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CARACTÈRES DES VERTÈBRES DE CHAQUE REGION

postérieur, auxquels s'attachent les muscles inlcr-lransversaires; une extrémité libre bifurquée à insertion musculaire. Il faut ajouter que ces apophyses transverses étant sur le morne plan que le corps de la vertèbre , doublent le diamètre (ransverse des vertèbres cervicales en devant , et leur permettent de servir de support à un grand nombre de parties.

2° A la région dorsale : ce sont de très grosses apophyses 2° a la région

. • t ... ,111 dorsale.

horizontales, beaucoup plus lortes que celles des deux autres régions , d'un volume double et même triple de celui des apophyses épineuses, fortement déjetées en arrière; creusées à leur sommet et en devant d'une facette articulaire, qui s'articule avec la lubérosité des côtes. Quelques anatomistes ont attribué une grande importance à la direction des facettes articulaires, direction qu'ils ont fait servir de base à des explications préconçues sur le mécanisme de la respiration. Les modifications importantes que présentent les apophyses iransverses des vertèbres dorsales sont évidemment en rapport avec la nature de leurs fonctions, qui ne consistent pas seulement à fournir aux muscles des points d'insertion , mais encore à soutenir les côtes avec lesquelles elles s'articulent.

3° A la région lombaire , les apophyses transverses sont des 3* a la région lames minces, étroites, aplaties d'avant en arrière, situées omba,resur un plan antérieur à celui qu'occupent les apophyses transverses dorsales, à peu près sur le même plan que les côtes, avec lesquelles elfes ont, du reste , de nombreuses analogies: de là le nom d'apophyses costiformes qui leur est donné par quelques anatomistes (1).

Ainsi , la forme de gouttière percée d'un trou à sa base est Résumé.

(1) Nous venons de donner des apophyses transverses une description qui est conforme à celle qu'on trouve le plus généralement dans les ouvrages d'anatomie de l'homme. Mais plusieurs anatomistes modernes n'admettent point la classification que nous venons d'adopter pour les apophyses transverses. Se fondant sur ce qu'on observe dans les squelettes d'un grand nombre d'animaux vertébrés, lesquels sont pourvus de côtes cervicales et lombaires, ils établissent que dans l'homme, la moitié antérieure des apophyses transverses cervicales

Une vertèbre est cerv

70 OSTÉOI.OGlli.

propre aux apophyses transverses cervicales; celle dune grosse apophyse fortement déjetée en arrière, tuberculeuse et articulaire à son sommet, est propre aux apophyses transverses dorsales; celle d'une petite cote mince, à sommet mousse , propre aux apophyses transverses lombaires.

Concluons que rien n'est plus facile, que la solution de ce problème : Etant donné une apophyse transverse , déterminer à quelle région de la colonne vertébrale elle appartienf.

icaîe* W esl ^onc vra' Ql,,me vertèbre est ou cervicale, ou dorsale, ba[realparUtiu™s ou lombaire » Par toutes ses parties constituantes à la fois. sespanies. Uniformes dans leur type fondamental, les vertèbres présentent dans chaque région , et pour chacune de leurs parties, des différences adaptées aux usages respectifs de chacune de ces régions.

Caractères propres à certaines vertèbres.

JXous connaissons maintenant 1° les caractères généraux des vertèbres, à l'aide desquels nous pouvons les reconnaître au milieu de tous les mures os ; 2° les caractères propres aux vertèbres de chaque région , à l'aide desquels nous pouvons distinguer les unes des autres les vertèbres cervicales, les vertèbres dorsales et les vertèbres lombaires. Il nous reste maintenant à examiner quelles sont dans chaque région les vertèbres qu'on peut distinguer de toutes celles de la même région.

On pourrait à la rigueur déterminer le rang qu'occupe chaque vertèbre dans une région , en l'examinant comparativement à toutes celles de la même région ; et, sous ce rapport,

représente les côtes qui se trouvent à la région dorsale ; que ces côtes sontreprésentées h la région lombaire par les lames minces qui portent habituellement le nom d'apophyses Uansyerses ; tandis que les parties véritablement analogues des apophyses transverses dorsales sont : 4° à la région cervicale, la moitié postélieure de l'apophyse transverse; 2° à la région lombaire, les tubercules que nous avons appelés apophysaires, et que nous avons vus former derrière les apophyses articulaires une saillie qui semble en être le prolongement.

