CARACTÈRES GÉNÉRAUX DES VERTÈBRES
contraire, c'est la première pièce du sacrum qui reste distincte, et alors on peut admettre six vertèbres lombaires.
Or, 1° les vertèbres présentent des caractères généraux qui les différencient de tous les autres os. 2° Elles présentent dans chaque région des caractères particuliers qui les différencient des vertèbres des autres régions. 3° Il existe aussi dans. chaque groupe ou région certaines vertèbres qui se distinguent par des caractères propres et individuels.
Caractères généraux des vertèbres.
Toute vertèbre étant essentiellement un anneau symétri- Parties consii-
J r tuantes delà ver-
que, segment du cylindre protecteur de la moelle, est percée têbre. d'un trou: trou vertébral ou rachidien. Concourant d'une Trou vertébral. autre part à former une colonne de soutien , elle présente une espèce de renflement ou de cylindre plein , dont on aurait enlevé le cinquième postérieur. Ce renflement est le corps de CorPs* la vertèbre. Toute vertèbre donne attache à des muscles nombreux par trois éminences d'insertion très prononcées : ce sont Apophyses opi-
, , . neuse et trans-
ies apophyses épineuse et transverses . Elle se réunit ou s ar- verses.
licule avec les vertèbres voisines par d'autres éminences : ce sont les apophyses articulaires > au nombre de quatre, deux Ai)1°P1^sesar~ supérieures , deux inférieures. Enfin , elle offre des échan- ÉChancrures. crures , deux supérieures , deux inférieures, concourant à former ce qu'on appelle trous de conjugaison ,. trous au moyen desquels la colonne vertébrale peut donner passage à des vaisseaux et à des nerfs.
À. Corps de la vertèbre. Il occupe la partie antérieure dé Facesdu corps. l'anneau vertébral, et présente quatre faces. La supérieure et 1° supérieure. Y inférieure sont en rapport, la première avec la vertèbre située 20 inférieure. au dessus de celle i]ii'on examine , la seconde avec la vertèbre située au dessous. Chacune de ces faces est légèrement excavée Excavation des de manière à intercepter un espace lenticulaire occupé parles faces' disques intervertébraux. La double excavation superficielle que présente chaque verlèbre, est le vestige de la grande cavité bicône , si remarquable dans les vertèbres des poissons.
60 OSTÉOLOOIE.
3° Face anté- La face antérieure du corps est convexe transversalement ; elle présente dans toutes les vertèbres, à l'exception des vertèbres cervicales, une gouttière horizontale, plus profonde sur les Creusée en parties latérales qu'à la partie moyenne , beaucoup plus prozomaie. fonde d'un côté que de l'autre dans le cas de déviation de la
colonne vertébrale, 'et qui est le rudiment de. l'étranglement circulaire que présentent les vertèbres des reptiles et des poissons, et les vertébrés cervicales des oiseaux. Economie de poids et de volume, tel est le double avantage résultant de celte dépression circulaire , essentiellement destinée à loger les vaisseaux intercostaux ou lombaires.
4° Face posté- La face postérieure concave fait partie du canal vertébral:
rieure.
elle est percée de trous nombreux et considérables , orifices de canaux veineux creusés dans l'épaisseur du corps de la verses trous vas- tèbre. On trouve aussi sur la face antérieure de ce corps quelques trous , mais moins considérables que ceux de la face postérieure.
Trou vertébral. B. Trou vertébral. Le trou vertébral offre dans les diverses régions des différences dans sa forme et dans l'étendue de ses diamètres : dans presque toutes les vertèbres il se rapproche Triangulaire, plus ou moins de la forme triangulaire. Les différences qu'il présente dans l'étendue de ses diamètres paraissent en rapport, d'une part, avec le volume de la moelle; de l'autre, avec l'étendue des mouvements dans telle ou telle région. Apophyse épi- C. Apophyse épineuse. C'est celte éminence considérable
neuse ei lames. ' „ , . . .. ,, , . , . , ,,
en forme d épine , qui naît de la partie postérieure de 1 arc vertébral. Bras de levier de la puissance que représentent les muscles extenseurs du tronc, elle varie pour la longueur, la forme et la direction dans les diverses régions : de sa base , comme bifurquée , naissent les deux lames qui constituent les parties latérales et postérieures de l'arc. Apophyses ar- D. Apophyses articulaires. Elles naissent des parties lalé-
ttCUISliGS. i • •
raies de l'arc postérieur de la vertèbre ; leur direction est en général verticale, c'est à dire perpendiculaire à la direction des surfaces articulaires du corps , qui sont horizontales. Elles
CARACTÈRES DF.S VïîRTl>RRF,S DE CHAQUE RÉGION. 61
sont au nombre de quatre , deux supérieures ou ascendantes , (^i"°d!nnsudeux inférieures ou descendantes ; placées symétriquement de Eëurk''61"' chaque côté de la ligne médiane , revêtues de cartilages pour s'unir aux apophyses articulaires des vertèbres adjacentes, elles débordent en haut et en bas le niveau du corps des vertèbres , en sorte que leurs articulations correspondent aux substances intervertébrales ; d'où il résulte que la colonne vertébrale présente deux séries d'arliculaiions successives : l'une constituée en devant par la réunion des corps entre eux ; l'autre en arrière, résultant de l'union des apophyses articulaires.
E. Apophyses transverses. Au nombre de deux, l'une à lra„SYm°t!s,.'ySeS droite, l'autre à gauche , ces éminences naissent de chaque
côté de l'anneau vertébral , se dirigent horizontalement en dehors, et présentent une longueur et un volume variables dans les diverses régions.
F. Au devant des apophyses articulaires et transverses, immédiatement derrière le corps de la vertèbre et sur les côtés,
sont les échancrures , au nombre de quatre, deux supérieures, Échancrures,
. ... » 11 au nombre de
deux inférieures, ciselées sur les parties latérales de 1 anneau : quatre-. deu\su-
i . i i a , .... périeures , ik'ux
leur profondeur, qui n est pas la même dans toutes les régions , inférieures.
est en général plus considérable dansles échancrures inférieures
que dans les échancrures supérieures. Ceséchancrures réduisent pédicule.
à une sorte de pédicule la portion d'anneau sur laquelle elles
sont creusées; aussi ce pédicule est-il la partie la plus faible ,