NOMBRE DES DENTS
que d'altérations chimiques et physiques: elles n'ont point,
comme les os , une durée d'existence égale à celle de l'individu
lui-même.
6°. Sous le l'apport de la composition chimique. Une plus 5°Deiacompo- , , , , sition chimique.
grande quantité de sels entre dans leur composition ; l'email ne contient pas de gélatine.
Il résulte évidemment de ce qui vient d'être dit, que les dents ne sont point des os. Etablissons maintenant qu'elles appar- tie^nlnt aTsyi^ tiennent au système épidermique , et qu'elles sont des organes q™° ePlderm" analogues aux ongles et aux poils.
1°. Examinées dans les animaux , elles constituent une série Preuves, non interrompue , depuis celles qui ressemblent aux cornes ou aux ongles, jusqu'à celles qui offrent l'aspect osseux le plus caractérisé.
2°. Elles présentent une texture lamelleuse, comme les ongles et les poils; texture très manifeste chez certains animaux, rendue obscure chez d'autres par l'accumulation des sels calcaires.
3°. Leur mode de développement est analogue à celui des cornes, des ongles et des poils.
k°. Comme eux, elles sont dépourvues des phénomènes- nutritifs ; elles se forment couche par couche, ne sont point soumises à un renouvellement de la substance qui les constitue elles sont un produit de transsudation , un corps inorganique.
5°. Enfin, suivant l'opinion de M. Geoffroy St.-Hilaire, le bec des oiseaux, qui est évidemment une production cornée, se rattache à la formation dentaire.
Nombre de dents.
Le nombre des dents, chez les jeunes sujets, à l'époque de Nombre des la première dentition, « st de vinqt,- dix à chaque mâchoire:
,„',., . , . , , A Vingt tempo-
chez 1 adulte , il est de trente-deux; seize a chaque mâchoire, raires.
L'homme a donc, dans le cours de sa vie, cinquante-deux Trente-deux
' ' J permanentes.
dents , vingt temporaires et trente-deux permanentes.
Les variétés dans le nombre des dents sont ou des variétés par défaut, ou des variétés par excès.
variétés par Les variétés par défaut consistent , 1° dans l'absence abso-
dcfaul. t
lue des dents, ainsi que Fox et Sabatïer en ont cité des exemples; 2° dans l'absence d'un grand nombre de dents, comme chez un sujet qui ne présentait à chaque mâchoire que les quatre incisives. Ces variétés par défaut s'observent surtout à l'égard des molaires postérieures; souvent aussi l'absence de ces dernières n'est qu'apparente, et dépend de ce qu'elles sont recelées dans leurs alvéoles au-delà du temps vers lequel elles paraissent ordinairement.
Du reste, il n'est aucune dent dont l'absence, soit isolément, soit conjointement avec d'autres, n'ait été quelquefois observée, suivant la remarque de Fox.
Variétés par Les variétés par excès consistent dans l'existence des dents
excès-
surnuméraires qw\ sont placées tantôt dans le rang, tantôt hors
Dents surnu- , D'
méraircs. du rang que représente 1 arcade dentaire.
Les dents surnuméraires peuvent exister dans des alvéoles distinctes, ou bien être confondues avec d'autres dents. Ce dernier cas présente deux variétés : ou la dent surnuméraire paraît prendre naissance sur une dent principale, une dent mère ou prolifère (dentés prolîferœ, Bartholin),ou bien plusieurs dents paraissent comme réunies en un seul corps.
Position des dents.
Les dents sont rangées suivant deux courbes paraboliques,
semblables à celles que présentent les arcades alvéolaires qui
leur servent de support. Ces rangées constituent les arcades
dentaires ; elles sont maintenues dans ces arcades, non par
articulation, mais bien par l'implantation de leurs racines dans
ïmpîantéèlmais "es alvéoles, qui sont exactement moulées sur elles ; disposition
non articulées. ^^ à l'époque où les dents étaient regardées comme des os,
avait fait admettre pour elles un mode particulier d'articulation,
la gomphosefyopQof, clou).