IBS personnes qui ont l'habitude de inunler des squelettes acquièrent une habileté surprenante. Mais ce n'est que dans un Caractères différentiels des bien petit nombre êB vertèbres qu'on" trouve des particularités vertèbrrs de la

, même région.

assez caractéristiques pour qu'en ! absence de tontes les autres

v< rlèbres de la même région , on puisse déterminer le rang

qu'elles occupent.

C'est seulement dans les vertèbres placées à l'extrémité de chaque région; et qui, par le fait même de celle position, offrent des caractères mixtes, qu'on peut saisir des attributs tout à fait distinciifs et individuels.

Dans cette catégorie se trouvent les deux premières et la septième verlèbre cervicale , les première , onzième et douzième dorsales, et la cinquième lombaire : toutes ces vertèbres méritent une description spéciale.

Première vertèbre cervicale , ou allas.

Dnns la première vertèbre on atlas , le Corps est remplacé Arc antérieur. par un arc aplati d'avant en arrière, arc antérieur de la première vertèbre. Sa convexilé , tournée en devant, offre un tubercule , tubercule antérieur de l'atlas. Sa concavité, tournée Tubercule aneu arrière i présente une facette ovalaire , très légèrement cou- riew' cave, destinée à s'arliculer avec l'apophyse odontoïde de la deuxième verlèbre; les bords supérieur et inférieur donnent attache à des ligaments.

Le trou de la première vertèbre est beaucoup plus considé- Dimensions

, , considérables du

rable que celui de toutes les autres. Le diamelre anlero-poste- trou de la pre-

uiicrc vcrlcurc

rieur, qui esl de six lignes au cou et au dos , de huit lignes aux lombes , est ici de quatorze lignes ; et le diamètre transverse, qui est de onze lignes au cou , de sept lignes au dos, de dix lignes aux lombes, est ici de treize lignes. Celte prépondérance remarquable de tous les diamètres n'est pas proportionnelle au volume de la moelle dans ce point ; elle dépend de ce que la partie antérieure du trou est destinée à loger l'apophyse odontoïde de la deuxième vertèbre ; en sorte que le diamètre anléropostérieur de la portion d'anneau qui appartient à la moelle ,

ne dépasse pas de beaucoup le diamètre antéro-postérieur du trou rachidien dans les autres vertèbres. Le diamètre trausverse seul reste plus considérable; d'où la possibilité de déplacements latéraux, ou de luxations incomplètes de la première vertèbre sur la deuxième, sans compression notable de la moelle. Les échancrures sont creusées sur l'arc postérieur, à sa jonction avec les masses latérales. Elles sont postérieures aux apophyses articulaires, tandis que dans les autres vertèbres Échancrures elles leur sont antérieures. Les supérieures sont très profondes,

supérieures très • ■

profondes. souvent converties en trou par une languette osseuse, et semblent se continuer jusqu'au trou qui perce la base de l'apophyse transverse, au moyen d'une gouttière horizontale qui contourne la partie postérieure de la masse articulaire. Cette gouttière est quelquefois elle-même convertie en un canal presque complet par une languette osseuse. De la réunion de l'échancrure supérieure, de la gouttière et du trou qui est à Canal inflexe ^a ^ase de l'apophyse transverse , résulte un canal inflexe,

tébraie.ere ver~ vertical d'abord, puis horizontal, qui conduit l'artère vertébrale dans la cavité du crâne. Par l'échancrure supérieure , qui forme presque à elle seule le premier trou de conjugaison, passent non seulement l'artère vertébrale, mais encore la veine du même nom , ainsi que le premier des nerfs cervicaux. Les Échancrures échancrures inférieures ne présentent rien de particulier ; seu-

inférieures» \

lement elles sont assez profondes pour former a elles seules les trous de conjugaison compris entre la première et la deuxième vertèbre.

Point d'apo- L'apophyse épineuse n'existe pas ; elle est remplacée par un physe épineuse. iui)ercuje postérieur, à insertion musculaire, analogue au lu- Tubercule pos- • , ...

teneur. bercule antérieur, ou plutôt semblable a une apophyse épi-

neuse tronquée. Quelquefois , au lieu d'un tubercule , on ne trouve que quelques inégalités. Deux lames étroites , fortes et Arc postérieur, longues, constituent l'arc postérieur qui forme plus de la moitié de la circonférence de la vertèbre.

