrant du sternum à l'angle saillant du cartilage; en sorte qu'il existe alors pour celte articulation deux synoviales : d'ailleurs la synoviale unique qui existe habituellement est beaucoup plus prononcée que dans les autres articulations chondro-sternales. Mais la particularité la plus remarquable de celte articulation, c'est la connexion qu'elle présente avec l'articulation de la première avec la deuxième pièce du sternum , quand celle articulation existe.
3° Les articulations des sixième et septième cartilages avec le sternum, indépendamment des ligaments antérieurs, pré- Ligament sentent un ligament chondro-xipliGÏdien dus ou moins fort,
chondro-xiphoï- D - '
dien. qui va s entrecroiser avec le ligament du côté opposé, au de-
vant de l'appendice xiphoïde et de l'extrémité inférieure du sternum. Quelquefois ce ligament n'existe que pour le septième cartilage ; il est destiné non seulement à fortifier les articulations chondro-sternales, mais encore à maintenir dan sa position l'appendice xiphoïde.
Articulations chondro-costales.
1° L'union des cartilages avec les côtes est une articulation
ce sont des immobile ou synanhrose: l'extrémité antérieure de la côte est
synauhroses. creusée pour recevoir l'extrémité externe du cartilage : il
n'existe pas de ligament. Le périoste est le seul moyen d'union
du cartilage costal et de la côte, comme pour les articulations
des os du crâne.
Articulations des cartilages costaux entre eux. Les premier, deuxième , troisième, quatrième et cinquième cartilages costaux ne s'articulent pas entre eux, à moins qu'on
ne veuille considérer comme moyens d'union les lames aponé- Articulation ,/>.<« . „ des cartilages
vroliques, quelquclois 1res lottes, qui loni suite aux muscles costaux outre
eux.
intercostaux externes el qui occupent toute la longueur des
cartilages. Les sixième, septième, huitième, cartilages, souvent le cinquième et quelquefois le neuvième présentent de véritables articulations. Des apophyses cartilagineuses naissent Apophyses
, , , . . . , , i r • m cartilagineuses.
des bords voisins, et viennent au contact : quelquefois il y a deux facettes articulaires entre le sixième el le septième cartilage. Des fibres verticales réunies en faisceaux, pour constituer deux ligaments, l'un antérieur plus épais, l'autre posté- tigamentssy-
, noviaux.
rieur plus mince : tels sont les moyens d'union. Une synoviale
beaucoup plus distincte que celle des articulations chondrosternales, tel est le moyen de glissement. Les septième, huitième, neuvième et dixième cartilages ne présentent pas toujours des facettes articulaires, mais sont simplement unis par des ligaments verticaux (i).
(1) Pour compléter tout ce qui a trait aux articulations du thorax, je devrais parler ici de l'articulation de la première avec la deuxième pièce du sternum, articulation que M. Maisouneuve vient de décrire avec beaucoup de détail à l'occasion de quelques cas de luxation en avant de la première sur la deuxième pièce du sternum [Archives générales de Médecine, septembre 1842). Mais cette articulation, que j'ai rencontrée un très grand nombre de fois dans mes dissections même chez les vieilles femmes de la Salpélrière, n'est pas constante; dans un certain nombre de cas (et je crois ce nombre très restreint), la première pièce ou poignée s'unit à la seconde ou au corps du sternum, de la même manière que la première pièce du corps s'unit à la deuxième pièce de ce même corps : telle était la disposition que je viens de rencontrer chez un jeune homme de 16 ans. Une couche mince de cartilage unissait solidement les deux premières pièces du corps du sternum, une couche deux fois plus épaisse el sinueuse unissait non moins solidement la poignée au corps. Il y avait absence complète de mouvement. Chez un sujet adulte, la réunion de la poignée et du corps était aussi complète que la réunion des deux premières r.ièces du corps entre elles; chez un autre, une petite portion de ce cartilage avait encore échappé à l'ossification. On conçoit que chez ces individus la luxation n'est pas possible, mais bien le décollement et les fractures. Chez quelques vieux sujets i l'union de la poignée au corps se faisait par une lame osseuse antérieure et une lame osseuse postérieure, la partie centrale restant encore articulaire. Mais chez le plus grand
430 AïtTHROLOGIE.