‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 3)Chapitre 9 sur 140 · XXIV AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

XXIV AVANT-PROPOS

permet d'étudier tous les muscles sur un même sujet. Pour concilier autant que possible les avantages non contestés de ces deux modes d'exposition , j'ai présenté à la fin de la myologie, un tableau général des muscles classés dans l'ordre de leurs rapports physiologiques : alors , groupant les muscles non plus d'après l'ordre de superposition , mais d'après l'ordre d'action, je les ai ralliés autour de l'articulation pour laquelle ils sont destinés , et j'ai exposé quels sont les extenseurs , quels sont les fléchisseurs , etc.

Un muscle étant connu , lorsque ses insertions sont déterminées , j'ai cru devoir commencer l'histoire de chaque muscle par une énumération rapide de ses insertions , c'est en quelque sorte la définition ou le résumé du muscle. Des détails circonstanciés sur le mode d'insertion aponévrotique tendineuse ou charnue , sur la direction des fibres , sur la direction générale ou axe du muscle, sont le complément de la description du muscle considéré en lui-même. L'étude de ses rapports avec les parties voisines, et la détermination de ses usages , terminent son histoire. L'action individuelle ou combinée des muscles , pour produire des mouvements simples , découle si naturellement de leur description, et suppose une connaissance si précise et si actuelle de leurs conditions anatomiques, qu'elle ne saurait être bien placée que dans un livre d'anatomie. Les mouvements composés qui nécessitent la succession ou la simultanéité d'action d'un grand nombre de muscles sont du ressort de la physiologie.

Dans la première édition de cet ouvrage j'avais cru devoir séparer les aponévroses des muscles en les présen-

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tant dans leur ensemble sous le titre tfaponévrologie ; mais l'élude des aponévroses est tellement liée à celle des muscles correspondants , et comme moyen d'insertion , et comme moyen de contention , que j'ai cru devoir revenir à la méthode des anciens, et décrire chaque aponévrose à l'occasion des muscles auxquels elle est destinée. Quelques généralités sur l'ensemble du système aponévrotique nous permettront d'ailleurs de saisir les lois qui président à sa disposition. Il est tout aussi peu naturel de séparer les muscles des aponévroses qu'il le serait de séparer les muscles des tendons.

\ ° La description du cœur et des artères termine le second volume.

Le soin d'étudier le cœur dans un état moyen de distension m'a permis d'apprécier la forme de cet organe, les rapports de capacité de ses cavités et la position respective de ses orifices avec beaucoup plus d'exactitude qu'on ne l'a fait en étudiant cet organe dans l'état de vacuité. La démonstration rigoureuse qu'il existe un cœur droit et un cœur gauche accollés et réunis seulement par une couche superficielle commune, est un des résultats les plus curieux auxquels puisse conduire l'étude de la structure de cet organe.

3° Il n'est peut-être aucune partie de l'anatomie qui soit mieux connue que les artères, depuis les beaux travaux de Haller; je n'ai pu suivre un meilleur guide et un plus parfait modèle. J'ai donné à l'étude des rapports des artères toute l'importance que mérite cette partie de leur histoire que les chirurgiens modernes ont étudiée avec une si grande précision.

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