DES MEMBRES TH0RACIQUES. ÉPAULE
Celle ceinlure esl interrompue en devant et en arrière : en interruption
de la ceintura
devant, dans le heu qui correspond au sternum; en arrière, scapuiaire en
. , • » . i 'i i ti , . , .< avant et en ar-
dans le lieu qu occupe la colonne vertébrale. 11 résulte dclariere. que les deux épaules sont indépendantes Tune de l'autre dans leurs mouvements, tandis que le bassin, qui est pour les membres abdominaux l'analogue de l'épaule, forme un tout continu, dont les diverses pièces ne peuvent en aucune façon se mouvoir les unes sur les autres.
Appliquée contre la partie supérieure du thorax , l'épaule en augmente les dimensions apparentes d'une manière telle, que la poitrine, entourée des épaules, présente un cône dont la base est tournée en haut, tandis que, réduite à ses dimensions réelles, elle présente un cône dont la base est en bas.
En avant et en arrière, l'épaule se moule assez exactement sur le thorax; mais en dehors elle s'en éloigne, et l'intervalle ,airereux axil"° qui la sépare du thorax dans ce sens constitue la partie supérieure du creux de l'aisselle.
Les deux épaules réunies représentent un triangle isocèle Forme génépresque équilatéral , dont la base est mesurée par l'espace qui "re scaputaïre". sépare les sommets des apophyses acromion , et dont les côtés antérieurs seraient formés par les deux clavicules. Les deux côtés antérieurs sont proportionnellement plus longs chez la Longueur re-
„ , ,„ ,. . . . , . , lativede la cla-
iemme que chez 1 homme, disposition qui se rapporte evidem- vieuie chez la
ment au volume plus considérable de la mamelle dans ce sexe;
mais le côté postérieur l'est proportionnellement davantage
chez l'homme. Car, chez l'homme, l'omoplate à laquelle s'insè- Développe-
, , . . , , ., , . , , ,. ment plus cou-
rent les principaux muscles de 1 épaule , présente des dimen- sidérabiede i'o-
, . , , -, , . , ,, , . , moplate chez
sions plus considérables, qui sont en rapport avec 1 énergie plus l'homme, grande de la force musculaire de l'homme. Les deux côtés antérieurs ne sont pas susceptibles d'augmenter et de diminuer de longueur, mais ils se prêtent aux variations nombreuses du bord postérieur en changeant de direction et en se déjetant soit en avant soit en arrière. Il suffit de jeter un coup d'œil sur l'épaule pour voir que le rapprochement des omoplates diminue influence du. singulièrement la longueur du bord postérieur; aussi le ban- £spomopUteï
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OSTKOLOGIK.
dage en huit de chiffre, si usité chez les anciens, et renouvelé par quelques modernes dans les (raclures de clavicule, est-il essentiellement défectueux. On voit d'après cela comment la pré- La présence sence des épaules change entièrement, au moins en apparence,
des épaules ° rr
change la forme la forme naturelle du thorax; et si de larsres épaules dénotent
du thorax. ,. , r
en gênerai un thorax très développé , c'est parce que l'omoplate intervalle qui se moule assez exactement sur celte cavité. L'iniervalle si condesYp^uies.0"1 sidérable en dehors qui sépare le thorax de l'épaule, était nécessaire pour le passage des vaisseaux et des nerfs qui du thorax vont à l'extrémité supérieure, el pour le placement de muscles nombreux. Mais l'épaule apparienant entièrement aux extrémités supérieures, suit exactement leur développement et nullement celui du thorax : aussi, quand celui-ci est naturellement étroit ou lorsqu'il se rétréciiaccidentellement, l'intervalle qui sépare le thorax de l'épaule devient énorme; non seulement le bord axillaire , mais encore le bord spinal de l'omoplate, se détachent des côtes à la manière d'ailes; d'où l'expression de scapulœ alatœ, par laquelle j'ai déjà dit qu'on caractérisait l'habitude des phthisiques constitutionnels.
Développement général de l'Epaule.
Le développement de l'épaule est remarquable par sa grande
développement précocité. Dans le fœius, la longueur considérable, les formes
de la clavicule, jjéja très prononcées, la double courbure déjà existante de la
clavicule pendant que tous les os longs sont encore rectilignes,
prouvent la rapidité d'évolution de l'épaule.
D'un autre côté, la largeur déjà considérable de l'omoplate à la naissance, l'ossification 1res avancée de la portion osseuse qui soutient la cavité glénoïde, et qui lui permet d'offrir de bonne heure une résistance suffisante aux mouvements de l'humérus, n'attestent pas moins les progrès , il est vrai beaucoup moins rapides, du développement de l'épaule.
La cause du développement rapide de la clavicule n'est point, comme on a pu le croire, dans le voisinage du cœur et des gros vaisseaux ; car le sternum et les vertèbres cervicales , qui sont