Elles sont Les dents sont mécaniquement retenues dans leurs alvéoles.
maintenues :
4° Mccani- On doit toutefois regarder comme moyens d'union et les genqucmeni, cives, et le périoste alvéolo-dentaire. On appréciera toute
Arcades den laires.
POSITION DES DKiNTS. 577
l'importance de ce dernier moyen d'union, si on se rappelle 2» i»ur |CS l'ébranlement des dénis chez les scorbutiques, ei la facilité avec pfrioiie'aivcoio* laquelle les dents tombent dans le squelette.
Chaque arcade dentaire représente une courbe régulière et Réclamé et non interrompue-, double disposition qui est particulière à l'es- rarcadedeniaire
% 1 • /-v «• * 1 „ 1 •„ 1 chez l'homme.
pèce humaine. On trouve, en effet, que chez les animaux, les dents présentant une longueur inégale, les arcades dentaires offrent un rebord irrégulier ; et de plus, les dents, au lieu d'être toutes contiguës et sans interruption, laissent entre elles, au moins dans quelques points, des intervalles assez prononcés.
Chaque arcade dentaire présente une face antérieure con- ges faces et vexe; une face postérieure concave ; un bord adhérent ou al- ses or û' véolaire régulièrement festonné ; un bord libre, mince et tranchant à sa partie moyenne, épais et tuberculeux sur les côtés, où il offre deux lèvres : l'une externe, plus tranchante pour les dents supérieures; l'autre interne, plus tranchante que l'externe, aux dents inférieures. Le bord libre est tellement disposé que toutes les dents sont de niveau.
Comme l'arcade dentaire supérieure représente une courbe plus étendue que l'arcade dentaire inférieure, il en résulte que les deux arcades se rencontrent à la manière des lames d'une paire de ciseaux; mais le mode suivant lequel elles se corres pondent, n'est pas le même à la région moyenne qu'occupent les dents incisives, et sur les régions latérales qu'occupent les dents molaires. Les dents incisives inférieures glissent au-devant Mode de rendes incisives inférieures; les tubercules externes des dents nio- arcades ck-nfallaires supérieures glissent en dehors des tubercules externes ment° e\nxérodes dents inférieures, de telle sorte que ces derniers correspon- posleneurdent à la rainure qui sépare dans les molaires supérieures la rangée des tubercules externes de la rangée des tubercules internes.
Les dents de la mâchoire supérieure sont, à l'exception des Chevauche-
r ment latéral d'où
grosses molaires, plus volumineuses, en général, que celles de lésulte l'engrè-
• -A , nement.
la mâchoire inférieure : aussi ferai-je remarquer qu'aucune
dent ne correspond exactement, et corps pour corps, à la dent
quiporle le même nom qu'elle à l'autre mâchoire. Il y a toujours un chevauchement plus ou moins grand : d'où résulte, non un simple contact, mais un véritable engrènement.
Les dents, considérées sous le rapport de leur forme ou configuration, présentent des caractères généraux qui les différencient de tous les autres orgagnes de l'économie, et des caractères particuliers qui les différencient les unes des autres.
Caractères généraux des dents.
Parties con- Toute dent se compose de deux parties bien distinctes : dent.aqtes e a 1° D'une partie libre qui déborde l'alvéole : c'est la couronne Couronne, ou corps de la dent; 2° d'une partie implantée dans l'alvéole: Racine.; c'est la racine. On appelle collet de la dent l'espèce d'étrangle- Coiiet. ment qu'on observe au point de réunion de la couronne avec la
racine.