Les colonnes articulaire* que nous avons signalées dans toute la région cervicale, sont énormes dans l'atlas , cl portent

le nom de masses latérales. Celle disposition est en rapport Masses laioavec le rôle de l'atlas qui répond à tout le pourtour du trou occipital , et qui , par ses deux colonnes articulaires latérales, supporte les condyles occipitaux, et par conséquent le poids de la iète.

Des quatre facettes articulaires , les supérieures sont con- . Direction des

M ' « facettes articu-

caves, inclinées en dedans, elliptiques , obliquement dirigées lairesd'arrière en avant , et de dehors en dedans , figurées pour se mouler exactement sur. la convexité des condyles occipitaux 1° Supérieures, qu'elles embrassent , et pour cela présentant un bord externe et une extrémité postérieure très relevés. En dedans et audessous de ces facettes articulaires, sont des inégalités qui donnent attache au ligament transverse ou annulaire. Les faceltes articulaires inférieures sont circulaires , planes , regar- 2° inférieures, dant en bas et un peu en dedans.

Les apophyses transverses sont très volumineuses, triangu- Apophyses

' * u ' transverses très

laires, à un seul tubercule, qui donne insertion aux principaux volumineuses, muscles rotateurs de la tête, percées d'un trou à leur base, comme celles de toutes les autres vertèbres cervicales, mais non creusées en gouttière.

Ainsi, forme annulaire , dimensions transversales, telles Résumé des

7, .; , , „ , , , .. caractères pro-

que l atlas surmonte la colonne vertébrale a la manière près de l'atlas, d'un chapiteau; trou vertébral beaucoup plus grand que celui des autres vertèbres; absence de corps et d'apophyse épineuse; masses latérales énormes, supportant des apophyses transverses extrêmement fortes, non canaliculées , unituberculeuses, voilà les caractères propres de l'atlas.

Seconde vertèbre cervicale, axis.

Le corps de la deuxième vertèbre cervicale est surmonté d'une Apophyse

' • j .• ' « i » u • ■ , ., , odoni.oïde.

eminence destinée a correspondre a 1 arc antérieur de 1 allas : c'est l'apophyse odontoïde (en forme de dent), espèce de pivot cylindroïde, de six lignes de longueur, autour duquel tourne la tête: de là le nom d'axis donné à la vertèbre qui le supporte. Continue au corps par une base assez large, l'apophyse odon-

loïde se rétrécit aussitôt pour se renfler en forme de tète, cl se terminer par un sommet rugueux qui donne attache aux liga-

Son coi. ments odomoïdiens. La portion étranglée de l'apophyse odontoïde s'appelle col; c'est la partie la plus faible de cette apophyse : aussi est-ce là qu'ont toujours lieu ses fractures. Le col ou rétrécissement circulaire de la partie inférieure de l'odonioïde contribue à maintenir mécaniquement celte apophyse dans l'anneau moitié osseux, moitié ligamenteux , dans

ses faceiies lequel elle roule. Deux facéties articulaires convexes se voient,

articulaires. ^ '

l'une en avant, l'autre en arrière de celte apophyse, pour répondre , la première à l'arc antérieur de l'atlas, la seconde au ligament transverse ou annulaire.

Corps de l'axis. Le corps de l'axis offre en avant une crête triangulaire, à . base inférieure, verticale, saillante, qui sépare deux enfonce-

ments latéraux destinés à des insertions musculaires. La face postérieure répond au canal vertébral. La face inférieure a son plus grand diamètre d'avant en arrière; il est 1res obliquement coupé de haut en bas et d'arrière en avant, légèrement concave: d'où l'emboîtement réciproque des deuxième et troisième vertèbres cervicales. Ce double emboîtement ne se remarque pas dans les vertèbres suivantes.

Trou de Taxis. Le trou a la forme d'un ccçur de carte à jouer; son diamètre

antéro-posîérieur est de huit lignes, c'est à dire deux lignes de

plus que celui des autres vertèbres cervicales; son diamètre

transverse est le même. Cette prédominance dans la capacité du

trou de la deuxième vertèbre est en rappuri avec l'étendue des

mouvements qui &e passent entre cette verièhre et la première.

Point d'é- Il n'existe point tYe'chancrure supérieure, féchancrure infécliancrure supé- . -, n , . < , i , . ■

rieure. neure de 1 atlas constituant a elle seule le trou de conjugaison

correspondant. Ue'chancrure inférieure n'offre rien de particulier.

