DES MEMBRES TUORACIQUES. DE LA MAIN
Jtésumé des connexions. Le radius s'articule avec l'humérus, le cubjlus, le scaphoïde cl le semi-lunaire.
Conformation intérieure. Le radius esl cclluleux à ses deux structure. extrémités, surtout à son exirémilé inférieure, d'où la fréquence des écrasements de celle extrémité par suite de chutes sur le poignet. Il est presque exclusivement composé de tissu compacte à sa partie moyenne, où il présente un canal médullaire très étroit.
Développement. Le radius se développe par trois points, un Développement, pour le corps, et un pour chaque extrémité.
Le pojnl osseux du corps paraîl quelques jours avant celui du cubitus; l'extrémité inférieure se développe vers l'âge de deux ans, et l'extrémité supérieure à neuf ans.
L'extrémité supérieure, qui s'ossifie la dernière, s'unit au corps de l'os vers la douzième année, tandis que l'extrémité inférieure ne se soude que de dix-huit à vingt ans.
humain est la dernière partie du membre thoracique: on importance
, de la main,
peut dire que c est pour elle en dernière anaiyse qu existe 1 extrémité supérieure tout entière ; n'est-ce pas en effet pour porter la main dans toutes sortes de directions que le long levier de l'humérus décrit des mouvements si étendus et si variés? n'est-ce pas pour la rapprocher ou l'éloigner du tronc, que l'avant-bras exécute des mouvements si précis de flexion et d'extension? n'est-ce pas encore pour la dirigera l'instant et rapidement dans tous les sens, que le radius roule sur luimême par les mouvements de pronalion et de supination , lesquels s'ajoutant aux mouvements de rotation de l'humérus, permettent à la main de décrire un cercle complet, soit de dedans en dehors, soit de dehors en dedans, autour de l'axe représenté par l'extrémité supérieure.
Habitués que nous sommes à découvrir dans l'organisation une proportion rigoureuse entre les causes et les effets, nous . ne pourrons néanmoins nous défendre d'un sentiment d'admiration à la vue d'un mécanisme si parfait , qu'il est impossible
Conditions gé- d'imaginer aucune pièce osseuse qui puisse augmenter la mo-
néralesdestruc- °
ture de la main, bilité de la main , aucune modification qui puisse l'accroître, et que des pièces nouvelles ne feraient qu'entraver ses mouvements. Aussi voyez-vous la main , organe du toucher et de la préhension, servir tout à la fois à des fonctions qui exigent une grande force et à des fonctions qui exigent une grande délicatesse, tantôt attirer, repousser et saisir violemment les corps volumineux, lourds et résistants, tantôt s'arrondir en sphère, s'allonger en cône, se recourber en crochet, reconnaître par une locomotion subtile les inégalités les plus légères des surfaces des corps, en même temps qu'elle surmonte les plus grandes résistances, et devenir l'instrument de l'intelligence pour tous les arts mécaniques et libéraux. Pour remplir tous ces usages à la fois, il fallait que la main fût douée en même temps et d'une grande solidité, et d'une grande mobilité. Or, pour réunir ces deux conditions, il fallait qu'elle fût composée d'un grand nombre de pièces osseuses. Aussi vingt-sept os, non compris les sésamoïdes, entrent-ils dans la composition de celte petite portion de l'extrémité supérieure. La main La main n'existe que chez l'homme et le singe ; son impor-
n'existe que ,, ., ,
chez l'homme tance est telle , ses rapports avec 1 économie tout entière sont
et chezle singe. . , ,. ,, , . . , „
tels, que les naturalistes 1 ont choisie comme caractère fondamental d'espèce ; l'homme est appelé un bimane , le singe un quadrumane-, mais, chez le singe, la main est bien moins perfectionnée que chez l'homme , et ses différentes parties sont bien moins indépendantes les unes des autres ; éludions donc avec toute l'attention qu'elle le mérite, cette main, véritable chef-d'œuvre de mécanique, que quelques philosophes de l'antiquité ont regardée comme le caractère physique différentiel de l'espèce humaine , et même , ce qu'on peut à peine croire, comme la source de la supériorité intellectuelle de l'homme. idée générale La niain , considérée comme partie du squelette , est compo-
de la main. ' k r
sée de cinq séries de petites colonnes parallèles , juxta-posées ; chaque série se compose de quatre pièces , à l'exception de la plus externe qui n'en a que trois; les cinq séries de colonnes