Le pourtour de la base de l'alvéole ne répond point exactement au collet de la dent, mais bien à la racine, à une certaine distance du collet ; l'espace qui sépare le collet de la dent du rebord alvéolaire est occupé par la gencive. Axe venieai Uaxe des dents est vertical; cette direction est exclusive- Iumafne.esp ce ment propre à l'espèce humaine. L'obliquité des dents en avant imprime à la physionomie un caractère désagréable, et suppose presque toujours une diminution de l'angle facial. L'axe de toutes les dents est légèrement incliné, de manière à offrir une espèce de convergence vers le centre de la courbe alvéolaire.
Longueur à La longueur des dents, et ceci ne s'applique qu'à la couferme?rèS um" ronne, est à peu près uniforme. Il est facile de concevoir l'utilité de celle disposition, de laquelle il résulte que les dénis ne se débordent point les unes les autres. Quand l'égalité de longueur n'existe pas, il s'ensuit une imperfection notable dans la mastication. Aussi, dans les fractures du maxillaire inférieur, l'art a-l-il spécialement pour objet de prévenir l'inconvénient
qui résulte de l'irrégularité du reboni dentaire, inconvénient qui s'observe quand la consolidation s'effectue dans une position vicieuse des fragments.
Les dents sont séparées les unes des autres par des inlerval- intervalles
triangulaires qui
les triangulaires 1res peu considérables; elles sont même près- séparent les
» .. i ,-v i • ,, dents.
que toutes conligues les unes aux autres. Quand les intervalles sont très marqués, il en résulte un défaut de précision dans la mastication.
La configuration générale des dents est celle d'un cône un généra?!™8"©! peu allongé, aplati en différents sens, dont la base, constituée dentspar la couronne, est tournée vers le rebord libre de l'arcade dentaire, et dont le sommet, constitué par la racine simple ou multiple, présente une ouverture qui pénètre dans la cavité de la dent. La forme conique des racines, et l'exactitude avec la- Avantages de
,..,,,. , .. , . , , , la forme coniqua
quelle 1 alvéole se moule sur elles, ont ce double résultat, que des racines, l'effort de la mastication se dissémine sur tous les points de l'alvéole, et que la pression ne se fait jamais sentira l'extrémité qui reçoit les vaisseaux et les nerfs.
Les différences que présentent les dents, surtout sous le rapport de la couronne, les ont fait distinguer en trois classes savoir, en incisives, canines et molaires. Celles-ci ont été subdivisées en grosses et petites molaires.
Les incisives sont celles dont la couronne ressemble à un Diverses escoin dont le tranchant serait taillé en bec de flûte , elles ser- fondées esu/nla vent à couper les aliments; d'où leur est venu le nom qu'elles couronne.0 * portent.
Les canines ont une couronne conoïde à sommet libre, aigu; elles servent à déchirer, d'où le nom de laniaires. On les appelle encore avec Hunier unicuspidées, à cause de leur sommet en pointe.
Les molaires ont une couronne cuboïde, dont l'extrémité libre est munie de tubercules ou pointes destinées à broyer à la manière d'une meule. Hunier les a appelées multicuspidées. Les petites molaires, pourvues de deux pointes seulement, sont désignées sous le nom de bicuspidées.
L'homme seul, dans la série animale, présente les irois espèces de dents à un degré à peu près égal de développement.
x Denis incisives.
incisives, au ^es dents incisives sont au nombre de huit, quatre à chaque
nombre de huit. mâchoire#
situation. Elles occupent la partie moyenne de chaque arcade dentaire,
et par conséquent l'extrémité antérieure du levier inlerpuissant que représente chaque moitié de la mâchoire. Leur position est défavorable : aussi ne servent-elles qu'à diviser les corps peu résistants.
Cette classe de dents esta son maximum.de développement chez les rongeurs, le lapin, le castor, etc.
Caractères généraux des incisives.