L'apophyse V apophyse épineuse, énorme par ses dimensions en largeur

énorme. et cn épaisseur, plus encore que par sa longueur, offre en

quelque sorte, exagérés, lous les caractères des apophyses épineuses cervicales : forme prismatique et triangulaire, goût-

lière intérieure, double tubercule de terminaison donnant attache à des muscles très forts. L'apophyse épineuse est pour l'axis, mais dans des proportions beaucoup plus grandes, ce que l'apophyse transverse est pour l'atlas , parce que toutes deux sont destinées à donner insertion aux muscles puissants qui meuvent la tète sur la colonne vertébrale.

Les lames étant en général proportionnelles aux apophyses Lames proporépineuses, on conçoit que les lames delà deuxième vertèbre pophyse* d épidoivent être extrêmement fortes : aussi , de toutes les lames Deuse' vertébrales, celles de l'axis sont-elles les plus épaisses.

Les facettes articulaires supérieures sont placées, ainsi que Apopbysesarles colonnes apophysaires qui les soutiennent, sur les côtés du heures6 placées corps. Ces facettes offrent une surface considérable, plane , corps! cotebdu presque horizontale, légèrement inclinée en dehors : cette di- zo\\tl\™6 hon" reciion permet à l'articulation atloïdo-axoïdienne d'être le centre de tous les mouvements de rotation de la tête.

Les apophyses articulaires inférieures ont la place qu'elles occupent dans toutes les autres vertèbres cervicales.

Les apophyses transverses de l'axis sont petites, à un seul Apophyses

A , , , . ^ '• ' i ' •> î u transverses pe-

tubercule, triangulaires, dejelees en bas, percées a leur base utes.

d'un trou ou plutôt d'un canal inflexe , creusé sur les côtés du

corps; canal d'abord vertical, puis horizontal. C'est la présence canal imiexe.

de ce canal et de celui que nous avons décrit sur l'atlas, qui

détermine le trajet si compliqué de l'artère vertébrale avant son

entrée dans le crâne.

Ainsi, présence de Papophyse odontoïde , volume énorme Caractères 7 „ 7 , . ,. propres de l'axis.

de l apophyse épineuse et des lames, largeur et direction

horizontale des surfaces articulaires supérieures qui sont placées sur les côtés du corps, brièveté des apophyses transverses qui sont triangulaires et uni-tuberculeuses , voilà les caractères spécifiques de la deuxième vertèbre.

Septième vertèbre cervicale ou proéminente.

Le corps conserve les caractères observés dans les vertèbres corps, cervicales; mais, par son volume plus considérable, ft serap-

neuse

proche du corps des vertèbres dorsales , et assez souvent il est creusé sur les côtés, d'une demi-facette ou d'un quart de facette pour l'articulation de la première côte. Apophyse épi- U apophyse épineuse a la plus grande analogie avec les apophyses épineuses dorsales; elle est en effet pyramidale, uni tuberculeuse à son sommet, longue et dépassant de beaucoup le sommet des apophyses épineuses cervicales: d'où le nom de proéminente qui a été donné à cette vertèbre. Apophyses ar- Les apophyses articulaires, presque verticales, ne sont pas ncuiaires. supportées par de petites colonnes.

Apophyses L'apophyse transverse , bien que creusée en gouttière, et transverses. .'*•■-»

percée d un trou a sa base, comme dans les autres vertèbres cervicales, se rapproche beaucoup des apophyses transverses dorsales. Le bord ou la lèvre postérieure de la gouttière est épais, tuberculeux, et représente exactement une apophyse transverse dorsale, tandis que le bord antérieur de la gouttière est mince, à l'état de vestige, excepté dans le cas où, détaché Trou de t'a- du corps de l'os, il forme une côte surnuméraire (1). Le trou

popliyse irans- , * . , . ., . . ,

verse. qui est a la base de 1 apophyse transverse cervicale manque

rarement; mais le plus souvent il est réduit à de très petites dimensions : il n'est pas rare de le voir double ; ce trou n'est jamais traversé par l'artère vertébrale.

Première vertèbre dorsale.

La première vertèbre dorsale semblerait encore appartenir aux cervicales, par son corps, qui est surmonté latéralement de deux crochets; mais par tous ses autres caractères, elle est vertèbre dorsale. Ajoutons à cela que son corps est pourvu de chaque côté d'une facette complète pour l'articulation de la première côte, et d?un tiers ou quart de facette pour l' articulation de la seconde.

