‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 3)Chapitre 79 sur 140 · DES MEMBRES TIIORACIQUES. RADIUS · texte numérisé non relu

DES MEMBRES TIIORACIQUES. RADIUS

Le bord postérieur, encore moins saillant que l'antérieur, nord posté-

, ... , rieur arrondi.

établit une démarcation a peine sensible entre les deux faces qu'il sépare 5 assez prononcé dans sa partie moyenne, il est à peine marqué en haut et en bas.

Le bord interne, qui est tranchant, et présente l'aspect d'une Bord interne crêle, commence au dessous de la tubérosilé bicipitale; de là il s'étend jusqu'à une petite cavité articulaire, située sur le côté interne de l'extrémité inférieure de l'os. Ce bord donne attache dans toute son étendue au ligament interosseux.

B. L extrémité supérieure ou liumérale nommée aussi tête Tête du radius. du radius, s'évase en forme de cupule ou de petite coupe d'une régularité remarquable. L'excavation de la tête du radius répond à la petite tête ou condyle de l'humérus , qu'elle emboîte incomplètement; elle présente dans son pourtour une bordure Sa bordure articulaire d'une largeur inégale dans ses différents points, ayant artlcu,a"'eprès de trois lignes de largeur à la partie interne, qui est habituellement en rapport avec la petite cavité sigmoïde du cubitus.

La tète du radius est supportée par une portion rétrécie, de forme cylindrique, ayant cinq à six lignes de longueur: c'est le col du radias , qui est un peu obliquement dirigé de haut en (lot du radius, bas et de dehors en dedans.

La limite inférieure du col est marquée à la partie interne du radius par une éminence très prononcée, appelée tubérositë TubérositéVî. bicipitale du radius. Cette tubérosilé, rugueuse dans sa moitié postérieure, où elle donne attache au tendon du biceps^ est lisse dans sa moitié antérieure, sur laquelle glisse ce tendon avant de s'insérer au radius.

C. 1! extrémité inférieure ou carpienne, qui forme la partie la plus volumineuse du radius, est irrégulièrement quadrilatère: elle présente une surface inférieure articulaire, lisse, , surface anicu-

' * ; laire carpienne.

concave, irrégulièrement triangulaire , divisée , par une petite crête antéro-postérieure, en deux portions : l'une interne, qui s'articule avec l'os semi-lunaire du carpe; l'autre externe, qui s'articule avec le scaphoïde.

En dehors de la surface qui vient d'être décrite, le radius présente une apophyse pyramidale, triangulaire, légèrement

Apophyse sty- déjelée en dehors : c'est V apophyse styloïde du radius , moins longue et beaucoup plus épaisse que l'apophyse styloïde du cubitus, donnant, attache au ligament latéral externe de l'articulation de l'avant-bras avec le carpe.

Le pourtour ou la circonférence de l'extrémité inférieure du radius présente : en avant des inégalités auxquelles s'attache le ligament antérieur de l'articulation de l'avant-bras avec le carpe; en arrière et en dehors, elle est sillonnée de gouttières ou coulisses tendineuses, qui sont, en procédant de dehors

ra coulisse en dedans, 1° une coulisse oblique occupant la face externe

tendineuse. ,

de 1 apophyse styloïde, et présentant la trace dune division longitudinale qui détermine la formation de deux coulisses secondaires, c'est la coulisse tendineuse du court ex-

2 coulisse tenseur et 'du long abducteur du pouce; 2° une deuxième tendineuse. . ' . "~ '. . ,' ' ''

coulisse bordée par des crêtes saillantes, et subdivisée ellemême en deux coulisses secondaires par une saillie longitudinale moins marquée que les crêtes qui forment les bords de la gouttière principale, c'est la coulisse tendineuse des ra- 3e coulisse diaux externes ; 3° enfin, une coulisse un peu plus profonde,

tendineuse.

subdivisée elle-même en deux coulisses d inégales dimensions, par une saillie très prononcée (1), c'est la coulisse des extenseurs communs et propres de tous les doigts. surface arti- £n dedans, l'cxlrémilé inférieure du radius est légère-

culaire cumule. °

ment excavée , pour s'articuler avec l'extrémité carpienne du cubitus.

(1) Ce n'est que dans la myologie que nous indiquerons avec détail pour chacune de ces coulisses principales et secondaires le tendon qui y est contenu. Toutes les énumérations de ce genre, dont nous sommes loin de contester l'avantage, quand on suppose l'osléologie et la myologie déjàconnues, seront consignées dans un tableau qu'on trouvera à la fin de la myologie; jusque lu, nous n'avons cru devoir indiquer, en fait d'insertions musculaires, que celles qui, loin de surcharger la mémoire, servent au contraire utilement à fixer l'altéra* tion sur les objets décrits en osléologie.

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