1° La couronne est cunéiforme, et présente une face anté-
caractères Yievire convexe, une face postérieure concave, deux faces lalé-
généraux: raies triangulaires, une base épaisse continue à la racine, un
tranchant libre, un peu plus large que la base de la couronne,
1° Delà cou- .,..." , , ; .
ronne, et taille obliquement aux dépens de la face postérieure pour les
dents incisives supérieures, et aux dépens de la face antérieure pour les incisives inférieures. La coupe oblique par laquelle se correspondent les incisives supérieures et les inférieures, est une conséquence du frottement qu'exercent les unes contre les autres les incisives des deux mâchoires qui se croisent à la manière de lames de ciseaux. Un caractère des dents incisives, avant qu'elles soient usées par le frottement, c'est l'existence sur leur bord tranchant de trois petites dentelures. 2°Deiaracine, 2° Laracme a la forme d'un cône aplati d'un côté à l'autre. Le bord qui répond en avant est plus épais que celui qui regarde en arrière. Elle présente quelquefois, de chaque côté, un petit sillon vertical qui semblerait indiquer une division primitive; quelquefois leur sommet est bifide; la racine est séparée de la couronne par deux lignes courbes, à concavité inférieure, qui viennent se réunir sur les côtés de la dent.
Caractères différentiels des incisives.
Les incisives supérieures se distinguent des inférieures par caractères
, , . , , différentiels.
leur volume, qui est beaucoup plus considérable, et qui surpasse presque du double celui des dents inférieures.
Les incisives moyennes supérieures se distinguent des incisives latérales supérieures par leur prédominance de volume, qui est fort remarquable.
A la mâchoire inférieure, au contraire, ce sont les incisives latérales qui l'emportent sur les moyennes pour le volume î mais la différence est peu considérable.
Dents canines, laniaires ou unicuspidées.
Au nombre de quatre, deux à chaque mâchoire. Elles sont au nombre de situées en dehors des incisives de chaque côté : elles se trouvent, par conséquent, moins éloignées du point d'appui que situation. les incisives, aussi servent-elles à vaincre de plus grandes résistances. Ce genre de dents existe à son maximum de développement chez les carnassiers. La défense du sanglier, celle de l'éléphant, sont des dents canines.
Caractères généraux.
Ce sont les plus longues de toutes les dents, aussi bien pour Les plus ion. la couronne que pour la racine : aussi débordent-elles un peu sues les incisives; disposition qui est sensible, surtout à la mâchoire supérieure.
1° Leur couronne épaisse n'est pas régulièrement conoïde; i° Leur cou-
,, „ v . , ,1 . ronne.
elle se renfle un peu a partir du collet, pour se terminer par une pointe mousse échancrée sur les côtés, et évidée à la face postérieure. La face antérieure est convexe, la face postérieure concave.
2° La racine des canines est beaucoup plus longue et plus vo- 2° Leur racine. lumineuse que celle des autres dents: aussi les alvéoles qui leur sont destinées forment-elles en devant un relief très prononcé. La racine estaplatie latéralement; elle présente un sillon vertical dans le sens de sa longueur.
Caractères différentiels .
caractères Les canines supérieures se distinguent des inférieures par
différentiels
leur longueur et par leur épaisseur, qui sont beaucoup plus considérables.
Les racines des canines supérieures répondent à l'apophyse Prédominance montante de l'os sus-maxillaire, et se prolongent jusqu'à la base
de volume des , , T . , ,
canines supé- de cette apophyse chez certains sujets. La longueur de leur ra-
rie Lires
cine explique la difficulté de leur avulsion, et les accidents dont cette opération a été quelquefois suivie. Il existe dans les cabinets de la Faculté plusieurs pièces, sur lesquelles on voit les canines développées dans l'épaisseur de l'apophyse montante, et renversées de manière à présenter la couronne tournée en haut et la racine en bas.
Dents molaires ou multieuspidées.
Au nombre de vingt, dix à chaque mâchoire.