(i) Cette dernière circonstance est une de celtes qui sont invoquées avecle plus de succès par ceux qui établissent la distinction des apophyses transverses et des apopbyses costiformes.

Onzième et deuxième vertèbres dorsales.

La onzième vertèbre dorsale offre de chaque côté de son onzième ver-

, . , , , . < ,, èbre dorsale.

corps une facétie articulaire complète pour la onzième cote; son corps est volumineux; son apophyse transverse est remplacée par un tubercule.

La douzième vertèbre dorsale est lombaire, eu égard à son Douzième vercorps , dont le volume le cède a peine à celui du corps des vertèbres de celte région, et dont le diamètre transverse commence à l'emporter sur les autres diamètres. Son apophyse épineuse est horizontale, forte, quadrilatère. Ses apophyses transverses sont remplacées par des tubercules qui , comme ceux de la onzième dorsale, sont évidemment continués à la région lombaire par les tubercules que nous avons nommés apophysaires. Enfin , il faut joindre à tous ces caractères la présence, sur les côtés du corps, de facettes articulaires complètes.

La douzième dorsale se distingue de la onzième en ce qu'elle comment ou

distingue la dou-

a des apophyses articulaires inférieures a surface courbe. zième de la on-

zième vertèbre

Cinquième vertèbre lombaire.

La face inférreure du corps de cette vertèbre esl taillée coupe trèsobii-

que du corps.

très obliquement d avant en arrière et de bas en haut. Les apophyses transverses, variables dans leurs dimensions, sont généralemenibeaucoupplus volumineuses que celles des autres vertèbres lombaires: enfin, les apophyses articulaires inférieures, Apophyses.™-

r ^ ' ticulaires iiifé-

beaucoup plus distantes 1 une de 1 autre que celles des autres rieurs planes, vertèbres, ne sont plus convexes, mais bien planes, et regardent directement en devant.

Telles sont les vertèbres qui présentent dans chaque région des caractères particuliers. A l'exception des deux premières vertèbres cervicales qui offrent plusieurs caractères tout à fait étrangers à ceux de la région dans laquelle elles se trouvent, on pourrait dire des vertèbres qui viennent d'être décrites en particulier, que les variétés qu'elles présentent se résument par la proposition suivante : Les vertèbres qui sont placées aux It-

mites de deux régions réunissent dès caractères appartenant à chacune de ces deux régions.

Vertèbres de la région sacro-coccygienne.

Toutes les vertèbres de cette région, qui sont au nombre de neuf, sont, dans l'âge adulte, réunies en deux os : les cinq premières ouïes ciuq supérieures forment le sacrum; les quatre inférieures forment le coccyx.

Du sacrum.

Nom. Le sacrums été ainsi nommé, parce que les anciens avaient,

dit-on, coutume d'offrir aux dieux dans les sacrifices cette partie

situation. de la victime. Il occupe la partie postérieure et médiane du bassin, bien en arrière du point où celte cavité s'articule avec lés fémurs, circonstance avantageuse à la station. Là, il est enclavé, à la manière d'un coin, entre les os coxaux; il répond en haut à la colonne vertébrale proprement dite, en bas au coccyx.

Direction obii- U est dirigé obliquement d'avant en arrière et de haut en

aTaxe^ucorps! ^>as : d'où il résulte que la colonne représentée par le sacrum

forme avec la colonne lombaire un angle obtus, saillant en

devant, rentrant en arrière; cet angle qu'on nomme promon-

Angie sacro- toire, ou angle sacro-verte'bral, est très important à étudier,

vertébral

et sous le point de vue de la station, et sous celui de l'accouchement (1). Indépendamment de cette direction oblique par rapport à l'axe du corps , le sacrum est recourbé sur lui-même d'arrière en avant, de manière à offrir une concavité antérieure. volume C'est le plus volumineux de tous les os de la colonne verté-

brale : de là le nom de grande vertèbre que lui donnait Hippo-

(1 ) L'angle sacro-vertébral n'existe aussi prononcé que chez l'homme, parce que l'homme seul est des;iné à l'attitude bipède. Contre cet angle vient se briser en partie la quantité de mouvement qui est transmise au sacrum par la colonne vertébrale. Sous le rapport de l'accouchement, cet angle explique la rareté des positions directes du sommet de la tête.

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