‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 3)Chapitre 8 sur 140 · XXII AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

XXII AVANT-PROPOS

traitée avec toute l'importance que mérite cette base des études anatomiques. L'histoire du développement de chaque os m'a paru le complément obligé de son histoire. Je me suis proposé pour le développement de chacun des os , les questions suivantes : 1° Nombre des points osseux ; 2° époque d'apparition des points osseux primitifs et complémentaires; 3° époque de réunion des divers points osseux; 4° changements qui s'opèrent dans les os après l'accroissement. A l'aide de ce mode d'exposition , les ossifications les plus complexes se réduisent à un petit nombre de propositions faciles à retenir.

L'inconvénient de faire entrer dans la description des os toutes les attaches musculaires , et presque toute l'ana* tomie , est tellement contraire à la coordination logique des faits , que je n'ai pas besoin de justifier la réforme que je me suis permise à cet égard. Toutefois , j'ai mentionné celles des attaches musculaires qui peuvent servir à caractériser les surfaces osseuses auxquelles elles ont lieu. Un tableau placé à la fin de la myologie fera d'ailleurs connaître le nombre des muscles qui s'insèrent à chaque os et le lieu précis de leur insertion.

2° Sous le titre iïarthrologie , mot que j'ai cru devoir substituer à celui de syndesmologie , sont réunies toutes les articulations du corps humain. Prenant pour base exclusive de la classification la forme des surfaces articulaires , qui est toujours en harmonie avec les moyens d'union et avec les mouvements exécutés par l'articulation , j'ai été conduit à modifier les divisions généralement admises. La condyiarthrose ou articulation condylienne , et Varti-

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culation far emboîtement réciproque , sont des genres tout aussi naturels que Ycnaithro.se et Varthrodie, On trouvera peut-être que les caractères des divers genres d'articulations, généralement admis, et en particulier Ceux du gingly me angulaire, que j'ai cru devoir appeler articulation à troklée ou trokléenne , et ceux du ginglyme latéral ou trochoïde des anciens , sont plus nettement tranchés que dans les autres ouvrages d'anatoniie.

Le mécanisme, ou les mouvements des articulations, sont si intimement liés à leur description anatomique , qu'il n'était pas possible de les passer sous silence. D'un autre côté , il était quelquefois embarrassant de poser la limite qui devait séparer un ouvrage d'anatoniie d'un ouvrage de physiologie ; j'ai du éviter ce double écueil en me renfermant strictement dans le mécanisme de chaque articulation en particulier, renvoyant aux traités de physiologie pour tous les grands mouvements de locomotion et de statique animale , tels que la progression , la course , la station, etc.

3° La description des dents termine le premier volume. J'ai eu soin de faire remarquer que ce rapprochement des os et des dents était fondé sur leur inaltérabilité commune et nullement sur l'identité de nature ; les os étant des organes , des tissus vivants; les dents étant au contraire , dans leur portion dure , un produit de sécrétion solidiiié.

B. Le deuxième volume a pour objet la myologie , la description du cœur et Vartériologie.

\ ° Relativement à la myologie , j'ai préféré l'ordre topographique à l'ordre physiologique par la seule raison qu il

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