Elles occupent les cinq dernières alvéoles de chaque moitié d'arcade alvéolaire , et se trouvent par conséquent plus rapprochées du point d'appui que toutes les autres dents : aussi sont-elles très avantageusement disposées pour exercer une pression puissante sur les corps que nous voulons écraser entre les dents. C'est à cette disposition que se rapporte le mouvement instinctif, par lequel nous plaçons entre ces molaires les corps qui offrent une grande résistance à vaincre pour leur écrasement. Les herbivores présentent les dents molaires à leur maximum de développement.
Les caractères généraux qui appartiennent à toutes les molaires sont les suivants :
1° Etendue considérable de leur surface triturante , qui surpasse de beaucoup celle des incisives et des canines ;
2°. Absence de coupe en biseau; les deux faces, l'antérieure et la postérieure, étant parallèles, au lieu de se rapprocher pour former un bord tranchant ou anguleux: ce caractère est évidemment lié au précédent ;
Nombre.
Situation.
' Leurs caractères généraux.
3° Inégalités de la surface triturante qui présente des éminences el des dépressions ;
4° Forme arrondie et même cubique de la couronne.
5° Brièveté de la couronne dans le sens vertical;
6° Multiplicité des racines.
Les molaires sont divisées en deux classes , d'après leur dif- Deux classes
, de molaires.
ference de volume, el d après le nombre des tubercules dont est armée leur surface triturante. Les plus petites portent le nom de petites molaires ou bicuspidées ; les plus volumineuses sont les grosses molaires ou multicuspidëes .
Il est à remarquer que, dans la première dentition, toutes les molaires, sans exception, sont multicuspidées.
A. Des petites molaires ou molaires bicuspidées.
Au nombre de huit, quatre h. chaque mâchoire, deux à au nombre de droite , deux à gauche. Elles se distinguent par les noms numériques de première , deuxième, etc.
Elles sont situées entre les canines et les grosses molaires ; situation, les petites molaires supérieures correspondent à la fosse canine.
Caractères généraux.
Couronne rrégulièrement
l9 La couronne est irrégulièrement cylindrique , aplatie . d'avant en arrière, ayant son grand diamètre dirigé dans le cylindrique sens transversal. La face antérieure et la face postérieure, qui répondent aux deux dents adjacentes, sont planes.
Les faces interne et externe sont convexes ; leur face libre ou triturante est armée de deux tubercules ou pointes , séparés l'un de l'autre par une rainure. Des deux tubercules, l'externe est le plus considérable.
Sous le rapport de leur couronne, les petites molaires ou Raeine en
,. . , , , , , , . . , général unique.
bicuspidées ont ete comparées a deux petites canines reunies. 2° La racine est en général unique; quelquefois elle est double ou bifide. Quand elle est simple , elle est sillonnée profondément dans le sens de sa longueur, et sur les parties Iaté-
raies de la dent. Quand elle est bifide , jamais la séparation n'est aussi profonde que dans les grosses molaires.
Caractères différentiels .
Les bicuspidées inférieures se distinguent des supérieures
par leur volume, qui est moindre , par un déjetiement léger de
leur couronne en dedans, et par l'usure du tubercule externe.
caractères Dans les bicuspidées supérieures, les deux tubercules sont
individuels. l * '
séparés par une rainure profonde. Dans les inférieures, au contraire , la rainure est moins profonde , et les tubercules sont quelquefois réunis par une saillie.
La seconde bicuspidée supérieure a également deux racines, ce qui la dislingue des autres.
La première bicuspidée inférieure, un peu plus petite que la seconde, n'offre le plus souvent, à sa surface triturante, qu'un seul tubercule, l'externe'; ce qui lui donne quelque ressemblance avec une canine.
B. Grosses molaires ou dents multicuspide'es.
Au nombre Elles sont au nombre de douze, six à chaque mâchoire,
de douze. ,, A , , „ „,. , , .
trois d un cote et trois de 1 autre. Elles se désignent, en procédant d'avant en arrière, par les noms numériques de première, seconde , troisième. La dernière porte encore le nom de dent de sagesse , à cause de son apparition tardive. Elles occupent la partie la plus reculée du rebord alvéolaire:
Caractères généraux.
couronne 1° Leur couronne est assez régulièrement cuboïde. Les faces
cubo'ide. ,
antérieure et postérieure par lesquelles ces dents se correspondent sont planes ; les faces externe et interne sont arrondies. Quatreoucinq La surface triturante est armée de quatre tubercules (dents
tubercules. n . v
quadricuspide'es) que sépare un sillon crucial , remplacé quelquefois par de petites fossettes. Sur certaines dents on observe un cinquième tubercule. Sur presque toutes, les tubercules sont inégaux et taillés à facettes.
Sous le rapport de la couronne , les grosses molaires représentent deux petites molaires réunies.
2° La racine est toujours multiple : elle est le plus souvent double ou triple ; et, dans ce cas, l'une des racines offre un sillon Racine mui-
1 ' ' liplc.
longitudinal. Quelquefois elle est quadruple ou quintuple, variable pour la longueur et pour la direction. Les racines sont tantôt divergentes , tantôt parallèles ; quelquefois , après s'être Différences
, ,, , dans le nombre
écartées les unes des autres, elles se rapprochent et se recour- et la direction. bent en crochet , de manière à embrasser une portion plus ou moins considérable de l'os maxillaire. Ces dernières dents sont appelées dents barrées,- leur avulsion ne peut se faire sans Dentsbarrée?. celle de la portion de l'os maxillaire qu'elles interceptent.
Du reste, chaque racine des multicuspidées ressemble exactement , sauf le volume qui est moindre , aux racines uniques des dents précédemment décrites.
Caractères différentiels.
Des molaires supérieures comparées aux inférieures. 1° Contrairement à ce qu'on observe pour toutes les autres dents comparées à l'une et à l'autre mâchoire, la couronne des Prédominance
, du volume des
grosses molaires inférieures est un peu plus volumineuse que inférieures. celle des supérieures correspondantes.
2° Elle est un peu déjetée en dedans, tandis que celle des Déjeitementen
dedans de leur
grosses molaires supérieures est tout à fait verticale. couronne.
3° Les grosses molaires inférieures n'ont que deux racines, Différences
, , . , .. . , dans le nombre
1 une antérieure , 1 antre postérieure. Ces racines sont 1res des racines, fortes, larges, aplaties d'avant en arrière, assez profondément sillonnées, suivant leur longueur, bifurquées à leur sommet. Les grosses molaires supérieures ont au moins trois racines, une interne et deux externes. Il est donc très facile de différencier les grosses molaires supérieures des grosses molaires inférieures.
Caractères individuels des grosses molaires. 1° La pre- Caractères , . ,. .. , , individue's.
miere grosse molaire se dislingue des deux autres par son volume, qui est généralement plus considérable. 2° La troi-
sième grosse molaire, ou dent de sagesse, se distingue de la première et de la seconde par son volume, qui est sensiblement grosse * molaire! mo*nd*-e,j pa»' sa couronne, qui ne présente que trois tubercules, dont deux externes et un interne ; par sa longueur moins considérable ; par ses racines , lesquelles sont dans cer lains cas plus ou moins complètement réunies en une seule. Fréquence de Cependant, lors même que les racines de la troisième grosse
la réunion de ses , . , . , . ,'
racines. molaire sont reunies, on y retrouve toujours le vestige des ca-
ractères propres aux molaires de la série à laquelle elle appartient ; c'est à dire le vestige de trois racines, une interne et deux externes, pour la molaire supérieure; et, pour la molaire inférieure, le vestige de deux racines, une antérieure et une postérieure.
Aucune dent ne présente d'ailleurs plus de variétés que la dent de sagesse, qui reste quelquefois ensevelie dans l'épaisseur de la lubérosité maxillaire.